Féminisme chrétien et non féminisme

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Féminisme chrétien et non féminisme

Message non lu par pierrot2 » dim. 17 nov. 2019, 9:53

Jésus nous montre ce qu'est être un époux.
A mes yeux, il s'est fait sienne (à l'Eglise)
Je soupçonne,(pour être honnête sans bien savoir) que le féminisme d'aujourd'hui, sans doute déçu et résigné, et par défaut donc, fait le choix de ne surtout être en rien une proprieté d'un unique conjoint, au nom du droit à sa liberté.
Peut-être suis-je mal informé, je ne connais qu'indirectement le féminisme.
S'agit-il là de la vraie libération d'une femme que de n'appartenir à aucun ou à plusieurs, pour ne pas appartenir tout court, tout au moins pour des yeux chrétiens? Cela pose bien sur aussi la question de savoir si la liberté par appartenance choisie, comme celle de Christ vis à vis de l'Eglise, qui accepte son appartenance délibérement et jusqu'à la mort a quelques chances de séduire.? Il ne s'agit pas d'avoir du goût pour la mort, le mariage est pour la vie, même si on y enterre sa vie de célibataire. Et le joug de Jésus est léger
Je sollicite donc votre avis sur cette question si ce féminisme que je décris libère ou non les femmes qui y adhèrent, d'un point de vue chrétien?

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Kerniou
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Re: Féminisme chrétien et non féminisme

Message non lu par Kerniou » dim. 17 nov. 2019, 13:46

Depuis quelques décennies"décider ce que l'on fait de son corps "est devenu un leitmotiv. Dans ce cadre, on peut décider de le réserver pour son (sa) conjoint(e). La liberté sexuelle semblerait ne pouvoir s'épanouir que dans la multiplicité des "expériences"... pour moi qui étais déjà "vieux-jeu" dans ma jeunesse, cela ne tient pas la route ... mais que faire contre les vents et marées de cette pseudo philosophie de la vie ? Mener la sienne comme on l'entend ... Libre à ceux qui le souhaitent de se laisser guider par leurs hormones ... Pour moi donner son corps ne peut se limiter à une expérience ...Quand on sait dans quelles conditions parfois si sordides les adolescentes vivent leur sexualité ...
Pour en revenir aux féministes, elles ont dû avoir des expériences malheureuses dans l'amour et le mariage ...
Des femmes heureuses et satisfaites ne parlent pas ainsi de l'amour et du mariage ... A l'origine des revendications des féministes se cachent des hommes égoïstes bien peu attentifs à l'égard des femmes ... N'oublions pas le vieil adage; "Ne commence pas ton mariage par un viol " .... Cet avertissement n'était, hélas, pas superflu ...
Pendant des siècles, les hommes se préoccupaient bien peu du désir de leur femme dont on disait qu'elle n'avait pas de plaisir quand elle était "honnête " ...
Encore, de nos jours, je ne suis pas sûre que TOUS les hommes soient aussi attentifs et délicats qu'on pourrait le souhaiter ... Alors les revendications des féministes ont de beaux jours devant elles ...
Dernière modification par Kerniou le mar. 19 nov. 2019, 11:19, modifié 1 fois.
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Re: Féminisme chrétien et non féminisme

Message non lu par pierrot2 » dim. 17 nov. 2019, 16:04

Merci Kerniou
Vous prêchez un converti.
Je voulais juste rendre au féminisme en vigueur, si il est bien tel que je l ai décrit,cet espoir d épanouissement chrétien, qui est aux antipodes de ce que j en ai dit(du féminisme). Comme pour les hommes, se libérer ne consisterait pas à s émanciper dans les relations volages ou l autre est un objet , mais au contraire à d abord appartenir à Christ. Dépouillé des prétentions à posséder, on résiste en effet beaucoup mieux aux tentations de toutes natures, qui rendent esclaves, d abord du péché, ensuite de l autre, objet de la convoitise, de plaisir passager, etc
En résumé, ce féminisme est à mes yeux antiféministe, puisqu'il ne considère pas plus les femmes comme des sujets que la société, mais bien plutôt comme des êtres incapables (oui, comme les machistes le font) de prendre leur vraie liberté. Ce féminisme infantilise ses membres, si vous voulez.

