Quand est ce que votre chemin a commencé à prendre forme?

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Et_ex_Patre
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Quand est ce que votre chemin a commencé à prendre forme?

Message non lu par Et_ex_Patre » mar. 25 janv. 2011, 18:42

En discutant avec l'une des membres du forum (et que je salue car elle se reconnaîtra), nous avons été amené à parler du/des moment(s) où la foi a germé. J'entends par là le moment où votre coeur s'est mis à battre à l'unisson pour dire que vous souhaitiez aller plus loin, ou même découvrir le Christ, Dieu et la parole divine.

Pour ma part, le jour de l'affirmation de ma foi (dans mon coeur), fût lors de mon passage à Notre Dame de Paris. Une vêpre débutait, ce que je ne savait pas du tout, et j'ai été pris d'un sentiment de bonheur, de repos, et comme une petit voie qui me disait "oui tu as trouvé" (en sachant que j'étais "attiré" et je pensais beaucoup au christianisme).

Alors quel fût votre moment?

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Griffon
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Re: Quand est ce que votre chemin a commencé à prendre forme

Message non lu par Griffon » mar. 25 janv. 2011, 19:13

J'avais 6 - 7 ans, j'étais en internat, et le soir, dans mon lit, je me sentais bien... abandonné.
La Vierge m'a fait comprendre que je n'étais pas seul, que j'avais aussi une Mère.

Griffon.
Jésus, j'ai confiance en Toi,
Jésus, je m'abandonne à Toi.
Mon bonheur est de vivre,
O Jésus, pour Te suivre.

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Et_ex_Patre
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Re: Quand est ce que votre chemin a commencé à prendre forme

Message non lu par Et_ex_Patre » mar. 25 janv. 2011, 19:17

Très belle rencontre...

etienne lorant
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Re: Quand est ce que votre chemin a commencé à prendre forme

Message non lu par etienne lorant » mar. 25 janv. 2011, 19:42

C'est du copié/collé !

Cet après-midi est lourd et de nouveau long et pénible à traverser. Ce que me recommande mon petit "ABC" de la vie intérieure, c'est de supporter calmement mon ennui et d'offrir au Seigneur ce que je ressens. J'avais résolu d'écrire ici mon expérience de conversion, en août 1985, mais suis-je capable d'aller au bout ? Essayons !

C'était un dimanche d'août. A 29 ans, j'avais ouvert ma boutique depuis deux ans, après avoir tenté de trouver ma voie au sein de services commerciaux (exportation) de diverses entreprises. Les affaires démarraient bien, mais je n'étais pas heureux. Il y a toujours plus à chercher. Les relations sentimentales de courtes durées, j'en avais assez. Le lundi de cette semaine-là, j'avais déclaré à la femme dont j'étais amoureux et qui s'éloignait: "Maintenant, tout çà m'est bien égal: je ferme la boutique, je rentre chez moi et, quitte à ne rien faire de toute ma vie, je n'arrêterai pas de chercher avant de savoir quelle est la cause de la condition malheureuse de l'homme."

Et aussitôt dit, aussitôt fait. Je suis rentré chez moi sans me rendre compte que j'avais emporté avec moi un petit opuscule, rédigé par un Jésuite, qui s'intitulait "Satan l'Adversaire". J'avais songé reprendre mes notes de philosophie, mais puisque ce petit livret m'était tombé sous la main, c'est par lui que j'ai commencé. A cette époque, il ne restait de mon baptême que la conviction de l'existence de Dieu, mais un Dieu que je réduisais ainsi: "Il y a plus de six milliards d'hommes sur la terre, comment croire que Dieu puisse s'intéresser à chacun ?" A mes propres yeux, j'étais assez lucide pour constater ma parfaite insignifiance et l'impact pratiquement nul de toute mon existence, dans le passé, le présent et l'avenir. Oui, j'avais beaucoup été attiré par "Le journal d'un curé de campagne", de Bernanos, mais n'était-ce pas chez moi un reste de sentimentalisme ?

J'ai feuilleté ce petit ouvrage et j'y avais relevé tout de même la prodigieuse astuce du serpent dans son dialogue avec Eve. Au lieu d'accuser Dieu directement, le démon contourne la conscience d'Eve, et lui pose une simple question « Alors, Dieu vous a dit : ‘Vous ne mangerez le fruit d’aucun arbre du jardin ?" Et Eve, pour avoir voulu corriger la question posée (car en fait, le fruit d'un seul arbre est interdit), se laissera entraîner par la virulence de l'accusation qui suit: " « Pas du tout ! Vous ne mourrez pas ! Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. »

Lorsque j'ai achevé ma lecture, plusieurs heures avaient passé. Quelque chose m'avait saisi, mais je ne parvenais pas à établir le lien avec d'autres lectures. Les jours ont passé. Le samedi précédant ma conversion, je me souviens qu'il y avait une fête foraine, que je m'étais laissé emporter dans la foule et plus la foule me pressait, plus je me sentais isolé: j'étais un être unique mais totalement impuissant à se rendre heureux lui-même ni rendre heureux qui que ce soit. Ce constat était si pénible ! Un instant, j'ai levé les yeux au ciel, mais quoi: dans la Bible, le ciel n'est que le symbole d'un ailleurs, pourquoi regarder le ciel, quand nous avons les pieds sur le sol ? J'ai traîné mon malaise jusque dans la nuit.

