L'homosexualité, une blessure ?

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Eurynome
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Re: La manif pour tous ... et après

Message non lu par Eurynome » mar. 04 juin 2013, 14:27

jeanbaptiste a écrit : Pas plus abstrait que votre propre point de vue qui justifie également tout et n'importe quoi : la modification généralisée de l'être humain, l'eugénisme, le refus de toute norme exceptée celle de ma volonté propre etc. etc.
J'ai préalablement précisé que cette vision n'était pas partagée, pour diverses raisons: superstition (le mythe de Frankenstein), crainte des effets secondaires (appauvrissement génétique - bien que lorsque j'ai exposé mon idée, j'ai abordé brièvement l'hybridation homme-animal), nécessité d'une justice sociale (le cas des enfants du Bengladesh que vous abordez), méfiance vis à vis de ceux qui disposent des outils (Umbrella Corpora...pardon, je veux dire Mon Santo).
jeanbaptiste a écrit : Mais il y a un hic. La vision athée-libertaire montre vite ses limites, ou du moins son iniquité. Car, soyons franc, qui a demandé aux embryons avortés s'ils étaient d'accord que nous les avortions ?
Une embryon est-il conscient et est-il en état de répondre?
jeanbaptiste a écrit : Qui demande aux aux personnes dans le coma que nous les euthanasions pour libérer des places d'hôpital ?
Contrairement à ce qui est dit de droite à gauche, l'euthanasie vise avant tout à respecter la volonté du patient: s'il a précisé la marche à suivre si jamais il se retrouvait réduit à un état inacceptable, que cette volonté soit respectée.
jeanbaptiste a écrit : Qui demande aux cathos s'ils sont d'accord qu'on les traite en tout impunité d'homophobes quand ils passent eux-mêmes leur temps à expliquer que leur combat n'est pas un combat contre les homosexuels ?
Alors pourquoi fait-on face à des affirmations du style "L'homosexualité est une sexualité blessée"?
L'homophobie ne se manifeste pas toujours par l'action violente du nazillon de service qui "casse du pédé": elle peut prendre aussi le ton paternaliste de la figure de l'expert (prêtre, pédagogue, autorité) qui signifie à l'homosexuel que sa sexualité n'est pas normale - et qu'il faut agir.
Je suis cependant d'accord avec vous que le qualificatif "homophobe" a été sur-utilisée et est complétement décrédibilisé, à force de le crier à tout va. Pour ma part, j'ai toujours réussi à argumenter sans utiliser ce terme - et mine de rien, le verbe n'en restait que plus polie. :fleur:
jeanbaptiste a écrit : Mais surtout qu'il est une idéologie (au sens neutre) totalement inique en ce qu'elle ne favorise en réalité que la liberté des plus forts (à mort les embryons, les vieux, et les inaptes) et des plus riches (l'homme cybernétique n'est pas pour les pauvres types au Bengladesh qui meurent de surmenage dans les usines H&M, fournissant la mode bon marché pour les occidentaux consuméristo-libertaires ...).
Mais nombre d'athée (ou assimilés comme tel) luttent également contre la dérive consumériste, la dictature de l'argent, la loi du plus fort! Si j'ai rajouté un "à priori" à ma vision utopiste, ce n’est pas pour rien!
jeanbaptiste a écrit : Alors, que voulez-vous, d'un point de vue intellectualiste et neutre, personne n'a par définition tort ni raison. Nous ne sommes en face que d'options philosophiques possibles. D'un point de vue moral, permettez-moi de croire que le christianisme est objectivement infiniment supérieur à l'horreur libertaire-athée qui n'est jamais, in fine, que le règne du plus fort.
Le monde "libertaire-athée" ne se prétend pas parfait mais cherche à l’être, il cherche à s'améliorer. Alors que le monde "catholique" ne me semble que viser que l'immobilité: rien ne change car rien ne saurait discuter de l'ordre divin.
