Faire la volonté de Dieu et aimer mon conjoint

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Griffon
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Faire la volonté de Dieu et aimer mon conjoint

Message non lu par Griffon » mar. 09 nov. 2010, 19:58

Tout le monde pense savoir aimer :
" Mais enfin... on s'aime. C'est plus fort que tout. Pas besoin qu'on nous dise comment faire ? "
" Voyons, mon bon Monsieur, vous ne pensez pas sérieusement m'apprendre à aimer ma femme ? "

Oui, mais, si on veut appliquer la volonté de Dieu dans notre vie, la question doit être posée :
Comment aimer mon conjoint ?

Faut-il vraiment suivre les indications de l'apôtre ?
En fait,... y a-t-il une alternative ?
Soit on applique Saint Paul, soit on fait à notre manière... cherchez donc où est la volonté de Dieu.

Il y a au moins une chose que peu de gens soulignent : il y a la parole destinée à Madame et celle destinée à Monsieur.
Evidemment, en cette période égalitariste, cela peut gêner.
Mais en bonne psychologie, cela devrait couler de source : toute personne un peu honnête est obligé de constater que l'homme et la femme n'ont pas les mêmes attentes du mariage, ni les mêmes dons.

Aimez-vous bien !

Griffon.
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Re: Faire la volonté de Dieu et aimer mon conjoint

Message non lu par Griffon » mer. 10 nov. 2010, 18:14

Je propose de commencer par les épouses, car ce sont les versets les plus controversés.
1 Pierre 3,1 (mais aussi, Ephésiens 5,23-24 ou Colossiens 3,18) a écrit :Que les épouses soient soumises à leurs maris


Comment moi, pauvre homme, comment pourrais-je donner des indications à nos soeurs sur la manière d'aimer leur conjoint ?
Surtout que le premier devoir du chrétien est bien d'inventer la manière dont il met l'amour dans sa vie, et en cette matière si intime, il est nocif d'imposer des règles toutes faites. On reçoit la Parole, et on cherche à la mettre en oeuvre, si nécessaire avec d'un père ou d'une mère spirituelle.

Je vais plutôt vous donner le témoignage d'une amie.
Mon amie a écrit :Un bon moyen pour moi de faire la volonté de Dieu : c'est de faire la volonté de mon mari.
Non seulement j'essaie de faire tout ce qu'il me demande de faire, mais, je lui demande aussi conseil pour beaucoup de décisions.

Bon, ce n'est pas toujours parfait (oh non) , mais c'est plutôt facile et reposant de me plier à sa volonté et d'accueillir ses colères (me concernant).
J'en reçois souvent des fruits.

En fait, mon mari est souvent mécontent de mon travail ou de mes tâches.
Maintenant, je suis contente qu'il soit exigeant. Cela m'entraine à m'améliorer en humilité.

Hier, il était furieux car j'ai cassé .........
Avec Jésus, j'ai pu rester humble. Et puis, c'est vrai, c'était une faute de ma part.
Plus tard dans la soirée, j'ai eu un mari doux comme un agneau, qui m'a dit que lui aussi avait déjà cassé ........

Seulement, quand il s'agit des enfants, je ne dit rien, mais à l'intérieur, parfois, l'instinct de la louve prends le dessus.

Dieu travaille dans le coeur mon mari, j'en décèle des petits signes, des étincelles...mais c'est des étincelles que jaillissent les grandes flammes.

Recevez, Mesdames, toutes nos reconnaissances, car vous, vous savez aimer !

Griffon.
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Re: Faire la volonté de Dieu et aimer mon conjoint

Message non lu par Cgs » mer. 10 nov. 2010, 18:40

Bonjour,

Le texte de votre amie est très touchant. Quelle sagesse et quelle humilité dans de tels propos ! Cela fait réfléchir.

Je remets le texte de Saint Paul avec tout le passage, car il est souvent mal compris.
Saint Paul, dans sa lettre aux Ephésiens chapitre 5, versets 22 à 33 a écrit : Que les femmes le soient à leurs maris comme au Seigneur : en effet, le mari est chef de sa femme, comme le Christ est chef de l'Eglise, lui le sauveur du Corps ; or l'Eglise se soumet au Christ ; les femmes doivent donc, et de la même manière, se soumettre en tout à leurs maris. Maris, aimez vos femmes comme le Christ a aimé l'Eglise : il s'est livré pour elle, afin de la sanctifier en la purifiant par le bain d'eau qu'une parole accompagne ; car il voulait se la présenter à lui-même toute resplendissante, sans tache ni ride ni rien de tel, mais sainte et immaculée. De la même façon les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Aimer sa femme, c'est s'aimer soi-même. Car nul n'a jamais haï sa propre chair ; on la nourrit au contraire et on en prend bien soin. C'est justement ce que le Christ fait pour l'Eglise : ne sommes-nous pas les membres de son Corps ? Voici donc que l'homme quittera son père et sa mère pour s'attacher à sa femme, et les deux ne feront qu'une seule chair : ce mystère est de grande portée ; je veux dire qu'il s'applique au Christ et à l'Eglise. Bref, en ce qui vous concerne, que chacun aime sa femme comme soi-même, et que la femme révère son mari.