Pour dormir, plutôt que de regagner mon deux-pièces, j'avais demandé refuge pour une nuit dans mon ancienne chambre d'étudiant, dans la maison familiale. Il n'y avait plus que le lit, une table et une chaise... et le crucifix que l'on m'avait offert pour ma communion solennelle, un très lointain souvenir. A mon réveil, pourtant, lorsque j'ai ouvert les yeux, quelque chose m'a paru bizarre: la position du corps de plâtre n'était plus la même. La tête ne devait-elle pas reposer sur une des épaules, dans l'abandon de la mort ?

A ce moment-là, la "connaissance" de ce que j'étais en train de vivre me fut donnée. Ce n'était plus du plâtre, c'était un homme, un homme juste et parfaitement innocent qui me regardait avec une telle intensité d'amour... qu'il m'eût été difficile de ne pas m'écrier: "Non, je ne peux supporter cela ! Je ne veux pas ! Il n'est pas possible que l'amour aille jusque-là !"... Car le Christ était en train de mourir NON PAS parce que j'avais péché, mais parce qu'Il ne supportait pas de me voir entraîné dans le malheur PAR le péché...
Il m'apparût instantanément qu'un mensonge énorme avait frappé et marqué la raison humaine depuis le commencement de l'humanité. Le diable, dénoncé dans l'ouvrage cité, était tout autre chose qu'un sophiste ! Ici, mon récit devient flou. Il s'est passé longtemps, mais en réalité quelques minutes à peine. Je dois sauter quelques lignes d'écriture, car je ne sais pas quels mots employer... La vision du Christ en croix s'est estompée, j'avais pleuré beaucoup, une partie de moi avait adhéré tout à fait au Christ souffrant, le refusant d'abord, l'acceptant ensuite, mais sa mort était une perte épouvantable.

Un instant plus tard, on eût dit que chaque centimètre carré des murs de ma chambre avaient été recouverts d'un tapis sonore d'où j'entendis comme un chœur céleste proclamer : "Il y a plus de joie dans les Cieux pour un seul qui se repent, que pour cent justes qui n'ont pas besoin de repentir !". Et comme j'achevais d'entendre cette déclaration, aussitôt une joie extraordinaire m'a envahi. J'ai compris par la suite que j'avais vécu aussi la Résurrection. Cette joie m'a apporté, tout en même temps, la révélation des choses cachées (jusque-là) dans les Evangiles (que je n'avais pu percer avec ma raison), et une force qui m'a fait nommer cette joie: "onde d'énergie pure", mais par la suite, j'ai simplement dit: la Joie, avec la majuscule, pour la différencier de toute autre joie.

Évidemment, j'ai demandé de mourir tout de suite. Jamais ma lucidité ne m'a manqué dans l'événement que je rapporte: je savais très bien qu'après ce qui m'était advenu, je continuerais d'être libre de dire oui ou de dire non - que cet événement avait tout changé en moi, mais qu'il serait difficile de témoigner. Mais à la demande de mourir, j'ai perçu comme un fin sourire: avant de mourir, il faudrait tout de même tenter de témoigner un peu... Et c'est ainsi que, dans l'après-midi, j'ai commencé à rechercher un prêtre qui saurait m'entendre, car j'avais cru tout de même que si des hommes se font prêtre, c'était forcément qu'ils avaient vécu la même chose que moi - ou quelque chose de similaire. C'était le début d'un long chemin, qui n'est pas encore fini. J'avoue que je ne suis plus aussi disposé à mourir qu'autrefois, mais j'ajoute qu'un témoignage comme celui-ci est difficile à rédiger ... surtout parce que l'on revit ce que l'on a traversé.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Re: Quand est ce que votre chemin a commencé à prendre forme

Message non lu par Mistral » mar. 25 janv. 2011, 22:23

Je me souviens du moment où quelque chose de spécial à germé en moi.

En visite à Paris avec ma compagne de l'époque, nous entrons au Sacré Cœur. Une Messe s'y déroule et elle attire mon attention. Une célébration belle, simple et profonde qui entre en résonance avec le fond de mon cœur et de mon âme. Comme un mur qui se fissure en moi pour laisser entrer la lumière.

