La confession : Etat des lieux

jean_droit
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La confession : Etat des lieux

Message non lu par jean_droit » ven. 16 janv. 2009, 14:12

Voici un très intéressant texte provenant de ZENIT sur l'état des lieux de la confession.

Congrès à Rome sur le rôle et l’actualité de la confession

Entretien avec l’évêque régent du Tribunal de la Pénitencerie apostolique

ROME, Mardi 13 janvier 2009 (ZENIT.org) - Jusqu'à quel point et comment le sacrement de la confession est-il pratiqué? Quelles sont les propositions pour faire comprendre aux fidèles l'importance de la confession? Quelles sont les tâches et les fonctions de la Pénitencerie apostolique? Pourquoi celle-ci était-elle si importantes dans les siècles passés et pratiquement inconnue aujourd'hui?

Pour répondre à ces questions et à d'autres encore, le plus ancien dicastère de la Curie romaine a organisé ces 13 et 14 janvier un symposium sur le thème: « La Pénitencerie apostolique et le sacrement de la pénitence. Parcours historiques, juridiques et théologiques, et perspectives pastorales ».

830 ans après sa fondation (1179), la Pénitencerie apostolique organise au palais de la chancellerie, à Rome, le premier événement public à caractère académique afin, non seulement de connaître la nature, la structure et les fonctions du dicastère, mais surtout pour offrir une plus large et plus précise compréhension sacramentelle du sacrement de la pénitence.

Au cours du symposium interviennent divers théologiens et canonistes catholiques experts en la matière. Les travaux s'achèveront par une table ronde où prendront la parole des représentants des Congrégations pour la doctrine de la foi, pour le culte divin et pour le clergé et du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens.

Pour connaître les finalités et les objectifs du symposium, ZENIT a interrogé Mgr Giovanni Francesco Girotti, évêque régent du Tribunal de la Pénitencerie apostolique.


Rappel historique :


ZENIT - Quelles sont les raisons à l'origine de ce symposium?

Mgr Girotti - Le premier objectif est d'offrir une information adéquate concernant les fonctions et les tâches de la Pénitencerie apostolique qui, bien qu'étant le plus ancien dicastère du Saint-Siège (cette année nous célébrons les 830 ans de sa constitution) reste peu connue, et même par une grande partie du clergé. Les différentes réflexions de nature historique, théologique sacramentelle et juridique, conduiront sans doute à une compréhension plus objective quant aux liens qui unissent la Pénitencerie apostoliques au sacrement de la pénitence.

ZENIT - A partir des années 70, le sacrement de la confession a été moins pratiqué. Dans certaines régions du monde, il a même pratiquement disparu. Quelle est la situation aujourd'hui?

Mgr Girotti - Je crois de mon devoir de signaler que la pastorale de la confession, au fil des années qui ont suivi le Concile de Trente, a toujours été traitée avec beaucoup de soin et que les choix précis qui ont été faits suivent la ligne de ce Concile.

Il est bon de rappeler aussi que ce Concile est celui qui a exposé de façon claire et de manière organique, la doctrine et la pensée de l'Eglise catholique sur la sacrement de la pénitence. Le changement de « mentalité » sur le sacrement de la pénitence et sur l'attitude pénitentielle en général, vient de certains documents publiés par le Saint-Siège après le Concile œcuménique Vatican II. Je vous en cite quelques uns: par exemple la Constitution apostolique « Paenitemini » du 17 février 1966, la Constitution apostolique « Reconciliatio et paenitentia », publiée par Jean Paul II en 1984, qui est d'ailleurs une synthèse des réflexions issues du synode des évêques sur le sacrement de la réconciliation.

Tous ces documents marquent indubitablement une époque décisive pour les nouvelles orientations données à la suite du Concile, mais ils sont en même temps à la limite d'une époque de profondes mutations, non seulement au niveau ecclésial, mais au niveau des mentalités mêmes. Des changements qui ont eu une forte incidence sur la pratique du sacrement de la réconciliation.

Il est absolument indéniable que dans l'Eglise d'aujourd'hui la situation du sacrement de pénitence n'est pas des meilleures, ni en ce qui concerne sa pratique, ni même en ce qui concerne sa compréhension.

Raisons de la désaffection de la confession :

La réforme préconisée par Vatican II et mise en œuvre ces dernières années, se réfère essentiellement au rite, et il semblerait qu'elle n'ait pas réussi à redonner vie ni à la compréhension juridique ni à la foi de ce sacrement. Même si les tentatives et les efforts n'ont pas manqué de la part d'un grand nombre de conférences épiscopales qui ont tenté des solutions, en recommandant surtout une multiplication des formes de pénitence. Il y a eu de part et d'autres des tentatives de susciter un nouveau regain d'intérêt pour la confession.