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Fleur de Lys
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Re: Féminisme chrétien et non féminisme

Message non lu par Fleur de Lys » dim. 17 nov. 2019, 19:58

Il faudrait peut-être (re)définir le féminisme, car on n'entend pas forcément la même chose.
Pour certain-e-s ;) le féminisme c'est vouloir être un homme comme les autres et faire ce qu'on veut de son corps, le cas échéant en en émiminant les parasites (nommés aussi embryons).

Pour d'autres, c'est reconnaître aux femmes - longtemps écrasées dans une société patriarcale qui leur refusait la sécurité (pas de divorce si mari violent, pas de salaire...) - le droit de choisir leur vie, leur mari, de gagner de l'argent, de donner leur avis. Ce qui, dans un mariage chrétien idylique devrait couler de source (si la femme, d'après Saint Paul, doit se soumettre à son mari, le mari, toujours d'après Saint-Paul soit être prêt à se sacrifier pour le bien de son épouse "aimer sa femme comme le Christ à aimé son Église") mais les Hommes étant pêcheurs... ce n'est pas un mal que la Loi établisse les droits des unes et des autres.

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Re: Féminisme chrétien et non féminisme

Message non lu par pierrot2 » lun. 18 nov. 2019, 6:05

Fleur de Lys a écrit :
dim. 17 nov. 2019, 19:58
Pour certain-e-s le féminisme c'est vouloir être un homme comme les autres et faire ce qu'on veut de son corps, le cas échéant en en émiminant les parasites (nommés aussi embryons).
Bonjour Fleur de Lys, merci
J'aurais tendance à vous donner raison, à vous aussi, car on ne voit guère d'équivalent masculin du féminisme revendiquer le droit d'être enceinte, par exemple. Un "hominisme", qui réclamerait d'être une femme comme les autres, en clair..Il faut sans nul doute y voir un avantage naturel évident de l'homme au regard de ce qu'être un humain suppose. Ce "il n'est pas bon que l'homme soit seul" semble ne pas avoir d'équivalent pour les femmes, sauf que même Eve ne fut pas seule; la comparaison tombe! Dieu s'est probablement posé le problème pour elle..C'est ce que je crois, dans ma vision peut-être réductrice de la chose.
Il ne serait peut-être pas inutile de se demander pourquoi cela n'est pas bon pour l'homme d'être seul. J'aurais envie de répondre de deux manières différentes: L'homme ne sait pas se suffire à lui-même, il est dépendant d'une compagnie pour s'épanouir. Par ailleurs, être seul le mettrait sans doute dans des dispositions capricieuses d'enfant gâté. Devenir adulte, ça commence par respecter l'altérité dans l' épanouissement qui lui est propre, donc en tenant compte de ce à quoi son incarnation la (l'altérité) destine. Elle est magnifique, la mission que Dieu donne implicitement à Eve de faire grandir Adam dans l'altruisme.
A des degrés divers, ce goût pour être comme l'autre (du féminisme ou de l'"hominisme") pourrait aussi s'interpréter comme une boulimie de sensations tellement ancrée qu'elle en arrive à rechercher la sensation que l'autre ressent. Mais il s'agit bien d'une boulimie, si c'est le cas.
Revenir aux sensations de l'incarnation qui est nôtre , c'est cela qui libère, de la dépendance au sensationnel d'abord, et je le suppose ensuite, d'une détérioration des perceptions sensorielles gâchées par l'excès de ces stimulations qui permettent de fuir la réalité.
Fleur de Lys a écrit :
dim. 17 nov. 2019, 19:58
Pour d'autres, c'est reconnaître aux femmes - longtemps écrasées dans une société patriarcale qui leur refusait la sécurité (pas de divorce si mari violent, pas de salaire...) - le droit de choisir leur vie, leur mari, de gagner de l'argent, de donner leur avis. Ce qui, dans un mariage chrétien idylique devrait couler de source (si la femme, d'après Saint Paul, doit se soumettre à son mari, le mari, toujours d'après Saint-Paul soit être prêt à se sacrifier pour le bien de son épouse "aimer sa femme comme le Christ à aimé son Église") mais les Hommes étant pêcheurs...
Tout à fait
Fleur de Lys a écrit :
dim. 17 nov. 2019, 19:58
ce n'est pas un mal que la Loi établisse les droits des unes et des autres.
J'ignorais que ceci était légiféré. Merci pour l'info

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Re: Féminisme chrétien et non féminisme

Message non lu par mikesss » lun. 18 nov. 2019, 9:13

Pour moi, le féminisme est un ramassis de bêtises toutes plus nocives les unes que les autres.
Elle se base sur une image faussée de la société chrétienne telle qu'elle l'était avant, elle considère comme un combat juste des choses tout à fait immorales, elle refuse le rôle de la femme sur le critère qu'elle considère ce rôle comme dégradant. Bref, le féminisme va droit dans le mur (même si elle peuvent avoir raison sur certains points, ça reste accidentel et rarement pour les bonnes raisons).

