Le Célibat sacerdotal

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Benoit Douville
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Le Célibat sacerdotal

Message non lu par Benoit Douville » mar. 14 nov. 2006, 19:14

Le Vatican se penche sur le célibat des prêtres

Le pape Benoît XVI et les hauts dignitaires du Vatican se réuniront jeudi pour s'entretenir de la question du célibat obligatoire des prêtres.
Plusieurs prêtres de l'Église catholique ont déposé des requêtes pour obtenir l'autorisation de se marier ou l'ont déjà fait, a indiqué le Vatican.
Le sommet a été convoqué après la récente excommunication de l'archevêque zambien Emmanuel Milingo. En 2001, le prêtre africain s'était marié. Il avait toutefois renoncé à cette union quelques mois plus tard, à la demande de Jean-Paul II. Tout récemment, Emmanuel Milingo a annoncé qu'il retournait auprès de son épouse et qu'il défendrait désormais la cause des prêtres mariés. Benoît XVI a demandé la tenue de cette réunion pour examiner les raisons de la «désobéissance» du religieux africain, sanctionné en septembre pour avoir nommé quatre hommes mariés au rang d'évêques. Selon Emmanuel Milingo, l'Église catholique pourrait attirer 150 000 prêtres mariés dans le monde, et compenser ainsi la réduction des effectifs du clergé, tout en élevant le caractère sacré du mariage.

Il y a bien sûr les bienfaits du célibat dont ont joui un grand nombre de prêtres au cours des années puisqu'il se donne entièrement à Dieu, à cause aussi du charisme qui s’en dégage, le célibat sera toujours le choix d’un certain nombre de prêtres à l’avenir. Confrontée par la pénurie de prêtres dont elle souffre présentement, croyez-vous que l’Église a besoin d’un plus grand nombre de prêtres?

jean_droit
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Message non lu par jean_droit » mer. 15 nov. 2006, 12:36

De ZENIT :
Le célibat des prêtres est un réel problème. Je suppose que ce l'est surtout dans les campagnes où les prêtres sont seuls ? On peut espérer que le sujet évolue dans le temps sans perdre de vue ce qu'est un prêtre. Je suis assez pour le système utilisé par les orthodoxes ou les catholiques de rite byzantin. Pour l'instant contentons nous de traiter les cas qui semblent aller de soi.

Prêtres mariés : Examen des demandes de dispense ou de retour au ministère
Benoît XVI consulte la curie romaine

ROME, Mardi 14 novembre 2006 (ZENIT.org) – « Les demandes de dispense du célibat ou de retour au ministère sacerdotal présentées par des prêtres mariés » seront examinées, jeudi prochain, à la demande de Benoît XVI par la curie romaine.

Une note de la salle de presse du Saint-Siège annonce en effet : « Le Saint-Père a convoqué pour le 16 novembre une réunion des chefs de dicastère de la Curie romaine en vue d'examiner la situation créée par la désobéissance de Mgr Emmanuel Milingo, pour réfléchir aux demandes de dispense du célibat ou de retour au ministère sacerdotal présentées ces dernières années par des prêtres mariés. Aucun autre sujet n'est prévu à l'ordre du jour ».

Rappelons que l’Eglise catholique de rite latin choisit les prêtres uniquement parmi les candidats au sacerdoce dont le charisme de célibat est vérifié. La promesse de célibat sacerdotal se fait lors de l’ordination diaconale, environ un an avant l’ordination sacerdotale, au bout d’un minimum de 5 ans d’études de philosophie et de théologie et d’accompagnement spirituel. L’âge minimum pour l’ordination est de 24 ans.

L’Eglise catholique de rite byzantin choisit aussi des prêtres parmi les diacres mariés. Mais les évêques sont choisis parmi des moines, dont des prêtres ayant également professé les trois vœux religieux, dont celui de chasteté et de célibat perpétuel.

Cependant, des dispenses du célibat sont accordées dans certains cas, examinés un à un. Le cas peut se poser par exemple lorsqu’un prêtre anglican, marié, rejoint l’Eglise catholique.

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Christophe
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Message non lu par Christophe » mer. 15 nov. 2006, 14:38

Bonjour à tous

Je rappelle l'existence des deux discussions suivantes, sur un thème proche de celui qui nous occupe :
L'ordination à la prêtrise d'hommes mariés : viewtopic.php?t=781
Le mariage des prêtres : viewtopic.php?f=93&t=26447&hilit=mariage

Pour ma part, si le célibat des prêtres est un trésor de l'Eglise, il s'agit néanmoins d'une position purement disciplinaire et non pas dogmatique. Si cela devait vraiment permettre de résoudre - même partiellement - la pénurie de prêtres et que les prêtres qui le désirent puissent prononcer des voeux de célibat, je n'y verrai aucun mal...