La "nature propre" de l'homme... Vous avez une thèse scientifique sous la main pour appuyer ce concept?
Si la science (au sens moderne) était la seule instance à pouvoir statuer sur ce qui est bon et vrai, il vous faudrait vous départir de beaucoup de certitudes qui encombrent votre quotidien.[/quote]
On me présente ce terme comme une vérité, j'interroge du coup. C'est quoi la "nature propre" de l'homme? Qui l'a définie?
Raistlin a écrit :Quant au fait que « de nos jours », l’homosexualité est acceptée, je ne vois pas bien en quoi c’est un critère de vérité. Il n’y a pas si longtemps, l’esclavage était fort bien accepté.
Et il y a longtemps, on trouvait également normale de mettre à mort les homosexuels et autres "déviants".
Raistlin a écrit :Ce qui participe à la même logique que celle de faire passer l’homosexualité pour quelque chose de normal : c’est un déni de réalité.
La réalité n'est pas immuable: pour rajouter une fenêtre à votre maison, vous modifiez bien un mur?
Est ce que l’être humain doit être réduit à une souche génétique précise et à une enveloppe corporelle vierge de toute modifications?
Raistlin a écrit :De même l’homosexualité est un trouble de la sexualité car elle empêche la sexualité d’atteindre un de ses buts évidents : la perpétuation de l’espèce. C’est une évidence que les organes sexuels mâles et femelles sont complémentaires et visent un but bien précis. Je ne réduis pas la sexualité à la seule fonction reproductive, mais j’affirme qu’en étant irrémédiablement incapable d’atteindre cette finalité, l’homosexualité fait ainsi la preuve de son dysfonctionnement.
Si la reproduction n'est pas la finalité alors en quoi ce serait un critère pour juger de l'homosexualité?
Vous savez que la sexualité a acquis une dimension sociale?
Raistlin a écrit :Mais pourquoi faut-il toujours qu’on nous serve cet argument inepte ? Bref, je répète ce qui a été dit à peu près 1 milliard de fois sur ce forum : comparer la stérilité accidentelle d’un couple hétérosexuel et la stérilité naturelle d’un couple homosexuel est une ineptie. Car ce qui est en cause dans la stérilité du couple hétérosexuel, c’est un accident, un trouble et non leur sexualité. Ce qui est en cause dans la stérilité du couple homosexuel, c’est leur sexualité même.
Ben justement: l'"accident" vient d'où?
Raistlin a écrit :
La sexualité n'a pas pour unique visée la procréation. Vous savez que l'homosexualité existe dans la nature?
Et alors ? Il existe des vaches qui naissent avec deux têtes : c’est normal selon vous ? Certains humains naissent sans bras et sans jambes : c’est normal selon vous ?
Vous semblez oublier qu’il se produit tout simplement des accidents dans la nature, des troubles. L’homosexualité en fait partie.
Par cette phrase, je voulais juste souligner l'exemple d'animaux ayant incorporé l'homosexualité dans leur fonctionnement. Le cas du bonobo est le plus parlant.
Raistlin a écrit :Si tous les humains avaient des comportements homosexuels, l’espèce humaine aurait disparu. Dans la nature, c’est le signe évident d’un trouble lorsqu’une espèce ne peut se reproduire.
Je vais vous paraphraser "Mais pourquoi me sort-on toujours cet exemple inepte"?
L'homosexualité n'a jamais revendiqué remplacer l'hétérosexualité.
jeanbaptiste a écrit :Si vous voulez changer de sexe, avoir deux pénis, et trois tête, why not, si cela vous fait plaisir ! Après tout, il n'y a pas de nature humaine.
Mais si on s'aperçoit dans le ventre de votre mère que vous allez naître avec deux pénis, sans bras et une légère déficience intellectuelle : avortement.
-On ne sait pas encore guérir la déficience intellectuelle.
-Ce sont les parents qui décident - et c'est très bien comme ça.
Dernière modification par Eurynome le mar. 04 juin 2013, 14:47, modifié 1 fois.

jeanbaptiste
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Re: La manif pour tous ... et après

