par Renaud » sam. 14 janv. 2006, 19:17
AVE MARIA
Bonjour SETH,
Tout d'abord, merci à nouveau de m'avoir indiqué, il y a quelques semaines le bulletin du "sociétalisme" (il y aurait mieux comme nom mais faisons avec), ici le bulletin de novembre 2005.
Je connaissais déjà A. J. Holbeq par son livre très clair et bien structuré "Un regard Citoyen sur l'économie" et le site "wikitiki" où figure, entre autres, des textes très clairs et pédagogiques de l'ADED à laquelle j'adhère en parallèle avec le Mouvement canadien-québéquois des Créditistes, les Pèlerins de Saint-Michel (connus sous le surnom des "Bérêts-Blancs). Ce type de publication, comme le bulletin du sociétalisme, est très clair et pédagogique, ce sont souvent ces types de documents dont je me sert pour les répercuter auprès de ceux qui voudraient comprendre ce qu'est vraiment l'argent et comment il apparait, et ne plus de perdre sur les "fausses pistes" du "fatras" cultivé à souhait en matière financière, égarant ainsi de l'essentiel....
Comment sont déterminés les prix dans le Crédit-Social? Ainsin que les salaires? Et qu'en est-il de la loi de l'offre et de la demande?
Et bien en ce qui cencerne la loi de l'offre et de la demande, celle-ci, dans une économie créditiste ne change pas vraiment, du moins dans un premier temps. En effet, le système créditiste ne change rien aux "mouvements" des marchandises et des services, ainsi qu'aux "mouvements" d'argent se rapportant aux mouvements des marchandises et des services. Mais il y a, à l'évidence, des changements, quoique pas spectaculaires du tout, d'importance immense, et dans le bon sens, induits par le Crédit-Social à se produire dans l'économie, l'espace et le temps. En faisant une analogie, par exemple pour un véficule (ou d'autres machines) dont ont diminuerait, dans certains cas jusqu'à la moitié, la consommation de carburant (ou une autre énergie) tout en gardant exactement le même rendement, parfois mieux: effets sur les dépenses bien moins élevées, effets sur l'environnement et la santé grandement soulagés, etc.
Quant à la détermination des prix avec le créditisme, je ne sais pas à quel degré j'ai pu l'aborder dans d'autres messages préalables, mais il est toujours très bon d'y revenir. Il vaut mieux se répéter plutôt que sauter la question. Aussi, je me réfère principalement à Louis Even sur les expérimentations du major Douglas.
Si vous lisiez l'anglais, je peux vous faire avoir à bon marché les principaux livres du major Douglas dont les expérimentations sont sans appel quant à l'élaboration des prix. S'il y a des théories relatives aux travaux de Douglas, celle-ci sont entièrement issues des expérimentations.
Puisque les produits sont faits pour le consommateur, il est clair que, pour atteindre leur fin, les produits doivent être offerts au consommateur à un prix qui permette au consommateur de les acquerir.
Autrement dit, en tout temps, il doit y avoir équilibre entre les prix, dans leur ensemble, et le pouvoir d'achat des consommateurs, dans son ensemble.
Pour compter le prix de vente, les producteurs, ou les marchands, calculent ce que la fabrication du produit à couté, et ajoutent les frais de manipulation, de transport, d'emmagasinage, de vente et les profits nécessaires aux différents intermédiaires. Mais rien n'assure que ce prix marqué correspond avec le pouvoir d'achat du consommateur
.
Le prix marqué doit être exigé par le marchand pour ne mettre personne en faillite entre le producteur et le marchand détaillant; mais d'autre part le prix à payer par l'acheteur doit être tel qu'il corresponde au pouvoir d'achat entre les mains des consommateurs. Sinon, les produits restent invendus en face des besoins réels.
D'où un ajustement nécessaire des prix.
La technique monétaire du Crédit-Social y pourvoit.
Dans le vocabulaire créditiste, on appelle juste prix le prix qui correspond exactement à la consommation. On le comprendra mieux tout à l'heure.