D'autre part, réduire le sacrement du mariage à l'assouvissement de la libido me semble être un argument qui fait sienne la conception hédoniste de l'homme à laquelle il veut s'opposer... ;-)

Pax
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Message non lu par jean_droit » ven. 17 nov. 2006, 12:44

Ce texte de ZENIT fait bien le point sur la position de notre Pape et de l'Eglise sur le célibat des prêtres. Il est intéressant de voir la proportion du nombre de séminaristes par rapport à celui des évêques, prêtres et diacres : 25 % ! Signe d'espoir .... Signe d'Espérance !Action de l'Esprit Saint !

Benoît XVI réaffirme la « valeur » du choix du célibat sacerdotal
Réunion de la curie romaine sur le cas soulevé par Mgr Milingo

ROME, Jeudi 16 novembre 2006 (ZENIT.org) – Benoît XVI et la curie romaine réaffirment la « valeur » du choix du célibat sacerdotal.

Le pape Benoît XVI a présidé jeudi matin à 10 heures, et pendant 3 heures, une réunion des responsables de la curie romaine pour examiner la situation créée, annonçait un communiqué du Vatican, lundi dernier, « par la désobéissance » de l'archevêque émérite de Lusaka (en Zambie), Mgr Emmanuel Milingo (cf. Zenit du 13 novembre).

L’archevêque a épousé, selon le rite de la secte Moon, en 2001, Maria Sung, un médecin sud-coréen, de trente ans plus jeune que lui. Il l’a rejointe à Washington en septembre dernier, après plusieurs années d’éloignement. Surtout, il a été excommunié après avoir ordonné quatre évêques mariés sans mandat du pape, à Washington, en octobre dernier.

En fin d’après midi, un communiqué de la salle de presse du saint-Siège a expliqué que « ce matin, 6 novembre, au palais apostolique, le saint-Père a présidé une des réunions périodiques des chefs des dicastères de la curie romaine, pour une réflexion commune ».

« Les participants à la réunion, précise la note, en italien, ont eu une information très précise sur les demandes de dispense de l’obligation du célibat de ces dernières années, et sur la possibilité de réadmettre à l’exercice du ministère des prêtres qui actuellement se trouvent dans la situation prévue par l’Eglise » [pour que ce soit possible, ndlr].

« On a réaffirmé, conclut la note, la valeur du choix du célibat sacerdotal selon la tradition catholique et l’on a répété l’exigence d’une solide formation humaine et chrétienne pour les séminaristes comme pour les prêtres déjà ordonnés ».

Le site de la congrégation romaine pour le Clergé (http://www.clerus.org) publie (cf. Zenit du 31 octobre 2006) les statistiques des défections de prêtres catholiques mais aussi de réintégration.

Evêques, prêtres, diacres étaient près de 440 000 en 2001, en majorité des prêtres séculiers, et les séminaristes plus de 112 000.

Une statistique moins connue fait état des réintégrations de prêtres qui avaient abandonné le sacerdoce : ils ont été près de 10 000 entre 1970 et 1995.

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Re: Prêtres infidèles à leur célibat

Message non lu par antoine93 » sam. 13 sept. 2008, 22:41

J'ai discuté avec un gars qui m'a dit que les prêtres sont célibataires, non pas parce qu'ils doivent l'être en soi, mais pour des raisons disciplinaires. Dans l'Eglise d'Orient, les prêtres peuvent se marier.

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Re: Prêtres infidèles à leur célibat

Message non lu par Olivier JC » sam. 13 sept. 2008, 23:16

Bonsoir,

Votre ami est relativement mal renseigné.

Premièrement, il n'a jamais été admis dans l'Eglise qu'un prêtre se marie, à aucune époque.

Deuxièmement, l'Eglise a, dès ses débuts ordonnés des hommes mariés. Mais ils étaient astreints, du jour de leur ordination, à l'abstinence. Ce pourquoi l'accord de Madame était requis pour que Monsieur soit ordonné.

Notre nature pécheresse étant ce qu'elle est, la discipline de l'abstinence fut bien souvent violée, et tout aussi souvent rappelée par évêques et conciles. Maints documents l'attestent.

Finalement, les Orientaux ont autorisé les prêtres à s'unir avec leur femme (voui... à l'origine, il ne s'agissait pas s'autoriser des hommes mariés à être ordonnés...). Ils ont seulement exigé l'abstinence depuis la veille de la célébration des offices.

Quant à l'Eglise occidentale, elle a refusé de baisser les bras, et s'est avisé que le meilleur moyen de maintenir cette tradition de l'abstinence, reçue des Apôtres et in fine du Christ lui-même, était encore de n'ordonner que des célibataires...

