par Suliko » sam. 06 avr. 2013, 13:12
Entre le Ier et le début du IVè siècle, l'Empire romain a été évangélisé et christianisé, alors même que le contexte (religion officielle païenne, persécutions) était beaucoup moins propice que maintenant!
Peut-être qu'une des réponses possibles est que dans les premiers siècles du christianisme, certains croyants étaient prêts à mourir plutôt que de sacrifier aux divinités païennes. C'est dire si leur foi était vive et leur exemple admirable!
Il est vrai qu'aujourd'hui, l'Etat n'a aucunement l'intention de faire de nous des martyrs. En somme, tout est plus insidieux, parce que non violent. La société nous pousse à l'indifférentisme religieux sans nous menacer.
Sinon, je suis globalement d'accord avec l'analyse de Johnny, sauf lorsqu'il écrit que lorsque le niveau d'éducation monte, la pratique religieuse diminue. Ce n'est pas le cas partout. Je pense notamment à certains pays musulmans. Il y aurait sans doute d'autres exemples.
Ce qui me semble particulier dans la crise actuelle, c'est l'indifférence religieuse. Dans les crises passées de l'Eglise, les adversaires de cette dernière avaient une vision religieuse du monde en laquelle ils croyaient et qu'ils voulaient répandre. Il y avait cette idée aujourd'hui délaissée que de la foi dépend notre salut, que la religion vaut la peine d'être défendue et qu'elle est une cause pour laquelle il vaut la peine de s'engager (parfois avec de mauvais moyens...). Aujourd'hui, il me semble que les fins dernières n'intéressent plus vraiment et que toutes les espérances sont reportées sur ce monde-ci, sur la vie terrestre (la seule qui, finalement, est jugée certaine.). (Et il faut avouer que le clergé et les fidèles ne font pas grand chose pour contrer ou lutter contre cet indifférentisme...C'est peut-être à cela que fait allusion Toto?)
Suliko
[quote]Entre le Ier et le début du IVè siècle, l'Empire romain a été évangélisé et christianisé, alors même que le contexte (religion officielle païenne, persécutions) était beaucoup moins propice que maintenant![/quote]
Peut-être qu'une des réponses possibles est que dans les premiers siècles du christianisme, certains croyants étaient prêts à mourir plutôt que de sacrifier aux divinités païennes. C'est dire si leur foi était vive et leur exemple admirable!
Il est vrai qu'aujourd'hui, l'Etat n'a aucunement l'intention de faire de nous des martyrs. En somme, tout est plus insidieux, parce que non violent. La société nous pousse à l'indifférentisme religieux sans nous menacer.
Sinon, je suis globalement d'accord avec l'analyse de Johnny, sauf lorsqu'il écrit que lorsque le niveau d'éducation monte, la pratique religieuse diminue. Ce n'est pas le cas partout. Je pense notamment à certains pays musulmans. Il y aurait sans doute d'autres exemples.
Ce qui me semble particulier dans la crise actuelle, c'est l'indifférence religieuse. Dans les crises passées de l'Eglise, les adversaires de cette dernière avaient une vision religieuse du monde en laquelle ils croyaient et qu'ils voulaient répandre. Il y avait cette idée aujourd'hui délaissée que de la foi dépend notre salut, que la religion vaut la peine d'être défendue et qu'elle est une cause pour laquelle il vaut la peine de s'engager (parfois avec de mauvais moyens...). Aujourd'hui, il me semble que les fins dernières n'intéressent plus vraiment et que toutes les espérances sont reportées sur ce monde-ci, sur la vie terrestre (la seule qui, finalement, est jugée certaine.). (Et il faut avouer que le clergé et les fidèles ne font pas grand chose pour contrer ou lutter contre cet indifférentisme...C'est peut-être à cela que fait allusion Toto?)
Suliko