La prière des pères

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Re: La prière des pères

par zelie » jeu. 02 avr. 2020, 10:36

Le Cœur de notre Mère, (révélation mariale à Alan Ames) :

1er juin 1997

Les relations sexuelles sont importantes dans l’amour conjugal, mais on ne devrait pas les considérer comme la chose essentielle. Si cela arrive, cela cause des dégâts à l’intérieur du mariage. En effet, comme le temps passe, la familiarité engendre un désir de changement chez beaucoup, qui recherchent alors des émotions nouvelles et adoptent une conduite qui va transformer les relations sexuelles, qui ne sont plus des actes d’amour mais des actes de désir.
Comme ce désir grandit, il est fréquent que des actes impurs soient introduits dans la relation conjugale. Et comme ceux-ci deviennent plus habituels, pour satisfaire le désir, on recherche des façons de faire plus dépravées. Le mariage est bientôt affaibli, étant donné que le mari et l’épouse commencent à se considérer simplement comme des objets de désir. Pour beaucoup, finalement, toutes les barrières tombent, et ce qui était un acte d’amour devient un acte de débauche. Il arrive que les gens oublient pourquoi ils sont mariés, et quel don précieux représente le mariage, car il n’est plus maintenant qu’un moyen de satisfaire ses désirs.
Souvent on se tourne vers d’autres personnes et on abandonne le conjoint, parfois même pour des partenaires de même sexe. Le mariage est alors détruit et satan sourit car il a trompé des personnes de plus, en leur faisant croire que leurs désirs sont plus importants que l’amour. Si on se souvient toujours que, dans le mariage, c’est l’amour qui a la priorité et que le sexe est l’expression de cet amour, le mariage grandit au lieu de se désagréger.
Le sexe, comme tous les dons que Dieu fait, peut être une joie si on lui attache une grande valeur, ou un fardeau s’il est égocentrique.


Luc 20 : 33 : cette femme-là, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour épouse ?

Cantique des Cantiques : 03-04 :
Comme un pommier entre les arbres de la forêt, ainsi mon bien-aimé entre les jeunes hommes. J’ai désiré son ombre et je m’y suis assise : son fruit est doux à mon palais.
Il m’a menée vers la maison du vin : l’enseigne au-dessus de moi est « Amour ».

Re: La prière des pères

par zelie » jeu. 26 mars 2020, 11:22

In Sinu Jesu : p 201 et 351
(voir message du 22 juillet 2019 sur mon autre fil "il te suffit de savoir que je t'aime etc." : cette prière reprend tout son sens aujourd'hui alors que nous sommes privés de messe et nos prêtres isolés plus que jamais:
viewtopic.php?f=13&t=45397&start=30 ).

page 351 :

Le Chapelet de Réparation
ou
Offrande du Précieux-Sang pour les prêtres

Ce chapelet des réparation et d'intercession se prie avec un chapelet ordinaire à cinq dizaines :
Dieu, viens à Mon aide, Seigneur, viens à mon secours*.

Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit**,
Comme il était au commencement, maintenant et toujours,
Et dans les siècles des siècles. Amen.

Alléluia.
(Après la Septuagésime*** : Louange à Toi, Seigneur, Roi de gloire éternelle).


Sur les grains du Notre Père :
Père Eternel,
Je t’offre les Précieux-Sang de ton Fils bien-aimé,
Notre Seigneur Jésus-Christ,
L’Agneau sans tache ni défaut,
En réparation des mes péchés
Et de ceux de tous tes prêtres.


Sur les grains du Je vous salue Marie :
Par ton Précieux-Sang, ô Jésus,
Purifie et sanctifie tes prêtres.


A la place du Gloire au Père :
Ô Père, toi de qui toute paternité tire son nom dans les cieux et sur la terre,
Aie pitié de tous tes prêtres, et lave-les dans le Sang de l’Agneau.



Page 201 :

Tu m’as été agréable en priant le Chapelet de Réparation et en offrant à Mon Père Mon Précieux sang pour la purification et la sanctification de mes prêtres (devant le Saint Sacrement, note). J’ai recueilli cette prière et Je l’ai présentée à Mon Père ; une abondance de grâces s’est déversée sur les prêtres de Mon Eglise en réponse à cette simple prière. De fait, je préfère les prières d’un cœur humble et simple, les prières faites sans prétention, dans la foi, l’espérance et la charité. J’entendrai les prières de ceux qui réciteront ce chapelet et mes prêtres en expérimenteront les fruits dans leurs vies.

* cf Ps 69:2.
** normalement, cette prière est accompagnée d'un signe de Croix.
*** La septuagésime correspond aux 70 jours qui précèdent Pâques, qui est un temps qui rappelle la déportation à Babylone. Durant ce temps, on ne dit pas "Alléluia" ni "Gloria" (dans les chants par exemple) et la chasuble du prêtre est violette. Donc, durant cette période de l'année, on remplace ici par "Louange à Toi, etc".


page 202, suite du texte ci-dessus, qui peut aider des chemins de foi même si Jésus part sur autre chose:

Apprends de mes saints. Etudie-les. Assimile leurs enseignements. Inspire-toi de leur amitié avec Moi. Mais n'essaie pas de les imiter**. Chacun des mes amis arrive à l'union avec Moi par le chemin que lui trace l'Esprit Saint. Même lorsque deux chemins paraissent similaires, sache qu'ils ne sont jamais identiques. Tous ces chemins convergent vers l'union avec Moi, dans la lumière de Ma Face*, et tous mène à la porte ouverte de Mon Sacré-Coeur.
Le tien est le chemin de l'Adoration. Je t'ai appelé à demeurer devant mon Visage Eucharistique* et à rendre possible à d'autres de suivre cette même vocation. Même lorsque beaucoup d'âmes sont appelées à un même genre de vie, chaque âme a son secret d'amour, une manière unique d'expérimenter mon amitié à l'intime de son être qui ne peut être partagé avec personne.
Mon amour est un amour personnel. J'aime chaque âme que J'ai créée comme si elle était la seule âme de l'univers, et J'adapte mon amour infini aux sensibilités particulières et aux besoins de cette âme avec toute la sagesse et la tendresse de Mon Coeur Divin.
Aie confiance dans le chemin que J'ai ouvert devant toi et restes-y. Permets à mon amour de diriger toutes choses. Reste petit et humble. Que ta préférence soit de demeurer en retrait, Me permettant d'orienter et de déterminer le cours des événements (... personnel à l'auteur, sans intérêt). Plus tu seras fidèle à m'adorer dans le Sacrement de Mon Amour*, plus Je te serai fidèle en manifestant les merveilles de Ma Providence.
Ta fatigue et tes distractions ne font pas obstacle à mon action dans les profondeurs de ton âme. Je t'en ai déjà assuré précédemment. Viens à Moi et demeure devant Moi, même quand tu as l'impression que ton adoration n'est rien d'autre qu'une lutte et un échec à rester dans une attention d'amour, présent à mon Visage Eucharistique*.
Ici, tes impressions n'ont aucune importance. Ce qui compte à Mes Yeux, c'est ton humilité et ta volonté d'endurer les distractions, la fatigue et même la somnolence, tout en M'adorant du fond de ton coeur. Sache que même lorsque tu as l'impression que ton adoration a été une perte de temps, dans mon plan elle porte du fruit et M'est très agréable. Je ne vois pas les choses comme vous les voyez, et n'en mesure pas la valeur comme vous la mesurez.


* Pour ceux qui n'ont pas l'habitude de ce genre de lecture, toutes ces expressions signifient : le Saint Sacrement, Corps du Christ sous forme d'Hostie consacrée exposée dans un ostensoir ou gardée dans le Tabernacle de l'église.
**imiter: ici, dans le sens de copier trop scolairement : en effet, il est déconseillé de s'abstenir de manger sous prétexte d'imiter Marthe Robin par exemple. Mais s'inspirer des saints, oui, c'est même ce qui est attendu de tout chrétien.

Re: La prière des pères

par Pathos » sam. 30 nov. 2019, 19:38

Depuis fort longtemps, Van désire devenir prêtre : « Pour cela, écrira-t-il, j'ai tout sacrifié en m'imposant de nombreux efforts tant spirituels que corporels ». Mais un jour, Thérèse lui dit: «Van, mon petit frère, j'ai une chose importante à te dire... Mais cela va te rendre très triste... Dieu m'a fait connaître que tu ne seras pas prêtre». Le jeune homme se met à sangloter : « Je ne pourrai jamais vivre sans être prêtre... – Van, reprend Thérèse, si Dieu veut que ton apostolat s'exerce dans une autre sphère, qu'en penses-tu ?... Ce qui demeure le plus parfait, c'est de faire la volonté de notre Père du Ciel... Tu seras avant tout apôtre par la prière et le sacrifice, comme je l'ai été moi-même autrefois». Thérèse oriente alors le regard de Van sur ce passage si important de l'Histoire d'une âme : « J'ai compris que l'Amour seul faisait agir les membres de l'Église... Je compris que l'Amour renfermait toutes les vocations, que l'Amour était tout, qu'il embrassait tous les temps et tous les lieux... en un mot, qu'il est Éternel ».

https://www.etoilenotredame.org/page/ma ... fant-jesus

Mais pardon de nous éloigner de votre réflexion forte intéressante sur l'éducation des jeunes enfants.

Re: La prière des pères

par zelie » sam. 30 nov. 2019, 16:16

Merci Pathos pour la précision.
Il était rédemptoriste, et a fait ses voeux perpétuels en 1952, dans le but d'être prêtre.
Dans le camp communiste, il servait de prêtre (et dans sa correspondance, il explique qu'il célèbre la messe en union avec d'autres frères avant même de se retrouver en prison). Dans le camp, il demande qu'on lui envoie des hosties bien enveloppées pour les distribuer aux chrétiens, et peut-être ce fait m'a induite en erreur... C'est vrai qu'entre porter et consacrer une hostie, il y a une différence. Il explique aussi qu'il s'active comme un "petit curé de paroisse", d'où erreur aussi, car les autres prisonniers voient en lui un prêtre et ne se posent pas de questions, se confient à lui, et vont vers lui.

Re: La prière des pères

par Pathos » sam. 30 nov. 2019, 15:37

Bonjour Zélie.
Sauf erreur je crois que Marcel Van n'a pas accédé à la prêtrise. C'est Ste Thérèse en personne qui lui a annoncé.
Les mystères de l'Amour de Dieu..

Re: La prière des pères

par zelie » sam. 30 nov. 2019, 13:43

Aujourd'hui, petit détour à la rencontre de la spiritualité de Marcel Van, émule de Sainte Thérèse de Lisieux, qui lui aussi a emprunté la petite voie de l'enfance spirituelle, qu'il a su pousser à des niveaux époustouflants.
Marcel Van est un rédemptoriste Vietnamien, dit "apôtre de l'Amour"; il est mort en 1959 à l'âge de 31 ans en camp d'extermination communiste Viet-Minh, en étant prisonnier volontaire.
Alors jeune séminariste, en 1947, Marcel Van est déjà un mystique depuis plusieurs années, Jésus et plusieurs saints sont ses compagnons au quotidiens. Il écrit alors au Pape Pie XII pour lui proposer de devenir son petit secrétaire spirituel, en clair de prier pour lui, ici sur la terre et bientôt au Ciel, ayant l'intuition que son séjour sur terre sera court et se terminera par un don total de sa vie à Dieu.
Ce qu'il dit est touchant d'affection enfantine :

"Permettez que je vous aime, cher Saint-Père, permettez que je vous donne un baiser avec les jolies lèvres du petit Jésus. Ah! Très Saint Père, j'ai une excellente manière de donner des baisers, et je m'en sers souvent. Laissez-moi vous l'exposer. Chaque fois que je donne un baiser à quelqu'un, je le fais avec les jolies lèvres du petit Jésus. Je fais comme suit. J'applique mes lèvres sur les lèvres du petit Jésus, et je lui dis de poser lui-même ses lèvres sur les lèvres de celui à qui je veux donner un baiser; je fais cela même avec vous, Très Saint Père. Je trouve cette méthode excellente et infaillible; quand j'ai donné mon baiser à Jésus, Jésus le donne de nouveau pour moi. Très Saint Père, permettez que je vous donne encore un baiser avec les jolies lèvres du petit Jésus. "
(Oeuvres complètes tome 3 : Correspondances , pages 65 et 66, Amis de Van Editions, avec imprimatur).