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Du célibat des clercs

Message non lu par La Mothe Rouge » jeu. 12 nov. 2009, 8:43

Monsieur Voltaire disait:

"On demande si dans les premiers siècles de l'Église le mariage fut permis aux clercs, et dans quel temps il fut défendu.
Il est avéré que les clercs, loin d'être engagés au célibat dans la religion juive, étaient tous au contraire excités au mariage, non seulement par l'exemple de leurs patriarches, mais par la honte attachée à vivre sans postérité.
Toutefois, dans les temps qui précédèrent les derniers malheurs des Juifs, il s'éleva des sectes de rigoristes esséniens, judaïtes, thérapeutes, hérodiens ; et dans quelques unes, comme celles des esséniens et des thérapeutes, les plus dévots ne se mariaient pas. Cette continence était une imitation de la chasteté des vestales établies par Numa Pompilius, de la fille de Pythagore qui institua un couvent, des prêtresses de Diane, de la pythie de Delphes, et plus anciennement de Cassandre et de Chrysis, prêtresses d'Apollon, et même des prêtresses de Bacchus.
Les prêtres de Cybèle non seulement faisaient voeu de chasteté, mais de peur de violer leurs voeux ils se rendaient eunuques.
Plutarque, dans sa huitième question des propos de table, dit qu'il y a des colléges de prêtres en Égypte qui renoncent au mariage.
Les premiers chrétiens, quoique faisant profession d'une vie aussi pure que celle des esséniens et des thérapeutes, ne firent point une vertu du célibat. Nous avons vu que presque tous les apôtres et les disciples étaient mariés. Saint Paul écrit à Tite a Épître à Tite, ch. I, v. 6. : " Choisissez pour prêtre celui qui n'aura qu'une femme ayant des enfants fidèles et non accusés de luxure. "
Il dit la même chose à Timothée b I à Timothée, ch. III, v. 2. : " Que le surveillant soit mari d'une seule femme. "
Il semble faire si grand cas du mariage, que dans la même lettre à Timothée, il dit c Ch. II, v. 15. : " La femme ayant prévariqué se sauvera en faisant des enfants. "
Ce qui arriva dans le fameux concile de Nicée au sujet des prêtres mariés, mérite une grande attention. Quelques évêques, au rapport de Sozomène et de Socrate d Sozom., liv. I. Socrate, liv. I. , proposèrent une loi qui défendît aux évêques et aux prêtres de toucher dorénavant à leurs femmes ; mais saint Paphnuce le martyr, évêque de Thèbes en Égypte, s'y opposa fortement, disant " que coucher avec sa femme c'est chasteté ; " et son avis fut suivi par le concile.
Suidas, Gelase Cyzicène, Cassiodore et Nicéphore Caliste, rapportent précisément la même chose.
Le concile seulement défendit aux ecclésiastiques d'avoir chez eux des agapètes, des associées, autres que leurs propres femmes, excepté leurs mères, leurs soeurs, leurs tantes, et des vieilles hors de tout soupçon.
Depuis ce temps, le célibat fut recommandé sans être ordonné. Saint Jérôme, voué à la solitude, fut celui de tous les Pères qui fit les plus grands éloges du célibat des prêtres : cependant il prend hautement le parti de Cartérius, évêque d'Espagne, qui s'était remarié deux fois. " Si je voulais nommer, dit-il, tous les évêques qui ont passé à de secondes noces, j'en trouverais plus qu'il n'y eut d'évêques au concile de Rimini a Lettre LXVII à Oceanus. . " " Tantus numerus congregabitur ut Riminensis synodus superetur. "
Les exemples des clercs mariés et vivant avec leurs femmes, sont innombrables. Sydonius, évêque de Clermont en Auvergne au cinquième siècle, épousa Papianilla, fille de l'empereur Avitus ; et la maison de Polignac a prétendu en descendre. Simplicius, évêque de Bourges, eut deux enfants de sa femme Palladia.
Saint Grégoire de Nazianze était fils d'un autre Grégoire, évêque de Nazianze, et de Nonna, dont cet évêque eut trois enfants, savoir : Césarius, Gorgonia, et le saint.
On trouve dans le décret romain, au canon Ozius, une liste très longue d'évêques enfants de prêtres. Le pape Ozius lui-même était fils du sous-diacre Étienne, et le pape Boniface 1er, fils du prêtre Joconde. Le pape Félix III fut fils du prêtre Félix, et devint lui-même un des aïeux de Grégoire-le-Grand. Jean II eut pour père le prêtre Projectus, Agapet le prêtre Gordien. Le pape Silvestre était fils du pape Hormisdas. Théodore 1er naquit du mariage de Théodore, patriarche de Jérusalem ; ce qui devait réconcilier les deux Églises.
Enfin, après plus d'un concile tenu inutilement sur le célibat qui devait toujours accompagner le sacerdoce, le pape Grégoire VII excommunia tous les prêtres mariés, soit pour rendre l'Église plus respectable par une discipline plus rigoureuse, soit pour attacher plus étroitement à la cour de Rome les évêques et les prêtres des autres pays qui n'auraient d'autre famille que l'Église.
Cette loi ne s'établit pas sans de grandes contradictions.
C'est une chose très remarquable que le concile de Basle ayant déposé, du moins en paroles, le pape Eugène IV, et élu Amédée de Savoie ; plusieurs évêques ayant objecté que ce prince avait été marié, Énéas Silvius, depuis pape sous le nom de Pie II, soutint l'élection d'Amédée, par ces propres paroles : " Non solum qui uxorem habuit, sed uxorem habens potest assumi. " " Non seulement celui qui a été marié, mais celui qui l'est peut être pape. "
Ce Pie II était conséquent. Lisez ses Lettres à sa maîtresse dans le recueil de ses oeuvres. Il était persuadé qu'il y a de la démence à vouloir frauder la nature, qu'il faut la guider, et non chercher à l'anéantir a Voyez les articles ONAN, ONANISME. .
Quoi qu'il en soit, depuis le concile de Trente il n'y a plus de dispute sur le célibat des clercs dans l'Église catholique romaine ; il n'y a plus que des désirs.
Toutes les communions protestantes se sont séparées de Rome sur cet article.
Dans l'Église grecque, qui s'étend aujourd'hui des frontières de la Chine au cap de Matapan, les prêtres se marient une fois. Partout les usages varient, la discipline change selon les temps et selon les lieux. Nous ne faisons ici que raconter, et nous ne controversons jamais".
- Fin de l'article en 1771
Je ne suis qu’un agnostique qui ne se résignera jamais à renoncer à Dieu.

