Problème de foi en la Présence Réelle

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Bibracte
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Problème de foi en la Présence Réelle

Message non lu par Bibracte » mar. 21 janv. 2020, 11:08

Bonjour à tous.

Pour vous donner un peu le contexte, je suis catholique depuis toujours, aussi loin que je me souvienne j'ai toujours eu la foi.
Depuis un peu plus de deux ans j'ai beaucoup approfondi cette foi, par des réflexions, des discussions, de la formation, une prière plus régulière...

Récemment, je me suis rendu compte que je n'arrivais plus bien, à croire en la Présence Réelle du Christ dans l'Eucharistie.
Plus précisément, je fais confiance à l'Eglise, et je veux y croire, mais comment dire... je suis fortement tenté de ne pas y croire. Je me "force", et ce n'était pas le cas avant.

Pourtant, si je pose tout cela d'un point de vue rationnel, rien ne m'empêche d'y croire: je suis catholique, je crois que le Christ a vraiment donné son Corps à ses apôtres le soir de la Cène, etc. Mais au moment de la messe, l'idée me vient presque systématiquement que ça ne pourrait être que du pain, etc.

Voilà, je ne sais pas si c'est clair, ni si je vais passer pour un fou... mais je me demande que faire.
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Re: Problème de foi en la Présence Réelle

Message non lu par PaxetBonum » mar. 21 janv. 2020, 11:22

Bonjour Bibracte,

Quoi de plus naturel que d'avoir l'intelligence qui s'oppose aux Mystères de la Foi. Sinon ce ne serait pas des Mystères… La Foi demande également un effort de volonté. Jésus s'est donné à ses Apôtre et à tous ses disciples. Nous en sommes, et le Mystère eucharistique est le miracle qu'il accompli pour nous rendre présent à la Cène et au Calvaire hic et nunc.

Vous n'êtes ni le premier ni le dernier à vous poser des questions à ce sujet. Des prêtres eux-mêmes ont douté au moment de célébrer l'eucharistie et cela a donné parfois des miracles eucharistiques en réponse, le plus célèbre est celui de Lanciano si vous ne le connaissez pas. D'autres non certainement jamais douté comme le Saint Curé d'Ars qui disait : 'si l'on comprenait ce qu'est l'Eucharistie : on communierai une fois puis on mourrait'

Je prie pour vous et moi-même, pour que le Seigneur nous donne de croire ce qu'Il nous a révélé de l'Eucharistie et qu'il nous donne d'aimer ce sacrement comme il se doit.
Pax et Bonum !
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Re: Problème de foi en la Présence Réelle

Message non lu par Bibracte » mar. 21 janv. 2020, 11:27

Merci beaucoup cher PaxetBonum pour votre réponse et votre prière!
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Re: Problème de foi en la Présence Réelle

Message non lu par Altior » mar. 21 janv. 2020, 14:02

Bonjour, Bibracte!
Bibracte a écrit :
mar. 21 janv. 2020, 11:08
Mais au moment de la messe, l'idée me vient presque systématiquement que ça ne pourrait être que du pain, etc.
C'est une tentation du Malin. Je l'ai connue moi aussi. Pendant ma conversion, car avant, je ne me posais même pas la question. En parlant, jadis, à ce saint pêcheur d'âmes qui m'a converti (que Dieu le repose en paix!), je lui ai avoué de croire tout ce que l'Église enseigne. Tout, sauf une chose. La Présence Réelle. Croire en la Résurrection, croire dans la Sainte Trinité, croire que Jésus est Dieu. Pourtant, croire qu'un miracle bien comparable à l'incarnation ait lieu tous les Dimanches, tous les jours, à tous les coins de la rue après 2-3 paroles bégayées par un prêtre souvent indigne, croire cela était plus fort que moi. «Désolé, mon père, je ne peux pas. J'aimerais croire, je le veux, mais je ne peux pas!».

Il m'a répondu que mon erreur était d'essayer de croire avec la tête. On arrive à croire avec la tête les choses logiques. Mais les mystères de la foi ne sont pas logiques; ils ne sont illogiques non plus, mais a-logiques. Pas contre, mais au delà de la logique. Puis, si tous les mystères sont comme ça, alors d'autant plus LE mystère par excellence, mysterium fidei, plus important, plus central que tous les autres. Il m'a donné comme devoir l'étude de quelques miracles eucharistiques. C'est comme ça qu'il faisait à toutes mes questions sur la foi: il me donnait un devoir à faire, au but duquel j'arrivais seul aux réponses.

