Christophe a écrit:
NoName a écrit:
En effet la méthode Ogino est autorisée par l'Eglise (depuis 1951 il me semble).
Je réponds avant Boris

: Ogino, c'est bien ; Billings, c'est mieux !
Sérieusement, la fiabilité de la méthode Ogino est assez faible...
Cher Christophe,
c'est votre réponse qui est faible !
Ogino ne fonctionne pas pour une raison simple : c'est une méthode statistique.
Or quand on fait une moyenne, on sait très bien qu'aucun chiffre ne se trouve sur la moyenne !
De plus Ogino ne prend pas en compte les maladies, le stress, les coups de fatigue .... tous les éléments qui font que l'on est plus dans la moyenne.
Dernier élément : les professionnels qui se moquent des femmes utilisant une méthode naturelle ont tous sur leur bureau une réglette (ou équivalent) basée sur une méthode proche d'Ogino !
En réalité, une méthode ne peut être efficace que si c'est une méthode d'observation.
Elle sera d'autant plus efficace qu'elle sera simple à mettre en oeuvre malgré la complexité du corps humain.
Effectivement la méthode Billings entre dans ces critères : méthode simple d'observation quotidienne.
La pratique "à la française" impose l'observation par la femme et la tenu d'un tableau par le mari : ainsi l'homme est impliqué et cela provoque un dialogue quotidien dans le couple.
Egalement, cela provoque à chaque cycle la question d'accueillir un enfant et son débat dans le couple, avec souvent une plus grande attention du mari pour sa femme, donc une progression de la reconnaissance de la dignité de celle-ci.
La méthode des températures est aussi une méthode d'observation.
Sauf que si la femme est malade, elle n'est plus utilisable. Si un enfant est malade, idem. En cas de pré-ménopause, idem. (je trouve que cela fait beaucoup de privation en perspective).
Et surtout elle ne permet que de connaître la période inféconde post-ovulatoire alors que la plupart des femmes ont une période inféconde entre la fin des règles le début de la période féconde.
Théophane a écrit:
JMais à y regarder de plus près, votre vision est plus exacte que la mienne.
Merci pour le compliment mais je ne fais que reformuler Humanae Vitae de Pau VI (1968) et reprit par Jean-Paul II entre autres dans Familiaris Consortio :
Humanae Vitae, Paul VI 1968 a écrit:
Deux aspects indissociables:
union et procréation
12. Cette doctrine, plusieurs fois exposée par le Magistère, est fondée sur le lien indissoluble, que Dieu a voulu et que l'homme ne peut rompre de son initiative, entre les deux significations de l'acte conjugal: union et procréation. En effet, par sa structure intime, l'acte conjugal, en même temps qu'il unit profondément les époux, les rend aptes à la génération de nouvelles vies, selon des lois inscrites dans l'être même de l'homme et de la femme. C'est en sauvegardant ces deux aspects essentiels, union et procréation que l'acte conjugal conserve intégralement le sens de mutuel et véritable amour et son ordination à la très haute vocation de l'homme à la paternité. Nous pensons que les hommes de notre temps sont particulièrement en mesure de comprendre le caractère profondément raisonnable et humain de ce principe fondamental.
(...)
Licéité du recours aux périodes infécondes
16. A cet enseignement de l'Eglise sur la morale conjugale, on objecte aujourd'hui, comme Nous l'observions plus haut (n. 3), que c'est la prérogative de l'intelligence humaine de maîtriser les énergies offertes par la nature irrationnelle et de les orienter vers un but conforme au bien de l'homme. Or, certains se demandent: dans le cas présent, n'est-il pas raisonnable, en bien des circonstances, de recourir au contrôle artificiel des naissances, si on obtient par là l'harmonie et la tranquillité du foyer et de meilleures conditions pour l'éducation des enfants déjà nés ?
A cette question, il faut répondre avec clarté l'Eglise est la première à louer et à recommander l'intervention de l'intelligence dans une œuvre qui associe de si près la créature raisonnable à son Créateur, mais elle affirme que cela doit se faire dans le respect de l'ordre établi par Dieu.
Si donc il existe, pour espacer les naissances, de sérieux motifs dus, soit aux conditions physiques ou psychologiques des conjoints, soit à des circonstances extérieures, l'Eglise enseigne qu'il est alors permis de tenir compte des rythmes naturels, inhérents aux fonctions de la génération, pour user du mariage dans les seules périodes infécondes et régler ainsi la natalité sans porter atteinte aux principes moraux que Nous venons de rappeler (20).
L'Eglise est conséquente avec elle-même quand elle estime licite le recours aux périodes infécondes, alors qu'elle condamne comme toujours illicite l'usage des moyens directement contraires à la fécondation, même inspiré par des raisons qui peuvent paraître honnêtes et sérieuses. En réalité, il existe entre les deux cas une différence essentielle: dans le premier cas, les conjoints usent légitimement d'une disposition naturelle; dans l'autre cas, ils empêchent le déroulement des processus naturels. Il est vrai que, dans l'un et l'autre cas, les conjoints s'accordent dans la volonté positive d'éviter l'enfant pour des raisons plausibles, en cherchant à avoir l'assurance qu'il ne viendra pas; mais il est vrai aussi que dans le premier cas seulement ils savent renoncer à l'usage du mariage dans les périodes fécondes quand, pour de justes motifs, la procréation n'est pas désirable, et en user dans les périodes agénésiques, comme manifestation d'affection et sauvegarde de mutuelle fidélité. Ce faisant, ils donnent la preuve d'un amour vraiment et intégralement honnête.