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Le célibat sacerdotal

Message non lu par nic nac » dim. 09 sept. 2012, 23:37

Bonsoir,

Je vous rassure d'emblée, je ne souhaite pas débattre sur le sujet mais je voudrais simplement savoir d'où vient cet ordre?
J'ai cru comprendre qu'au début de l'histoire chrétienne, les prêtres pouvaient se marier.

Pourquoi a-t-on changé ceci? Quand?

Merci beaucoup
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Re: Le célibat des prêtres

Message non lu par Harfang » lun. 10 sept. 2012, 20:21

Les prêtres ne pouvaient pas, aux temps apostoliques, se marier. Ce n'est qu'une tolérance apparue tardivement et corrigée très rapidement dans l'Église latine.
L'origine est simple : c'est Jésus Lui-même, pauvre, chaste et obéissant. Un prêtre qui se configure à Jésus vit comme Lui, c'est-à-dire dans la chasteté parfaite et perpétuelle.

Le célibat des prêtres est un trésor de l'Église ; ceux qui cherchent à le détruire sont des sacrilèges.

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Re: Le célibat des prêtres

Message non lu par Olivier C » mar. 11 sept. 2012, 17:28

Harfang a écrit :Les prêtres ne pouvaient pas, aux temps apostoliques, se marier. Ce n'est qu'une tolérance apparue tardivement et corrigée très rapidement dans l'Église latine.
Bonjour,

Quels sont vos sources ? Je dirais bien plutôt que le célibat des prêtres est une tradition qui remonte aux origines de l'Eglise, ce qui n'est pas la même chose car cela n'exclut pas les prêtres mariés. Par contre, ce qui est juste de dire, c'est que les contraintes d'abstinences sexuelles liées au service de l'eucharistie étaient telles que l'on pouvait considérer ces prêtres mariés plus proche de nos prêtres célibataires, de par leur mode de vie, que les prêtres mariés tel que nous pouvons en rencontrer aujourd'hui dans les milieux orientaux, catholiques ou orthodoxes...

On trouve des traces des prêtres mariés dès les origines, confère saint Paul :
Tite 1, 6-7 : Si je t'ai laissé en Crète, c'est pour y achever l'organisation et pour établir dans chaque ville des presbytres, conformément à mes instructions. Chaque candidat doit être irréprochable, mari d'une seule femme, avoir des enfants croyants, qui ne puissent être accusés d'inconduite et ne soient pas insoumis. L'épiscope, en effet, en sa qualité d'intendant de Dieu, doit être irréprochable : ni arrogant, ni coléreux, ni buveur, ni batailleur, ni avide de gains déshonnêtes,
Remarquons ici que les termes de presbytres et d'épiscopes sont plus ou moins interchangeables : les ministères tels que nous les connaissons aujourd'hui ne sont pas encore clairement définis, mais ils existent bel et bien...

Le célibat des prêtres s'imposera peut à peu sous la pression des populations (tout l'inverse d'aujourd'hui !) : les codex de "pénitences tarifées" employés lors des confessions prévoyaient de lourdes sanctions pour les personnes ayant dénigré un prêtre marié (si ces cas étaient prévus c'est qu'ils étaient d'actualité). Le célibat ne deviendra obligatoire dans le rite latin qu'au XIème s, avec la réforme grégorienne.