Certains diocèses ont organisé des campagnes pour encourager le recours à ce sacrement. Hélas, il est vrai aussi, de nos jours, que ce sacrement, tellement essentiel pour l'état et la sanctification de nos âmes, parait frappé d'une crise inquiétante. Il s'agit là d'un phénomène qui ne touche pas simplement l'ensemble des fidèles peu instruits en religion. Voulant faire un rapide diagnostic de mésestime et de désamour envers ce sacrement, je me limiterais à signaler:

a) Une certaine baisse de la compréhension sacramentelle de la pensée sacramentaire prise dans son ensemble, autrement dit une baisse de ce qui est sacramentel. Il a été dit récemment que beaucoup de personnes ne connaissent pas les fondements théologiques qui pourraient mieux faire comprendre et apprécier la confession. Depuis toujours la confession est un sacrement qui demande beaucoup d'efforts, fatiguant ; c'est un sacrement qui, dans son développement extérieur et dans sa formation, a subi de grands changements.

b) Un aspect fondamental, qui engendre ces changements dans l'administration du sacrement de la pénitence est certainement la nouvelle manière de concevoir le péché, l'affaiblissement du sens du péché. Il y a une perte du sens du « péché moral ». Pie XII lui-même disait déjà: « Le plus grand péché du monde d'aujourd'hui est peut-être celui d'avoir perdu le sens du péché »

c) Le sens du péché fait défaut parce que manque avant tout le sens de l'offense à Dieu; dans un monde sécularisé la présence de Dieu n'est pas considérée comme une présence saillante;

d) Selon certaines affirmations relevant de la psychologie, la préoccupation majeure est de ne pas culpabiliser et de ne pas poser de freins à la liberté.

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Re: La confession : Etat des lieux

Message non lu par eldjeuvabi » mar. 26 juil. 2011, 19:38

je profite du post pour demander comment on fait ? Ca fait un bail que j'y suis allé ....... :oops: :oops: :oops: :oops:

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Re: La confession : Etat des lieux

Message non lu par Anne » mer. 27 juil. 2011, 1:13

Le Cybercuré à la rescousse !

Comment se confesser
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…
".
2 Co 4, 8-10

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Re: La confession : Etat des lieux

Message non lu par steph » mer. 27 juil. 2011, 2:48

Petite question de casuistique: si pendant l'examen de conscience on ne reçoit pas la contrition, et que par conséquent on n'estime pas avoir le ferme propos de s'amender, si l'on retombe souvent voire quotidiennement dans tel péché que le psaume dit être "constamment devant soi" et que l'on ne fasse que si peu pour n'y point tomber, approcher du confessionnal est-il pertinent (Dieu y donnera la grâce du regret sincère et profond et la force de "se tenir en garde contre sa propre iniquité" comme dit un autre psaume) ou pas (ce serait une "moquerie", une hygiène d'un confort spirituel tout à fait superficiel)?
Cette question peut-elle légitimement nous être présente à l'esprit lorsque nous invitons (nous-même ou) autrui à se confesser?

Je connais quelques témoignages de confession-conversion qui me font pencher pour la première hypothèse; la démarche en-elle-même apporte ou conscientise un ferme-propos... La seconde proposition ne serait-elle pas une excuse pour s'épargner la conversion?
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Re: La confession : Etat des lieux

Message non lu par eldjeuvabi » mer. 27 juil. 2011, 9:03

merci pour le lien ;) ;)

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Re: La confession : Etat des lieux

Message non lu par patou » mer. 27 juil. 2011, 10:15

eldjeuvabi a écrit :je profite du post pour demander comment on fait ? Ca fait un bail que j'y suis allé ....... :oops: :oops: :oops: :oops:
Au pire, les prêtres guident les fidèles qui n'ont pas l'habitude. Il suffit de leur dire au début

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Re: La confession : Etat des lieux

Message non lu par cracboum » mer. 27 juil. 2011, 10:43

Identifier le péché et le distinguer des troubles psychologiques n'est pas chose facile. La connaissance du psychisme est devenue complexe et il ne faut pas espérer que les gens reviennent à la confession naïve d'autrefois. Beaucoup se considèrent d'ailleurs comme victimes de forces intérieures autant qu' extérieures avant d'être responsables, non sans raisons, et auraient plus besoin de se sentir compris, voire soignés, que jugés.