Voici un petit florilège de "bêtises" de la part du féminisme:
- les femmes veulent être "l'égal" des hommes (ce qui de base, est absurde, car ce qui est différent ne saurait être égale dans l'absolu, mais uniquement vis à vis d'un critère précis); ce combat découle en fait d'un refus du rôle de la femme dans la société, elles considèrent comme avilissant le fait de s'occuper des enfants, de leur foyer… En fait, elle voudraient être des hommes et prendre leur rôle (rôle d'ailleurs dont les hommes ne veulent plus sous le prétexte de ne pas reproduire une société patriarcale :/ ) Elle détruisent par là les fondements de la famille.
- elles réclament une certaine "sécurité" en voulant avoir le droit et les moyens de divorcer; alors outre le fait que pour un chrétien, le divorce est toujours interdit, quels que soient les raisons, on assiste à un individualisation du couple. Chacun des 2 travaille et ramène de l'argent, mais cet argent reste la propriété propre de celui qui l'a acquis, au lieu de le mettre en commun dans le couple: encore une fois, on fait voler en éclat la famille (rien que le contrat de mariage montre bien cette explosion)
- elles veulent le droit à faire ce qu'elles veulent de leur corps; je ne pense même pas qu'il soit nécessaire de préciser pourquoi ce combat est inique, il découle de la nouvelle notion de liberté (qui n'en est pas une d'ailleurs) et aboutit a des horreurs du style avortement, PMA, libertinage… D'ailleurs, il est intéressant de noter que l'avortement est aujourd'hui une conséquence directe de la "libération" sexuelle.

De plus, je rajouterai que leurs argumentaires sont souvent abscons et basé sur des fait historiquement faux. Par exemple:
- La société patriarcale a toujours refusé d'instruire les femmes, parce qu'elle considérait qu'elles ne le méritaient pas; bon alors, j'aimerai bien savoir ou elles sont allées chercher cela, c'est juste complètement faux; en fait, avant le XXème siècle, la plupart des gens étaient formés en vue de leur futur travail (et pas de façon globale comme c'est le cas maintenant) et les femmes suivaient aussi ce principe: étant vouées à devenir mères de famille (de par le rôle qui leur a été donné par Dieu), elles étaient formées à la tenue d'une maison et à s'occuper des gamins.
- avant, la femme n'était considéré que comme un objet, méprisable et sans valeur, comme un esclave dans le couple… Alors, déjà, elles oublient la plus grande sainte vénérée par l'Eglise catholique, à savoir la Sainte Vierge, qui est honorée en tant que mère (ce qui montre bien le rôle qui devrait être celui des femmes) et je ne pense pas qu'on puisse dire que la société monarchique chrétienne d'avant considérait la Sainte Vierge comme méprisable et indigne de respect. En revanche, pour ce qui est des individus lambdas, on a à nouveau un retournement de valeurs: comme elles considèrent le rôle qu'est normalement celui de la femme comme étant dégradant et avilissant, tout comportement allant dans ce sens est forcement un mépris et un manque de respect. Et donc, pour elles, le fait de laisser la femme a la maison pour s'occuper des enfants c'est la considérer comme méprisable. Le problème, c'est que historiquement, c'est bien l'Eglise catholique qi a redonné ses "lettres de noblesse" à la femme, entre autres en déclarant son égalité devant Dieu avec l'homme.
- les femmes n'étaient pas autorisées à travailler avant: c'est complètement faux, elles travaillaient tout autant que les hommes (d'ailleurs, je n'aime pas trop cette terminologie qui sous entend que les mères au foyer ne travaillent pas). Seulement, avec le développement du capitalisme et de la mondialisation, les exploitations familiales dans lesquelles travaillaient les femmes ont disparu et il y a eu un moment de flottement avant qu'elles ne commencent à travailler comme salariées. Cependant, quelque soit l'époque, elle ont travaillé dans les exploitations familiales…


Bref, pour moi, le féminisme est nocif en lui-même car il nie le rôle de femme dans la société et cherche à tout prix à s'en émanciper (de même que par effet boule de neige, il pousse les hommes à refuser leur rôle de chef de famille).
Il suffit de regarder la Sainte Famille, qui est la parangon de la famille chrétienne, pour se rendre compte de l'absurdité de la situation: La Sainte Vierge, la mère de Dieu, accepte avec joie son rôle de mère au foyer, s'en acquitte saintement et est soumis à son mari, Saint Joseph. Et St Joseph, malgré le fait qu'il est le "moins saint" des membre de la sainte famille est bien le chef de la famille (c'est lui qui prend les décisions), ce qui ne veut pas dire qu'il manque de respect envers les autres membres de la famille.

