guelfo a écrit:
Il me semble que le critère proposé par Christophe, soit, si j'ai bien compris, qu'on ne peut enfreindre une loi que si son respect constitue pas un péché, est plus restrictif que celui que propose l'encyclique qu'il cite, soit "Il n'existe qu'une seule raison valable de refuser l'obéissance ; c'est le cas d'un précepte manifestement contraire au droit naturel ou divin, car là où il s'agirait d'enfreindre soit la loi naturelle, soit la volonté de Dieu, le commandement et l'exécution seraient également criminels."
La loi naturelle comporte également la liberté de conscience et la liberté d'expression.
[align=justify]Bonsoir Guelfo
Si l'on ne lit que la première phrase de l'extrait cité, à savoir "
Il n'existe qu'une seule raison valable de refuser l'obéissance ; c'est le cas d'un précepte manifestement contraire au droit naturel ou divin ", on pourrait effectivement comprendre que la légitime désobéissance concerne
tout précepte manifestement contraire au droit naturel ou divin ( donc notamment ceux qui violent la liberté de conscience et la liberté d'expression ). Pourtant, si l'on prend la peine de lire et de comprendre l'argument développé dans la suite de l'extrait, il est manifeste que c'est le seul devoir d'obéissance à Dieu qui oblige à la désobéissance civile : "
Si donc on se trouvait réduit à cette alternative de violer ou les ordres de Dieu ou ceux des gouvernants [...] on devrait répondre : " Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes (Act. V, 29)." ".
Je n'ai trouvé nul part de justification du droit à transgression d'une loi injuste qui n'obligerait pas celui qui l'appliquerait à commettre un pêché.
Enfin j'ajoute que le droit à la désobéissance civile est un droit moral qu'il est pratiquement impossible de reconnaître civilement...
Bien à vous
Christophe[/align]
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« Tout ce que vous faites au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le faites. » (Matthieu 25, 40)