Il est écrit que la femme doit être soumise à son mari, mais que le mari doit aimer sa femme comme le Christ a aimé l'Eglise ! Ce n'est pas rien, et ceux qui voient dans ce passage un caractère sexiste n'ont pas compris ce que Saint Paul voulait dire...

Bien à vous,
Cgs
Mes propos qui apparaissent en vert comme ceci indiquent que j'agis au nom de la modération du forum.

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Re: Faire la volonté de Dieu et aimer mon conjoint

Message non lu par Griffon » mer. 10 nov. 2010, 20:25

Cgs a écrit :Bonjour,

Le texte de votre amie est très touchant. Quelle sagesse et quelle humilité dans de tels propos ! Cela fait réfléchir.
Merci Charles,...
Cela fait réfléchir, dites-vous.
Evidemment, c'est un peu le but !
Belle leçon pour nous les hommes, n'est-ce pas ?

Je n'oublie pas les hommes, rassurez-vous.
Euh... vous n'avez pas pensé ça, j'espère !

Malheureusement, je crains d'être beaucoup moins brillant que mon amie.
Mais si un homme veut se lancer, je suis preneur car c'est difficile.

Cordialement,

Griffon.
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Re: Faire la volonté de Dieu et aimer mon conjoint

Message non lu par philémon.siclone » jeu. 11 nov. 2010, 2:24

Je suis un peu effrayé par ce que vous dites. St Paul ne dit pas que l'amour consiste dans la soumission. Il dit certes aux femmes d'être "soumises" (et comment comprendre ce mot, aujourd'hui ? Est-ce la soumission au sens où nous l'entendons ?), et aux maris d'"aimer leurs femmes". Il distingue ainsi plutôt la soumission (de la femme) et l'amour (du mari). Amour et soumission sont donc deux concepts différents, dans la bouche de St Paul. Finalement, à aucun moment il ne nous livre un "mode d'emploi" pratique de l'amour conjugal, mais plutôt une doctrine de la relation amoureuse qui concerne surtout l'Eglise et le Christ.

Pour ma part, j'ai en mémoire l'homélie d'un prêtre, entendue récemment, qui parlait de son expérience auprès de vieux couples, pourtant catholiques, qui finissent par se séparer au bout de plusieurs décennies de mariage. Il remarquait que de manière récurrente, ces couples en étaient arrivés à ne plus pouvoir se supporter à force de ne se témoigner aucune affection. L'un(e) reproche à l'autre de ne jamais lui dire simplement : "je t'aime", tandis que l'autre estime ce témoignage superflu, puisqu'"il/elle le sait bien, que je l'aime !" Seulement voilà, l'amour a besoin de signes, de témoignages concrets et renouvelés pour être entretenu. Nous ne sommes pas de purs esprits. L'autre, celui/celle qui partage notre existence, n'est pas, en outre, moins qu'un chien (lequel reçoit parfois plus de caresses qu'un être humain !), il/elle a besoin de tendresse, d'affection, de signes tangibles d'amour. Et cela passe par des mots, des gestes, une façon de regarder, de parler, des attentions, et diverses initiatives qui rappelle à l'autre qu'il a un prix à nos yeux, qu'il/elle est important pour nous, qu'il/elle est voulu, désiré, que l'on a besoin de lui/elle. Autrement, comment peut-il/elle le deviner, que son conjoint l'aime encore ?

Se mettre en colère contre sa femme, ce n'est pas de l'amour. Et la soumission de cette femme est plus une marche au calvaire qu'un épanouissement amoureux dans la vie de couple. Cet homme n'est pas aimé ! Il est servi, ce qui est très différent. Il est servi, craint, obéi. Il possède une femme docile engagée à son service. Ce n'est pas de l'amour, ça, rien à voir ! Le Christ a dit : "Je ne suis pas venu pour être servi, mais pour servir." Or n'est-ce pas le Christ qui doit être le modèle du mari ? Quant à ceux qui s'extasient devant un tel tableau qui leur semble le type idéal du couple, où la femme encaisse sans broncher le despotisme de son mari (à la bonne heure, voilà une femme qui est enfin soumise !) , je ne sais pas s'ils se rendent bien compte de la situation. :roule:

Maintenant, si vous cherchez des appuis bibliques à ce que je viens de dire, je vous renvoie à toute la doctrine de l'amour telle qu'elle est développée à travers toute l'Ecriture : aime ton prochain comme toi-même ; ce que vous voulez qu'on fasse pour vous, faites-le à votre prochain ; aimez-vous les uns les autres ; ne jugez pas ; ne vous mettez pas en colère, ne dites pas : "vous êtes un fou", ou "votre tête est vide" ; lequel d'entre vous à qui son fils demande un poisson lui remet une pierre ? ; l'histoire du bon Samaritain ; etc.