Bref, cette idéologie n'a pour moi rien de sain et rien de saint.

ps: certains font la différence entre le féminisme et le féminisme "ultra" (avec les femen etc.). Pour moi, ce combat est le même, c'est juste que les "ultra" poussent le raisonnement à son paroxisme.


Bref, pour conclure

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Re: Féminisme chrétien et non féminisme

Message non lu par Fleur de Lys » lun. 18 nov. 2019, 10:34

pierrot2 a écrit :
lun. 18 nov. 2019, 6:05
J'ignorais que ceci était légiféré. Merci pour l'info
Non, je voulais dire que la Loi donne des droits aux femmes en genéral, droit de vote, droit de travailler indépendemment de l'accord de l'époux, droit d'avoir son propre compte en banque, droit de quitter le domicile conjugal AVEC les enfants si violences, droit d'être médecin, policière, soldate, etc. Des choses que nos grands-mères n'avaient pas. Si elles avaient un époux bon et juste, pas trop de soucis mais sinon?

Mikesss,
Dans un pays chrétien et dont ces chrétiens sont éduqués et justes, le féminisme serait sans doute inutile, sauf pour les quelques femmes souhaitant vivre en hommes. Mais la société du 19eme siècle n'a pas été très juste envers les femmes, société de moins en moins chrétienne en effet.
S'il n'est pas avilissant de s'occuper de sa maison et de ses enfants, c'est agaçant d'être enfermée dans ce rôle, parce que l'homme, lui, trouve cela avilissant. Et comme nous sommes tous (et toutes) différents il vaut aussi laisser la place à cette différence: certaines femmes sont plus utiles en dehors d'une maison.

Le feminisme ne devrait pas exister en tant que tel, mais faire partie d'une Justice charitable, protection des femmes donc, mais aussi des enfants, des handicapées des étrangers, etc etc etc.
S'il existe c'est bien pour révolutionner la société, je crois qu'on est d'accord. (Mais puisqu'il y a eu des hommes têtus pour interdire aux femmes certaines études/métiers en raison de leur anatomie, il y a eu des femmes têtues pour braver les interdit. Peut-on leur en vouloir?)

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Re: Féminisme chrétien et non féminisme

Message non lu par mikesss » lun. 18 nov. 2019, 11:16

Fleur de Lys a écrit :
lun. 18 nov. 2019, 10:34
Mikesss,
Dans un pays chrétien et dont ces chrétiens sont éduqués et justes, le féminisme serait sans doute inutile, sauf pour les quelques femmes souhaitant vivre en hommes. Mais la société du 19eme siècle n'a pas été très juste envers les femmes, société de moins en moins chrétienne en effet.
On est tout à fait d'accord sur le fait que le XIXème siècle a été très injuste vis-à-vis des femmes car rejetant l'enseignement catholique. Mais est-ce une raison pour refuser l'ordre établi par Dieu? Est-ce raisonnable de vouloir réparer un désordre par un autre désordre? et est-il normal que certaines femmes veuillent vivre comme des hommes?
Fleur de Lys a écrit :
lun. 18 nov. 2019, 10:34
S'il n'est pas avilissant de s'occuper de sa maison et de ses enfants, c'est agaçant d'être enfermée dans ce rôle, parce que l'homme, lui, trouve cela avilissant. Et comme nous sommes tous (et toutes) différents il vaut aussi laisser la place à cette différence: certaines femmes sont plus utiles en dehors d'une maison.
Je maintiens ce que j'ai dit, à savoir que s'occuper de son foyer n'est en rien avilissant. Si les hommes trouvent actuellement que cette tache est servile, c'est qu'ils ont été eux aussi victimes de cette nouvelle façon de penser. De plus, trouvez vous que travailler à la chaine en usine est plus noble que les tâches ménagères?
Je n'ai jamais dit que toutes les femmes devaient rester cloitrées chez elles, je dis juste qu'une femme mariée, avec des enfants (c'est d'ailleurs le but du mariage et du couple, d'avoir des enfants) doit être une mère au foyer pour s'occuper de son ménage et de ses enfants. Après, une femme célibataire (par choix ou pas) et qui n'a pas d'enfants peut très bien travailler, ça ne pose aucun problème moral.
Le problème de votre raisonnement (quand vous dites que nous sommes tous différents), c'est que ce la laisse la porte ouverte à bien des choses: les homosexuels sont différents des hétérosexuels, faut-il pour autant les laisser faire ce qui leur chante et ne pas condamner l'homosexualité?