Dans l'Eglise catholique il existe encore des prêtres mariés : les prêtres de tradition greco-catholique par exemple ; par contre, même dans ces traditions, les évêques sont toujours des religieux (donc célibataires), ce qui souligne l'importance que ces traditions accordent elles aussi au célibat. Benoît XVI parle d'une afinité "sponsale" du célibat des prêtres, en tant qu'époux de l'Eglise :
Benoit XVI, Rencontre avec les famille et avec les prêtres : Le prêtre possède lui aussi une dimension sponsale; c’est l’identification au cœur du Christ Epoux, qui donne la vie pour l’Eglise son épouse (cf. Exhort. apost. post-syn. Sacramentum caritatis, n. 24).
Et donc, pour l'exhortation Sacramentum caritatis :
Eucharistie et célibat sacerdotal

24. Les Pères synodaux ont voulu souligner que le sacerdoce ministériel requiert, à travers l'ordination, l'entière configuration au Christ. Tout en respectant les pratiques différentes et la tradition orientale, il convient de rappeler le sens profond du célibat sacerdotal, justement considéré comme une richesse inestimable et confirmé aussi dans la pratique orientale pour les candidats à l'épiscopat. Dans un tel choix, en effet, le dévouement qui conforme le prêtre au Christ et l'offrande exclusive de lui-même pour le Règne de Dieu trouvent une expression particulière. (75) Le fait que le Christ lui-même, prêtre pour l'éternité, ait vécu sa mission jusqu'au Sacrifice de la croix dans l'état de virginité constitue le point de référence sûr pour recueillir le sens de la tradition de l'Église latine sur cette question. Il n'est donc pas suffisant de comprendre le célibat sacerdotal en termes purement fonctionnels. En réalité, il est une conformation particulière au style de vie du Christ lui-même. Ce choix est avant tout sponsal; il est identification au cœur du Christ Époux, qui donne sa vie pour son Épouse. Unie à la grande tradition ecclésiale, au Concile Vatican II (76) et aux Souverains Pontifes mes prédécesseurs, (77) je redis la beauté et l'importance d'une vie sacerdotale vécue dans le célibat comme signe exprimant le don de soi total et exclusif au Christ, à l'Église et au Règne de Dieu, et j'en confirme donc le caractère obligatoire pour la tradition latine. Le célibat sacerdotal vécu avec maturité, joie et dévouement est une très grande bénédiction pour l'Église et pour la société elle-même.
Enfin n'oublions pas ce qui pose la plus grande difficulté aujourd'hui : ne pas confondre l'accès au sacerdoce pour les hommes mariés (ce qui a été possible et l'est toujours dans certaines traditions, y compris catholique), et la possibilité du mariage pour les prêtres. Cette dernière option ne sera jamais possible : une personne recevant le sacrement de l'ordre (à partir du diaconat) reste dans l'état de vie dans laquelle est a été appelée. Ce point est une constante au cour de toute l'histoire de l'Eglise.

Bien à vous
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etienne lorant
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Le célibat sacerdotal

Message non lu par etienne lorant » lun. 16 sept. 2013, 17:26

Long article sur le célibat sacerdotal, aujourd'hui, sur Zenit :
L’interview, dans la presse du Venezuela, de Mgr Pietro Parolin, secrétaire d’État nommé, du pape François, a donné lieu à diverses interprétations. Pour les lecteurs de Zenit, Mgr Tony Anatrella apporte des repères pour savoir comment situer cette explosion médiatique.

Mgr Tony Anatrella, psychanalyste et spécialiste en psychiatrie sociale, consulteur des Conseils pontificaux pour la famille et pour la santé, enseigne et consulte également à Paris. Il intervient dans les séminaires et dans le cadre de journées de formation sacerdotale sur les divers aspects du célibat sacerdotal. Il donne régulièrement un cours sur ce thème lors du Cours international des formateurs de séminaristes qui a lieu tous les ans pendant tout le mois de juillet à Rome depuis plus de 20 ans.

Zenit - Comment avez-vous réagi à l’interview de Mgr Parolin ?

Mgr Tony Anatrella - Il faut lire intégralement l’interview qui a été donnée par Mgr Parolin au journal vénézuélien El Universal le 8 septembre 2013 dans laquelle le Secrétaire d’État répond plus largement aux questions du journaliste sur la situation de l’Église. Puis il doit réfuter une distinction introduite par le journaliste qui pose problème quand il s’interroge sur deux types de « dogmes » : certains qui seraient « amovibles » pendant que d’autres seraient « changeants ». Or ces deux types de « dogmes » n’existent pas. Mgr Parolin répond très logiquement et avec raison que le célibat des prêtres n’est pas un « dogme ». L’Église ne l’a jamais présenté de cette façon. De ce fait, la presse s’embrase sur une seule phrase pour faire toutes sortes hypothèses largement infondées. Une fois de plus, une phrase est sortie de son contexte pour lui faire dire tout et son contraire. Il devient de plus en plus difficile de parler sans que la pensée soit détournée à des fins partisanes. Les journalistes ont ainsi pensé et parlé à la place de Mgr Parolin. Certains sont même allés jusqu’à affirmer que cette réponse était concertée entre le Pape et son Secrétaire d’État, et que, sans doute, on assisterait dans les prochains mois à des remises en question. Ce qui est bien sûr injustifié. Mais le journaliste, comme l’ensemble de l’opinion publique, savent-ils encore ce qu’est un « dogme » ?