Message non lu par jeanbaptiste » mar. 04 juin 2013, 14:48

Une embryon est-il conscient et est-il en état de répondre?
L'embryon n'est pas en mesure de vous répondre, mais l'enfant qu'il aurait du être si. Car, que vous le vouliez ou non, un embryon est une personne déterminée. Tel embryon ne donnera pas n'importe qui, ni n'importe quoi, mais une personne humaine singulière et unique. Tuer un embryon c'est tuer une personne. Et même si on pense que la personne n'apparaît que lorsque l'on dispose d'une conscience ou d'une sensibilité, un embryon est toujours une personne en puissance bien singulière et bien déterminée.

Mais voyez, il y a aussi des personnes qui ne peuvent répondre : les personnes muettes, mutilées ou handicapées mentalement. Cela nous donne-t-il le droit de les massacrer complaisamment ?
Contrairement à ce qui est dit de droite à gauche, l'euthanasie vise avant tout à respecter la volonté du patient: s'il a précisé la marche à suivre si jamais il se retrouvait réduit à un état inacceptable, que cette volonté soit respectée.
Donc quand on euthanasie une personne qui est dans le coma je dois bien comprendre qu'on lui a demandé son avis ?

Car, oui, il y a cette idée de la "carte euthanasie" comme il y a une carte de "don d'organes".

Mais la vérité c'est qu'à chaque fois que l'on discute en vrai de l'euthanasie, ce que veulent les gens c'est ne pas avoir à supporter "l'entretien" de son épouse dans le coma depuis trois ans, ou de son enfant tétraplégique.

Sinon pourquoi toujours nous présenter les assassinats de personnes dans ces situations comme des actes d'amour, y compris quand nous ne savons pas (ou que nous sommes sûr !) si la personne tuée était consentante ?
On me présente ce terme comme une vérité, j'interroge du coup. C'est quoi la "nature propre" de l'homme? Qui l'a définie?
Bah dans le cas présent, c'est le bon sens qui la définie. Tout le monde sait qu'une sexe mâle et un sexe femelle ça donne des enfants, mais que tout autre combinaison n'en donne pas. C'est même très prouvé scientifiquement si vous voulez savoir.

Après la notion de "nature" au sens large est sujette à moult débat, et ça n'est certainement pas la science qui nous aidera ici.
L'homophobie ne se manifeste pas toujours par l'action violente du nazillon de service qui "casse du pédé": elle peut prendre aussi le ton paternaliste de la figure de l'expert (prêtre, pédagogue, autorité) qui signifie à l'homosexuel que sa sexualité n'est pas normale - et qu'il faut agir.
Ah tiens, le paternalisme, ça faisait longtemps.
Mais nombre d'athée (ou assimilés comme tel) luttent également contre la dérive consumériste, la dictature de l'argent, la loi du plus fort! Si j'ai rajouté un "à priori" à ma vision utopiste, ce n’est pas pour rien!
Oh, ça je le sais, mon épouse est athée et "décroissante" (moi aussi), très critique vis-à-vis de la dérive eugéniste que nous vivons etc. etc.

Je ne parlais pas des athées, mais des conséquences théoriques de l'athéisme libertaire.

Nous ne connaîtrons sans doute jamais une société parfaitement "libertaire", tout comme nous n'avons jamais connus de société vraiment "chrétiennes".

La société vraiment chrétienne, c'est le Royaume de Dieu, et ce Royaume n'est pas pour ce monde-ci, même s'il y chemine.

C'est pareil pour la petite image caricaturale que je donnais du libertarisme athée.

Cependant, je pense fondamentalement que la forme radicale du libertarisme athée c'est le règne du plus fort. Disons-le tout net : c'est le règne de Satan.

Mais soyez sans crainte, cela n'arrivera sans doute jamais dans sa forme radicale, le monde est trop divers pour cela. L'homme est trop divers, trop tiraillé, trop marqué par des idées, des pratiques, des héritages contradictoires.

