Que penser des psychotropes ?

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Re: Que penser des psychotropes ?

Message non lu par Ami » lun. 06 janv. 2014, 23:48

J'ai déjà donné pas mal de lien, de sources, d'explications, si je parle simplement c'est aussi pour rester compréhensible. Oui il vaut mieux avoir mal physiquement que de se rendre malade sur tout les plans avec des psychotropes: la crise d'angoisse qui va durer un instant, ou bien la dépersonnalisation et des troubles qui relèvent des maladies psychiatriques les plus inquiétants? Vous choisiriez quoi?
Pensez-vous sincèrement que quelqu'un qui se "roule par terre de douleur" n'a pas grand chose, voire rien du tout ?
Ben... ça va vous surprendre mais oui. Les réactions du corps prennent parfois des dimensions démesurées, et pourtant ça ne signifie pas que plus la personne a le souffle coupé par exemple, plus elle a un problème au niveau de ce qu'elle pense. Si c'est juste une grosse réaction a un événement qui s'est produit, c'est lamentable de dire que la personne a besoin de psychotropes. Elle a surtout besoin de repos et de tranquillité, et pour prévenir d'une nouvelle crise, des infusions peuvent suffire, du yoga (eh si le yoga comprend des exercices de relaxation), et d'autres choses encore.
Vous semblez croire que les maladies mentales, ce ne sont que les gens qui ont "une crise de folie" et tuent tout le monde autour d'eux. J'ignore si c'est vraiment ce que vous croyez, mais c'est vraiment l'impression que donnent vos messages. Hors les maladies mentales, c'est bien plus vaste que cela. Et la souffrance qu'elles induisent est bien réelle. Vous oubliez un peu facilement que beaucoup de maladies mentales sont mortelles, et que les autres vous rendent la vie vraiment, vraiment difficile.
Euh.... Relisez deux ou trois fois avant de me faire dire n'importe quoi. Là c'est carrément insultant. Oui certaines maladies rendent la vie vraiment-vraiment difficile. Mais c'est un fardeau qu'un médicament ne peut pas retirer. Vous pourrez faire croire au monde entier que cette personne se sent bien en lui retirant tout ses symptômes, en lui refilant des choses qui coupent les envies de pleurer, de s'énerver, ou autre, mais ces personnes continueront de penser ce qu'elles pensent, et au fond il est là leur mal-être, dans les pensées, qu'on ne peut pas contrôler! Si elles avaient des pensées relatives à la mort en raison de leur vécu ça ne les leur enlèvera pas. En leur donnant ça ça ne fait qu'aggraver. Déjà plus moyen d'extérioriser. Et en plus des possibles conséquences sur la santé, tout ça pour un résultat de surface?
Vous confondez délire (qui est un symptôme, pouvant avoir beaucoup de causes) et schizophrénie (qui est une maladie mentale). On ne devient pas schizophrène parce qu'on manque de sommeil pendant 3 jours.
Ben... là aussi je vous réponds si. Si vous ne dormez pas pendant 3 jours, vous commencerez à avoir des hallucinations, des angoisses anormales, voire vous développerez de la schizophrénie (je ne sais pas si on peut l'appeler comme ça du coup, vu que ce n'est pas permanent, mais l'état de la personne sera le même). Et elle peut AUSSI avoir des délires. Tout ça en même temps. Donc non je n'ai pas dit que toutes ces choses étaient la même chose, j'ai dit que la personne pouvait souffrir de toutes ces choses, à la fois ou pas. Nier ça c'est nier la vérité.
Vous avez affirmé avec vigueur que la psychiatrie utilise, comme antidépresseur ou comme anxiolytique, des produits initialement conçus pour être nocifs : je continue donc de vous demander un exemple à l'appui d'une telle affirmation.
Déjà fait. Au pire vous trouverez suffisamment d'informations sur l'histoire d'un médicament de votre choix.
Que les choses soient claires : pour autant que je sache, le bromazepam n'a pas été conçu pour être nocif. Il a été conçu par le laboratoire Roche en 1963, dans le cadre de recherches explorant la famille des benzodiazepines. Il a commencé à être employé en thérapeutique dans les années 1970, et surtout dans les années 1980. De ce que j'ai compris, l'objectif était d'avoir une molécule plus efficace que le diazepam, permettant ainsi de réduire le dosage et les effets secondaires.
Oui ça c'est super, sauf que les dosages qu'on donne aux personnes sont bien supérieurs au seuil de tolérance que leur corps a. Quel intérêt donc de créer un médicament qui vise à être plus "soft" si on en donne toujours trop à la personne?
Puis ça revient au même ce que vous dîtes, puisque les effets secondaires sont bien dus à la substance active, pas à l'enrobage! Donc vous donnez plus de cachets à la personne avec des molécules moins efficaces, ou moins de cachets à la personne avec une molécule plus efficace, euh... Où est la différence? Une molécule qui en est à ses balbutiements, l'autre qui est un peu plus agressive pour être plus efficace, effets secondaires il y a toujours et les laboratoires sont tout de même honnêtes avec ça, ils le mentionnent bien dans leurs notices.
Citez vous le Lexomil comme médicament dont le principe actif (bromazepam) aurait été initialement conçu pour être nocif, puis utilisé à des fins thérapeutiques ?
Oui c'est l'idée. Je suis convaincu qu'avec des doses très très très trèès faibles ça peut-être bénéfique. Mais certainement pas avec du 1 cachet/jour.
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Re: Que penser des psychotropes ?