Le Catéchisme de l’Église Catholique (CEC) au n. 88 et suiv., rappelle que le « dogme » est une vérité de foi reçue du Christ qui engage le peuple chrétien à une adhésion irrévocable, comme le Mystère de la Sainte Trinité. Il revient au Magistère de l’Église, qui agit et s’engage sous l’autorité du Christ, de définir les dogmes contenus dans la Révélation divine et d’en montrer les conséquences pour la vie de l’Église, la vie spirituelle et le comportement moral.

Comment se forment les « dogmes » ?

Leur formation est liée à la découverte du contenu de la Révélation divine. Ainsi, dans les premiers siècles de la vie de l’Église, les divers conciles qui rassemblaient les évêques sous le Magistère de Pierre, ont précisé progressivement le contenu rationnel de la foi chrétienne en méditant, en priant et en vivant la Parole de Dieu. Ce ne fut pas toujours facile, ni sans conflits puisqu’il fallait déjà faire la part des choses entre les idées, voire les idéologies d’une époque, et les vérités de foi au Christ découvertes au sein de son Église. Certains ne se privèrent pas de fabriquer leur propre doctrine et de fonder des sectes ce qui donna souvent lieu à des schismes, à des hérésies et à des apostasies qui réapparaissent régulièrement dans l’histoire. Nous sommes ainsi actuellement en pleine hérésie pélagienne (seule compte la volonté humaine pour ne pas dire le désir) et montaniste (négation de toute hiérarchie ecclésiastique). Le Pape François, après le Pape Benoît XVI, rappelle sans cesse que le Christ est indissociable de l’Église. Croire au Christ tout en négligeant l’Enseignement de l’Église est une contradiction intellectuelle et morale, et une attitude anti-chrétienne.

Bref les dogmes, entendus comme vérités de la foi au Christ et résumés dans le Credo, ne changent pas, ils s’approfondissent, comme nous ne cessons pas d’explorer le sens de l’Incarnation du Christ et du Mystère de l’Église.

Si l’héritage de la foi est confié à l’Église, qu’en est-il du célibat sacerdotal qui ne serait pas un « dogme »?

Dans son interview Mgr Parolin rappelle précisément que « l’Église ne peut jamais changer au point de s’adapter totalement au monde. … L’Église a une constitution, une structure, un contenu qui sont ceux de la foi, et personne ne peut les changer ». Autrement dit, si le célibat des prêtres n’est pas un « dogme », au sens de ceux contenus dans le Credo, il demeure une exigence théologique dépendant de la conception du sacerdoce que l’Église a reçue du Christ. Elle appartient à la Tradition qui structure l’Église, c’est-à-dire qu’elle est l’une des conséquences des vérités de la foi au Christ-Prêtre. Elles ont été découvertes et vécues dès le début de la vie ecclésiale. Il y a donc un lien et une distinction entre Dogme et Tradition pour définir les réalités chrétiennes. Cette différence, sans qu’elle soit une opposition, est une subtilité de la pensée difficile à saisir par des médias parfois prisonniers des idées courtes et de leurs interprétations projectives et qui ne cherchent pas à comprendre l’originalité et la profondeur d’une pensée religieuse. Nous sommes ainsi conditionnés par une excitation médiatique qui tourne en boucle et à des clichés qui ne sont pas raison. Il faut donc laisser passer la tempête médiatique pour retrouver le sens des choses, et ici du célibat sacerdotal.

Comment situer la Tradition dans l’Église ?

Dans la question posée par le journaliste vénézuélien et dans tous les commentaires qui ont pu être faits dans les médias, il y a une confusion entre la notion de Dogme et celle de la Tradition. C’est ce que laissait entendre Mgr Parolin en disant qu’il s’agit « d’une Tradition ecclésiastique », mais cela ne veut pas dire qu’elle est amovible et à la libre disposition de chacun en dehors de « la constitution de l’Église ». L’origine de la pensée de l’Église, afin de formuler les dogmes et leurs conséquences pratiques et morales pour le peuple chrétien, est dans « l’Ecriture Sainte et dans la Sainte Tradition ». L’une et l’autre sont normatives et servent de références au seul Magistère de l’Église à qui a été confiée « la charge d’interpréter de façon authentique la Parole de Dieu » (CEC, n. 84 à 87).