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Re: La confession : Etat des lieux

Message non lu par PaxetBonum » mer. 27 juil. 2011, 10:54

steph a écrit :Petite question de casuistique: si pendant l'examen de conscience on ne reçoit pas la contrition, et que par conséquent on n'estime pas avoir le ferme propos de s'amender, si l'on retombe souvent voire quotidiennement dans tel péché que le psaume dit être "constamment devant soi" et que l'on ne fasse que si peu pour n'y point tomber, approcher du confessionnal est-il pertinent (Dieu y donnera la grâce du regret sincère et profond et la force de "se tenir en garde contre sa propre iniquité" comme dit un autre psaume) ou pas (ce serait une "moquerie", une hygiène d'un confort spirituel tout à fait superficiel)?
On en parle ici :
http://www.cite-catholique.org/viewtopi ... 28&t=18242

Oui, il est pertinent d'aller se confesser si l'on a la ferme intention de ne plus pécher, si l'on se donne les moyens de ne plus pécher, même si au sortir du confessionnal on retombe. Il n'y a qu'à repartir à la case départ : confessionnal autant de fois qu'il le faudra.
On ne doit pas attendre la contrition parfaite pour se confesser : regretter l'offense faite à Dieu par amour pour lui
D'ailleurs une personne qui n'a pas le ferme propos de s'amender ira-t-elle s'accuser au confessionnal d'une faute qu'elle ne regrette pas ?

La contrition se reçoit-elle ?
Je dirais qu'elle se fait mûrir par la contemplation du décalage entre notre péché et l'amour de Dieu
Elle commence par le sentiment de culpabilité, la peur des peines que notre faute nous vaudrait si nous mourrions dans cet état
Ensuite elle devient une peine encore plus profonde quand l'on prend conscience de la peine faites à Dieu, de l'offense fait à l'Amour
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Re: La confession : Etat des lieux

Message non lu par PaxetBonum » mer. 27 juil. 2011, 14:16

cracboum a écrit :Identifier le péché et le distinguer des troubles psychologiques n'est pas chose facile. La connaissance du psychisme est devenue complexe et il ne faut pas espérer que les gens reviennent à la confession naïve d'autrefois. Beaucoup se considèrent d'ailleurs comme victimes de forces intérieures autant qu' extérieures avant d'être responsables, non sans raisons, et auraient plus besoin de se sentir compris, voire soignés, que jugés.
Je ne sais pas si, précisément, on n'a pas voulu mettre une étiquette de maladie physique ou mentale au péché pour déculpabiliser tout le monde
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Re: La confession : Etat des lieux

Message non lu par Harfang » mer. 27 juil. 2011, 15:49

Peut-être que si on rappelait avec vigueur qu'une âme qui ne se confesse pas est une âme qui se damne, ça ramènerait du monde au tribunal de la pénitence... A notre époque, et jusque dans l'Église, on se répand trop en discours lénifiants sur la question... On croirait entendre des politiques...

La Vérité est un tison ardent ; il ne faut pas avoir peur de l'empoigner à pleines mains, quitte à se brûler les paumes.

Le drame de notre époque (qui plonge ses racines jusque dans la Renaissance), c'est que l'homme a oublié qu'il était un pécheur, qu'il n'était que misère et que si la Miséricorde de Dieu ne venait le secourir à chaque instant, il retomberait en poussière à la seule prise de conscience de sa condition lamentable.

« Connaissez donc, superbe, quel paradoxe vous êtes à vous-même ! Humiliez-vous, raison impuissante ! Taisez-vous, nature imbécile ! Apprenez que l'homme passe infiniment l'homme et entendrez de votre Maître votre condition véritable que vous ignorez. » Blaise Pascal, Pensées.
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Re: La confession : Etat des lieux

Message non lu par cracboum » mer. 27 juil. 2011, 19:25

PaxetBonum a écrit :
cracboum a écrit :Identifier le péché et le distinguer des troubles psychologiques n'est pas chose facile. La connaissance du psychisme est devenue complexe et il ne faut pas espérer que les gens reviennent à la confession naïve d'autrefois. Beaucoup se considèrent d'ailleurs comme victimes de forces intérieures autant qu' extérieures avant d'être responsables, non sans raisons, et auraient plus besoin de se sentir compris, voire soignés, que jugés.
Je ne sais pas si, précisément, on n'a pas voulu mettre une étiquette de maladie physique ou mentale au péché pour déculpabiliser tout le monde
Vous ne prenez pas parti Paxbonum, mais les névroses, qui peuvent affecter gravement la personnalité, et les psychoses, qui fausent le jugement, sont bien des maladies et pas qu'une étiquette. D'ailleurs les confesseurs sont tenus d'en tenir compte. Le problème c'est la difficulté du diagnostique dans le cadre d'une confession. La direction spirituelle en est évidemment le complément indispensable, faute de quoi la confession risque de faire plus de mal que de bien à des gens fragilisés.

