Que penser des psychotropes ?

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Que penser des psychotropes ?

Message non lu par Ami » jeu. 12 déc. 2013, 19:42

Faites attention avec ces médicaments! En prendre est très dangereux! :sonne: Je suis choqué qu'on en distribue encore en France, ils sont la cause de nombreux effets secondaires (plus gênants que le problème qu'ils soignent). On vous en donne un pour une cause, puis rapidement vous avez besoin d'autre chose pour pallier les effets secondaires, et c'est la spirale infernale. Si quand vous posez la question au médecin "quand serais-je guéris et pourrais-je arrêter le traitement" il vous répond que ça ne guérit jamais complètement, ou qu'il semble étonné qu'on puisse avoir l'idée de guérir, fuyez! (je parle du xanax, pour les hormones vous ne pouvez malheureusement pas faire autrement... Mais je mettrais ma main à couper que le premier soit la cause de votre hypothyroïdie. Je vous conseille de voir un endocrinologue uniquement, et personne d'autre.)
Anxiolytiques, psychotropes, ce n'est pas de la médecine, c'est du business par ailleurs la thyroïde est votre meilleure amie en tant qu'indicateur de matières toxiques et/ou radioactives présentes dans l'organisme. Si elle a un problème uniquement depuis que vous prenez du Xanax, inutile de chercher plus loin.

Je prierai pour vous!
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Re: Une année difficile

Message non lu par Ami » mar. 24 déc. 2013, 15:30

Teano a écrit :Merci Ami de votre...amitié ! :D

C'est un peu dur pour mon entourage qui a du supporter quelques :bomb: de ma part. Mais c'est vrai, peu à peu les effets s'estompent.

Dans la joie de Noël,

Teano
C'est un plaisir! :ciao: Si je peux donner un conseil à tout le monde, ne prenez JAMAIS de psychotropes, anxyolitiques, mêmes si c'est une prescription, même si vous vous en roulez par terre de douleur ensuite, fuyez, car les effets secondaires seront toujours pires que les symptômes qu'ils étaient censé traiter. Au mieux vous aurez une amplification de vos problèmes, au pire votre langue gonflera, vous perdrez l'équilibre et aurez crises d'angoisses, agressivité, confusion mentale, et j'en passe... Ces médicaments n'ont jamais été créés dans un but de mieux-être mais dans le but de "casser" les personnes dérangeantes pour la vie en société (les suicidaires, les dangereux, les hypersensibles...). Certaines personnes (plus nombreuses qu'on ne l'imagine) ont finit internées car leurs familles ne pouvaient plus les gérer: allez dire à quelqu'un que vous n'êtes pas fous quand vous bavez, ne pouvez plus parler et devenez agressif entre chaque prise de médicament... On veut vous faire croire que le médicament soigne un trouble, quand en vérité il est en cause de la plupart des mauvais comportements. Et plus vous vous comportez mal, plus on tente de vous soigner avec des médicaments. Prudence donc, car pour beaucoup ça commence avec une simple petite angoisse, ou une déprime saisonnière (qui n'ont pas des causes physiologiques, mais "environnementales", de même pour un ado angoissé on le rassure sur son futur, on a pas besoin de lui donner de médocs'...).
Ils ont été inventés par les plus grands eugénistes. La seule différence entre maintenant et avant, c'est qu'ils sont un peu plus au point... :s ça fait froid dans le dos! Les effets sur la santé peuvent être très graves, au moins aussi graves que pour les drogues. Même en respectant les dosages.
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Re: Une année difficile

Message non lu par etienne lorant » mar. 24 déc. 2013, 18:46

Ami a écrit :Si je peux donner un conseil à tout le monde, ne prenez JAMAIS de psychotropes, anxyolitiques, mêmes si c'est une prescription, même si vous vous en roulez par terre de douleur ensuite, fuyez, car les effets secondaires seront toujours pires que les symptômes qu'ils étaient censé traiter.
Cela m'inquiète beaucoup, puisque je suis en train, depuis deux mois, d'essayer de me débarrasser du Bromazepam (benzodiazépine courant), que l'on m'avait prescrit après une forte dépression, il y a des années de cela. J'ai déjà diminué les doses, mais j'ai aussi passé des nuits infernales dans une angoisse absolue, incapable de fermer l'oeil.

