Le code de droit canonique est-il appliqué?

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Carhaix
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Re: Le code de droit canonique est-il appliqué?

Message non lu par Carhaix » mar. 30 avr. 2019, 10:57

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Dernière modification par Carhaix le dim. 14 juil. 2019, 2:58, modifié 1 fois.

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Suliko
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Re: Le code de droit canonique est-il appliqué?

Message non lu par Suliko » mar. 30 avr. 2019, 11:18

Jean-Mic a écrit :
mar. 30 avr. 2019, 10:38
Suliko a écrit :
lun. 18 juin 2018, 20:49
Et bien soit, prenons le Code de 1983 : est-il appliqué ? Non. En fait, des pans entiers du Code sont tout simplement ignorés.
Qu'est-ce qui vous permet de dire ça ? Avez-vous des exemples précis ?
Oui. Je vous donne quelques exemples avec quelques commentaires de ma part :
Can. 793 - § 1. Les parents, ainsi que ceux qui en tiennent lieu, sont astreints par l'obligation et ont le droit d'éduquer leurs enfants; les parents catholiques ont aussi le devoir et le droit de choisir les moyens et les institutions par lesquels, selon les conditions locales, ils pourront le mieux pourvoir à l'éducation catholique de leurs enfants.
§ 2. Les parents ont aussi le droit de bénéficier de l'aide que la société civile doit fournir et dont ils ont besoin pour pourvoir à l'éducation catholique de leurs enfants.
Can. 794 - § 1. À un titre singulier, le devoir et le droit d'éducation appartiennent à l'Église à qui a été confiée par Dieu la mission d'aider les hommes à pouvoir parvenir à la plénitude de la vie chrétienne.
§ 2. Les pasteurs d'âmes ont le devoir de prendre toutes dispositions pour que tous les fidèles bénéficient d'une éducation catholique.

Can. 798 - Les parents confieront leurs enfants aux écoles où est donnée une éducation catholique; s'ils ne peuvent le faire, ils sont tenus par l'obligaion de veiller à ce qu'il soit pourvu en dehors de l'école à l'éducation catholique qui leur est due.
Je ne vois pas en quoi cette partie du droit canon est suivie. Autrefois, les pasteurs étaient très clairs sur l'obligation de donner une éducation catholique aux enfants et de ne pas les envoyer dans des écoles sans Dieu. Ce n'est plus du tout le cas aujourd'hui. Par ailleurs, beaucoup d'écoles dites catholiques ne le sont guère que de nom.
Can. 867 - § 1. Les parents sont tenus par l'obligation de faire baptiser leurs enfants dans les premières semaines; ils iront trouver leur curé au plus tôt après la naissance et même avant, afin de demander le sacrement pour leur enfant et d'y être dûment préparés.
Cela non plus n'est pas respecté. En parcourant les nouvelles de ma paroisse d'origine, je remarque que les parents attendent des mois, voire une année ou deux avant de faire baptiser leurs enfants, alors qu'il en va du salut de leur âme.
Can. 868 - § 1. Pour qu'un enfant soit baptisé licitement, il faut:
2 qu'il y ait un espoir fondé que l'enfant sera éduqué dans la religion catholique; si cet espoir fait totalement défaut, le baptême sera différé, selon les dispositions du droit particulier, et les parents informés du motif.
Là encore, ce n'est pas respecté. Beaucoup de parents ne sont pas du tout croyants et ne donneront aucune véritable éducation catholique à leurs enfants. Je sais que c'est une question difficile, mais il me semble tout de même que plus de prudence serait de mise.
Can. 916 - Qui a conscience d'être en état de péché grave ne célébrera pas la Messe ni ne communiera au Corps du Seigneur sans recourir auparavant à la confession sacramentelle, à moins d'un motif grave et qu'il ne soit dans l'impossibilité de se confesser; en ce cas, il n'oubliera pas qu'il est tenu par l'obligation de faire un acte de contrition parfaite, qui inclut la résolution de se confesser au plus tôt.
Beaucoup de personnes ne se confessent plus depuis des décennies et communient quand même. Ou alors elles se confessent, mais suivent leurs propres lumières pour déterminer ce qui est péché et ce qui ne l'est pas, et pas l'enseignement de l'Eglise.
Can. 1124 - Le mariage entre deux personnes baptisées, dont l'une a été baptisée dans l'Église catholique ou y a été reçue après le baptême, et qui ne l'a pas quittée par un acte formel, et l'autre inscrite à une Église ou à une communauté ecclésiale n'ayant pas la pleine communion avec l'Église catholique, est interdit sans la permission expresse de l'autorité compétente.
Can. 1125 - L'Ordinaire du lieu peut concéder cette permission s'il y a une cause juste et raisonnable; il ne la concédera que si les conditions suivantes ont été remplies:
1 la partie catholique déclarera qu'elle est prête à écarter les dangers d'abandon de la foi et promettra sincèrement de faire tout son possible pour que tous les enfants soient baptisés et éduqués dans l'Église catholique; 2 l'autre partie sera informée à temps de ces promesses que doit faire la partie catholique, de telle sorte qu'il soit établi qu'elle connaît vraiment la promesse et l'obligation de la partie catholique; 3 les deux parties doivent être instruites des fins et des propriétés essentielles du mariage, qui ne doivent être exclues ni par l'un ni par l'autre des contractants.
Là encore, il y a beaucoup de relâchement dans ces concessions à des mariages mixtes qui, à la base, ne sont permis que par mesures d'exception dans certaines circonstances bien particulières. Autrefois, on tendait de dissuader le plus possible la partie catholique de contracter une telle union.
Can. 1184 - § 1. Doivent être privés des funérailles ecclésiastiques, à moins qu'ils n'aient donné quelque signe de pénitence avant leur mort:
1 les apostats, hérétiques et schismatiques notoires;
2 les personnes qui auraient choisi l'incinération de leur propre corps pour des raisons contraires à la foi chrétienne;
3 les autres pécheurs manifestes, auxquels les funérailles ecclésiastiques ne peuvent être accordées sans scandale public des fidèles.
§ 2. Si quelque doute surgit, l'Ordinaire du lieu, au jugement duquel il faudra s'en tenir, sera consulté.
Can. 1185 - Toute messe d'obsèques doit être aussi refusée à la personne exclue des funérailles ecclésiastiques.
En lisant les annonces mortuaires et d'une manière plus générale en regardant ce qui se passe autour de moi, je constate que l'on accorde des funérailles catholiques à des pécheurs publics, car cela est considéré comme un droit.
Assez longtemps la foule a entendu parler de ce qu'on appelle les droits de l'homme ; qu'elle entende parler quelquefois des droits de Dieu ! (Léon XIII)

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