Bref, ce que je veux dire, pour résumer, c'est qu'à partir du moment ou une femme fait le choix de se mettre en couple et donc, dans un monde normal, de se marier, c'est pour avoir des enfants; et qu'une fois que ces enfants sont là, sont rôle est de s'occuper d'eux et de son foyer (ce qui n'empêche pas ponctuellement, d'aller pratiquer des activités extra-familiales, tant que ça ne nuit pas à la tenue du foyer. ce qui ne veut pas dire que la femme n'est bonne qu'à ça, on est bien d 'accord (je n'ai pas envie de passer pour un macho :-))
Fleur de Lys a écrit :
lun. 18 nov. 2019, 10:34
Le feminisme ne devrait pas exister en tant que tel, mais faire partie d'une Justice charitable, protection des femmes donc, mais aussi des enfants, des handicapées des étrangers, etc etc etc.
S'il existe c'est bien pour révolutionner la société, je crois qu'on est d'accord. (Mais puisqu'il y a eu des hommes têtus pour interdire aux femmes certaines études/métiers en raison de leur anatomie, il y a eu des femmes têtues pour braver les interdit. Peut-on leur en vouloir?)
Je dirais même que le féminisme ne devrait pas exister du tout; j'aime beaucoup la phrase de Bossuet: "Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes". On est en plein dedans: ils ont voulu détruire la famille et la société catholique et se plaignent derrière que tout va mal, que les femmes sont maltraitées, qu'il n'y a plus de charité… et comme ils approuvent la cause de leurs malheurs, ils cherchent d'autres solutions (en l'occurrence, autoriser les femmes à se conduire comme des hommes).

Le féminisme ne devrait pas exister car la solution à leurs problèmes n'est pas la protection des femmes, mais celle de la famille: redonnez à la famille ses lettres de noblesse et vous règlerez le problème de ces femmes (mais elles ne veulent pas de la famille, car elles ne supportent pas de devoir raisonner en tant que couple et non en tant qu'individu, comme beaucoup d'autre aujourd'hui).

Je pense que vous donnez trop d'importance à la bonne volonté du féminisme: il y a longtemps que les femmes peuvent pratiquer la plupart des métiers, donc logiquement, le féminisme n'aurait plus de raison d'être; pourtant il existe encore, pourquoi? parce que ce n'est pas le centre de leur combat.
Vous demandez si on peut en vouloir à des femmes qui ont bravé ces interdits (question rhétorique, je présume, mais je vais quand même y répondre). Je pense que oui; la désobéissance ne se justifie que lorsque l'autorité nous impose de faire quelque chose de directement immoral, pas quand cela ne nous plait pas; là encore, on ne peut pas contrer une faute par une autre. Est-ce qu'interdire aux femmes de pratiquer certains métiers uniquement parce qu'elles sont des femmes et quel que soit le contexte est immoral? sans doute: donc les gouvernements ont fauté. Mais est-ce que les femmes commettent des fautes en ne pratiquant pas ces métiers? non, donc la désobéissance ne se justifie pas.

En simple, pour conclure, il faut ne faut pas raisonner en terme d'individus, mais en terme de société et de famille, et c'est vraiment là le fondement du problème; en réalité, il s'agit de 2 visions de ce que doit être la société qui s'opposent (société au sens large): d'un côté, on a la vision selon laquelle la société n'est qu'une somme d'individus et donc que le bien commun est la somme des biens particuliers, et de l'autre on a une vision qui pose la société en groupe homogène et uni et qui prétend que le bien commun transcende les biens particuliers.