Je viens de lire ceci, et vlan, me voilà engagé dans une nouvelle lutte qui sera longue et douloureuse :

Une tolérance caractérisée par une diminution progressive de l'effet thérapeutique pour une même dose administrée pendant plusieurs semaines. Cette situation entraîne souvent le consommateur à augmenter les doses du médicament afin d'obtenir les effets recherchés.

Une dépendance physique et psychique aux médicaments benzodiazépines notamment lors d'une utilisation prolongée, peut être observée : cet état est lié à la durée du traitement, la dose et l'existence ou non d' antécédents d'autres dépendances médicamenteuses ou alcoolique.


http://sante-medecine.commentcamarche.n ... et-risques

Dans ma vie, j'ai changé quatre ou cinq fois de médecin, chaque fois que j'avais pu constater que l'on m'avait menti... Eh bien, merci Seigneur, de m'avoir prévenu !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Re: Une année difficile

Message non lu par astre » mar. 24 déc. 2013, 19:29

Etienne,

J'ai pris pendant un an du Bromazepan, et moi aussi, j'ai eu un mal fou à m'en défaire ... A la force de tourner en rond autour de la boite, j'ai fini par la mettre à la poubelle ... et comme il ne faut surtout pas arrêter brutalement, j'ai pris Euphytose (comprimé à base de plantes)...

J'avoue que ce n'est pas facile ... Mon médecin m'avait prescrit l'an dernier (suite à plusieurs décès) Alprazolam ... C'est un peu de la même famille, mais en plus léger ... C'est un médicament que l'on peut prendre à la demande, mais là aussi, il ne faut pas en abuser ... car il y a quand même une dépendance ... Aujourd'hui, je n'ai pas pu faire mieux que d'en reprendre un :( je tiens la boite hors de ma vue, et espère ne pas en prendre tous les jours ... C'était juste pour pouvoir camoufler mon chagrin et ne pas contaminer mes enfants en cette veille de Noël !

Je vous souhaite un Joyeux et Saint Noël Etienne !
L'amitié nous fait partager de grands moments de bonheur, mais aussi d'immenses peines. L'important est de partager, de s'écouter, de se soutenir.
Abbé Pierre

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Que penser de la psychiatrie?

Message non lu par Toto » mar. 24 déc. 2013, 19:31

De manière générale : aller le moins possible chez le médecin, et prendre le moins possible de médicaments. Pour ma part, j'ai eu une sale déprime il y a pas mal de temps, je n'ai JAMAIS pris le moindre médicament relativement à cela, et ne suis PAS allé consulter de médecin pour cela. Hé bien cela va beaucoup, beaucoup, beaucoup mieux. Certes, sur le moment c'était difficile, mais suis fort content de ne pas m'être empoisonné avec leurs produits.

Je compatis vivement, etienne, et espère que l'année 2014 sera plus belle pour vous!

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Re: Une année difficile

Message non lu par Ami » mar. 24 déc. 2013, 20:31

L'effet de dépendance existe bel et bien, vous vous y accoutumez il vous en faut donc plus pour avoir l'effet recherché (mais l'effet recherché par vous n'est pas l'effet recherché par leurs créateurs, les psychiatres. Ces traitements sont une affaire juteuse et faire interner une personne est plus juteux encore pour un responsable de clinique psychiatrique.) En psychiatrie, le bien-être du patient est secondaire... je pense que ça veut tout dire. Des gens se font interner en hôpitaux psychiatriques à cause de ces traitements, ils ne sont plus traités comme des personnes, on leur prescrit des doses grandement supérieures aux doses supportables par le corps. Ils ont été créés pour servir de camisole chimique au départ. Même si leur utilisation est maintenant prônée comme étant celle qui calme les angoisses les plus graves, c'est un odieux mensonge en effet, ça n'a pas changé. On vous invente une maladie pour pouvoir vous délivrer le traitement qui va avec. Souvent ce que vous avez est bien moins grave! Pour les angoisses utilisez plutôt les plantes, tout ce que vous risquerez c'est de vomir un coup si vous avez forcé la dose... Alors que ces médicaments sont faits pour n'être pas régurgités, pas éliminés, l'organisme a énormément de mal à se détoxifier après en avoir pris même par voies naturelles.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Bromaz%C3%A9pam