Mais à l'époque (il y a 12/13 ans, j'en avais autour de 25) il y avait encore beaucoup d'obstacles à faire tomber en moi et notamment le principal : l'orgueil qui empêche l'humilité de reconnaître que j'étais une créature de Dieu. C'est pour cela qu'il m'a fallu encore plusieurs années avant de réellement m'avouer à moi-même ma Foi en notre Seigneur. Jusqu'à ce que je me rende à l'évidence il y a environ 3 ans et qu'en retour, je sentis le besoin de Le rencontrer à la Messe de ma paroisse.

Je ne connaissais quasiment rien au déroulement de la Messe. Dans sa forme ordinaire, le prêtre dit à un moment :

"...Élevons notre cœur.
Nous le tournons vers le Seigneur.
Rendons grâce au Seigneur notre Dieu.
Cela est juste et bon."


Et je me mis à pleurer, alors que je ne pleure presque jamais.

C'est d'ailleurs un passage qui me fait fréquemment monter des larmes.

Voilà. :)
"Au lieu de craindre ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l'âme, craignez Celui qui peut précipiter dans la Géhenne corps et âme." (Matthieu 10 - 28)

"Chercher Dieu, c'est la foi, le trouver c'est l'espérance, le connaître c'est l'amour, le sentir c'est la paix, le goûter c'est la joie, le posséder c'est l'ivresse." (Marthe Robin - Si le grain de blé ne meurt)

"Ceux qui sont conduits par le Saint-Esprit ont des idées justes. Voilà pourquoi il y a tant d'ignorants qui en savent plus long que les savants." (Saint Curé d'Ars)

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Re: Quand est ce que votre chemin a commencé à prendre forme

Message non lu par mike.adoo » mer. 09 févr. 2011, 18:07

Tout a commencé dans une église de la banlieue toulousaine . Je n'avais pas dix ans et j'allais régulièrement à la messe ; entendez par là que mes parents m'expédiaient à l'église " à l'insu de mon plein gré " . J'aurais préféré de beaucoup aller me promener , mais gare! si mes parents l'avaient su !
L'église était donc un lieu de rencontre avec les copains ...Tous les prétextes étaient bons pour rire et plaisanter de ces plaisanteries douteuses et infantiles qui ne faisaient rire que nous .
Les filles et les garçons étaient séparés ... Nous regardions les filles discrètement et ces dernières regardaient les garçons furtivement .
J'abrège ... Habituellement , les homélies avaient sur moi l'effet d'un puissant soporifique et , de toute façon , ça ne m'intéressait pas !
Un dimanche comme les autres ... un prêtre a lu l'évangile et , contre toute attente , une phrase a attiré mon attention .
" Heureux celui qui croit sans avoir vu "
Il est inutile de préciser que je n'avais aucune idée de l'origine de cette phrase , mais je me souviens très bien m'être dit : " Hé bien moi , je veux croire sans avoir vu !"
Sur le moment , il ne s'est rien passé , ni émotion , ni larme , ni musique céleste ... Pourtant , depuis ce moment là , tout a basculé ...

Pour le reste , la suite est ici http://catechisme-adulte.blogspot.com/2 ... louse.html

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Re: Quand est ce que votre chemin a commencé à prendre forme

Message non lu par Alex101 » mer. 09 févr. 2011, 18:17

Pour ma part, c'est vers 8 ans que j'ai découvert Dieu et le Christ. Ma mère m'a inscrit au catéchisme (je ne sais plus si ce fut à ma demande). J'y suis allé plutôt pour retrouver mes amis que pour découvrir le Christ, dont je ne savais rien. Je me souviens d'avoir été bousculé, même bouleversé lorsque le prêtre (qui était présent chaque mercredi) nous a expliqué que Dieu était notre Père à tous. Etant d'une famille monoparentale et n'ayant jamais connu mon père, je me suis accroché à cet idée que quelqu'un veillait sur moi et m'aimait! C'est un peu futile, mais ma conversion date de cette phrase du prêtre qui m'a profondément touché.
"C'est le coeur qui sent Dieu, et non la raison."

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Re: Quand est ce que votre chemin a commencé à prendre forme

Message non lu par christiane » jeu. 10 févr. 2011, 16:51

Je n'ai vraiment retrouvé Dieu qu'il y a 8 ans, grâce à une homélie lue sur le Net. J'ai écrit et un prêtre m'a répondu. Je suis toujours en lien avec ce prêtre et Dieu ne m'a plus jamais quittée.