La leçon d'amour que nous donne le Christ ne consiste pas dans une relation entre un dominant et un dominé. Jésus rappelle même à ses disciples : Les hommes aiment faire sentir leur puissance les uns sur les autres, qu'il n'en soit pas ainsi pour vous ! Au contraire, l'amour dans le Christ suppose un lien d'égal respect mutuel (les hommes sont frères, prochains, etc.), de service mutuel (relever celui qui est tombé), d'entraide (invitez les estropiés à votre table, les pauvres, et non les riches et bien portant), d'abnégation l'un pour l'autre (prends ta croix et me suis, portez les fardeaux les uns des autres), la femme s'abandonne (vrai sens du mot : se soumettre, selon moi, parce qu'une femme amoureuse s'abandonne toujours), le mari se met au service (aimer = se mettre au service). Et en aucun cas la relation d'amour voulue par Dieu avec les hommes ne doit ressembler à celle d'un tyran colérique redouté et obéi par des esclaves soumis. Encore moins entre une femme et son mari... :roule: Jésus n'a-t-il pas approuvé Marie, qui avait délaissé le service pour écouter sa Parole, au contraire de Marthe, la servante docile ?
Anima nostra sicut passer erepta est de laqueo venantium
Laqueus contritus est, et nos liberati sumus

Notre âme s'est échappée comme un passerau du filet de l'oiseleur,
Le filet s'est rompu, et nous avons été délivrés.
Ps. 123

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Re: Faire la volonté de Dieu et aimer mon conjoint

Message non lu par Nanimo » jeu. 11 nov. 2010, 3:34

Griffon, Votre fil risque d'être un dialogue de sourd entre forumeurs masculins et féminins! :zut: Mais le sujet est sympathique bien entendu. La soumission a mauvaise presse aujourd'hui lorsque l'on parle d'une femme adulte, mais était-ce vraiment le bon terme, même pour l'époque. Il me semble qu'il recouvre tant de trucs et de machins inconscients chez l'homme, vis-a-vis de la femme, qu'il serait plutôt a proscrire. Mais il est encore source de réflexion et pour longtemps!
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Re: Faire la volonté de Dieu et aimer mon conjoint

Message non lu par papillon » jeu. 11 nov. 2010, 4:55

J'appuie totalement les propos de Philémon, du début à la fin. Je n'aurais su mieux dire!

Vraiment, Griffon, je suis estomaquée par vos propos.
J'aime profondément mon conjoint, je lui suis dévouée, je l'ai soutenu dans une période très difficile pour lui et pour nous deux. Et je le soutiendrai le reste de sa vie ou de la mienne. Jamais je ne l'abandonnerai, c'est un engagement irrévocable.
Ceux qui me connaissent depuis mon arrivée sur le forum savent ce qui en est (ceux m'ont lue évidemment). Je ne raconterai pas de nouveau cette histoire, ce serait redondant.
Ceci étant dit, je ne suis pas sa chair et je ne lui suis pas soumise, pas plus qu'il ne m'est soumis.

Votre amie raconte être sans cesse dévalorisée par son mari (c'est une forme d'oppression et de manipulation), mais il a reconnu un soir avoir déja lui-même cassé quelque chose! Quelle grandeur d'âme! Peut-être devrait-on lui décerner une médaille pour cet aveu?
L'idée ne me viendrait jamais de m'en prendre a mon homme parce qu'il a brisé accidentellement quelque chose. Cela est une violence gratuite, c'est cruel et inacceptable. Il n'y a aucun amour là-dedans.
Je vais dire les choses comme je les pense: si votre amie aime tant s'humilier auprès de son mari, jusqu'à ressembler davantage à un tapis qu'à une femme, elle a un probleme.
Je crois profondément que la voie du Seigneur est celle du respect mutuel et du respect pour soi-même.

Je trouve aussi assez ordinaire de votre part de nous encenser et nous manifester votre reconnaissance de vous être soumises, en déclarant que nous "savons vous aimer". Il pourrait sembler un peu embêtant, à prime abord, de lever le petit doigt pour déclarer: "euh, pardon, pas sûre d'être d'accord...", alors qu'on nous lance des roses.
Eh bien je vous retourne les roses, dont je n'ai que faire. Je ne suis pas suffisamment sensible à la flatterie pour entrer dans ce jeu.

Je trouve aussi assez ordinaire de déclarer (de la part de Charles) que si on voit du sexisme dans les paroles de St-Paul, c'est qu'on n'a rien compris. Du coup, si on s'objecte, on fait d'emblée la démonstration qu'on n'a rien compris. Habile.
Je dis néanmoins haut et fort que je n'ai rien compris de ce que vous avez vous-même compris des propos de St-Paul, et je ne crois pas qu'il y ait autre chose à y comprendre qu'un sexisme propre à son époque.
Si on avait demandé à Jésus lui-même, par exemple, ce qu'il en est de la terre et du soleil, il aurait sans doute répondu, si telles étaient les croyances de son époque, que la terre est plate comme une crêpe et que le soleil tourne autour. Faudrait-il pour autant restés accrochés à ces idées aujourd'hui?