Franchement, lisez ceci... Les effets secondaires sont les mêmes choses que les symptômes à traiter. :zut: Et ils précisent bien "traitement de courte durée", "seulement en cas de graves crises", en clair, c'est vraiment pas la chose à prendre si vous êtes angoissés et que vous savez pourquoi, ni pour une angoisse vague et permanente.
Je sais pas vous, moi je préfère faire ma crise que ressentir une dépersonnalisation! :incertain: Et la demie-vie dans l'organisme varie entre 8 a 28h (alors déjà c'est vachement précis! :hypocrite: ), et voyez plutôt:

"En pharmacologie, la demi-vie désigne le temps nécessaire pour que la quantité d’une substance contenue dans un système biologique soit diminuée de la moitié de sa valeur initiale (par exemple la concentration d’un médicament dans le plasma sanguin).
Ce paramètre varie légèrement d'un individu à l'autre, selon le processus d'élimination et le fonctionnement relatif chez l'individu.
En pratique, on considère qu'un médicament n'a plus d'effet pharmacologique après cinq à sept demi-vies.
En biologie, la demi-vie d'une enzyme correspond au temps nécessaire pour que l'enzyme perde la moitié de son activité spécifique pour cause de dénaturation et d'inactivation."

Okay, vous avez bien enregistré ces infos? Alors qu'est-ce qu'on en conclut? Combien de fois par jour deviez vous prendre votre cachet? Une fois par jour? c'est déjà trop pour votre organisme! De plus, ce médicament précis se fixe aux protéines (alors bon courage pour l'éliminer il y en a partout... dans chaque réaction de chaque cellule, imaginez l'impact sur le fonctionnement de votre organisme!)

Si un jour un docteur vous dit que pourtant avec ce médicament, ils ont déjà eu un grand taux de "guérisons", sachez aussi qu'en statistiques médicales, une personne qui ne revient jamais chez son médecin et qui ne donne plus signe de vie est considérée comme "ne venant plus car n'ayant plus de problème". Statistiquement, on considère que le traitement a bien marché...

V'la c'était la minute santé! :ciao: Continuez bien à vous soigner en douceur avec des moyens respectueux de votre organisme, je prierai pour vous!
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Re: Une année difficile

Message non lu par etienne lorant » mer. 25 déc. 2013, 16:28

J'ai passé une première nuit sans Bromazepam. Réveil très anxieux, mais une fois debout, çà passe... J'ai arrêté le tabac après vingt ans d'addiction, le 13 mai 2004. Si le Seigneur m'a délivré ainsi, je sais et j'ai confiance que, cette fois aussi, je serai libéré. Je vais souffrir un peu, c'est évident, mais je serai libre.

Je voulais dire autre chose : sur vingt ans, j'ai changé quatre fois de médecin traitant, car j'avais demandé "toujours la vérité" à chacun d'entre eux, mais tous, sans exception m'ont menti. Ces mensonges étaient parfois si énormes qu'un enfant qui a l'âge de raison les aurait suspectés d'emblée... Le problème, c'est qu'on s'habitue à rendre visite au médecin, sans compter sur nos capacités de "défense" personnelle. C'est ainsi qu'il y a trois mois, pour une trachéite, mon médecin m'a prescrit le plus gros antibiotique existant à présent (trois comprimés qui font effet durant une quinzaine de jours). Mais comme je n'avais pas de fièvre (je l'ai dit trois fois), je n'ai jamais pris ce médicament. Je me suis contenté de Lysomucil - pour liquéfier les mucosités, d'un sirop à base de miel et de jus de citron, et je suis passé au travers.