La Tradition ecclésiale transmise au cours des siècles n’est pas négligeable puisqu’elle est le résultat de la mise en perspective et en acte, par exemple pour la question qui nous occupe, du sens du sacerdoce dont le mode de vie s’incarne à l’image du Christ-Prêtre de façon nuptiale dans le don total de soi à Dieu et à son Église. C’est pourquoi, d’ailleurs, le Secrétaire d’État affirme avec force : « l’effort qu’a fait l’Église pour instaurer le célibat des prêtres doit être considéré. On ne peut pas dire qu’il appartient simplement au passé. » Puis il ajoute pour rendre compte de l’existence d’un certain nombre de problèmes de comportement chez des prêtres : « C’est un grand défi pour le Pape, qui est à la tête du ministère de l’unité, et toutes les décisions doivent être prises dans le but d’unir l’Église, pas de diviser ».

Mgr Parolin est un homme de dialogue. Une attitude qui permet de voir la réalité en face, de discerner et d’approfondir les choses. En ce sens, il dit : « Aussi nous pouvons parler, réfléchir et approfondir ces sujets et songer à des modifications, mais toujours en tenant compte de l’unité, de la volonté de Dieu (…) et de l’ouverture aux signes des temps ». Que faut-il entendre ici ? Que la question est ouverte à la réflexion, mais certainement pas pour remettre en question l’engagement dans le célibat pour les prêtres qui est fortement structuré dans la Tradition ecclésiale. En revanche des aménagements sont possibles, comme par exemple ce que Benoît XVI a permis pour l’accueil des prêtres anglicans qui embrassent la foi catholique.

Les propos de Mgr Parolin ont donc été interprétés bien au-delà de ce qu’il voulait dire ?

Sans aucun doute. Certains médias ont affirmé rapidement, et souvent dans la méconnaissance de l’histoire du célibat, que la question du mariage des prêtres était relancée. Or rien n’est relancé et la réflexion continue comme toujours en dehors des caméras et des micros.

On s’est livré à une surenchère de reportages en allant souvent chercher d’anciens prêtres qui se sont mariés, ou des femmes qui vivent en concubinage avec des prêtres. Ils sont souvent présentés et « starisés » comme des « héros » alors que les prêtres qui sont fidèles à leur engagement seraient des gens qui ne connaissent pas l’amour. Ce sont pourtant eux qui sont les « héros » de Dieu. Il n’y a rien d’héroïque à être transgressif, c’est même le contraire ! Les gens qui sont parfois dans ce cas, le savent bien et sont envahis d’interrogations quand ils se sont laissé dépasser par leurs sentiments.

Les slogans partent vite et le public apprécie que soit mis en lumière et valorisés des situations anti-institutionnelles et transgressives. « L’Église est contre le mariage des prêtres et contre l’amour d’une femme ». L’Église n’interdit à personne de se marier ! Libre à chacun de choisir sa vie. Mais le sacerdoce ne dépend pas des idées que chacun se fait sur lui et encore moins de l’évolution de ses affects. D’ailleurs lorsque le célibat sacerdotal est accepté passivement, sans qu’une véritable réflexion psychologique sur sa vie affective et sexuelle ait été engagée pendant la formation initiale au Séminaire, on risque parfois d’assister à des éveils douloureux et à des implications affectives incontrôlées.

On annonce des chiffres importants de prêtres qui ne respecteraient pas le célibat ?

En vérité, on ignore complétement le nombre de personnes dans cette situation. Certains annoncent des chiffres fantaisistes et invérifiables de 25 à 30% de prêtres en délicatesse avec leur engagement. Il s’agit plus d’une construction que d’une réelle information. Cette surinterprétation de chiffres flirte avec une volonté idéologique de laïcs qui veulent marier les prêtres, alors que la grande majorité d’entre eux sont heureux de leur don et ne demandent rien. Ces revendications sont toujours extra-marginales. N’est-il pas curieux de constater cette volonté de vouloir marier les prêtres et les homosexuels à une époque où l’on passe son temps à dénoncer et à dévaloriser le mariage ?

De plus, là où le clergé est marié cela ne va pas sans poser divers problèmes. La naïveté contemporaine consiste à croire que le mariage résout les questions actuelles : déficit des vocations, solitude du prêtre, pédophilie, voire homosexualité dans le clergé. Le mariage n’a jamais été un accélérateur des vocations, une thérapie ou un antidote contre la pédophilie et un évitement de l’homosexualité. La pédophilie est pratiquée pour 80 à 90% dans les familles et des hommes mariés peuvent avoir des pratiques homosexuelles. Quant aux vocations, elles naissent dans des communautés où la foi est réelle et active. Ces affirmations sont des visions à courte-vue sur lesquelles, évidemment, l’Église ne peut pas s’aligner.