Ne nous y trompons pas sur la puissance de la sainteté; le même Marcel Van, en 1955 et au-delà, sera capable de rester imprégné d'Amour et de ne pas renier sa foi malgré quatre ans d'emprisonnement, de tortures quotidiennes et de lavage de cerveau, subissant des mois d'isolement sans voir la lumière du jour, traversant la jungle pour rejoindre d'autres camps les yeux bandés, subissant mille et une privation. Il se décrit comme un cadavre qui respire, et raconte que dans le camp où il se trouve, les chrétiens jeûnent durement les mercredis et les vendredis, ajoutant des privations volontaires à la famine imposée, et que personne ne renie sa foi. Il fait passer en cachette des chapelets et des hosties aux chrétiens du camp.
C'est dire si une vie aux cotés de Dieu, dans la fidélité et l'obéissance, peut changer la face d'une personne, car Marcel, enfant, était turbulent, violent et difficile.


La vie de Marcel Van me permet une digression. Eh oui, c’est parti pour que je vous saoûle encore une fois tellement je ne sais pas faire court, mais c’est gratuit, c’est déjà ça, nan ? :-D
Les neurosciences aujourd’hui, Stanislas Dehaene en tête pour notre pays, insistent sur la plasticité cérébrale de l’enfant jusqu’à deux ans, plasticité qui à partir de cet âge se « spécialise », c'est-à-dire qui ne conserve que les circuits neuronaux les plus fréquents, et laissent les autres péricliter, sans que la morale ou le souhait des parents n’y puissent quelque chose. En clair, si les circuits neuronaux du stress sont constamment activés, on obtiendra un enfant puis un adulte prisonnier d’une forme de stress, qui aura un mal fou à réguler ses angoisses d’adulte ; et si les mots injurieux ou vulgaires sont fréquents dans le cercle familial de l’enfant, le cerveau de l’enfant imprimera pour la vie une tendance au mot grossier et à la gestuelle qui va avec. Si au contraire, dès que l’enfant se met à parler, on abandonne le « parler-bébé », -important et nécessaire jusqu’à 12-18 mois mais néfaste au-delà- pour adopter un langage riche, rigoureux, argumenté, logique, et surtout intelligent de tact et de modération, on aide l’enfant à développer dans son cerveau des circuits de logique, de modération, de rigueur, de vocabulaire riche, de connexions complexes et de grande qualité. Il en va de même pour tout comportement, la gentillesse, la fermeté au bon moment, l’amour, le tout petit effort comme la modération dans la nourriture sucrée, ou la régularité du coucher, etc.
Cette « spécialisation neuronale », -ce tri uniquement lié à la fréquence qui aboutit à un cerveau adulte affûté sur les stimulations imperceptibles mais pluriquotidiennes-, se poursuit un peu jusqu’à l’entrée dans l’âge adulte, et même au-delà, mais pas du tout dans les mêmes proportions que pour un très jeune enfant. A tel point que des expériences significatives, ont été menées sur des orphelins de Bucarest ; les pauvres bébés furent découverts dans un orphelinat où ils étaient laissés seuls dans des lits à barreaux toute la journée, des fois sans voir le jour. Bien sûr, dès leur découverte, ils furent placés dans des familles chaleureuses et suivis toute leur jeunesse par des médecins de l’enfance. Les conclusions furent d’une convergence implacable : les enfants de moins de deux ans, à partir de huit ans, n’avaient plus trace de leurs mauvais traitements dans leurs tests et leur comportement ; ils vécurent une vie normale et harmonieuse. Les enfants de deux ans et plus furent marqués à vie et sans s’étaler, on imagine le drame de la personne qui a été ainsi rendue débile et stressée pour la vie. Ces conclusions rejoignent complètement les travaux de Maurice Berger, le psychiatre des enfants assassins, qui plaidait pour que les enfants martyres soient retirés le plus rapidement possible à leurs parents, à l’instar de ce qui se fait outre-atlantique, mais qui est inapplicable en France au regard de la sacro-sainte liberté des adultes, quitte à laisser un bébé se faire torturer quotidiennement. Il insistait pour qu’on retire absolument les enfants avant deux ans aux parents toxicomanes ou maltraitants, pointant lui aussi un « tournant » dans la construction de l’enfant à deux ans. Ces conclusions rejoignent aussi les observations des services de l’enfance qui récupèrent des bébés comparables à celui de la petite fille retrouvée dans le coffre de la voiture maternelle.

La meilleure attitude possible face au bébé et au très jeune enfant, c’est d’avoir la posture la plus tendre, la plus réconfortante et la plus rigoureuse qui soit en matière de logique, de tempérance et de justice, et bien sûr, de ne jamais frapper un bébé, ni crier fort, etc. De lui parler avec un vocabulaire riche et précis, un ton tendre et lui montrer des tas de choses toutes simples, les fleurs, les bébêtes, les petits cailloux de toutes les couleurs, les petits bâtons avec lesquels on fait des petits bateaux, les châteaux de sable ratés mais où l’eau coule autour, etc.
Sans sur-stimulation, sans autre intérêt que de le voir sourire et s’émerveiller. Et sans autre explication que de faire devant lui : aimez, et l’enfant saura aimer. Maugréez, et l’enfant saura maugréer.
Parce que les neurones n’ont pas besoin d’explications ni de morale : ils sont câblés pour reproduire une conduite, une suite d’attitudes même aléatoires, seulement parce qu’elles seront réitérées. On n’apprend pas en écoutant une leçon, on apprend en engrammant neuronalement une conduite. L’exemple le plus criant est l’apprentissage d’une langue ; entre une immersion d’un an à Londres et un an de cours d’anglais aussi méthodiques et parfaits soient-ils, l’étudiant qui aura vécu à Londres parlera et pensera en anglais mieux que son collègue resté en France.