Depuis, je sais que ce médecin ment comme tous les autres... et pour la même raison: ils touchent des parts (ou des beaux cadeaux : une partie de pèche au saumon en Ecosse une semaine pour deux personnes, c'est bon !) sur le nombre de médicaments nouveaux qu'ils "placent" auprès de leurs patients...
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Re: Une année difficile

Message non lu par Ami » mer. 25 déc. 2013, 21:04

Oui... c'est vraiment affreux, ce sont les personnes qui sont responsables de nos corps, voire nos esprits pour les psychiatres, et nombre d'entre eux font n'importe quoi sur leurs patients, mais vous ne pouvez pas vous en vouloir si vous les avez cru, après tout ils sont supposés avoir dit le serment d’Hippocrate, savoir ce qu'ils font, être les mieux placés pour guérir... c'est leur métier quoi! Par ailleurs ils ne sont pas tous comme ça, il reste des perles rares! Vous avez bien fait, si vous doutez de la véracité d'une chose que vous ne pouvez vérifier par vous même, eh bien simplement n'en prenez pas. Dites "ok", prenez votre ordonnance, puis partez faire comme bon vous semblera. De toutes façons pour un même problème il existe plusieurs façons de se soigner, celle de la médecine moléculaire n'est pas la seule. Parfois la thérapie par rayonnements électromagnétiques (la radioactivité quoi) est moins nocive pour l'organisme que l'usage d'une molécule. En comparaison, la toxicité est moindre et l'impact sur l'organisme quasi-nul. ;)

Pour les angoisses évitez les films stressants, les lectures avec trop de suspense, soyez dans une bulle de coton le temps que ça durera, la meilleure méthode est aussi la plus douce: se laisser le temps et se ménager! Si je puis aussi vous conseiller d'écrire tout ce que vous avez vécu et ressentit de difficile sur du papier (même si vous brûlez ce papier ensuite ou le mettez à la poubelle), car garder dans sa tête des choses désagréables pour soi tout seul peut-être un vrai calvaire. Le mettre sur du papier, c'est rendre ces événements et ressentis "regardables" aux sens propre et figuré. Ils sont écrits sur quelque chose de matériel, ils perdent leur aspect "énorme", ils deviennent au final des choses de la vie qui font partie du reste. Ça vous permet aussi de vous soulager d'un poids, d'extérioriser, de rendre intelligible des sentiments qui ont du être très forts et surement durs à gérer. Et ensuite de s'en débarrasser allègrement!

Avis à ceux qui ont des bobos de rhumes en tout genre: une cuillère de miel est aussi efficace qu'une cuillère de sirop antibiotique, sauf qu'en plus elle fait désinfectant, soulage l'inflammation des muqueuses et n'a aucun effet secondaire! :dance: La nature n'est-elle pas formidable?

:pray:
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Re: Une année difficile

Message non lu par etienne lorant » jeu. 26 déc. 2013, 12:14

Après une seconde nuit de sevrage, mon angoisse a été si forte que j'ai bien cru, cette fois-ci, que j'allais rester coucher, ou que si je sortais, j'allais tomber raide. Mais en même temps, je sais que dans cette sorte de délire de la "catastrophe imminente"... tout est faux. Je le sais et je le pratique: on "bloque son cerveau", on se lève et à partir de ce moment-là, tout va soudainement beaucoup mieux !

Dans les années 90, j'ai contracté une dépression à la suite d'un régime anti-cholestérol que j'avais suivi à la lettre, tout en faisant de l'exercice à bicyclette tous les jours. J'avais parfaitement réussi à faire baisser mon taux de cholestérol, qui était retombé complètement dans les normes. Le problème, c'est que le lendemain même des "félicitations du jury", j'ai dû rappeler le médecin: "Docteur, mon coeur bat beaucoup trop vite, à présent". Mais lui de m'assurer que ce n'était qu'un peu de dépression. Je suis resté trois mois couché chaque après-midi, tout en prenant du Prozac. J'avais tout le temps le sentiment de la "catastrophe imminente", comme dit plus haut.

Mais j'étais aussi un converti et un priant. Et au bout de trois mois de cette "existence", je me suis relevé un après-midi en me disant: "Tant pis si je tombe (!), au moins je me serai mis debout"... Cette fin de journée fut bonne, la suivante encore meilleure, les troubles sont passés, j'ai jeté le Prozac dans la cuvette des toilettes. Et c'est en allant remercier le Seigneur à l'Eucharistie des soeurs Clarisses, lesquelles vivent uniquement de dons, que je suis devenu un pratiquant quotidien... oui, c'était il y a plus de vingt ans !