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Re: Féminisme chrétien et non féminisme

Message non lu par pierrot2 » lun. 18 nov. 2019, 14:20

mikesss a écrit :
lun. 18 nov. 2019, 11:16
Je dirais même que le féminisme ne devrait pas exister du tout; j'aime beaucoup la phrase de Bossuet: "Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes". On est en plein dedans: ils ont voulu détruire la famille et la société catholique et se plaignent derrière que tout va mal, que les femmes sont maltraitées, qu'il n'y a plus de charité…
Bonjour Mikesss, merci de votre intervention.
J'ai sélectionné un de vos propos dans lequel je me retrouve partiellement. La Sainte famille est en effet peu à l'honneur aujourd'hui.. Peut-être me trompe-je: Je vous avouerais en effet par contre que je ne vois pas une raison chrétienne pour justifier comme vous semblez le faire la maltraitance dont elles peuvent être l'objet, au titre de la dislocation de la famille. L'un ne mène pas forcément à l'autre, à mes yeux, et le chrétien tout particulièrement me semble disposer de ressources spirituelles pour supporter sa peine sans la répercuter sur sa compagne.
J'imagine fort mal Elizabeth maltraitée par Zacharie pour ne pas lui avoir donné d'enfant avant Jean-Baptiste. Que dire de Joseph, qui ne voulait pas répudier Marie de manière publique. Or; il pouvait penser qu'il avait été trompé. Il y a de la considération, même dans les épreuves; le chrétien prend sur lui plus que le non-chrétien, en principe.Je dois vous quitter , je reprendrai ultérieurement. En udp

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Re: Féminisme chrétien et non féminisme

Message non lu par mikesss » lun. 18 nov. 2019, 14:36

pierrot2 a écrit :
lun. 18 nov. 2019, 14:20
mikesss a écrit :
lun. 18 nov. 2019, 11:16
Je dirais même que le féminisme ne devrait pas exister du tout; j'aime beaucoup la phrase de Bossuet: "Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes". On est en plein dedans: ils ont voulu détruire la famille et la société catholique et se plaignent derrière que tout va mal, que les femmes sont maltraitées, qu'il n'y a plus de charité…
Bonjour Mikesss, merci de votre intervention.
J'ai sélectionné un de vos propos dans lequel je me retrouve partiellement. La Sainte famille est en effet peu à l'honneur aujourd'hui.. Peut-être me trompe-je: Je vous avouerais en effet par contre que je ne vois pas une raison chrétienne pour justifier comme vous semblez le faire la maltraitance dont elles peuvent être l'objet, au titre de la dislocation de la famille. L'un ne mène pas forcément à l'autre, à mes yeux, et le chrétien tout particulièrement me semble disposer de ressources spirituelles pour supporter sa peine sans la répercuter sur sa compagne.
J'imagine fort mal Elizabeth maltraitée par Zacharie pour ne pas lui avoir donné d'enfant avant Jean-Baptiste. Que dire de Joseph, qui ne voulait pas répudier Marie de manière publique. Or; il pouvait penser qu'il avait été trompé. Il y a de la considération, même dans les épreuves; le chrétien prend sur lui plus que le non-chrétien, en principe.Je dois vous quitter , je reprendrai ultérieurement. En udp
Je ne justifie pas les maltraitances faites aux femmes, loin de là. Au contraire, nous sommes bien d'accord sur ce point, dans une famille vraiment catholique et stable, le problème des violences conjugales (de quelque type que ce soit), ne devrait pas se poser. Selon moi, la recrudescence des violences conjugales est justement due au fait qu'on a fait voler en éclat la famille, et donc, pour solutionner ce problème, la seule option est de revenir à des familles catholiques (chose que les féministes ne veulent surtout pas)

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Re: Féminisme chrétien et non féminisme