Marcel Van était comme un tout petit enfant dans les bras de Jésus, encore plus « petit » que Sainte Thérèse de Lisieux, mais de ce « tout-petit » Dieu a fait un bijou unique au 20 ème siècle : un martyr qui a accepté de suivre son « petit Jésus » dans un camp communiste vietnamien, et là, subir et subir encore la torture journalière et le lavage de cerveau pour continuer à servir Dieu, qui répondait à ses prières en lui donnant le choix « si tu le veux, j’exauce ta prière (de mourir) mais J’ai besoin de toi ici pour atteindre des âmes que sinon Je ne pourrai pas atteindre » et Marcel, qui se décrivait comme un cadavre qui respire, disait alors à nouveau son « fiat » à la Volonté Divine.
Certes, nos enfants ne seront pas des Marcel Van, -car il procède d’une élection divine et d’une vie mystique-, mais au vu des enjeux émotionnels et intellectuels qui se nouent avant deux ans, Dieu ne pourrait-il pas avoir une place dans la vie de nos bébés même à cet âge, quand on voit ce que l’idée de Dieu, cultivée dans un esprit aussi simple et enfantin, a fait de Marcel ?
Simplement en voyant ses parents se dépasser tranquillement, dans une grande tempérance, pour lui ? Ne pas garder rancune envers son conjoint, ne pas maugréer, et en plus faire engrammer à l’enfant la gestuelle qui va avec -à nos corps défendants-, mais que lui engramme rien que de nous voir faire, tout un tas de choses comme cela. Prier devant lui et avec lui, pour qu’il engramme la paix qui se dégage d’une telle médiation, cuisiner avec plaisir pour qu’il engramme un sentiment de paix, de plaisir de la chose bien faite et celui de partager un repas, de louer Dieu devant lui, pour qu’il ressente notre émerveillement quand un paysage somptueux se découvre à nous au détour d’un lac, et ce même si nous avons la louange silencieuse, mais juste qu’il voit notre visage changer d’expression… Caler son quotidien sur une grande régularité, visiter la famille, avoir des contacts apaisés avec son entourage, aimer et protéger les animaux, planter des fleurs et des tomates sur le balcon et bien les soigner, donner son surplus de vêtements, parler à Dieu toute la journée, même silencieusement. Quoi qu’on fasse, le faire pleinement, en étant là et maintenant, tout entier à sa tâche et sans jugement ni compétition. Car si les neurosciences n’étudient que les apprentissages, toutes les mamans vieilles vous diront que l’empathie aussi, ça s’apprend et se cultive, la compassion, l’altruisme, l’ouverture à l’autre, le partage, le don de soi, vivre en étant imprégné des valeurs évangéliques avant même d’en connaître ou comprendre le message, tout cela ça s’engramme aussi, ça s’apprend aussi, simplement par l’exemple de vivre ainsi devant l’enfant, et en verbalisant un peu, en expliquant mais pas trop. Pour l’adulte, il ne s’agit rien de moins que de mettre Dieu au centre de sa vie quotidienne, dans chaque petit acte du quotidien, en faisant un effort pour être un peu plus calme, moins orgueilleux, moins gourmand, moins égoïste, moins surbooké, etc, et ce, avant même d’être parent, dès que l’envie d’être parent nous titille, pour que cette vie où chaque acte devient louange d’abord, obéissance et amour de Dieu ensuite, nous imprègne et resplendisse dès que bébé vient au monde, et le marque positivement avant même qu’il sache marcher et parler.

Je connais un jeune couple qui a décidé de prendre un congé parental pour aller faire un petit tour en France en camping-car pendant quelques mois, n’est-ce pas là un belle aventure malgré le manque à gagner et l’austérité financière qui finira par pointer le bout de son nez ? Même un demi-mois, ne peut-on pas s’organiser pour partir ensemble quelque part, faire vivre des moments précieux et très unificateurs à sa jeune famille, en vivant ensemble et partageant les activités du quotidien ?
Je connais aussi une enseignante qui apprend à ses élèves à balayer, nettoyer, faire des gâteaux, ranger, ordonner, comprendre pourquoi on range comme ça et pas autrement, trier, plier du linge, empiler, faire un lit, mettre et ranger une table, cuisiner des légumes et des fruits, tourner une vis, bien tenir un crayon, colorier sans dépasser, aller jusqu’au bout de ses questions, aimer le travail bien fait et le terminer, laver les mains, s’habiller, se peigner, se laver la figure, les dents, tout cela une chose après l’autre, calmement, lentement, dans le silence et l’amour du travail achevé et bien fait… Faire comme si c’était Marie qui faisait, faire comme si c’était Jésus qui faisait… rien que cela peut témoigner de Dieu dans la vie du tout-petit.
De 0 à 10 ans, c’est plus que jamais le moment de lire chaque soir une histoire à son enfant, en la surjouant, en rigolant, en expliquant, en laissant le ressenti et la compréhension de l’enfant s’exprimer, même si l’enfant sait déjà lire, car il a encore besoin de nous près de lui, de nous qui lisons et qui le berçons de nos intonations, de lui qui se repose de sa journée d’école au creux de nos bras. Quand ma fille a grandi, entre 6 et 13 ans, je lui lisais par moments des chapitres d’une bible pour enfant, et elle ensuite, me bombardait de questions, avide de comprendre quel un message divin transpirait à travers une ânesse ou une main qui écrivait sur un mur…
Aller à la messe en famille, et chanter, prier, pleurer s’il le faut, laisser son cœur être touché par la grâce et la beauté d’un moment d’union au Cœur du Christ. Placer une Croix dans le salon et parler à cette Croix, la regarder, lui confier tous nos doutes, nos peurs, nos espoirs, nos prières, tout au long de la journée… Faire le signe de croix avec de l’eau bénite et s’agenouiller en entrant dans une église, ou pendant la messe… Aller en pèlerinage et suivre une foule en prière avec bébé dans le porte-bébé, faire une retraite des familles d’un jour, dire le bénédicité, avoir une attitude charitable avec tous, etc…
Bref, vivre de Dieu, sans grandiloquence, dans une grande simplicité, pour qu’un jour, il soit naturel à nos enfants de vivre de Dieu à leur tour… Dès avant leur naissance !