(Et comme l'avait si bien dit, avec humour, le père Jean Lafrance, lors d'une retraite: "le matin, ne réfléchissez pas trop, mais saisissez votre chapelet et priez. Dites-vous bien que la Vierge tient entre ses mains l'autre bout du chapelet et vous fera lever, souvent avant même la première dizaine achevée.")
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Re: Une année difficile

Message non lu par Ami » jeu. 26 déc. 2013, 18:13

Ah c'est bien vrai, être en position allongée dispose le cerveau aux songes... Donc à l'irrationnel, de même que l'obscurité qui nous dit de dormir, et dormir nous dit d'en profiter pour faire resurgir nos peurs. Alors si vous êtes au lit et que vous avez des angoisses, allumez la lumière, levez vous vous faire une tisane et faites quelque chose de calme pendant un quart d'heure et retournez dormir ensuite. Répétez autant de fois que nécessaire. Qu'importe si votre sommeil est morcelé et peu conventionnel? L'important est qu'il soit réparateur et que vous vous sentiez bien!

Je vois qu'il vous a fallu beaucoup de courage pour surmonter tout ça, dites vous que vous êtes quand même résistant parce que quoi qu'on aie pu vous en dire ce sont des traitements lourds là où un simple changement d'alimentation suffirait. Si vous y avez résisté c'est impressionnant! Sachant que de base vous prenez le médicament car vous êtes affaibli en quelque chose, ou malade, et par dessus on vous rajoute un traitement qui vous achève. :s
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Re: Une année difficile

Message non lu par etienne lorant » jeu. 26 déc. 2013, 18:54

Merci de m'assister par la prière dans cette nouvelle démarche de délivrance.

Le 13 mai 2004, j'ai arrêté le tabac en une seule journée, c'est-à-dire en fait que j'ai été délivré du tabac en une seule journée de grande souffrance. La souffrance, je m'y attendais, j'avais mis un patch de nicotine durant deux jours, et cela avait bien fonctionné, mais je savais que le troisième jour, ni le patch, ni les chewing-gum à la nicotine ne suffiraient.

C'est ainsi qu'à partir de midi, ce jour-là, je me souviens que le ciel était splendide, d'un bleu très pâle, rempli de douceur et j'ai comme calé ma tête dans mes mains en murmurant: "Seigneur, dans une minute, je vais craquer, je vais payer quelqu'un pour aller me chercher un paquet, je n'y tiens plus !" J'étais ainsi, aussi figé dans cette position qu'une statue de pierre. J'avais mal et je cherchais à me durcir contre cette douleur. Lorsque j'ai commencé à supplier Jésus de venir à mon aide, la Joie de ma conversion (dont je garde un souvenir "tout froid") est intervenue soudainement - quelle surprise, quel étonnement ! J'ai déjà raconté comment la Joie s'est installée en moi, comment le temps a été réduit à l'instant qui passe, cet instant paraissant comme une fenêtre ouverte sur "le Ciel" d'où Jésus m'envoyait des rayons de Sa joie et de Sa paix.

La souffrance a continué, mais à la fin de cette incroyable journée, j'aurais voulu que le lendemain fut pareil, à cause de cette Joie qui m'inondait tout entier. Je continuais de souffrir, mais à cause de ce regard du Christ sur moi, j'aurais volontiers continué de souffrir pour demeurer dans la Joie du Seigneur ressuscité. Il n'en fut pas ainsi. Le lendemain, j'étais réduit de nouveau à mes propres forces - si ce n'est que j'ai su, avec une certitude absolue, que je ne fumerais plus jamais. Quelques semaines plus tard, j'ai commencé de le dire: "j'ai cessé de fumer", sauf qu'il est beaucoup plus exact de dire: "le Seigneur m'a délivré du tabac ce 13 mai".