La seule question qui pourrait éventuellement se poser avec beaucoup de réflexion et de prudence, est de savoir s’il ne conviendrait pas d’ordonner des hommes d’âge mûr, mariés, dans des régions marquées de façon durable par l’absence de prêtres ? La réponse ne pourra « pas être universelle » et restera un problème pour l’unité et la cohérence de l’Église. Car là encore d’autres obstacles risquent d’apparaître et de faire reculer la pastorale des vocations basée sur un clergé célibataire. Il n’est pas évident de faire coexister deux systèmes qui ne serviraient pas « l’unité de l’Église ». Ce qui veut dire qu’avant de se précipiter sur des solutions séduisantes aux yeux des médias, il est indispensable d’analyser des situations particulières là où le clergé dans son ensemble vit dans la cohérence du célibat consacré.

(A suivre ici : http://www.zenit.org/fr/articles/le-cel ... -tradition
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Célibat des prêtres : Vers une évolution possible

Message non lu par elenos » jeu. 07 nov. 2013, 11:04

Lu dans le Figaro d'octobre 2013 (Le célibat des prêtres est particulier à l'église d'Occident depuis le Moyen Age)
Mgr Pietro Parolin, nouveau bras droit du Pape, rappelle que cette tradition dans l'Église catholique ne relève pas d'un dogme comme certains le croient.
Ce n'est pas la première fois qu'un homme d'Église évoque une évolution possible du célibat des prêtres. Mais l'interview donnée en ce sens dans le quotidien vénézuélien El Universal par Mgr Pietro Parolin, qui quitte sa fonction de nonce apostolique dans son pays pour devenir, le 15 octobre, Secrétaire d'État du Saint-Siège, donc numéro deux du pape François, fait sensation.
Il ne dit pourtant rien de révolutionnaire, et reste d'une grande prudence.
C'est aussi avec prudence qu'il faut lire l'article du Figaro dans le lien ci-dessous.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france ... retres.php

N'oublions pas que Saint Paul lui même ne s'opposait pas toutefois au mariage des évêques qu'il limitait à "une seule femme" !
Mais il vaut mieux lire le lien ci-dessus.

lorenzo
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Re: Célibat des prêtres : Vers une évolution possible

Message non lu par lorenzo » jeu. 07 nov. 2013, 14:47

Et si un jour les assiettes volent et les cris (ou les coups ) pleuvent ? Si la femme du curé est infidèle ? On fait quoi ? Divorce comme les laics ?

En outre, si je comprends bien, l'Eglise remet en question le fait que le Christ puisse distribuer ses grâces à qui les lui demande ? Impossible pour le Christ de donner la grâce de l'abstinence au prêtre consacré ? L'Eglise aurait-elle perdu la foi ?

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Re: Célibat des prêtres : Vers une évolution possible

Message non lu par Cgs » jeu. 07 nov. 2013, 14:58

[Il y a déjà plusieurs fils de discussion sur ce thème-ci. Merci de ne pas créer de sujet avant de vous assurer que le sujet n'existe pas déjà et n'a pas été rebattu de nombreuses fois. Utilisez pour cela la fonction recherche.]
Cgs
Mes propos qui apparaissent en vert comme ceci indiquent que j'agis au nom de la modération du forum.

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Re: Célibat des prêtres

Message non lu par NewLife » jeu. 24 avr. 2014, 20:39

Les prêtres ont droit de se marier comme la Bible le dit :
" [...] Cette parole est certaine: Si quelqu'un aspire à la charge d'évêque, il désire une œuvre excellente. Il faut donc que l'évêque soit irréprochable, mari d'une seule femme (1), sobre, modéré, réglé dans sa conduite, hospitalier, propre à l’enseignement. Il faut qu'il ne soit ni adonné au vin, ni violent, mais indulgent, pacifique, désintéressé. Il faut qu'il dirige bien sa propre maison, et qu'il tienne ses enfants dans la soumission et dans une parfaite honnêteté; car si quelqu'un ne sait pas diriger sa propre maison, comment prendra-t-il soin de l'Eglise de Dieu ? Il ne faut pas qu'il soit un nouveau converti, de peur qu'enflé d'orgueil il ne tombe sous le jugement du diable. Il faut aussi qu’il reçoive un bon témoignage de ceux du dehors, afin de ne pas tomber dans l'opprobre et dans les pièges du diable. Les diacres aussi doivent être honnêtes, éloignés de la duplicité, des excès du vin, d'un gain sordide, conservant le mystère de la foi dans une conscience pure. Qu'on les éprouve d'abord, et qu'ils exercent ensuite leur ministère, s'ils sont sans reproche. Les femmes de même, doivent être honnêtes, non médisantes, sobres, fidèles en toutes choses. Les diacres doivent être maris d'une seule femme, et bien diriger leurs enfants et leur propre maison; car ceux qui remplissent convenablement leur ministère s'acquièrent un rang honorable, et une grande assurance dans la foi en Jésus-Christ ". (1 Tim 3/1-13)
Le prophète Jeremie n'etait pas fils d'un prêtre ? ( Dans le judaïsme les prêtres peuvent se marier )

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