Lorsqu'on dit "juste prix", on ne veut donc pas du tout dire "pris honnête, prix équitable". Le prix marqué par le marchand peut être tout à fait honnête, tout à fait équitable, et cependant n'être pas du tout le prix exact.
Ainsi, pendant la crise (par ex. celle, très connue, qui dura de 1929 à 1939), les prix marqués pouvaient être honnêtes, équitables, mais ils n'étaient pas exacts, ils ne correspondaient pas à la consommation. Quand la production totale des choses demandées dépasse la consommation totale, ces prix ne sont certainement pas exacts, puisque la consommation sur une période quelconque marque, en définitive, les véritables dépenses faites pour la production pendant cette même période.
Le prix honnête est une question de morale; le prix exact est une question de mathématiques.
Le prix exact, le "juste prix", du système créditiste est obtenu par une règle d'arithmétique. Il n'est donc question ni de fixation arbitraire des prix, ni de plafonnement, ni de restrictions, ni de récompenses, ni de châtiments - mais simplement d'arithmétique.
La technique créditiste prend deux nombres qui sont faits par des gens du pays eux-mêmes, et non pas arbitrairement fixés par des hommes qui ont la manie d'imposer leur volonté aux autres. Deux nombres: 1° le nombre exprimant la somme des prix (c'est le fait des producteurs eux-mêmes); 2° le nombre exprimant le pouvoir d'achat des consomateurs (c'est le fait de la volonté des consommateurs jointe à l'argent dont ils disposent). Puis, pour pouvoir mettre le signe égal (=) entre ces deux nombres, le crédit social abaisse le premier au niveau du second.
Expliquons, en présentant d'abord quelques notions peu familières et pourtant de grande portée.
- Le véritable prix de la production -
Le prix exact d'une chose est la somme des dépenses encourues pour la production de cette chose. Et cela est vrai, que l'on compte en piastres, en euros, en ergs, en heures-homme, ou en ce qu'on voudra.
Tel ouvrage réclame quatre heures de temps, dix onces de sueurs, un repas de travailleur, une usure d'outil. Si l'énumération est complète, le prix exact de cet ouvrage, c'est quatre heures de temps, dix onces de sueurs, un repas de travailleur et une usure d'outil. Ni plus ni moins.
Comme on a coutume d'évaluer le prix en euros, dollars, etc, et comme on a aussi coutume d'évaluer dans ces mêmes monnaies, etc, le travail, l'usure et tous les autres éléments qui forment les dépenses, il est possible d'établir une relation entre les deux, en termes de monnaie.
Si, en tout et partout, les dépenses de matériel, de travail, d'énergie, d'usure, se chiffrent à 100 (la monnaie qu'on veut), le prix exact du produit est de 100 unités de cette monnaie.
Mais il y a le prix comptable. Au cours de la production d'un article dans une usine, compte est tenu de la matière première achetée, des frais de transformation, des salaires, des frais de capital, etc, etc. Tout cela constitue le coût financier de production de l'article.
Ce prix comptable et le prix exact sont-ils les mêmes? S'ils le sont accidentellement dans dertains cas, il est facile de constater que, dans l'ensemble, ils ne le sont certainement pas.
Prenez un petit pays qui fournit, en une année, tant de biens de capital qu'en biens de consommation, une production totale évaluée à 100 millions. Si, dans le même temps, les dépenses totales des habitants du pays sont évaluées à 80 millions, il faudra bien admettre que la production du pays cette année-là a coûté exactement 80 millions, puisqu'il a été consommé en tout 80 millions par la population auteur de la production. La production a été évaluée, par la comptabilité des prix de revient, à 100 millions, mais elle n'a coûté que 80 millions de dépenses réelles (total de toutes les factures et tickets de caisse, etc). C'est un fait inéluctable: les deux totaux sont là.
digression
Lorsqu'on travaille, c'est, en principe, pour avoir quelque chose de plus qu'auparavant. Il y a un but d'enrichissement évident. C'est pour obtenir un bien, toujours un bien plus perfectionné que le précédent, donc c'est un enrichissement sur tous les plans y compris financier. Car celui qui m'achetera le bien perfectionné que j'ai fait, parce qu'il ne peut pas le fabriquer lui-même, m'en offrira une contrepartie financière. Et personne d'autre que le (ou les) producteur ne doit grever le prix de cette échange. C'est à ce point précis que les intérêts bancaires multiples viennent s'accumuler dans le prix et ruinent littéralement l'équilibre économique et social.
fin de la digression.