Et pour ce qui est de la notion de "fusion" dans un couple, c'est une fumisterie qui a le plus souvent servi avantageusement un des deux "fusionnés" et envoyé l'autre dans un cabinet de psychiatrie.

Je suis brusque, j'en suis consciente, mais je suis outrée. La nuit ne sera pas reposante.

Bonsoir

christiane
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Re: Faire la volonté de Dieu et aimer mon conjoint

Message non lu par christiane » jeu. 11 nov. 2010, 9:21

Il n'y a aucune soumission de ma part par rapport à mon mari. Il y a juste complémentarité.

Bonne journée à tous !
Christiane

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Re: Faire la volonté de Dieu et aimer mon conjoint

Message non lu par Griffon » jeu. 11 nov. 2010, 10:05

La femme qui veut appliquer la volonté de Dieu dans son couple établit son mari comme le roi de son foyer.

Et les hommes ?
Aimer vos femmes,... comme le Christ aime l'Eglise !

On sait bien que Jésus a donné sa vie pour que nous.
Mais, laissez-moi vous dire qu'une femme serait bien peu aimée par un homme qui attend la mort.
En attendant,... Jésus a dit beaucoup de choses et chaque homme pourra s'en inspirer.

Car Jésus est l'exemple parfait pour l'homme : il est le Roi des rois et nous indique comment devenir un vrai roi pour notre épouse bien aimée.

Jésus s'est mis un linge autour de la taille et à laver les pieds de ses apôtres (un travail réservé à l'esclave !).
"Celui qui veut être le plus grand sera le serviteur de tous."
Faut-il en dire plus ?

En matière de couples, l'Eglise parle de soumission mutuelle. La parole de l'apôtre est là pour nous indiquer où porter notre effort. Pour nous les hommes, nous devons apprendre à aimer.

On dit que nous avons une vie à tiroir : le boulot, le sport, la vie sociale,... et la famille loin derrière, et... peut-être en fin de compte, notre vie de couple.
Si un homme a plusieurs vies, comme s'il était à lui seul plusieurs abeilles, il s'agit de considérer notre femme comme la reine, celle chez qui ont revient, on rapporte, on partage sur toutes nos vies.
Notre épouse a besoin de ce partage. Il ne s'agit pas de raconter notre vie, ce que nous n'aimons pas trop (c'est comme si on la vivait 2 fois), il s'agit plutôt de lui faire une place, de lui partager nos sentiments.
Souvent on oublie que les femmes sont comme une grande oreille : mettons un point d'honneur à leur dire régulièrement que dans tous ces tiroirs de nos vies c'est notre épouse qui en est le centre, que nous les aimons.

Apprenons aussi à écouter nos épouses. J'ai 34 ans de mariage, et plus ça va, plus je me rends compte combien je gagne à écouter ses conseils. Une femme est pratique, capable d'intégrer de nombreux paramètres,... Et elles défendent les valeurs essentielles dont elles sont plus conscientes que nous.

Voilà !
J'aurais voulu dire encore des choses, mais il y a urgence à poster au moins ceci.

Cordialement à tous,

Griffon.

PS:
Je vais aussi répondre précisément à vous, Philémon et Papillon.
Jésus, j'ai confiance en Toi,
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Re: Faire la volonté de Dieu et aimer mon conjoint

Message non lu par Griffon » jeu. 11 nov. 2010, 10:22

philémon.siclone a écrit :Je suis un peu effrayé par ce que vous dites. St Paul ne dit pas que l'amour consiste dans la soumission. Il dit certes aux femmes d'être "soumises" (et comment comprendre ce mot, aujourd'hui ? Est-ce la soumission au sens où nous l'entendons ?), et aux maris d'"aimer leurs femmes". Il distingue ainsi plutôt la soumission (de la femme) et l'amour (du mari). Amour et soumission sont donc deux concepts différents, dans la bouche de St Paul. Finalement, à aucun moment il ne nous livre un "mode d'emploi" pratique de l'amour conjugal, mais plutôt une doctrine de la relation amoureuse qui concerne surtout l'Eglise et le Christ.
Eh bien, Philémon, vous êtes effrayé !
Laissez-moi vous dire que cela se voit.

Vous avancez vers la Parole en découvrant qu'il y a 2 concepts, amour et soumission,
Vous découvrez bien qu'il n'y a pas de mode d'emploi,... et puis vous faites demi-tour.
Dommage !
Est-ce la peur ? Quelle manque de foi !