Re: La prière des pères

par zelie » sam. 30 nov. 2019, 12:41

suite donc du thème de l'habillement.
Premier Cahier d'Amour, Monique-Marie, pages 125 :

Ecris, écris pour les hommes maintenant. Ils sont plus décents en général.
Qu'ils prennent comme modèle Saint Joseph, qu'ils ne montent jamais à l'autel en short, mais vêtus pour me plaire.

Qu'ils aident les femmes à s'habiller plus décemment. Qu'ils les rassurent sur elles-mêmes. Qu'ils les aiment simples et revêtues de Marie.

Les femmes veulent séduire par le corps, parce qu'elles ne se sentent pas aimées pour elles-mêmes.

Aimez-les en profondeur.
Priez avec elles.
Aimez leur coeur, leur maternité. Elles ont besoin de cet amour.
Pour les vêtements des femmes et des jeunes filles, il faut insister, Monique-Marie.

Ô mes toutes belles,
parez-vous,
pour plaire à votre Dieu
et non pas aux hommes.
Ainsi,
celui que J'ai choisi pour vous comme compagnon, époux,
viendra,
et vous reconnaîtra.

Ecris aussi pour les gestes,
comment Mes aimés doivent se tenir en Ma Sainte Présence lors de l'Eucharistie.
Regardez Marie.
Comment se tient-elle?
Marie joint les mains.

Pourquoi se présente-t-Elle à vous comme cela? Est-ce autre chose qu'un enseignement qui signifie : "Faites comme moi" ?
Joignez les mains quand vous priez.

N'AYEZ PAS PEUR
quand vous allez communier
recevoir le Saint des Saints.
Faites comme Marie :
Avancez-vous les MAINS JOINTES
avec respect et CRAINTE DE DIEU,
ayant dans le coeur l'image de Marie pour vous soutenir.
N'AYEZ PLUS D'AMOUR PROPRE,
car
JE SUIS VOTRE DIEU
et c'est MOI que vous venez prendre dans la Très Sainte Eucharistie.

Agenouillez-vous pour Me recevoir
car JE SUIS le SAINT DES SAINTS.

Vous avez peur, vous craignez le regard des autres.
Mais
à qui donc communiez-vous?

Qui venez-vous recevoir?
Oh, n'ayez plus peur
vous les chéris du Royaume,
de montrer votre amour,
d'imiter Ma Très Sainte Mère.
Que celui qui a des oreilles entende
que celui qui a des oreilles ENTENDE.

Je t'embrasse, Mon aimée.

JESUS.

Re: La prière des pères

par zelie » dim. 17 nov. 2019, 14:24

Premier Cahier d'Amour, Monique-Marie, pages 123 - 125 :

L'habillement.

Il te faut parler de l'habillement de ceux qui m'aiment. Leur modèle est Marie. Parle pour les jeunes filles et les femmes, car elles sont le boisseau qui doit éclairer les nations. Elles doivent initier à la pureté de Marie.

A tous ceux qui M'aiment et aiment Marie, regardez ses vêtements, regardez sa manière d'être, regardez ses gestes et reproduisez-les. Elle est le Modèle, non pas seulement pour l'âme, mais aussi pour le corps.

Est-elle en minijupe, Ô Ma Très Sainte Mère?
Est-elle indécente, Ô Ma Sainte Mère parmi les nations?

Mes enfants, regardez et imitez.

Combien d'entre vous rentrent dans les églises et viennent M'adorer, à peine habillées!
Ô mes chers enfants! Il faut vous arrêter pour réfléchir et demander :
"Ô Marie, comment souhaites-tu que je m'habille?
Comment puis-je te refléter jusque dans l'habillement, Ô très chère et Sainte Maman? "

Beaucoup de femmes montent à l'autel sans souci de la gêne et du trouble que peuvent ressentir, par leurs tenues, Mes chers prêtres et les fidèles.
Réfléchissez, Ô vous, les détentrices de la purification du monde par Marie.
Le corps de la femme n'est pas objet de plaisir, mais Temple de Mon Esprit.

Luttez. Luttez contre ces modes qui sous prétexte de commodités, vous invitent à vous masculiniser et à provoquer.
Regardez, regardez Marie. Elle apparaît aujourd'hui. A-t-elle changé de manière de s'habiller? Croyez qu'Elle parle par cela aussi.
Vous n'êtes pas des hommes. Laissez-leur les vêtements qui leur sont propres aujourd'hui et retrouvez votre féminité. Car elle manque tant à ce monde qui veut nier les différences.
Soyez belles, ô mes choisies, et soyez douces.
Que vos vêtements inspirent à l'homme ce sentiment de douceur et de respect qu'il ne peut plus puiser aujourd'hui nulle part.

Arrêtez-vous pour méditer Mes paroles qui sont exigeantes et pressantes, puis ouvrez vos gardes-robes, vous Mes aimées, et supprimez sans aucun regret ce qui ne ressemble pas à Marie.

N'ayez pas peur.
D'autres vêtements
vous seront offerts
par Ma Majesté,
qui vous embelliront,
vous guériront,
vous rendront à votre vocation
de FEMME.

Ô Mes douces, je vous bénis et je vous envoie du Ciel
toute douceur,
afin que, la cultivant venant de Mon Coeur, vous puissiez la répandre.

Cet enseignement demande des actes.
Le temps presse,
le temps presse, Ô mes filles chéries.

Jésus

(suite prochain post)

Re: La prière des pères

par Pathos » jeu. 14 nov. 2019, 0:53

Non c'est plus fort que celà.