Mais si nous voulons juger du bien fondé d'une chose, il faut interroger les fondements, et je pense que les fondations du libertarisme athée sont intrinsèquement mauvaises.

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Suliko
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Homosexualité

Message non lu par Suliko » mar. 04 juin 2013, 14:53

Avant d’être chrétien, les ancêtres des Français étaient polythéistes. Pourquoi se focaliser sur le catholicisme alors que le druidisme fait aussi partie de l'histoire?
Le fait est que le polythéisme a bien moins imprégné notre culture que le christianisme et la pensée gréco-latine. Ce n'est là pas une focalisation injuste, mais le rappel d'une évidence historique.
Il ne s'agit pas de rejeter le passé mais d'éviter qu'il ne règne sur le présent. L'homme a évolué. La société a évolué. La technologie a évolué.
Et la société ne cesse d'évoluer...En quoi cette évolution devrait-elle conduire au rejet de notre passé? (Car il y a bien rejet de notre passé chrétien, cf le refus de la mention des racines chrétiennes de l'Europe.)
Il ne s'agit d'ailleurs pas pour le passé de régner sur quoi que ce soit, mais de ne pas être nié ou caricaturé.
Par ailleurs, l'homme est au fond toujours le même, malgré les changements.
Ah? Quel passage?
Je vous laisse relire tout le Nouveau Testament. :)
L'"impact" n'est pour le moment appuyé que par une étude pour le moins discuté.
Si la loi permet la PMA pour les couples homosexuels, certains enfants seront effectivement privés de leur droit à un père et une mère. Que l'on juge ce manque sans incidences ne change rien au fait en lui-même.
Vous l'avez constaté vous-même: les catholiques sont minoritaires. Au nom de quoi l'Etat devrait-il accorder une place plus importante à l'Eglise? La majorité des citoyens ne se reconnaissent pas ou plus dans ce concept.
Au nom de rien du tout...Mais au nom de quoi fut adoptée la loi de 1905 dans un pays encore majoritairement catholique?
Et l'Eglise n'est pas un "concept", mais une réalité.
La société laïque reconnaît la liberté de culte et permet aux croyants de pratiquer leur foi, en toute liberté. Vous refusez l'avortement: rien ne vous oblige à avorter. Vous rejetez le principe d'union homosexuelle? L'Etat ne vous oblige aucunement à les célébrer.
L'avortement étant un meurtre, il est de mon devoir d'être humain que de rejeter cette loi et de lutter pour son abrogation.
Quant au mariage homosexuel: le pouvoir a-t-il le droit de changer la définition du mariage, d'ôter aux mots leur sens? Bien sûr que non...
Cf mon message précédent sur la prétendue neutralité philosophique de la société actuelle. C'est une erreur de croire que le christianisme a été relégué dans la sphère privée (absurde!) pour être remplacée par une totale neutralité appelée laïcité...On entend d'ailleurs toujours répéter que la laïcité est la seule mesure permettant la cohabitation harmonieuse des diverses religions. Or, en 1905, la France métropolitaine était très majoritairement catholique (si ce n'est pas la pratique, au moins culturellement et par héritage), du coup, l'explication ne tient plus...
Mieux, si jamais un fou furieux "anticléricaliste sauvage" ou un islamiste notoire venait au pouvoir, c'est le principe de laïcité qui l’empêcherait de vous interdire d'être chrétien.
Si l'Etat était chrétien, il n'y aurait de toute façon pas ce risque!
Ce qui me dérange dans notre société contemporaine, c'est le rejet des réalités spirituelles, le refus de voir autre chose en l'homme qu'un être matériel et mortel. Voilà pourquoi je préfère de loin une société dans laquelle le christianisme aurait une réelle influence (y compris dans les lois).
Par ailleurs, il est très difficile d'être catholique à l'heure actuelle, ne serait-ce que parce l'idéologie dominante ne se soucie pas de Dieu et des réalités supérieures. Vous parlez souvent du caractère neutre et laïque de l'Etat. Selon vous, lorsqu'à l'école, l'on enseigne aux enfants que l'homosexualité est une sexualité comme une autre, que la contraception est normale et l'avortement un choix, est-on neutre?
Est ce que de tels libertés et protections existeraient sous un régime catholique? Je n'en suis pas si sûr.
La liberté véritable étant de reconnaître et de se conformer au bien, oui, un régime catholique serait plus susceptible de nous éviter des lois iniques comme celles-ci...
Le problème, c'est qu'on utilise le mot "liberté" à toutes les sauces...
L'homme n'a pas acquis une intelligence pour se conformer aux diktats de la nature:
-quand la nature dit "tu souffriras des parasites et de la maladie", l'homme invente la médecine
-quand la nature dit "tu n'auras ni griffes ni crocs", l'homme invente les armes
-quand la nature dit "tu n'auras ni la force ni la vitesse", l'homme invente les machines
-quand la nature dit "tu affronteras tes rivaux", l'homme invente la diplomatie.
Sauf que jamais la médecine ne permettra à deux personnes de même sexe de donner la vie!