Saint Paul ET saint Pierre ne sauraient-ils pas qu'on est dans le contexte du mariage, et donc de l'amour vrai entre conjoint ?
Pourquoi parlent-ils de soumission à la femme ? Parce qu'elle y trouvera son bonheur, son salut et amènera par ce moyen son mari à Dieu.
Pourquoi demandent-ils aux hommes d'aimer leur femme ? Parce que si on ne le leur dit pas, ils vont mettre leur femme dans un coin comme quelque chose d'acquis, et vont se lancer dans la vie en y perdant leur âme et en décourageant leur femme.

Quant à l'exemple "homélique" du prêtre, il est tout à fait hors de propos.
Au contraire, si vous vous donniez la peine de lire et d'écouter le témoignage de mon amie, vous auriez compris qu'en s'opposant à son mari, soit on aurait abouti à élever un mur d'indifférence ou de mépris, soit à la guerre. On ne vous demande pas des tonnes de psychologie pour comprendre cela.

Bien à vous,

Griffon.
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Re: Faire la volonté de Dieu et aimer mon conjoint

Message non lu par Griffon » jeu. 11 nov. 2010, 11:17

Merci Papillon pour ces fleurs que vous m'avez retournées.
Je les accepte volontiers, car pour le reste, vous ne m'avez rien donné, même pas le bénéfice du doute.
papillon a écrit :Vraiment, Griffon, je suis estomaquée par vos propos.

Quels sont mes propos, Papillon, qui auraient pu vous estomaquer ?
Les paroles des apôtres ? C'est ça qui vous fâche ?
Ou bien le témoignage de mon amie ?

En fait, parler, non... juste aborder le thème de la soumission de la femme, cela vous fâche tellement que vous voilà prête à m'envoyer aux gémonies.

Quant à moi, de votre réaction, j'en déduis une chose.
Laissez-moi vous la dire : la Parole appuie juste là où ça fait mal.

Laissons donc une minute la Parole, et venant donc à vous.
Eh bien,... Papillon ?!
Que cherchiez-vous donc en vous mariant ? Un homme pour combler votre solitude, une main d'oeuvre à domicile, la sécurité d'un foyer,... ?
Pourquoi vous être mariée, si ce n'est parce que votre bien-aimé avait tous les traits du prince charmant de vos rêves d'enfants ?
Fallait-il vous contenter de la demi-mesure à défaut d'avoir le prince ?

Vous aimez votre mari, dites-vous ?
Mais,... oh non ! pas au point de lui donner la clé de votre coeur, pas au point de l'établir comme l'unique roi de votre foyer !
"Je te reçois pour époux et je me donne à toi,... " MAIS...
A non mon ami, ne va pas rêver qu'un jour je puisse te considérer comme le roi de mon coeur.

Fâchez-vous si vous le voulez, mais voilà :
Ou bien vous faites de votre mari le roi de votre vie, ou bien, ne vous plaignez jamais s'il va voir ailleurs.
Et ne vous emballez pas : je lui parlerais à lui de la même manière.

Inconséquence de l'âme humaine...

Griffon.
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Re: Faire la volonté de Dieu et aimer mon conjoint

Message non lu par philémon.siclone » jeu. 11 nov. 2010, 12:46

Griffon a écrit :
philémon.siclone a écrit :Je suis un peu effrayé par ce que vous dites. St Paul ne dit pas que l'amour consiste dans la soumission. Il dit certes aux femmes d'être "soumises" (et comment comprendre ce mot, aujourd'hui ? Est-ce la soumission au sens où nous l'entendons ?), et aux maris d'"aimer leurs femmes". Il distingue ainsi plutôt la soumission (de la femme) et l'amour (du mari). Amour et soumission sont donc deux concepts différents, dans la bouche de St Paul. Finalement, à aucun moment il ne nous livre un "mode d'emploi" pratique de l'amour conjugal, mais plutôt une doctrine de la relation amoureuse qui concerne surtout l'Eglise et le Christ.
Eh bien, Philémon, vous êtes effrayé !
Laissez-moi vous dire que cela se voit.

Vous avancez vers la Parole en découvrant qu'il y a 2 concepts, amour et soumission,

Exactement, et les deux ne sont pas synonymes. Si l'apôtre entendait le concept de soumission comme l'équivalent féminin de l'amour, du coup il devrait préciser aussi son équivalent masculin. Or ce n'est pas ce qu'il fait : il oppose l'amour du mari à la soumission de la femme : deux attitudes et deux expressions complètement différentes et distinctes. En réalité, l'apôtre ne nous parle pas de l'amour chez la femme, il n'évoque que sa soumission, c'est-à-dire son attitude sociale.