Puis, après des années, j'ai reçu la lumière de la lecture de Jean cap 6. C'est étrange comme j'avais lu maintes fois, peut-être des dizaines de fois l'évangile de Jean, chapitre 6, sans me rendre compte qu'il s'agit d'un épisode dans lequel les têtes carrées, comme la mienne, n'arrivaient pas à croire le sens propre des mots de Jésus qui leur parlait de manger son corps. Et, lorsqu'ils arrivaient pourtant à comprendre que Jésus parlait à la lettre ils fichaient le camp tout de suite.

Eh, oui, Bibracte. Cette parole est folle, qui peut la croire ? Mais nous n'avons pas à faire autrement, car, à l'instar de Pierre, nous croyons parce que c'est la parole de Notre Seigneur, qui a les paroles de la vie éternelle; autrement à qui irions-nous ?

Kyrie, eleison!

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Re: Problème de foi en la Présence Réelle

Message non lu par Invité » mar. 21 janv. 2020, 16:03

Bonjour Altior!

Merci beaucoup pour votre réponse!
J'avais effectivement ma petite idée sur l'origine de ce genre de pensées...

Peut-être effectivement suis-je trop dans l'intellectualisme, la rationnalisation au détriment de la confiance en Dieu...

L'autre question que je me pose, c'est la finalité de la communion. On parle souvent d'union au Christ, de se conformer à lui, mais tout ça reste assez flou...

Merci pour vos éclairages!

Altior
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Re: Problème de foi en la Présence Réelle

Message non lu par Altior » mer. 22 janv. 2020, 10:12

Cher frère en Christ,
Invité a écrit :
mar. 21 janv. 2020, 16:03
L'autre question que je me pose, c'est la finalité de la communion. On parle souvent d'union au Christ, de se conformer à lui, mais tout ça reste assez flou...
La finalité de la Communion est la Grace. Ainsi:
-effet sur la Grâce Sanctifiante: la Communion augmente l'état de Grâce Sanctifiante établi par le Baptême ou rétabli par le Pardon si perdu.
La Grâce Sanctifiante c'est quoi ? Pour faire court, la Grâce Sanctifiante est pour l'âme ce que l'oxygène est pour le corps. Je dis «pour faire court», car autrement on doit consulter des kilos de littérature théologique au bout desquels on se pose la question «donc, finalement, la Grâce c'est quoi?».
-effets sur les grâces actuelles: la Communion est la plus puissante arme pour nous prémunir contre le fait de (re)tomber dans le péché. Les grâces actuelles sont quoi ? Eh bien, les grâces actuelles sont des aides ponctuelles offertes pour nous rapprocher de la source de toute grâce, qui est Dieu.

La Communion est le plus grand don et la plus haute expression de l'amour que Dieu nous porte. Pas seulement Il a voulu s'incarner pour nous, pas seulement il a accepté de souffrir et de mourir pour nous, mais il veut s'unir physiquement à nous. Il veut unir sa chair avec la nôtre, il veut que nous mélangions notre sang avec le Sien, afin que nous soyons comme Lui, afin que nous restions les Siens pour toujours.

Goûtez et voyez combien Dieu est bon!

Cinci
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Re: Problème de foi en la Présence Réelle

Message non lu par Cinci » ven. 24 janv. 2020, 19:15

Bibracte :

L'autre question que je me pose, c'est la finalité de la communion. On parle souvent d'union au Christ, de se conformer à lui, mais tout ça reste assez flou...
La finalité c'est de devenir un autre Christ pour autrui. Je ne sais pas si ça vous éclaire.

Le but ce n'est pas tellement d'aller chanter des hymnes en latin, connaître les rubriques par coeur, fréquenter la Bible Crampon au lieu de la Jérusalem, prendre en défaut de conformité les religieux et se rendre soi-même au culte en cravate, mais bien d'en arriver à faire ce que pratiquement personne fait, ce qui répugne, révulse, met les jetons, contrarie, fait peur, déplaît souverainement , etc. Ex : prier pour le pape, avouer ses torts à de gros orgueilleux d'en face (des coreligionnaires souvent), faire connaître Jésus à d'autres en sachant d'avance devoir se prendre de gnons en retour, confesser publiquement sa foi tout en passant pour une tarte, rester gentil avec des tradis qui aiment vous calomnier comme traître, mauvais sujet, complice de l'universelle dissipation et malversation, etc. Sans compter le fait de se rendre à des messes ou le gratin va briller par son absence, pour y chanter la gloire de Jésus en compagnie d'Itinérants qui peuvent sentir un peu fort, de chômeurs, de vieux se déplaçant en marchette, d'immigrants en attente de statut, de personnes fragiles et d'ex-drogués; bref, tout ce que le monde aime !