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Re: Quand est ce que votre chemin a commencé à prendre forme

Message non lu par Fée Violine » jeu. 10 févr. 2011, 20:35

Alex101 a écrit :Pour ma part, c'est vers 8 ans que j'ai découvert Dieu et le Christ. Ma mère m'a inscrit au catéchisme (je ne sais plus si ce fut à ma demande). J'y suis allé plutôt pour retrouver mes amis que pour découvrir le Christ, dont je ne savais rien. Je me souviens d'avoir été bousculé, même bouleversé lorsque le prêtre (qui était présent chaque mercredi) nous a expliqué que Dieu était notre Père à tous. Etant d'une famille monoparentale et n'ayant jamais connu mon père, je me suis accroché à cet idée que quelqu'un veillait sur moi et m'aimait! C'est un peu futile, mais ma conversion date de cette phrase du prêtre qui m'a profondément touché.
Je ne trouve pas que le besoin d'être aimé par un père soit futile!

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Re: Quand est ce que votre chemin a commencé à prendre forme

Message non lu par muirgheal » jeu. 10 févr. 2011, 23:00

Il y a diverses étapes :

- le moment ou j'ai voulu aller plus loin pour connaître le Christ, c'est le jour où j'ai pris mon courage à deux mains pour franchir les portes d'une église et assister à une messe. J'y suis allée avec cette interrogation dans ma tête : "Seigneur, si Tu es le Dieu des catholiques, fais-moi un signe, dis-moi que c'est bien Toi". J'ai assisté à cette messe et j'ai eu ma réponse, au-delà de mes espérances.

- le moment où j'ai souhaité devenir vraiment "pratiquante" : confession, messes régulières, père spirituel ... c'est lorsque j'ai vécu cette expérience merveilleuse dans une cathédrale (j'en parle dans la section témoignage).

- le jour où toutes mes réticenses se sont envolées et que je ne souhaite plus qu'une chose : suivre le Christ (que j'essaie de mettre en pratique du mieux que je peux), c'est après un week-end de convivence (= retraite) avec la communauté en novembre 2010.

Mais ma conversion totale fut sans doute après cette messe à la cathédrale, il y a un an à peu près.
Tu as frappé à la porte de mon cœur !
J'ai entendu ta voix et je t'ai ouvert.
Allume en mon cœur un grand feu de joie.

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Re: Quand est ce que votre chemin a commencé à prendre forme

Message non lu par espoir1001 » mer. 23 févr. 2011, 16:26

Moi, il a pris forme lors de ma rencontre avec mon compagnon mais ce fut lors d'un recueillement dans une petite église
près de chez lui, que j'ai vraiment pris la route même si lorsque je l'ai annoncée à une amie catholique m'a répondu "je ne suis pas étonnée, je le sentais" j'ai connu Jésus à 10 environ à travers une Bible et ce n'est que 40 après que j'ai pris véritablement le chemin
La foi ce n'est pas seulement être fidèle à Dieu, c'est vouloir entrer dans la fidélité de Dieu

Si tu vas au bout du monde tu y verras des traces de Dieu, si tu regardes au fond de toi tu y trouveras Dieu lui-même.
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Re: Quand est ce que votre chemin a commencé à prendre forme

Message non lu par coeurderoy » mer. 23 févr. 2011, 17:01

Enfant, à la Messe, la lecture de l'Evangile me semblait toujours "inouïe", les mots, les évènements racontés, la voix du prêtre étaient pour moi l'entrée "dans un autre monde", monde que je ressentais profondément universel, non contingent de l'époque ni d'une culture donnée...
J'oubliais tout cela entre quatorze et dix-neuf ans...A l'automne 76, la télévision diffusa l'Evangile selon Saint Matthieu, de Pasolini : un choc émotif et spirituel : pleurs de joie, tout ce que j'avais reçu enfant me revint d'un bloc et dès le lendemain j'affirmais ma foi en retournant à l'église...
"Le coeur qui rayonne vaut mieux que l'esprit qui brille"

Saint Bernard de Clairvaux

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Re: Quand est ce que votre chemin a commencé à prendre forme

Message non lu par Theobaldus » lun. 14 mars 2011, 23:14

Une homélie magnifique :)
"Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin des temps." Mt. 28, 20

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Re: Quand est ce que votre chemin a commencé à prendre forme

Message non lu par PaxetBonum » mar. 15 mars 2011, 22:08

Le Christ a toujours eu une place dans ma vie. Parfois bien faible… mais jamais totalement absent.
L'amorce s'est faites par la découverte de la forme extraordinaire du rite catholique. Enfin la messe ne m'apparaissait plus comme une perte de temps mièvre mais comme une véritable rencontre, un temps auprès du Roi des rois, instant béni.
Le coup de grâce fût ma rencontre avec St François d'Assise. Son christocentrisme m'a ouvert les yeux. L'Evangile devenait quelque chose que l'on pouvait vraiment suivre, jusque dans la lettre.
Depuis les épines ont poussées et le chemin me paraît parfois bien moins clair…
Pax et Bonum !
"Deus meus et Omnia"
"Prêchez l'Évangile en tout temps et utilisez des mots quand cela est nécessaire"

St François d'Assise

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