Comme le dit Papillon, il y a un contexte à préciser. On sait bien que depuis la nuit des temps, un homme se sent assuré vis-à-vis des femmes lorsqu'il possède une situation sociale. Inversement, une belle femme que tous les hommes regardent ne peut pas s'empêcher d'y voir un atout pour trouver un mari aisé, qui lui permettra de vivre dans le confort sans travailler, ce qui suppose en échange qu'elle devra entretenir le foyer, et y être présente à disposition du mari lorsque celui-ci sera de retour après sa dure journée de labeur... Bien des mariages, même à notre époque, reposent sur cet accord tacite : le mari possède sa femme grâce à son argent, celle-ci en bénéficie, mais doit être soumise en retour. Certains comparent même, pour cette raison, le mariage à de la prostitution déguisée, ce qui, franchement, n'est pas loin de la vérité. La femme est la servante de l'homme (servante ménagère, servante sexuelle), et celui-ci la rémunère en lui offrant un cadre de vie, ce qui se prête assez bien au conseil paulinien : la femme doit être soumise, ne pas tenir tête au mari, ne pas lui chercher querelle (évidemment, autrement c'est l'enfer pour lui), et remarquez bien qu'il ne demande pas à la femme "d'aimer". Elle est là pour l'argent, la relation est totalement intéressée à la base, et le mari le sait bien, donc on ne pas exiger de l'amour de sa part (l'amour ne s'achète pas), mais au moins d'être une bonne servante soumise en tout point. En retour le mari doit aimer sa femme, c'est à dire la traiter convenablement, ne pas la battre, être bon et généreux, ne pas l'humilier, etc. Le précepte paulinien, en résumé, concerne la relation entre un maître et sa servante (que l'on nomme "mari" et "épouse"), et se retrouvera ailleurs dans les épîtres s'agissant des maîtres et de leurs esclaves.

Je sais que ce que je dis est très choquant, mais après tout c'est la plus pure vérité, malgré le tabou énorme qui interdit absolument qu'on ébruite le sujet ! Et d'un certain point de vue, si tel est l'accord qui doit exister entre un mari et sa femme, je ne vois pas ce que le conseil de St Paul a d'étrange et de mystérieux. Il est évident que pour que ce genre de couple soit vivable, la femme doit être soumise et le mari respecter sa femme. Enfin..., c'est évident pour nous ! Mais peut-être qu'à cette époque, c'était une vision assez nouvelle du couple. D'ailleurs, la notion de "couple" n'est-elle pas anachronique jusqu'à St Paul ? Il me semble que c'est plutôt St Paul qui fonde, ici, la notion moderne du couple que nous connaissons : un foyer réunissant un mari et une épouse. Jusque là, on avait finalement un maître de maison, avec une servante qui lui était liée par contrat (révocable...). Nul besoin d'amour dans une telle relation. Et la servante en question pouvait éventuellement se rebeller contre un maître trop autoritaire. St Paul fait évoluer cette situation archaïque vers une relation plus humaine.

Vous remarquerez en passant que dans l'exemple que vous citez, l'un des deux ne remplit pas son contrat. Ce qui débouche sur une situation très humiliante pour l'autre (en l'occurrence la femme).

Ceci étant dit, depuis St Paul, la société a un petit peu évolué, et le christianisme n'y est pas étranger. St Paul suggérait déjà à son correspondant Philémon qu'il affranchisse son esclave désobéissant, pour l'amour de Dieu. Et le christianisme en général pousse à l'humanisation des rapports sociaux, et donc à l'évolution de la société vers des rapports plus fraternels, et non plus faits de domination. Lorsque St Paul conseille aux maris d'aimer leurs femmes, c'est peut-être que les femmes étaient plutôt maltraitées à cette époque (songez à la législation en vigueur sur la répudiation, ou la lapidation), et que tout le monde trouvait cela parfaitement normal. L'exhortation paulinienne va donc dans le sens d'une évolution vers plus d'humanité, où l'épouse n'est plus seulement une servante, une esclave docile prête à recevoir une correction si elle n'a pas donné entière satisfaction, et redoutant d'être chassée du domicile (comme les maris en avaient le droit, ce qui les plongeait aussitôt dans une vie misérable), mais à présent elle devient une épouse aimée et respectée. En réalité, St Paul fait monter la femme d'un degré vers l'égalité. Il ne pouvait pas prôner cette égalité encore à cette époque, pas plus qu'il ne pouvait réclamer un affranchissement général des esclaves, et d'ailleurs le christianisme n'a pas pour rôle de faire des revendications sociales, n'ayant pas vocation à régir la cité terrestre (contrairement à l'Islam), mais au moins il pouvait réclamer plus d'humanité, d'amour, de fraternité, qui est au coeur de toute la doctrine d'amour de l'Evangile, et voilà précisément le message qu'il adresse aux hommes et aux femmes de tout temps.

Si l'on croit que St Paul veut figer la société dans des carcans sociaux (les esclaves bien traités par leurs maîtres, les épouses soumises aux maris), à mon avis on passe complètement à côté du vrai message d'amour de l'Evangile prêché par St Paul aux gens de son époque comme à nous.