Message non lu par Peccator » lun. 06 janv. 2014, 23:54

J'ai tenté de discuter de manière rationnelle, je vois que c'est inutile. J'arrête donc là.
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Re: Que penser des psychotropes ?

Message non lu par Ami » mar. 07 janv. 2014, 0:24

;) Je me suis fait la même réflexion que vous, mais j'ai eu envie de persévérer. Je ne crois pas qu'il faille fermer le dialogue, même avec quelqu'un qui ne sera jamais d'accord avec vous et ce quelles que soient les raisons de son désaccord. Mais sachez quand même que plus "rationnel" que des faits, la lecture des compositions moléculaires et des notices des produits concernés, questionner des personnes qui ont un titre de docteur voire professeur en la matière et se documenter en lisant des études, écouter des témoignages de personnes qui ont déjà "testé", je ne vois pas ce qu'il peut y avoir de plus rationnel.
Si vous avez trouvé mieux c'est tant mieux, en effet nul besoin de tenter de convaincre un borné de mon espèce qui ne comprend pas votre logique. Je suppose que c'est une perte de temps :)
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Re: Que penser des psychotropes ?

Message non lu par Peccator » mar. 07 janv. 2014, 0:43

Ami a écrit :Je ne crois pas qu'il faille fermer le dialogue, même avec quelqu'un qui ne sera jamais d'accord avec vous
Je ne ferme pas le dialogue, j'arrête d'y participer, ce qui est différent.

Premièrement, parce que j'ai dit ce que j'avais à dire. Le lecteur pourra se faire son idée.

Deuxièmement, parce que la discussion a déjà commencé à tourner en rond, et que pour l'instant je ne vois pas comment la faire progresser.

Troisièmement, parce que je suis très mal à l'aise avec la tournure que prennent mes propres réponses, qui sont de moins en moins charitables et montrent clairement que je perd patience. Je n'ai pas envie d'aggraver les choses. D'autres intervenants seront probablement plus patients que moi, ou auront un autre point de vue qui permettra de détendre les choses.

Je reconnais donc mes limites, et me retire de cette discussion. Si quelqu'un y apporte des éléments nouveaux, peut-être reprendrai-je alors la parole.

Mais sachez quand même que plus "rationnel" que des faits, la lecture des compositions moléculaires et des notices des produits concernés, questionner des personnes qui ont un titre de docteur voire professeur en la matière et se documenter en lisant des études, écouter des témoignages de personnes qui ont déjà "testé", je ne vois pas ce qu'il peut y avoir de plus rationnel.
C'est exactement ce que je fais, et vous invite à faire. Mais de toute évidence, nous ne tirons pas les mêmes conclusions de ces lectures et de ces témoignages. Que puis-je y faire ?
Je vous rappelle que je fais partie moi-même des personnes ayant déjà "testé". Hors il semble bien que mon témoignage n'allant pas dans votre sens, vous le considérez comme nul et non avenu...
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Re: Que penser des psychotropes ?