Donc, le prix exact de la production des 100 millions, aura été de 80 millions.
Autrement dit, dans le même temps où la richesse produite a été de 100 millions, la richesse consommée a été de 80 millions. La consommation de 80 millions est le véritable prix de la production de 100 millions.
Le véritable prix de la production, c'est la consomation.
Par ailleurs, comme on l'a dit plus haut, si la production (faite par la société) existe pour la consommation, il faut que la consommation (qui est celle de la même société) puisse payer la production.
Dans l'exemple précédent, le pays mérite sa production. Si, en dépendant 80 millions, il produit 100 millions, il devrait pouvoir obtenir ces 100 millions, en dépensant les 80 millions. Autrement dit en payant 80 millions, les consomateurs devraient obtenir les 100 millions. Sinon, il restera 20 millions pour la contemplation, en attendant que ce soit pour le sacrifice, pour la destruction devant un peuple privé et exaspéré.
- Augmentation et diminution de richesse -
Un pays s'enrichit de biens lorsqu'il développe ses moyens de production: ses machines, ses usines, ses voies de transport, etc. Ce qu'on appelle biens et capital.
Un pays s'enrichit de biens, aussi, lorsqu'il produit des choses pour la consommation: blé, viande, meubles, habits, etc. Ce qu'on apele biens de consommation.
Un pays s'enrichit de biens encore, lorsqu'il reçoit de la richesse de l'extérieur. Ainsi, par exemple, notre pays s'enrichit de fruits lorsqu'il reçoit des bananes, des ananas, des mangues. Ce qu'on appelle importations.
D'autre part, les biens d'un pays diminuent lorsqu'il y a destruction ou usure de moyens de production: usines brûlées, machines usées, etc. C'est ce qu'on appelle dépréciation.
Les biens d'un paus diminuent aussi, lorsqu'ils sont consommés. Les aliments mangés, les habits usés, etc., ne sont plus disponibles. C'est la destruction par consommation
.
Les biens d'un pays diminuent encore, lorsqu'ils sortent de ce pays: les pommes, le beurre, le jambon envoyé en Angleterre, ne sont plus dans le pays qui les envoie. C'est ce qu'on appelle exportations.
- Calcul du juste prix -
Suposons maintenant que les relevés d'une année donnent:
Production de biens de capital........... 3.000 millions
Production de biens consomables........7.000 millions
Importations.............................. .....2.000 millions
--------------------
Acquisitions totales..........................12.000 millions
D'autre part:
Dépréciation de biens de capital..........1.800 millions
Consommation..................................5.200 millions
Exportations.....................................2.000 millions
-------------------
Diminution totale...............................9.000 millions
On va conclure:
Pendant que le pays s'enrichissait de 12.000 millions, il usait, ou consommait, ou devait céder 9.000 millions.
Le coût réel de la production des 12.000 millions, c'est 9.000 millions. S'il en a réellement coûté au pays 9.000 millions pour produire 12.000 millions, le pays doit pouvoir jouir de ses 12.000 millions tout en ne dépensant que 9.000 millions.
Avec 9.000 millions, il faut pouvoir en payer 12.000. Payer 12 avec 9. Cela demande un ajustement du prix: abaisser le prix comptable 12 au niveau du prix réel 9. Et le faire sans violenter personne, sans buire à personne.