Vous découvrez bien qu'il n'y a pas de mode d'emploi,... et puis vous faites demi-tour.
Dommage !
Est-ce la peur ? Quelle manque de foi !
Pas de mode d'emploi, en effet. Il n'y a pas de manuel de l'amour, car l'amour nous est enseigné par le St Esprit lorsque nous ouvrons notre coeur, et ceci sans même que nous nous en apercevions. Les exhortations de Jésus ont pour but d'ouvrir notre intelligence afin que nous y soyons davantage réceptifs. Et nous avons sans cesse à apprendre de l'Amour, dont nous sommes les éternels écoliers tout au long de nos vies. La férule du maître Amour plâne sans cesse sur nos têtes chaque fois que nous entrons en conflit avec l'un de nos frères, et nous ne manquons pas d'en ressentir douloureusement les blessures d'Amour quand nous avons fait la sourde oreille pendant le laps de temps décisif, et qu'ensuite les leçons d'Amour, mal apprises et mal sues, nous reviennent en mémoire. St Amour et St Esprit ne font qu'Un.

Saint Paul ET saint Pierre ne sauraient-ils pas qu'on est dans le contexte du mariage, et donc de l'amour vrai entre conjoint ?
Pourquoi parlent-ils de soumission à la femme ? Parce qu'elle y trouvera son bonheur, son salut et amènera par ce moyen son mari à Dieu. Pourquoi demandent-ils aux hommes d'aimer leur femme ? Parce que si on ne le leur dit pas, ils vont mettre leur femme dans un coin comme quelque chose d'acquis, et vont se lancer dans la vie en y perdant leur âme et en décourageant leur femme.
Une femme amoureuse s'abandonne naturellement entre les bras de son homme. Encore faut-il qu'elle soit amoureuse. Et aucun homme n'obtiendra l'amour d'une femme en exigeant qu'elle lui soit soumise. Mais St Paul ne parle pas de l'amour de la femme pour son mari, il parle de la relation sociale entre un mari-maître et une épouse-servante. Elle y trouvera son bonheur, certes, si elle consent dès le départ à ce type de relation, et si le mari est en mesure de remplir son propre contrat. Autrement, le soi-disant bonheur se transforme en Passion. Je ne dis pas que la Passion du Calvaire ne mène pas au bonheur, bien au contraire. Simplement sachons reconnaître qu'une telle relation de couple peut tourner au jeu du bourreau et de la victime. Jamais St Paul ne défend une telle vision du mariage. Voir plus haut ce que j'ai dit. La victime peut évidemment se sanctifier par ce moyen. Elle peut éventuellement convertir son bourreau par l'exemple qu'elle lui témoigne, mais pas automatiquement. Les récits de saints mis au supplice montrent plus souvent des bourreaux châtiés à la fin par la colère divine, que des bourreaux qui se repentent et se convertissent, et par ce moyen sauvent leur âme.



Quant à l'exemple "homélique" du prêtre, il est tout à fait hors de propos.
Au contraire, si vous vous donniez la peine de lire et d'écouter le témoignage de mon amie, vous auriez compris qu'en s'opposant à son mari, soit on aurait abouti à élever un mur d'indifférence ou de mépris, soit à la guerre. On ne vous demande pas des tonnes de psychologie pour comprendre cela.
Il ne faut pas des tonnes de psychologie pour comprendre qu'un jour, cette femme méprisée et maltraitée, va peut-être craquer et planter là son mari, comme ça arrive de plus en plus souvent à notre époque chez les vieux couples. Et ce serait peut-être salutaire pour le mari en question.

Je vais vous donner un petit exemple que mon père m'a raconté. Il a rencontré au club de bridge une vieille dame qui venait de perdre son mari. Elle racontait qu'elle avait été fidèle en tout point à son mari, et qu'elle l'avait aimé tant qu'il vivait. Pourtant, et elle en était étonnée elle-même, elle avait ressentie sa mort comme une libération, et finalement elle était très contente d'en être débarrassée, elle ne le regrettait pas le moins du monde. Elle avait enfin la paix !

A bon méditeur...
Anima nostra sicut passer erepta est de laqueo venantium
Laqueus contritus est, et nos liberati sumus

Notre âme s'est échappée comme un passerau du filet de l'oiseleur,
Le filet s'est rompu, et nous avons été délivrés.
Ps. 123

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Griffon
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Re: Faire la volonté de Dieu et aimer mon conjoint

Message non lu par Griffon » jeu. 11 nov. 2010, 14:03

Vous savez, Philémon,

Ce fil de discussion a pour objet "Faire la volonté de Dieu".
Ce n'est pas une simple discussion sur la relation mari-et-femme dans la société, même si vous trouvez cela très intéressant.

Quant à rapporter la parole de Dieu sur le couple à un rapport de l'homme avec sa servante... j'appelle cela du détournement.
Philémon a écrit : Jusque là, on avait finalement un maître de maison, avec une servante qui lui était liée par contrat (révocable...). Nul besoin d'amour dans une telle relation.

