Cher ami,
Je suis content que nous soyons tombés quasiment d'accord sur une conception - certes encore approximative - de l'identité.
MB a écrit:
Un autre problème encore : comme vous le dites vous-mêmes, le discours sur l'identité révèle cette dernière de manière bien imparfaite. J'irais plus loin, ce discours peut parfois être faux, ou se renverser avec le temps ; ce qui signifie que, sans aller jusqu'à cette extrémité, il ne faut jamais juger ce genre de discours comme définitivement établi et irréfutable, mais au contraire chercher à l'améliorer ou même à le réfuter. Donc il me paraît périlleux de fonder une politique sur un discours dont la véracité n'est jamais tout à fait établie.
Votre conclusion me gêne. C'est le même raisonnement que mène au scepticisme et au nihilisme... qui sont aussi des voies extrêmement périlleuses...
Citer:
La vérité n'a pas de nationalité ; et sa recherche non plus.
La vérité n'a peut-être pas de nationalité, mais vous, vous en avez une. Le nier c'est - quoique vous en disiez - adopter une conception révolutionnaire de l'homme. On peut être chrétien
et français...
Citer:
Je n'ai rien dit non plus de votre éventuelle position sur la loi sur l'adultère en Turquie, et je ne vous accuse de rien... quant à la notion de "diktat", elle a de fait une connotation négative ; mais cette connotation était très présente la première fois que vous avez employé ce mot, ce qui prête à confusion.
J'ai fait la remarque concernant la loi sur l'adultère en Turquie parce que j'ai cru que vous suggériez que, selon le fond de la réforme imposée, le terme
diktat aurait été adapté ou non.
Le mot
diktat possède effectivement - en raison de son sens même - une connotation négative. Mais cette connotation s'applique à la forme de la décision imposée, et non au fond.
Citer:
Ou alors vous assimilez à des diktats tous les compromis diplomatiques internationaux ?
Si je voulais faire du mauvais esprit...
Bien à vous
Christophe
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« Tout ce que vous faites au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le faites. » (Matthieu 25, 40)