Bref, le message de jeanbaptiste sur les deux orientations philosophiques différentes de l'athée et du catholique résume également assez bien ce que je pense.

Suliko

P.S.: Vous évoquez un monde athée qui chercherait en permanence le bien et l'amélioration et un monde catholique - l'immobilisme. C'est tout à fait faux, mais le fait est qu'un catholique pense fermement que l'on ne peut vivre bien sans Dieu, qu'une société qui rejette Dieu ne rendra jamais l'homme véritablement heureux, mais qu'au contraire, elle le prive de la meilleure part de son être, la spirituelle.
C'est pourquoi elle seule, prédestinée avant les générations et annoncée par les prophètes, la Mère du Créateur de tout l'univers, non seulement n'a participé en rien à la tache originelle, mais elle est toujours demeurée pure comme le ciel et toute belle. (extrait du règlement pour le monastère de Biélokrinitsa (1841)

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Re: La manif pour tous ... et après

Message non lu par jeanbaptiste » mar. 04 juin 2013, 15:08

-On ne sait pas encore guérir la déficience intellectuelle.
-Ce sont les parents qui décident - et c'est très bien comme ça.
Guérir, mais qui parle de guérir ?

D'un côté vous dites que la "parentalité homosexuelle" ne saurait être qualifié de folie puisque la sexualité est libre de toute déterminisme biologique, au nom de la toute puissance de la volonté sur la réalité (la réalité sexuelle étant que seul mâle et femelle procréent).

De l'autre vous nous expliquez qu'on peut avorter un trisomique parce qu'on ne sait pas guérir ... sa déficience.

J'ai envie de vous demander : mais le trisomique lui, il est d'accord pour être tué pour cette raison ? Se considère-t-il lui-même comme "déficient" ?

Vous m'avez déjà répondu : "un embryon ça ne parle pas, ni ne ressent rien". Pouvoir du plus fort.

Mais même, vous savez que dans le cas de la trisomie on peut avorter très très tard. Ca ne vous gêne pas plus que cela ?

En "bon catho", je considère que la trisomie est effectivement une maladie, comme l'homosexualité est une sexualité maladive (puisqu'elle est détournée de sa finalité naturelle). Mais de la même manière que je considère comme étant criminel de tuer les homosexuels pour leur homosexualité, je considère comme étant criminel de tuer un trisomique parce qu'il est déficient mentalement. Et de la même manière que j'accueillerai un enfant atteint de trisomie avec amour, j'accueillerai avec amour l'un de mes enfants s'il m'apprenait qu'il était homosexuel. De la même manière que je m'accueille à peu près moi-même, avec toutes mes déficiences (car déficients et maladifs nous le sommes tous, de manière différente). Tout ça me semble à peu près cohérent.