Message non lu par pierrot2 » lun. 18 nov. 2019, 18:37

mikesss a écrit :
lun. 18 nov. 2019, 14:36
Je ne justifie pas les maltraitances faites aux femmes, loin de là. Au contraire, nous sommes bien d'accord sur ce point, dans une famille vraiment catholique et stable, le problème des violences conjugales (de quelque type que ce soit), ne devrait pas se poser. Selon moi, la recrudescence des violences conjugales est justement due au fait qu'on a fait voler en éclat la famille, et donc, pour solutionner ce problème, la seule option est de revenir à des familles catholiques (chose que les féministes ne veulent surtout pas)
Effectivement, je vous avais mal compris, à tel point qu'en vous lisant, j'avais presque envie de défendre la cause féministe <:
J'aborderais le problème sous l'angle du couple, quant à moi, plutôt que de le situer au niveau de la famille, sans doute parce que les enfants n'ont pas nécessairement leur mot à dire, et aussi, pour remonter à Adam et Eve, parce qu'ils n'avaient pas d'enfant au moment ou le problème est apparu, càd. que le malin n'a pas attendu qu'ils aient des enfants pour les tenter.
Je ne suis pas au courant de l'antipathie des féministes pour la famille catholique, et encore moins ce qui pourrait la motiver, si ce n'est l'hypothèse que je fais depuis le début, le souci de parvenir à une liberté illusoire. La possibilité du divorce me semble presque salutaire pour le couple qui peut prendre du recul, se refaire une santé morale, mais cette position est périlleuse aussi pour le mari qui prend le risque de pousser sa femme à l'adultère dit Jésus. Ou alors il faut être ferme dans ses engagements, en dépit du divorce, pour demeurer fidèle à son conjoint, et ainsi se donner les moyens de ce recul salutaire. Peut-être qu'être fermement décidé à ne pas céder à l'infidélité (dans l'anticipation d'un éventuel divorce )suffit à prendre du recul, sans qu'il y ait besoin de divorcer!?!

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Re: Féminisme chrétien et non féminisme

Message non lu par pierrot2 » lun. 18 nov. 2019, 18:51

Fleur de Lys a écrit :
lun. 18 nov. 2019, 10:34
Non, je voulais dire que la Loi donne des droits aux femmes en genéral, droit de vote, droit de travailler indépendemment de l'accord de l'époux, droit d'avoir son propre compte en banque, droit de quitter le domicile conjugal AVEC les enfants si violences, droit d'être médecin, policière, soldate, etc. Des choses que nos grands-mères n'avaient pas. Si elles avaient un époux bon et juste, pas trop de soucis mais sinon?
Nous sommes d'accord. Je ne saurais applaudir sur les mauvais cotés de l'émancipation féminine, mais la tentative d'une génération de femme ne suffit pas à condamner à mes yeux cette moitié de l'humanité pour ses quelques égarements. Leur accorder une seconde chance serait un minimum, en plus de prendre sa part de péché bien sur, et avant de jeter la pierre

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Re: Féminisme chrétien et non féminisme

Message non lu par mikesss » mar. 19 nov. 2019, 8:06

pierrot2 a écrit :
lun. 18 nov. 2019, 18:37
Effectivement, je vous avais mal compris, à tel point qu'en vous lisant, j'avais presque envie de défendre la cause féministe <:
J'ai bien fait de préciser ma pensée alors :rire:
pierrot2 a écrit :
lun. 18 nov. 2019, 18:37
J'aborderais le problème sous l'angle du couple, quant à moi, plutôt que de le situer au niveau de la famille, sans doute parce que les enfants n'ont pas nécessairement leur mot à dire, et aussi, pour remonter à Adam et Eve, parce qu'ils n'avaient pas d'enfant au moment ou le problème est apparu, càd. que le malin n'a pas attendu qu'ils aient des enfants pour les tenter.
Pour ce coup là, je ne suis pas d'accord avec vous, on ne peut pas séparer le couple des enfants, puisque avoir des enfants est censé être inhérent au couple, et sa raison d'être. Cependant, il est vrai que la plupart des problèmes familiaux viennent de mauvaises relations de couple. Enfin, certaines problématiques posées par les féministes (comme le travail des femmes) ne peuvent se régler qu'en prenant en compte la présence d'enfant ou non au sein du couple.[/quote]
pierrot2 a écrit :
lun. 18 nov. 2019, 18:37
Je ne suis pas au courant de l'antipathie des féministes pour la famille catholique, et encore moins ce qui pourrait la motiver, si ce n'est l'hypothèse que je fais depuis le début, le souci de parvenir à une liberté illusoire.
L'antipathie envers la famille catholique ne concerne pas uniquement les féministes, mais plus généralement l'ensembles des "élites" qui ont bien compris que c'est ce noyau dur qui a permis à l'Eglise catholique de rester à flot en France durant le XIXème siècle, malgré une politique désastreuse. Et on peut remarquer que la religion catholique s'est délitée en France en grande partie après qu'ils ont commencé à s'attaquer à la famille.
Je pense que le désir de fausse liberté est la raison du féminisme des masses, mais pas des "élites" (qui se fichent bien des libertés individuelles de chacun); pour eux, c'est vraiment la haine de la religion catholique qui motive leurs actes (cf le Dieu créateur vs le dieu bon, avec le mythe primitif)
pierrot2 a écrit :
lun. 18 nov. 2019, 18:37
La possibilité du divorce me semble presque salutaire pour le couple qui peut prendre du recul, se refaire une santé morale, mais cette position est périlleuse aussi pour le mari qui prend le risque de pousser sa femme à l'adultère dit Jésus. Ou alors il faut être ferme dans ses engagements, en dépit du divorce, pour demeurer fidèle à son conjoint, et ainsi se donner les moyens de ce recul salutaire. Peut-être qu'être fermement décidé à ne pas céder à l'infidélité (dans l'anticipation d'un éventuel divorce )suffit à prendre du recul, sans qu'il y ait besoin de divorcer!?!
Je ne comprends pas très bien votre point de vue: comment pourrait-il y avoir divorce et fidélité conjointement? Peut-être entendez vous ici divorce par la séparation des corps, qui est autorisée par l'Eglise en cas de nécessité (et pas juste quand on en a assez de son conjoint). Mais cette séparation des corps n'est pas un divorce, on ne rompt pas notre engagement, on cesse juste la vie commune le temps de régler le problème (ce qui peut durer toute une vie).