Message non lu par Ami » mar. 07 janv. 2014, 16:42

Pour la première partie de votre réponse, on a dit la même chose, on se répète, et je ne vous ai pas reproché d'arrêter le dialogue. Pour la seconde, non, vous avez mal lu. Vous n'êtes simplement pas la seule personne sur terre ayant testé comme vous dîtes, mais ce qui est vrai dans un seul cas ne suffit pas à dire que c'est vrai globalement. C'est heureux si pour certains les traitements n'ont aucun effet secondaire et fonctionnent, mais je trouve que ça relève plutôt d'une très grande chance. Chance d'être tombé sur quelqu'un de compétent, qui connaissait les effets précis et ne se voilait pas la face à ce sujet, et chance de n'avoir eu que des effets secondaires nuls ou négligeables.

J'avais cru comprendre que vous n'aviez questionné que votre psychiatre concernant uniquement votre cas. Donc pardonnez moi si j'ai compris de travers et qu'en réalité vous avez questionné une multitude de personnes pour des cas variés et que vous aviez cherché par vous même comment ça se passe dans le corps point de vue moléculaire, physiologique et tout ça, je ne l'avais pas compris comme ça.
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Re: Que penser des psychotropes ?

Message non lu par elenos » jeu. 09 janv. 2014, 20:24

A l'attention des intervenants
Le lien que vous avez ci-dessous est la « table des matières » d’un gros dossier édité par une spécialiste du sevrage des benzodiazépines. Ce lien est la version française.
Je viens de l’obtenir d’une personne de ma famille qui a été concerné à double titre (médecin et « abonnée » aux anxiolytiques). Elle est libérée de cette addiction par un sevrage plutôt rapide à ses dires alors qu’elle prescrit à ses patients un sevrage lent..
Ne perdez pas ce lien. C’est à partir des lignes annonçant les 3 chapitres que vous pourrez allez et revenir sur chacun d’eux.[/b]

http://www.benzo.org.uk/freman/index.htm

Qui est l’auteur ? Professeur C Heather Ashton, DM, FRCP
Professeur émérite de psychopharmacologie
http://www.benzo.org.uk/profash.htm
Dernière modification par elenos le mer. 15 janv. 2014, 10:32, modifié 2 fois.

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Re: Que penser des psychotropes ?

Message non lu par etienne lorant » ven. 10 janv. 2014, 11:15

Merci Elenos. J'ai dû recommencer le sevrage du fait de trop importants "effets secondaires" en m'imaginant que je saurais m'en passer comme je l'ai fait du tabac (du jour au lendemain, en supportant tout, bon gré, malgré... c'était complètement illusoire). En diminuant la dose d'un quart, cela va déjà mieux. Je sais que je dois toujours me tenir préparé à devoir recommencer, mais ce sera toujours dans le sens de la diminution des doses.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Re: Que penser des psychotropes ?

Message non lu par Nicolah » lun. 21 juil. 2014, 17:03

Je remonte ce post pour vous faire part de mon expérience et surtout de renouveler l'appel de se qui à été dit NE JAMAIS COMMENCER CES MEDICAMENTS.

Ayant une maladie très agressive et peu connue (neuro-borreliose) les medecins ont penser que les problèmes étaient psychique hors c'est surtout une bacterie qui transforme les connexions entre les neuronnes notamment. Après la prise de cymbalta et risperdal j'avais des folles envies de me jetter sous une voiture ça à été très très dur de ne pas le faire, depuis j'ai arrêter je prend encore un medoc (immovanne) ça va un peu mieux mais je sens que je n'arrive pas vraiment à me sevrer et les envies de suicides sont toujours présentes avec une forte agressivité.

Comme alternative naturelle ont m'a proposé le millepertuit mais je ne sais pas encore comment m'en procurer de bonne qualité.
Sinon la prière, autant que possible...
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" Accepter d'être soumis à la nécessité et n'agir qu'en la maniant. " Simone Weil

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Re: Que penser des psychotropes ?

Message non lu par Teano » lun. 21 juil. 2014, 19:21

Bonjour Nicolah,

Le millepertuis est un antidépresseur naturel ; je m'en suis servi pour me "sevrer" du xanax que j'ai pris régulièrement pendant 6 mois.
Vous le trouvez en boutique bio, sous forme de gélules. En revanche, si vous en prenez, il faut arrêter totalement les antidépresseurs chimiques.

Dans la paix du Christ,

Teano
"« Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, sainte Mère de Dieu. Ne repousse pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers, délivre-nous, Vierge glorieuse et bénie »"


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