En face de ce relevé, la conclusion suivante est logique, dans une économie où la production exite pour la consommation:
Puisque la consommation de 9 milliards, usure des machines y comprise, a permis la production de 12 milliards, améliorations y comprises, 9 milliards est le vrai prix de la production. Pour que le pays puisse utiliser cette production, en autant qu'elle est désirée, il doit pouvoir l'obtenir à son véritable prix, 9 milliards; ce qui n'empêche pas les marchands d'être obligés d'en exiger 12 milliards.
D'un côté, les consomateurs du pays doivent pouvoir acheter 12 avec 9 Ils doivent pouvoir tirer sur la production de leur pays en la payant aux 9/12 du prix marqué.
D'autre part, le marchand doit retirer le plein montant: 12; sinon in ne peut faire face à ses charges et le profit qui est le salaire de ses services.
- Escompte compensé ou boni d'achat -
L'acheteur ne paiera que 9/12 du prix marqué, si on lui accorde un escompte de 3 sur 12, ou 25 %.
Une table coûte 120: elle sera laissée à l'acheteur pour 90. Une paire de bas coûte 4; elle sera laissée à l'aacheteur pour 3.
De même pour tous les articles du pays, parce que ce sera un escompte national décrété par l'Office National, pour atteindre le but pour lequel l'Office National a été institué.
Si tous les articles de production du pays sont payés ainsi au 75% de keur prix marqué, les consommateurs du pays pourront obtenir toute leur production de 12 milliards avec les 9 milliards qu'ils dépensent pour leur consommation.
Si les produits ne leur conviennent pas, ils ne les achèteront pas, et les producteurs cesseront simplement d'en faire parce que ce n'est pas une richesse réelle, ces produits ne répondent pas à des besoins des consommateurs.
Les marchands ne recoivent ainsi des acheteurs que les 75% de leurs prix. Ils ne pourront tenir, à moins de recevoir d'une autre source le 25% que l'acheteur ne paie pas.
Cette autre source ne peut être que l'Office de Crédit National, qui est chargé de mettre l'argent en rapport avec les faits. Sur présentation de papiers appropriés (doubles, etc) attestant la vente et l'escompte national accordé, le marchand recevra de l'Office National le crédit-argent représentant les 25% qui mannquent.
Le but sera atteint. L'ensemble des consommateurs du pays aura pu obtenir le total de la production du pays répondant à des besoins. Les marchands, et par eux les producteurs, auront reçu le montant qui couvre les frais de la production et de la distribution.
Il n'y aura pas d'inflatioon, puisqu'il n'y a pas absence de produits en face de la demande. Cet argent nouveau, en effet, n'est créé que moyennant la présence d'un produit désiré et acheté.
Ctte émission n'entre d'ailleurs pas dans la facture du prix, puisqu'elle n'est ni un salaire, ni un placement; elle vient après que le produit est fabriqué, coté et vendu.
Une manière d'arriver au même résultat serait de faire payer à l'acheteur le plein prix. Le marchand livrerait à l'acheteur un récépissé attestant le montant de l'achat. Sur présentation de ce récépissé à la succursale de l'Office National du Crédit, l'acheteur recevrait un crédit-argent égal aux 25% du montant de l'achat.
La première méthode est un escompte compensé. Escompte accordé par le marchand et compensé au marchand par l'Office National du Crédit
.
La deuxième méthode est un boni d'achat, ou ristourne faite à l'acheteur. Le résultat est exactement le même.
Dans tous les cas, le prix payé par le consommateur doit être la fraction du prix marqué exprimée par le rapport de la consommation totale à la production totale. Autrement, la production n'est que partiellement accessible aux consommateurs pour lesquels elle est pourtant faite.
Juste prix = Prix marqué (multiplié) par consommation/production
Voici les grandes lignes, fondamentales et intangibles dans leur principe, qui déterminent les prix dans un système créditiste.
