Papy et Mamie en déroute

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laiglejo
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Papy et Mamie en déroute

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8 000 retraités dans les rues

A l'appel des organisations syndicales, environ 8 000 retraités ont manifesté partout en France ce jeudi 6 mars. Ils réclament une hausse immédiate et significative de leurs retraites pour vivre dignement.


Pouvoir d'achat: les retraités à leur tour dans la rue
AP | 06.03.2008 | 16:52

A trois jours d'élections municipales qui s'annoncent difficiles pour la majorité, des milliers de retraités ont défilé jeudi dans plusieurs villes -avec une manifestation nationale à Paris- pour adresser un message de mécontentement au gouvernement et exiger une hausse "immédiate" de leurs pensions.
A Paris, le défilé a rassemblé 3.000 personnes selon la police, 10.000 à 15.000 selon les syndicats. Une délégation, reçue en début d'après-midi par le cabinet du Premier ministre François Fillon, est ressortie déçue. "C'est presque une fin de non-recevoir. On a été reçu par un membre du cabinet qui nous a écoutés, sans plus", a déclaré à l'Associated Press le porte-parole de l'Union des retraités CGT Maurice Lecomte.

Les Unions confédérales de retraités CGT, CFDT, FO, CGC et CFTC, la Fédération des retraités de la Fonction publique, la Fédération syndicale unitaire (FSU) et l'UNSA étaient à l'origine de cette journée de mobilisation, alors que les revendications sur le pouvoir d'achat et les salaires se multiplient également parmi les actifs.

Des rassemblements et des défilés de moindre ampleur qu'à Paris, avec distribution de tracts et demandes d'audience en préfecture, avaient également lieu dans 85 départements, de source syndicale. La CGT recensait 120 manifestations diverses.

"Le pouvoir d'achat est un sujet tellement sensible que les motivations sont immenses pour venir dire son mécontentement et revendiquer de quoi vivre dignement sa retraite", selon un communiqué de la CGT.
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A Paris, les manifestants venus de la capitale et d'Ile-de-France mais également de province ont défilé sous une pluie fine du métro Sèvres-Babylone à l'hôtel Matignon.

"Augmentation immédiate des retraites", pouvait-on lire sur la banderole en tête du cortège, tandis que les manifestants scandaient "Aucune, aucune hésitation, augmentez nos pensions!" ou encore "Sarko foutu, retraités dans la rue!".

"Ni godillots, ni veilles chaussettes. Nous revendiquons juste nos droits", "Une retraite pour vivre, pas pour survivre", "Halte à la hausse des prix", pouvait-on également lire sur les pancartes portées par des retraités venus de Moselle, de Manche, du Morbihan, de Vendée ou encore de la Drôme.

"Je connais dans mon entourage trois personnes touchant 674 euros de pension par mois. En cas de maladie, d'hospitalisation en long-séjour, bref à la moindre anicroche, ce sont les enfants qui paient. Sinon c'est l'aide sociale ou la Couverture maladie universelle (CMU)", a déclaré à l'Associated Press Françoise Maréchal, 75 ans, retraitée de la Caisse d'allocations familiales.

"Au début, ce que j'avais correspondait à 75% de mon ancien salaire mais aujourd'hui c'est 50% par rapport aux hausses décidées par le gouvernement, sans tenir compte de l'ancien emploi et de la hausse des prix qui est beaucoup plus élevée", expliquait de son côté une autre retraitée, sans donner son nom mais s'estimant parmi "les moins mal-loties".


Le 6 février, lors d'une conférence sociale à l'Elysée, Nicolas Sarkozy avait promis une avance de 200 euros aux 610.000 bénéficiaires du minimum vieillesse, un "à-valoir" sur la hausse de 5% de ce minimum vieillesse, annoncée par François Fillon pour 2008 et les années suivantes, en vue d'atteindre 25% en 2012.

"On ne peut pas critiquer qu'on donne 200 euros, mais ça n'augmente pas les retraites ni le minimum contributif. Il y a des milliers de personnes qui ont travaillé toute leur vie et ont moins que le SMIC à la fin de leur carrière", expliquait lors de la manifestation le secrétaire général adjoint de l'Union des retraités FO, Benoît Jayez. "Nous demandons qu'il n'y ait aucune pension en dessous du SMIC pour les personnes ayant leur carrière complète".

"Au moment où l'inflation (...) était de 2,6%, le gouvernement n'a augmenté les retraites que de 1,1%: les retraités perdent du pouvoir d'achat", a déploré le secrétaire général de la CFDT François Chérèque sur France-2.

De son côté, la présidente de la Caisse nationale d'assurance vieillesse (CNAV), Danièle Karniewicz, a estimé qu'il fallait augmenter les pensions de 0,3 à 0,4 point, en plus du 1,1% décidé.

"Il y a un vrai enjeu pour éviter de retrouver des personnes âgées dans la pauvreté", a-t-elle prévenu sur France Info. "Il y a un effort à faire" et globalement, "il faut tout remettre à plat". Et d'appeler à "ne pas se laisser bercer par des sirènes" que représentent selon elle "des fonds de pension, la capitalisation". AP
NOUVEL OBS



TEMOIGNAGE DE RETRAITES



Obliger nos papy et nos mamy à sortir dans la rue pour attirer l'attention sur leur précarité, c'est proprement scandaleux

Que font les défenseurs de la vie..... Car là encore, ce sont de vraies vies qu'au lieu de protéger, on pousse à la toute extrémité

Notre société nous prépare à accepter qu'on se débarasse, par manque de soins, des pauvres, malades et handicapés dans l'indifférencce générale

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