Ses bourreaux ont bien essayé de l'humilier jusqu'au bout mais ils n'ont pas réussi à lui ôter ce dernier vêtement... sans rien y comprendre.

Dans un autre registre Judas n'a pas mangé le Pain de Vie au soir de la Cène.

Re: La prière des pères

par zelie » mer. 13 nov. 2019, 22:36

Ah, ok, merci pour la précision.
Pour Marie d'Agréda, c'est vrai que je ne sais pas ce qu'elle en a dit, parce que je ne suis pas encore assez avancée dans la lecture qui la concerne. Ailleurs, je me rappelle avoir lu que Jésus a pu se "tourner" pour ne pas paraître nu devant les femmes, par respect pour leur (et sa) pudeur, alors que tout vêtement lui avait été arraché. Marie Très Sainte, sa mère, assez près des soldats, a pu alors lui tendre son voile pour qu'il s'en ceinture les reins, et que c'est avec ce voile maternel qu'il a été élevé sur la Croix.

Re: La prière des pères

par Pathos » mer. 13 nov. 2019, 22:00

Selon Marie d'Agreda il n' a pas été permis que Notre Seigneur paraisse complètement nu.

Re: La prière des pères

par zelie » mer. 13 nov. 2019, 10:44

de Premier Cahier D'Amour, Pourquoi vous éloigner de Mes Douceurs, éditions RAS, page 119 :

La nudité.

Parle de la nudité. Souvenez-vous, ils m'ont enlevé mes vêtements. A Jérusalem, il y a 2000 ans, quelle humiliation plus grande? Souvenez-vous de la manière dont les Juifs et les Juives s'habillaient. Le corps, temple de Dieu, était jalousement préservé de tout regard.

Or, ils m'ont humilié à ce point de M'ôter tout vêtement. Le Fils de l'Homme ainsi humilié, votre Dieu !

Méditez cela, chers enfants de Mon Coeur transperçé. Méditez cela. Imaginez que l'on vous jette nu, devant des hommes violents, grossiers... pleurez, comprenez la souffrance de ces instants interminables, par lesquels votre Dieu d'Amour réparait les innombrables impuretés commises contre vos corps qui sont et seront les Temples de votre Dieu.

Oh, soignez votre habillement, comme Ma Très Sainte Mère, dans la simplicité et la pudeur. Soyez attentifs à Lui ressembler, car Elle est le modèle. Et pour les hommes, songez à la manière dont Saint Joseph, le très chaste époux, pouvait être habillé! Serait-il venu à la synagogue en short? Et dans la synagogue, il n'y avait pas la Très Sainte Hostie, Ma Présence Réelle!
Méditez cela, Mes enfants.
Faites plaisir à votre Dieu amoureux. Distinguez-vous aussi, physiquement, du monde impur qui vous entoure. Edifiez, en silence, les enfants par votre apparence modeste et chaste.

Ô petits enfants de Mon Coeur ! Chaque geste de votre part est source de grâces ou de péché. Rappelez-vous en. Tout compte.

Ô Mes douces mamans, ô les jeunes filles, apprenez à Me plaire. Imitez Marie. Regardez Ses Mains Jointes.

Je vous aime.

Dis-leur encore : Je vous aime, non pas ensemble, en groupe, mais chacun. Purifiez-vous dans mon Coeur Transperçé.

Doux enfants, ô comme je crie vers vous!
Amen.

Jésus


J'ai placé ce texte là car il m'a semblé en résonance particulière avec le texte précédent où Jésus explique :"Mon Royaume s'accroît dans la mesure où vous, mères, vous vous occupez des âmes créées. Vous avez le travail le plus grand et qui exige une plus grande responsabilité. Soyez pleinement conscientes que J'ai déposé entre vos mains la tâche de conduire une multitude d'âmes au salut éternel." et où bien sûr la même responsabilité incombe aux pères. D'une manière générale, presque tout ce qui est dit pour les mères s'applique aux pères et inversement, à part quelques points particuliers, ou grâces particulières.

remarque : je respecte la présa du texte tel que je le lis, aussi, les retours et les majuscules ne sont pas de moi, mais du livre.

Re: La prière des pères

par zelie » mer. 13 nov. 2019, 9:32

je reviens sur ce que j'avais mis en "note 2" lors du passage précédent parce que mon souvenir n'était pas si exact. J'ai retrouvé le passage en question (un des passages en question) et c'est celui-ci :

page 121:
Vierge Marie : tant que durera votre veillée nocturne, ma Flamme d'Amour agira sur les moribonds du monde entier. J'aveuglerai Satan, et ma Flamme suave et pleine de grâces les sauvera de la damnation éternelle.

L'idée de prier la nuit en adoration en esprit ou en union des coeurs avec Jésus et Marie traverse cette révélation, mais est aussi un trait récurrent aux écrits de saints en général. Mais ce n'est pas le seul moment de grâces spéciales :
page 127 :
Vierge Marie : Sais-tu, ma petite, comment vous devez considérer le jeudi et le vendredi? Comme deux grands jours de grâce. Ces deux jours-là, ceux qui offrent réparation à mon Saint Fils recevront une grande grâce. Durant les heures de réparation, le pouvoir de Satan s'affaiblit dans la mesure où les âmes réparatrices supplient pour les pécheurs... Il ne faut rien faire d'éclatant, il ne faut pas se vanter de l'amour. Il brûle au fond des coeurs et se propage aux autres.