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Re: La confession : Etat des lieux

Message non lu par cracboum » mer. 27 juil. 2011, 19:30

Harfang a écrit :Peut-être que si on rappelait avec vigueur qu'une âme qui ne se confesse pas est une âme qui se damne, ça ramènerait du monde au tribunal de la pénitence... A notre époque, et jusque dans l'Église, on se répand trop en discours lénifiants sur la question... On croirait entendre des politiques...

La Vérité est un tison ardent ; il ne faut pas avoir peur de l'empoigner à pleines mains, quitte à se brûler les paumes.

Le drame de notre époque (qui plonge ses racines jusque dans la Renaissance), c'est que l'homme a oublié qu'il était un pécheur, qu'il n'était que misère et que si la Miséricorde de Dieu ne venait le secourir à chaque instant, il retomberait en poussière à la seule prise de conscience de sa condition lamentable.

« Connaissez donc, superbe, quel paradoxe vous êtes à vous-même ! Humiliez-vous, raison impuissante ! Taisez-vous, nature imbécile ! Apprenez que l'homme passe infiniment l'homme et entendrez de votre Maître votre condition véritable que vous ignorez. » Blaise Pascal, Pensées.
La miséricorde de Dieu ne va pas jusqu'à sauver les gens qui ne se confessent pas de l'enfer ?

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Re: La confession : Etat des lieux

Message non lu par steph » mer. 27 juil. 2011, 22:55

PaxetBonum a écrit : Oui, il est pertinent d'aller se confesser si l'on a la ferme intention de ne plus pécher, si l'on se donne les moyens de ne plus pécher, même si au sortir du confessionnal on retombe. Il n'y a qu'à repartir à la case départ : confessionnal autant de fois qu'il le faudra.
Ma question porte sur le cas où cette intention n'est pas là... Soit que l'on ne comprenne pas en quoi telle ou telle chose est un péché, soit que, bien qu'on l'admette intellectuellement et objectivement, on ne le conçoive pas subjectivement et intérieurement, qu'on n'éprouve pas de honte, ni de regret et encore moins de peine d'avoir offensé Dieu.

La question m'est venue à l'esprit en lisant les Provinciales de Pascal et dans l'une ou l'autre discussion où l'argument de "ne rien faire de mal", "cesser de considérer telle chose comme un crime" revient comme une formule rituelle qui ferait que telle chose n'est plus péché... Tel n'est pas le cas, évidemment, mais cette "formule" (cet état d'esprit) empêche le ferme propos, non?
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Re: La confession : Etat des lieux

Message non lu par PaxetBonum » jeu. 28 juil. 2011, 8:38

steph a écrit : Ma question porte sur le cas où cette intention n'est pas là... Soit que l'on ne comprenne pas en quoi telle ou telle chose est un péché, soit que, bien qu'on l'admette intellectuellement et objectivement, on ne le conçoive pas subjectivement et intérieurement, qu'on n'éprouve pas de honte, ni de regret et encore moins de peine d'avoir offensé Dieu.
Imaginons un voleur
Il a volé mais pour lui ce n'est pas un péché car c'est un petit objet sans valeur qu'il a pris
Mais on lui a appris que le vol était un péché
Il est donc en porte à faux avec sa conscience
Si il s'en ouvre à son confesseur il ne peut recevoir l'absolution que si finalement il admet avoir commis un péché (même si sur l'instant il n'en éprouve toujours pas de honte, il ne veut que se conformer aux commandements de Dieu)
Si il ne reconnaît pas sa faute, il ne peut obtenir le pardon de ce qu'il ne regrette pas
Ensuite lui est demandé réparation : cesser le péché autant que cela est possible.
Ici ne plus voler et restituer les objets volés.
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Re: La confession : Etat des lieux

Message non lu par Harfang » jeu. 28 juil. 2011, 14:56

cracboum a écrit : La miséricorde de Dieu ne va pas jusqu'à sauver les gens qui ne se confessent pas de l'enfer ?
Les voies du Seigneur sont impénétrables, mais négliger le sacrement de pénitence est dans tous les cas dangereux pour le salut.
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