Mais par contre, entendre des personnes appeler à la liberté totale en tout domaine, à la glorification de toutes les "différences", à la destruction de toute idée de "nature" (et de finalités), contre un catholicisme paternaliste et "excluant" ... et au même moment en appeler au meurtre de masse des handicapés mentaux et moteurs dans le ventre de leur mère, quand ils sont inaptes à s'exprimer, (pour le bien des autres) et à l'euthanasie des mêmes devenus adultes (et inaptes à s'exprimer), je m'étonne, pour ne pas dire plus.

Car voilà la vérité.

Entre un catholicisme qui défend toutes les vies au prix d'une morale qui peut parfois paraître "vieillotes", "pas fun", "excluante" et "paternaliste".

Et un libertarisme "cool", "ouvert", "moderne", qui défend toute les différences et toutes les libertés au prix du massacre systématique et mécaniste des vies "dépendantes, souffrantes et inaptes à parler", bref, du pur et simple eugénisme ...

D'un point de vue simplement moral, mon choix est vite fait.

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Message non lu par Suliko » mar. 04 juin 2013, 15:57

Si la reproduction n'est pas la finalité alors en quoi ce serait un critère pour juger de l'homosexualité?
Mais Raistlin n'a jamais écrit cela...
Une embryon est-il conscient et est-il en état de répondre?
Mais si on s'aperçoit dans le ventre de votre mère que vous allez naître avec deux pénis, sans bras et une légère déficience intellectuelle : avortement.
-On ne sait pas encore guérir la déficience intellectuelle.
-Ce sont les parents qui décident - et c'est très bien comme ça.
Ces deux dernières citations me choquent beaucoup, car:
1) Depuis quand la conscience est-elle le critère de l'humanité ou de la non humanité?
2)Les parents n'ont pas le droit de décider de tuer leur enfant! Le droit à la vie est un droit élémentaire.

Suliko

(Voilà à quels genre d'abus mène le fait de prendre la place de Dieu et de décider soi-même de ce qui est bien et mal...)
Dernière modification par Suliko le mar. 04 juin 2013, 15:59, modifié 1 fois.
C'est pourquoi elle seule, prédestinée avant les générations et annoncée par les prophètes, la Mère du Créateur de tout l'univers, non seulement n'a participé en rien à la tache originelle, mais elle est toujours demeurée pure comme le ciel et toute belle. (extrait du règlement pour le monastère de Biélokrinitsa (1841)

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Re: La manif pour tous ... et après

Message non lu par Raistlin » mar. 04 juin 2013, 15:58

Eurynome a écrit :
Raistlin a écrit :Quant au fait que « de nos jours », l’homosexualité est acceptée, je ne vois pas bien en quoi c’est un critère de vérité. Il n’y a pas si longtemps, l’esclavage était fort bien accepté.
Et il y a longtemps, on trouvait également normale de mettre à mort les homosexuels et autres "déviants".
C’est bien ce que je disais : le nombre ne fait pas la vérité. Ce n’est pas parce que la majorité dit que l’homosexualité n’est pas un trouble que c’est le cas.

Eurynome a écrit :La réalité n'est pas immuable: pour rajouter une fenêtre à votre maison, vous modifiez bien un mur?
Je n’ai jamais dit que la réalité n’était pas immuable, j’ai dit qu’elle était. Les partisans de la thèse selon laquelle l’homosexualité est « normale » sont de la même veine que ceux qui prétendraient, en voyant une fenêtre, qu’il s’agit d’une porte. C’est en cela qu’il y a déni de réalité.

Eurynome a écrit :Est ce que l’être humain doit être réduit à une souche génétique précise et à une enveloppe corporelle vierge de toute modifications?
Hors tout délire de science-fiction, j’ai envie de dire oui.

Eurynome a écrit :Si la reproduction n'est pas la finalité alors en quoi ce serait un critère pour juger de l'homosexualité?
Vous savez que la sexualité a acquis une dimension sociale?
La reproduction est à l’évidence UNE finalité de la sexualité. Le nier est idiot, je n’ai pas d’autre mot, car c’est ce que nous enseigne le réel. Que la sexualité ait d’autres finalités à côté, je ne le nie pas. Mais justement, le fait que l’homosexualité soit irrémédiablement incapable de remplir la finalité première de la sexualité, à savoir la perpétuation de l’espèce, est un signe fort de sa déviance.