Re: La prière des pères

par zelie » lun. 11 nov. 2019, 22:28

Bonjour,
ce soir j'aimerais vous parler d'Elisabeth Kindelmann, plus exactement de la Flamme d'Amour du Coeur Immaculé de Marie.
Elisabeth est une mère de famille hongroise, mystique reconnue par l'Eglise, morte en 1985, qui est restée totalement inconnue de son vivant, conformément à la demande de Jésus. Seul son directeur spirituel et quelques prêtres connaissaient son état. Orpheline pauvre dans un état communiste dans les années 1920, elle fait tous les petits boulots de servage possible pour échapper à la famine, puis se marie à un honnête artisan, bien plus âgé qu'elle, à qui elle donne six enfants. Ame de prière d'une grande piété, elle devient veuve avec ses six enfants à charge; elle relève tous les défis de cette écrasante situation tout en traversant une nuit spirituelle assez terrible. Jésus lui dit même plusieurs fois qu'elle ne doit que souffrir, qu'il la veut en souffrance totale. Son journal, avec imprimatur bien entendu, pour cela est édifiant, écrasant en fait ; elle subit un lot impressionnant d'humiliations, les doutes la tourmentent tellement qu'elle recule, Satan l'attaque constamment, même pendant la Sainte Elévation des Saintes Espèces lors de la Sainte Messe. Une fois ses enfants mariés, elle cède sa grande maison, entièrement bâtie par son mari après ses journées de travail, à ses enfants, qui s'y entassent avec leurs familles respectives, et bien des frictions entre eux; elle ne possède alors plus rien, pas même une cuillère. Jésus désirant qu'elle habite chez lui, ou lui avec elle, elle obtient la clé de son église et passe ses nuits en adoration devant le Saint-Sacrement dans une église où l'eau gèle, par des températures tellement au-dessous de zéro que sortir un doigt de sa manche le fait geler. Le reste du temps, elle habite dans une cabane de deux mètres sur deux au fond du jardin, où ses enfants lui apportent à manger (ses enfants sont très gentils avec elle, c'est elle qui leur demande le traitement qu'elle subit à la demande de Jésus). Elle ne mange ce que ses enfants apportent que le lendemain, pour que ce soit froid, dur et insipide. Ses enfants la prennent pour une ermite des temps modernes d'une grande piété.
Outre sa vie entièrement dédiée à Marie et à Jésus, et offerte à toutes les souffrances et les privations, elle endurent les tourments de la Passion au jardin des Oliviers, avec Jésus, particulièrement au moment de Pâques mais aussi à d'autres moments, je crois me souvenir le jeudi.
Jésus fait d'elle la messagère de la Flamme d'Amour du Coeur Immaculé de Marie, sa Très Sainte Maman, et lui explique qu'un jour cette Flamme d'Amour réchauffera le monde, après avoir sauté l'océan, tout cela après sa mort. Ce qui se vérifiera, la Flamme d'Amour commencera à être connue au Canada avant même d'être connue en Hongrie, qui est pourtant son pays d'origine.
Voilà pour la présentation.

Et maintenant quelques extraits de son journal,rédigé à la demande de son directeur spirituel, avec imprimatur du Cardinal Peter Erdo, Primat de Hongrie, qui a lui-même préfacé cet ouvrage . (La Flamme d'Amour du Coeur Immaculé de Marie, le Journal Spirituel, Elisabeth Kindelmann, Editions du Parvis, 2018, 412 pages).

Page 140 :
Vierge Marie : si, à quelque moment que ce soit, en invoquant ma Flamme d'Amour, vous récitez en mon honneur trois Ave Maria, chaque fois, une âme sera libérée du purgatoire. Durant le mois des défunts (en novembre), à la récitation de chaque Ave Maria, dix âmes seront libérées du purgatoire. Les âmes souffrantes doivent aussi sentir l'effet de grâce de la Flamme d'Amour de mon Coeur maternel.
(avec réserves habituelles de l'éditeur et de l'Eglise, qui prennent toute une page, expliquant que ce n'est pas le fait de faire trois fois qui obtient une libération incantatoire, car Dieu ne tient pas des comptes comme nous le ferions facilement, mais l'obéissance dans une foi humble avec laquelle nous accueillons une demande du Ciel sans ergoter ni murmurer).
page 267 :
Jésus : Dis-moi, mon Elisabeth, peux-tu t'imaginer que je n'accorderai pas ce que vous demandez en faveur des âmes? S'il en était ainsi, ne serais-je pas moi-même celui qui entraverait mon oeuvre de Rédemption?

page 147:
Invocation à la Flamme d'Amour par un Avé Maria :
Vierge Marie : A la prière par laquelle vous m'honorez, l'Ave Maria, ajoutez cette demande, de la manière suivante :
"Je vous salue, Marie, pleine de Grâce, ...
Priez pour nous, pauvres pécheurs, répandez l'effet de grâce de votre Flamme d'Amour sur toute l'humanité, maintenant et à l'heure de notre mort, amen".

Afin que par son action, l'humanité se convertisse.


note de moi : la précédente traduction, d'avant 2018, donnait :
"Je vous salue, Marie, pleine de Grâce, ...
Priez pour nous, pauvres pécheurs, et submergez de grâces l'humanité tout entière par l'action de votre Flamme d'Amour, maintenant et à l'heure de notre mort, amen".

(ce qui au passage et à mon sens, cadrait mieux avec les mots qui suivent, "afin que par son action, l'humanité se convertisse".

page 149 :
Vierge Marie : quand quelqu'un fait de l'adoration réparatrice ou rend visite au Saint-Sacrement, tant que cela dure, Satan perd sa domination sur les âmes de la paroisse. Lorsqu'il est aveugle, il cesse de régner sur les âmes.
(note de moi : ce principe est décrit dans plusieurs révélations, outre le fait que si on ne peut se rendre en personne à une adoration ou devant le Saint-Sacrement parce que l'église est fermée, on peut s'y rendre en esprit de prière et d'adoration : cela aussi est décrit dans le présent journal et dans de nombreux écrits d'autres saints)
(note de moi 2 : dans un chapitre antérieur, la Vierge Marie explique qu'à chaque fois qu'on prie la nuit avec Elle, un principe similaire a lieu : d'innombrables âmes qui seraient sous l'emprise de Satan durant la nuit, par leurs agissements déréglés ou dans leurs rêves, sont dérobées à son emprise et se réveillent le lendemain apaisées, grâce à toutes les petites âmes qui prient la nuit durant pour l'humanité, par la Flamme d'Amour ; si je retrouve le passage exact, je le mets.)