Vous en avez peut-être envie ?

:)

Une fois, il y eut même un François qui baisa le lépreux.

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Re: Problème de foi en la Présence Réelle

Message non lu par Cinci » ven. 24 janv. 2020, 19:15

Bibracte :

L'autre question que je me pose, c'est la finalité de la communion. On parle souvent d'union au Christ, de se conformer à lui, mais tout ça reste assez flou...
La finalité c'est de devenir un autre Christ pour autrui. Je ne sais pas si ça vous éclaire.

Le but ce n'est pas tellement d'aller chanter des hymnes en latin, connaître les rubriques par coeur, fréquenter la Bible Crampon au lieu de la Jérusalem, prendre en défaut de conformité les religieux et se rendre soi-même au culte en cravate, mais bien d'en arriver à faire ce que pratiquement personne fait, ce qui répugne, révulse, met les jetons, contrarie, fait peur, déplaît souverainement , etc. Ex : prier pour le pape, avouer ses torts à de gros orgueilleux d'en face (des coreligionnaires souvent), faire connaître Jésus à d'autres en sachant d'avance devoir se prendre de gnons en retour, confesser publiquement sa foi tout en passant pour une tarte, rester gentil avec des tradis qui aiment vous calomnier comme traître, mauvais sujet, complice de l'universelle dissipation et malversation, etc. Sans compter le fait de se rendre à des messes ou le gratin va briller par son absence, pour y chanter la gloire de Jésus en compagnie d'Itinérants qui peuvent sentir un peu fort, de chômeurs, de vieux se déplaçant en marchette, d'immigrants en attente de statut, de personnes fragiles et d'ex-drogués; bref, tout ce que le monde aime !

Vous en avez peut-être envie ?

:)

Une fois, il y eut même un François qui baisa le lépreux.

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Re: Problème de foi en la Présence Réelle

Message non lu par Cinci » ven. 24 janv. 2020, 19:46

Un soir, dans la Sierra, passait Campéador.
Sur sa cuirasse d'or le soleil mirait l'or
Des derniers flamboiements d'une soirée ardente
Et doublait du héros la splendeur flamboyante !
Il n'était qu'or partout, du cimier aux talons
l'or des cuissards froissait l'or des carapanpçons :
des rubis grenadins faisaient feu sur son casque
Mais ses yeux en faisaient plus sous son masque ...
Superbe, et de loisir, il allait, sans pareil,
Et n'ayant rien à battre il battait le soleil !
Et les pâtres, penchés aux rampes des montagnes
Se le montraient flambant, au loin dans les campagnes
Comme une tour de feu, ce grand cavalier d'or
Et ils disaient : C'est saint Jacques ou Campéador !
Confondant tous les deux dans une même gloire
L'un pour mieux l'admirer, l'autre pour mieux y croire !

Or, comme il passait par là, magnifique et puissant,
Et calme, et grave et lent, le radieux passant
Entendit dans le creux d'un ravin solitaire
Une voix qui semblait triste, sortir de terre !
Et c'était étendu sur le sol, un lépreux,
Une immondice humaine, un monstre, un être affreux,
Dont l'aspect fit lever tout droit dans la poussière
Les deux pieds du cheval, se dressant en arrière,
Comme s'il eût compris que les fers de ses pieds,
S'Ils touchaient à cet être en resteraient souillés,
Et qu'il ne pourrait plus en essuyer la fange !
Cependant le héros, dans sa splendeur d'Archange,
Inclinant son panache éclatant, aperçut
Ce hideux malandrin, sale et vile, le rebut
Du monde; - il lui tendit noblement son aumône
Du haut de son cheval cabré, comme un trône,
A ce lépreux impur, contagieux maudit,
Qui la lui demandait au nom de Jésus-Christ,
C'est alors que l'on put voir une chose touchante :
Allongeant vers le Cid sa main pulvérulente,
Le lépreux accroupi se mit sur ses genoux,
Surpris, - le repoussé ! - de voir un homme doux
Ne pas montrer l'horreur qu'inspirait sa présence
Et ne pas l'écarter du bois dur de sa lance ;
Et, touché au coeur de voir cette pitié,
Il osa, lui, le vil, l'affreux, l'humilié,
Dans un de ces élans plus fort que la nature,
Au gantelet d'acier coller sa bouche impure.