Eurynome a écrit :Ben justement: l'"accident" vient d'où?
Quel rapport avec le sujet ? Que le couple hétérosexuel soit stérile à cause d’une malformation, d’une maladie génétique ou de causes externes (par exemple les oreillons chez l’homme adulte, ou certains produits chimiques comme la chimiothérapie), n’a strictement aucune importance. Ce qu’il faut comprendre, c’est que dans l’homosexualité, c’est l’acte même qui est stérile. AUCUN COUPLE HOMOSEXUEL NE PEUT DONNER LA VIE.

Or je vous le donne dans le mille : dans la nature, la stérilité est TOUJOURS une déficience.

Eurynome a écrit :Par cette phrase, je voulais juste souligner l'exemple d'animaux ayant incorporé l'homosexualité dans leur fonctionnement. Le cas du bonobo est le plus parlant.
Il faudrait faire la preuve que les bonobos connaissent l’homosexualité comme nous la connaissons : c’est-à-dire des comportements exclusivement homosexuels. De ce que j’en ai retenu, il s’agit surtout de comportements sociaux, mais qui n’empêchent pas les bonobos de se reproduire. Or un homosexuel humain n’ira jamais vers un membre de l’autre sexe s’il suit ses pulsions. La situation n’est donc encore une fois pas identique et l’analogie ne fonctionne pas.

Et puis, j’ai envie de répondre : nous ne sommes pas des bonobos…

Eurynome a écrit :
Raistlin a écrit :Si tous les humains avaient des comportements homosexuels, l’espèce humaine aurait disparu. Dans la nature, c’est le signe évident d’un trouble lorsqu’une espèce ne peut se reproduire.
Je vais vous paraphraser "Mais pourquoi me sort-on toujours cet exemple inepte"?
L'homosexualité n'a jamais revendiqué remplacer l'hétérosexualité.
Si cet argument vous semble inepte, c’est que vous ne l’avez pas compris. Car mon but n’était pas de dire que l’homosexualité voulait remplacer l’hétérosexualité mais de pointer du doigt la déficience manifeste de cette sexualité : son incapacité à assurer la perpétuation de l’espèce qui est un rôle majeur de la sexualité.

Prenons un autre exemple. Considérez un groupe de personnes ne pouvant pratiquer que la masturbation, car n’éprouvant AUCUNE pulsion pour une autre personne (homme ou femme), voire même éprouvant une espèce de dégoût à la pensée de s’unir avec autrui. Il n’y a que le plaisir solitaire qui les excite et les stimule, le reste les révulse. Qui aurait la bêtise d’affirmer que rien ne cloche chez eux ? Et pourquoi pourrait-on affirmer que quelque chose cloche ? Tout simplement parce que la sexualité a pour fonction évidente de s’unir à un autre.

Alors, moi je veux bien d’un monde où toutes les sexualités se valent – homosexualité, zoophilie, nécrophilie, sadomasochisme, scatophilie, etc. – mais on ne me fera pas croire à ce mensonge.

Comprenez bien que le but n’est pas de lyncher les homosexuels – je n’ai pas plus de haine pour les homosexuels que pour les diabétiques, les dépressifs ou les aveugles –, mais d’appeler un chat un chat et de refuser en bloc ce grossier mensonge autour de l’homosexualité. Les homosexuels n’ont pas choisi leur sexualité et ne sont pas coupables de leurs pulsions, je suis bien placé pour le savoir. Mais ce n’est pas pour ça qu’ils ne sont pas blessés et que leur sexualité est saine.

L’amour des personnes homosexuelles ne nous donne pas le droit de mentir et de falsifier le réel.
« Dieu fournit le vent. A l'homme de hisser la voile. » (Saint Augustin)

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