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Re: Féminisme chrétien et non féminisme

Message non lu par pierrot2 » mar. 19 nov. 2019, 15:43

mikesss a écrit :
mar. 19 nov. 2019, 8:06
on ne peut pas séparer le couple des enfants, puisque avoir des enfants est censé être inhérent au couple, et sa raison d'être.
Il ne s agissait pas de séparer la famille, juste de rendre à chacun ce qui est sien. Or, comment rendre les enfants responsables autant que les parents des problèmes familiaux. C était là mon propos
mikesss a écrit :
mar. 19 nov. 2019, 8:06
L'antipathie envers la famille catholique ne concerne pas uniquement les féministes, mais plus généralement l'ensembles des "élites" qui ont bien compris que c'est ce noyau dur qui a permis à l'Eglise catholique de rester à flot en France durant le XIXème siècle, malgré une politique désastreuse.
Vous semblez mieux informé que moi. Je ne sais qu en penser. Les élites aussi ont des familles..
mikesss a écrit :
mar. 19 nov. 2019, 8:06
Je ne comprends pas très bien votre point de vue: comment pourrait-il y avoir divorce et fidélité conjointement?
.Le divorce peut être demandé pour se protéger de violence, par exemple. Ça ne signifie pas automatiquement que celui ou celle qui le demande ne reste pas fidèle à son conjoint violent. Je ne vois pas ce qui vous semble incompréhensible

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Re: Féminisme chrétien et non féminisme

Message non lu par mikesss » mar. 19 nov. 2019, 20:30

pierrot2 a écrit :
mar. 19 nov. 2019, 15:43
Il ne s agissait pas de séparer la famille, juste de rendre à chacun ce qui est sien. Or, comment rendre les enfants responsables autant que les parents des problèmes familiaux. C était là mon propos
Je ne dis pas qu'il faut tenir les enfants pour responsables des actes de leurs parents, mais de considérer les rôles et responsabilités de chacun dans la famille. Et comme le rôle des parents consiste à s'occuper de leur enfants, on ne peut pas sortir ceux-ci de l'équation.
pierrot2 a écrit :
mar. 19 nov. 2019, 15:43
Vous semblez mieux informé que moi. Je ne sais qu en penser. Les élites aussi ont des familles..
Certes, mais pas au sens catholique du terme (enfin, pour la plupart): ils ne conçoivent pas leurs devoirs de la même façon. Et c'est d'ailleurs pour cela qu'ils en arrivent à dire que les familles homosexuelles sont des familles à part entière.
pierrot2 a écrit :
mar. 19 nov. 2019, 15:43
Le divorce peut être demandé pour se protéger de violence, par exemple. Ça ne signifie pas automatiquement que celui ou celle qui le demande ne reste pas fidèle à son conjoint violent. Je ne vois pas ce qui vous semble incompréhensible
Le divorce, par nature, est la rupture du mariage; or, le mariage est un engagement à vie; donc divorcer consiste à rompre une promesse faite à son conjoint: il s'agit bien d'une infidélité. Après, pour se protéger des violences, comme je le disais précédemment, il y a la séparation des corps, qui permet à 2 conjoints de vivre séparés physiquement, mais ce n'est pas un divorce, le mariage reste entier.

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