Bien sûr, c'est pourquoi St Paul fait le lien avec l'amour du Christ pour son Eglise, laquelle lui est une servante liée par contrat. Vous avez TOUT faux, reconnaissez-le.
Ou alors, jusqu'où êtes-vous prêt à aller ?
Ah... jusqu'à l'esclavage.
Vous divaguez complètement. C'est bien de le reconnaître dans votre signature.

Quant au fait que dans le témoignage, l'un des 2 ne remplisse pas la part de son contrat...
C'est faux. Rarement dans un couple, les 2 sont au même stade de la compréhension de l'amour.
Et alors,... Cela ne dispense pas de faire son devoir vis-à-vis de Dieu.
Et de faire confiance à Jésus pour qu'il convertisse notre conjoint.
C'est aussi cela la Foi.

Cordialement,

Griffon.
Jésus, j'ai confiance en Toi,
Jésus, je m'abandonne à Toi.
Mon bonheur est de vivre,
O Jésus, pour Te suivre.

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Re: Faire la volonté de Dieu et aimer mon conjoint

Message non lu par lmx » jeu. 11 nov. 2010, 15:45

Je ne comprends pas pourquoi on s'énerve, Griffon n'a jamais pas prôné un retour au relations hommes-femmes du 1er siècle.

Soumission signifie se placer sous la mission de, or la mission du mari c'est d'aimer sa femme et en cela il se met aussi à son service comme l'a dit Philémon, en retour, la femme ne doit elle pas aider le mari dans cette mission en le respectant.

Le terme de soumission tout comme l"obéissance" (obedire -> ob audire , tendre l'oreille vers, écouter. Il n'y a pas d'écoute entre le pouvoir attaché à la notion de dominus (dominant, domination) et la chose -ou la personne mais qui devient une chose- sur laquelle il a un pouvoir exclusif.)
Ces terme qu'on aime plus entendre aujourd'hui comporte selon moi une dimension de coopération bien occulté aujourd'hui.

St Jean Chrysostome dans son commentaire sur l'épître aux Ephésiens :

"Par la crainte on peut lier les mains à un serviteur, et encore ne tardera-t-il pas à s'échapper : la compagne de ta vie, la mère de tes enfants, la source de ton bonheur, ce n’est point par la crainte, par les menaces qu’il faut l’enchaîner, mais par l’amour et l’affection. Qu’est-ce qu’un foyer où la femme tremble devant son mari ? Quelle joie y a-t-il pour l’époux, quand il vit avec son épouse comme avec une esclave, et non une femme libre ? Te ferait-elle souffrir, ne le lui reproche pas : suis l’exemple du Christ.

Jamais ne l’appelez par son nom tout court ! Usez de mots tendres, marquez-lui des égards, et surtout une profonde affection. Honorez-la, et elle ne désirera pas d’autres hommages : la gloire extérieure aura peu de prix à ses yeux si vous la glorifiez vous-même. Mettez-la au-dessus de tout en toute chose, beauté, intelligence, vantez-la. Par là, vous l’amènerez à ne faire aucune attention aux étrangers et à se rire de tous les succès du monde."

Dans le reste de l'homélie il y a d'autres choses moins "modernes" mais on comprend que l'amour, la tendresse et la confiance doivent régner dans le couple en sorte que l'harmonie puisse s'installer, et c'est cela l'essentiel. Quand les rapports deviennent harmonieux, la question de qui doit faire quoi, quel est le statut du mari et de la femme, perd alors de son importance.

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papillon
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Re: Faire la volonté de Dieu et aimer mon conjoint

Message non lu par papillon » jeu. 11 nov. 2010, 16:22

lmx a écrit : St Jean Chrysostome dans son commentaire sur l'épître aux Ephésiens :

"Par la crainte on peut lier les mains à un serviteur, et encore ne tardera-t-il pas à s'échapper : la compagne de ta vie, la mère de tes enfants, la source de ton bonheur, ce n’est point par la crainte, par les menaces qu’il faut l’enchaîner, mais par l’amour et l’affection. Qu’est-ce qu’un foyer où la femme tremble devant son mari ? Quelle joie y a-t-il pour l’époux, quand il vit avec son épouse comme avec une esclave, et non une femme libre ? Te ferait-elle souffrir, ne le lui reproche pas : suis l’exemple du Christ.

Jamais ne l’appelez par son nom tout court ! Usez de mots tendres, marquez-lui des égards, et surtout une profonde affection. Honorez-la, et elle ne désirera pas d’autres hommages : la gloire extérieure aura peu de prix à ses yeux si vous la glorifiez vous-même. Mettez-la au-dessus de tout en toute chose, beauté, intelligence, vantez-la.
Ce serait bien d'envoyer ça a l'odieux mari de l'amie de Griffon, si toutefois sa Majesté le roi consent a y jeter un oeil....

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