Non seulement, Il m'avait délivré du tabac, mais aussi du verre de bière. Si je ne m'en suis pas rendu compte le jour même, c'est que je ne buvais pas souvent de bières (ouf, je n'ai jamais eu ce penchant-là !) Bref, lors d'un anniversaire, un mois plus tard, lorsque l'on m'a servi un verre de bière à la pompe, je me suis mis à éternuer sans pouvoir m'arrêter - qu'est-ce que c'était encore ? Mon corps me l'a dit à ma place: tabac et alcool étaient liés, et je ne pouvais donc plus boire de bière non plus. Je n'avais pas bien compris à quel point j'avais été délivré !

Eh bien, d'un point de vue spirituel, je sais que je dois pouvoir me détacher de cette autre "addiction", celle des tranquillisants, de la même manière. La volonté personnelle, je sais qu'elle n'intervient pour presque rien dans ces guérisons, ces délivrances. Mais tout nous est donné si la foi devient confiance. Trop souvent nous nous représentons que nous allons "vaincre le coeur de Dieu" par la prière. Non, il n'en va pas ainsi. La vérité, c'est que nous ne pouvons que nous abaisser afin d'être relevé. C'est une constante dans l'Evangile: "Tout ce qui s'élève sera abaissé, tout ce qui s'abaisse sera élevé." C'est toute la vie du Christ en quelques mots...

Merci !
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Re: Une année difficile

Message non lu par Peccator » jeu. 26 déc. 2013, 21:34

Ami a écrit :Je vois qu'il vous a fallu beaucoup de courage pour surmonter tout ça, dites vous que vous êtes quand même résistant parce que quoi qu'on aie pu vous en dire ce sont des traitements lourds là où un simple changement d'alimentation suffirait.
Ben voyons... Vous faites des diagnostics par Internet maintenant ?

Ami, vos messages péremptoires sont dangereux. C'est typiquement le genre de message qui fait refuser les soins à quelqu'un qui en a vraiment besoin. Je suppose que vous n'avez pas du croiser beaucoup de schizophrènes ou de bipolaires dans votre vie. Les hôpitaux psychiatriques que vous dénigrez tant (en disant n'importe quoi, d'ailleurs, mais passons...), je connais plusieurs personnes à qui ils ont sauvé la vie.

Oui, il y a des médecins qui prescrivent à tour de bras de manière totalement irresponsable. On ne traite pas une déprime passagère avec des anxiolytiques. Et de toute façon, je considère que tout traitement psychiatrique devrait être suivi par un psychiatre, pas par un généraliste. Mais de là à dire qu'il ne faut jamais rien prendre, vous jouez avec la vie de vos lecteurs. C'est tout aussi irresponsable.
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Re: Une année difficile

Message non lu par Foxy » jeu. 26 déc. 2013, 22:10

Oui, c'est dangereux de donner des conseils de ce genre !

Et en plus, on n'arrête JAMAIS un traitement anti dépresseur par exemple sans avis médical et il faut le faire progressivement, sinon bonjour la rechute.
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Re: Une année difficile

Message non lu par Ami » jeu. 26 déc. 2013, 22:40

Oui il faut le faire progressivement. Non ce n'est pas une invention de ma part. Non ce n'est pas dangereux d'inciter à ne pas être crédule. Je vous suggère de vous renseigner un tout petit peu sur les origines de la psychiatrie.
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Re: Une année difficile

Message non lu par etienne lorant » ven. 27 déc. 2013, 17:10

De toute manière, concernant mon cas précis, j'ai eu un long entretien avec ma soeur aînée, qui a elle aussi arrêté le Bromazepam: elle m'a expliqué le phénomène du "rebond" : augmentation des symptômes déjà présents avant la dépendance. Il n'y a qu'une seule bonne façon de procéder et c'est d'y aller très, très lentement. Il lui a fallu deux années avant d'en être quitte... Réveillé des trois heures du matin, j'ai repris un demi-comprimé et j'ai dormi. J'ai raté la messe de 8 heures, mais je crois de toute façon qu'en hiver, lorsque la pluie est battante et le que le vent ne cesse de tourner (le parapluie, quelle que soit sa qualité, se retourne ou s'abîme) et l'on arrive les pieds trempé, ce qui n'est pas bon du tout. Je prierai un peu plus, voilà tout.
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