Le résumé fondamental des expérimentations de Douglas c'est:
la production, c'est la consommation
Par ailleurs, dans l'émission de monnaie nouvelle basée sur la production nouvelle, de richesses nouvelles, donc, qui se détachent par le progrès qu'elles constituent, l'on peut très bien envisager le versement d'un dividende (calcul fait statistiquement sur une durée antérieure, l'inflation s'y s'auto-bloquerait), à chacun, salarié ou non, du premier au dernier jour de la vie; certaines projections le situeraient autour de 900 à 1000 dollars canadiens, soit environ 750 à 800 euros. Ce dividende serait tout à fait sain, comme une sorte d'impôt inversé, plus simple, et marginalisant, sinon éliminant cette fraction économique (certains la chiffre à 50% de l'économie contemporaine) délétère qui consiste à trouver coûte que coûte (c'est le mot!) des débouchés, quitte à imposer des besoins totalement artificiels, comme c'est la cas entre mille autres, par exemple, de l'électro-ménager prévu pour un petit potentiel d'usage afin de, très vite, le remplacer, et faire "tourner" la "machine économique" - merci pour l'environnement et la santé d'innombrables personnes-. Les progrès de la médecine ne sont quand-même pas faits pour faire "tourner" l'économie? Quand allons-nous cesser de marcher sur la tête?
À noter que dans le système créditiste, la couverture bancaire est de 100% monnaie, que les banques, entreprises libres (commes toutes les autres entreprises dans la société civile) faisant des bénéfices et facturant des frais, ici bancaires de fonctionnement, fonctionnent comme auparavant, mais uniquement avec l'argent de leurs déposants et ne prêtant jamais plus de leur capital, obligation légale.
Les frais qu'elles sont amenées à demander n'ont rien à voir avec les intérêts (c'est un tout autre débat, non pris en compte ici, car il s'agit d'argent déjà existant. Car l'acte contre nature des mécanismes bancaires et financiers actuellement depuis que le modèle de la Banque d'Angleterre commencé à la fin du XVIIème siècle s'est mondialisé vend ce qui n'est point! Et ce n'est pas acceptable!!).
La véritable source d'argent, c'est à dire la création monétaire (alias: politique du crédit sous sa forme actuelle) dont le rôle est si crucial, n'est effectué dans le système créditiste que par un Office National (ou de tel espace économique considéré) du Crédit (appelons-le comme on veut) est basée sur un étalon, ou un patron (au sens de la couture) qui est donc la production nouvelle sur un exercice donné.
La création monétaire, donc, ne doit plus être effectuée par les banques commerciales comme à présent sur une création monétaire ex-nihilo, ou à partir de rien, du néant... et compter des intérêts...
Cette production de biens et de services est donc la seule qui autorise une émission nouvelle de monnaie s'agissant de la consommation des ménages (disons ainsi pour faire court). Dans le cas de fabrications de biens publics, donc collectifs: environnement, écoles, hopitaux, ponts-et-chaussées, sécurité civile, voire militaire, etc, l'Office nationale du Crédit est seul habilité à les financer. Les coûts de fabrication des biens publics s'ajouteront au -coût de la consommation- expliqué plus haut et rapprocheront un peu plus les rapports: consommation/production. En cas d'investissements très important, nous pourrions dire que ce rapport ne sera plus de 75%, comme dans l'exemple cité plus haut, mais de 80% ou 85%, mais dans ce dernier cas, qui est très exagéré, il restera tout de même 20% assuré qui garantiront tout le pouvoir d'achat de l'exercice en question.
Les investissements publics représentent, par analogie, le pain que mange le boulanger (qui représente ici la société productrice dans son ensemble) pour sa consommation personnelle et qu'il ne vend pas et donc ne lui coûte que son propre travail à lui plus les produits au prix de gros de ses fournisseurs (coût des produits qui sont d'ailleurs ici noyés dans la masse des produits qu'il utilise journellement et il ne perçoit ainsi presque pas ce coût de son pain personnel).
Quelle leçon pour les "impôts"!!
Quant à la détermination des salaires avec le système créditiste, ils restent, comme à présent
ce qu'ils sont, le rapport et devrait progressivement augmenter en faveur des dividendes et diminuer les salaires dans un bilan de plus en plus favorable aux revenus.