La malheureux savait qu'il pouvait y appuyer,
Sans lui donner son mal, sur le brillant acier,
Le mouiller de sa lèvre, y traîner son haleine.
Lui, qui n,avait jamais baisé de main humaine
Et qui donnait la mort d'un seul attouchement,
Vautra son front dartreux sur l'acier de ce gant.
Et le Cid le laissa très tranquillement faire,
Sans dédain, sans dégoût, sans haine, sans colère,
Immobile il restait, le grand Campéador !
Que pouvait-il penser sous le grillage d'or
De son casque en rubis, quand il vit cette audace ?
Quel sentiment passa sous l'or de sa cuirasse ?
Mais il fixa longtemps le lépreux, - puis, soudain,
Il arracha son gant et lui donna sa main.

- Jules Barbey d'Aurevilly

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Re: Problème de foi en la Présence Réelle

Message non lu par Kerygme » lun. 27 janv. 2020, 14:08

Bonjour Bibracte,


Selon vos propos peut-être avez vous négligé que la foi dans la présence réelle est également une grâce. Que ce "toujours" était devenu un acquis, lequel n'a plus occupé une place centrale alors qu'il aurait nécessité d'être entretenu; non pas rationnellement mais relationnellement. Comme une amitié, un amour.


Cordialement.
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Re: Problème de foi en la Présence Réelle

Message non lu par Kerygme » lun. 27 janv. 2020, 14:40

Bonjour Cinci,
Cinci a écrit :
ven. 24 janv. 2020, 19:15
Le but ce n'est pas tellement d'aller chanter des hymnes en latin, connaître les rubriques par coeur, fréquenter la Bible Crampon au lieu de la Jérusalem, prendre en défaut de conformité les religieux et se rendre soi-même au culte en cravate, mais bien d'en arriver à faire ce que pratiquement personne fait, ce qui répugne, révulse, met les jetons, contrarie, fait peur, déplaît souverainement , etc. Ex : prier pour le pape, avouer ses torts à de gros orgueilleux d'en face (des coreligionnaires souvent), faire connaître Jésus à d'autres en sachant d'avance devoir se prendre de gnons en retour, confesser publiquement sa foi tout en passant pour une tarte, rester gentil avec des tradis qui aiment vous calomnier comme traître, mauvais sujet, complice de l'universelle dissipation et malversation, etc. Sans compter le fait de se rendre à des messes ou le gratin va briller par son absence, pour y chanter la gloire de Jésus en compagnie d'Itinérants qui peuvent sentir un peu fort, de chômeurs, de vieux se déplaçant en marchette, d'immigrants en attente de statut, de personnes fragiles et d'ex-drogués; bref, tout ce que le monde aime !
Peut-on se dire du Christ autrement ?
On peut aimer une liturgie plus qu'une autre, une traduction plus qu'une autre, et vivre replié à cause de cela. Il faut arriver à accepter puis à aimer l'autre autant que soi-même. Et plus l'autre nous semble difficile et plus il nous demande de nous convertir. Plus c'est dur et plus il faut demander cette grâce dans la prière : Oh, Seigneur, apprends moi à les aimer comme Toi tu les aimes !
En tant que visiteur de malades à l'hôpital, c'est d'abord la personne et le Christ dans cette personne que je cherche à rencontrer, le reste n'est souvent que préjugés.

Merci pour ces belles paroles Cinci.
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Re: Problème de foi en la Présence Réelle

Message non lu par Trinité » lun. 27 janv. 2020, 15:09

Cinci a écrit :
ven. 24 janv. 2020, 19:15


Le but ce n'est pas tellement d'aller chanter des hymnes en latin, connaître les rubriques par coeur, fréquenter la Bible Crampon au lieu de la Jérusalem, prendre en défaut de conformité les religieux et se rendre soi-même au culte en cravate, mais bien d'en arriver à faire ce que pratiquement personne fait, ce qui répugne, révulse, met les jetons, contrarie, fait peur, déplaît souverainement , etc. Ex : prier pour le pape, avouer ses torts à de gros orgueilleux d'en face (des coreligionnaires souvent), faire connaître Jésus à d'autres en sachant d'avance devoir se prendre de gnons en retour, confesser publiquement sa foi tout en passant pour une tarte, rester gentil avec des tradis qui aiment vous calomnier comme traître, mauvais sujet, complice de l'universelle dissipation et malversation, etc. Sans compter le fait de se rendre à des messes ou le gratin va briller par son absence, pour y chanter la gloire de Jésus en compagnie d'Itinérants qui peuvent sentir un peu fort, de chômeurs, de vieux se déplaçant en marchette, d'immigrants en attente de statut, de personnes fragiles et d'ex-drogués; bref, tout ce que le monde aime !

7 :oui:

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