Sur la famille :
page 264 :
Jésus : Ce que Je dis maintenant est pour toi et pour toutes les mères qui oeuvrent selon Mon Coeur : votre travail n'est pas de moindre valeur que le travail des personnes élevées à la plus haute dignité sacerdotale. Comprenez, mères de famille, la sublime vocation à peupler mon Royaume et à remplir les places des anges déchus. De votre coeur, de votre giron, part chaque pas de Ma Sainte Mère l'Eglise. Mon Royaume s'accroît dans la mesure où vous, mères, vous vous occupez des âmes créées. Vous avez le travail le plus grand et qui exige une plus grande responsabilité. Soyez pleinement conscientes que J'ai déposé entre vos mains la tâche de conduire une multitude d'âmes au salut éternel.

Les pères sont bien sûr pleinement associés aux mères dans cette sublime tâche, comme le confirme la suite de la page (rappelons-nous que nous avons, sur terre et de manière sensible, deux sortes de pères : le père génétique, et le père-prêtre spirituel, et que souvent, Jésus s'adresse à tous les pères)
(...)
Fais parvenir ma demande au Saint-Père, parce que c'est par son intermédiaire que Je désire accorder ma bénédiction porteuse de grandes grâces. Que l'on donne, à chaque occasion, une bénédiction spéciale à ces pères qui, en cette grande oeuvre de la Création, collaborent avec Moi et acceptent Ma Sainte Volonté. Cette bénédiction est unique et ne peut être donnée qu'aux pères de famille. A la naissance de chaque enfant, Je répands des grâces extraordinaires sur ces familles.
(...)
Il inonda mon coeur de ces grâces que reçoivent les mères de familles qui mettent au monde et éduquent leurs enfants selon son agrément et sa Sainte Volonté... mon coeur s'est ému en sentant déborder sur lui des grâces si extraordinaires. "Ô mon Jésus, ta bonté et ta miséricorde sont inexprimables!"

page 267, où Jésus reprend le thème des grâces spéciales sur tous ceux qui se consacrent à la gloire de Son Saint Nom :
L'amour patient et persévérant ne se trompe jamais...
Cette phrase m'a ensoleillé le coeur, aussi je voulais la partager même si elle déborde un peu des deux thèmes abordés...

Re: La prière des pères

par zelie » lun. 26 août 2019, 14:59

Honorer Jésus partout et en tout pour que nos enfants sachent et intègrent à leur tour de porter Jésus en soi à chaque instant.

Premier cahier d'amour, pages 98-100 :

Bien plier un pull-over pour la Gloire de Dieu. Non pas seulement le plier, mais bien le plier, pour la gloire de Dieu.

Cela change tout.

Beaucoup de croyants amoureux du Seigneur veulent travailler pour Sa Gloire, mais ils travaillent vite, en bâclant leurs actions et leurs gestes.

Travailler pour Ma Gloire en faisant de chaque acte un Nouveau Royaume où tous les anges peuvent venir.

Tu plies un pull-over. Comment? Fais-le bien, le mieux possible. Que ton geste même devienne beau, parce que tu plies ce pull-over pour Ma Gloire.

Tu marches. Comment? Observe. Pense à Ma Gloire qui traverse ton corps.
Tu es pressé(e)? Pourquoi ? Pense à Ma Paix qui doit transparaître par toi.

Vous oubliez, Mes enfants, surtout les croyants,
de M'honorer,
partout
et en tout.

Vous quittez l'église où vous m'avez reçu avec tendresse, en parlant, en pensant déjà à autre chose. Vous mangez ensuite sans même dire, chanter le bénédicité. Vous mangez vite, trop vite, vous avalez, vous oubliez que votre corps est le temple de Ma Présence. Vous oubliez, Mes enfants, vous oubliez.
Dans un restaurant, à quoi distingue-t-on celui qui m'aime de celui qui ne Me connaît pas? Celui qui vient de Me recevoir de celui qui ne sanctifie pas le dimanche?
On ne peut pas le distinguer !
C'est souvent le même bruit, les mêmes agitations, les mêmes gourmandises, les mêmes conversations.

Où suis-JE alors?
Ne m'avez-vous pas reçu, VIVANT CORPORELLEMENT, il y a quelques minutes seulement?

Soyez différents.
Honorez-moi de votre silence, de vos gestes réfléchis, de votre sobriété joyeuse, de votre charité.
Tenez-vous bien.
Combien des Mes enfants sont assis n'importe comment, fatiguant leur corps, Temple de Ma Sainte Présence ?

Tenez aussi fortement et avec AUTORITÉ vos enfants. Qu'ils ne soient pas sous la tyrannie de leurs envies, de leur propre dictature. Imposez-leur de rester à table, de se tenir BIEN pour Ma GLOIRE. Soyez exigeants, à l'opposé de ce que vous voyez faire autour de vous. Sanctionnez sans remords, mais avec AMOUR, leurs désobéissances. Exigez d'eux de ne pas interrompre sans cesse les adultes, mais donnez-leur aussi des temps précis de parole. L'enfant se sent aimé s'il est repris, guidé, informé, limité dans ses vouloirs.

N'ayez pas peur de les rendre ainsi
forts,
volontaires,
capables de sacrifices que vous ferez avec eux.

C'est lorsqu'il est tout jeune que l'enfant se fait à l'homme. Donnez-leur à lire les vies des saints. Apprenez-leur à faire bien tout ce qu'ils auront à faire et donnez-leur l'exemple. Tout est pour Ma Gloire.

Ecris bien,
tiens-toi bien,
range bien,
mange bien,
marche en te tenant bien,
assieds-toi bien,
joue bien,
détends-toi bien,
Me sachant toujours là. Ton corps manifeste Ma Présence.

Ô enfant, JE t'aime, JE te conduis.

Vois-Moi, couronné d'épines sur la Croix, les Mains ensanglantées. N'aie pas peur de parler de Moi. Tant d'enfants, des Mes propres enfants, ne savent pas vivre de Ma Grâce.
Tu vois, JE te regarde avec tant d'Amour.

Ô merci, ma toute pauvre, d'avoir écrit. JE t'aime.

JÉSUS.

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