Avec le système créditiste ceux qui auraient par exemple 25 000 de revenus par ans auraient un dividende de 5 000 par ans, ce qui ferait un total de 30 000 par ans. Ceux qui auraient un revenus de 50 000 par ans auraient un revenu total de 50 000 + 5 000 = 55 000 de revenus par ans. Si le rapport s'inverse progressivement en faveur du dividende, comme cela, logiquement devrait évoluer, les plus favorisés seront ceux qui n'ont ni capital, ni patrimoine. D'ailleurs, actuellement, celui qui n'aurait ni travail salarié, ni capital, ni patrimoine, aurait de toutes façon, sans enquête, 5 000 par ans pris dans l'exemple. C'est encore bien peu, mais tellement différent! Et la pente n'est plus descendante, comme toujours! Mais ascendante ce qui est normal sous la Loi de Dieu. Celle que notre économie foule du pied, abîmée qu'elle est dans l'adoration à Mammon.
Dans un pareil système, nous sommes loins, très loin, du système d'argent-dette des mécanismes bancaires tueurs et son alter-égo le système tueurs des impôts.
Or, l'Evangile est clair: "Vous ne pouvez servir deux maîtres, Dieu et Mammon"
C'est très clair, très simple, qu'est-ce que nous attendons?
Enfin, j'ai des témoignages sur d'autres continents que l'Europe, (qui, décidemment, file du très mauvais coton,) que les principes du Crédits Social sont en marche.
- avec l'aide de Louis Even et Clifford Hugh Douglas -
Renaud
AVE MARIA
Bonjour SETH,
Tout d'abord, merci à nouveau de m'avoir indiqué, il y a quelques semaines le bulletin du "sociétalisme" (il y aurait mieux comme nom mais faisons avec), ici le bulletin de novembre 2005.
Je connaissais déjà A. J. Holbeq par son livre très clair et bien structuré "Un regard Citoyen sur l'économie" et le site "wikitiki" où figure, entre autres, des textes très clairs et pédagogiques de l'ADED à laquelle j'adhère en parallèle avec le Mouvement canadien-québéquois des Créditistes, les Pèlerins de Saint-Michel (connus sous le surnom des "Bérêts-Blancs). Ce type de publication, comme le bulletin du sociétalisme, est très clair et pédagogique, ce sont souvent ces types de documents dont je me sert pour les répercuter auprès de ceux qui voudraient comprendre ce qu'est vraiment l'argent et comment il apparait, et ne plus de perdre sur les "fausses pistes" du "fatras" cultivé à souhait en matière financière, égarant ainsi de l'essentiel....
Comment sont déterminés les prix dans le Crédit-Social? Ainsin que les salaires? Et qu'en est-il de la loi de l'offre et de la demande?
Et bien en ce qui cencerne la loi de l'offre et de la demande, celle-ci, dans une économie créditiste ne change pas vraiment, du moins dans un premier temps. En effet, le système créditiste ne change rien aux "mouvements" des marchandises et des services, ainsi qu'aux "mouvements" d'argent se rapportant aux mouvements des marchandises et des services. Mais il y a, à l'évidence, des changements, quoique pas spectaculaires du tout, d'importance immense, et dans le bon sens, induits par le Crédit-Social à se produire dans l'économie, l'espace et le temps. En faisant une analogie, par exemple pour un véficule (ou d'autres machines) dont ont diminuerait, dans certains cas jusqu'à la moitié, la consommation de carburant (ou une autre énergie) tout en gardant exactement le même rendement, parfois mieux: effets sur les dépenses bien moins élevées, effets sur l'environnement et la santé grandement soulagés, etc.
Quant à la détermination des prix avec le créditisme, je ne sais pas à quel degré j'ai pu l'aborder dans d'autres messages préalables, mais il est toujours très bon d'y revenir. Il vaut mieux se répéter plutôt que sauter la question. Aussi, je me réfère principalement à Louis Even sur les expérimentations du major Douglas.
Si vous lisiez l'anglais, je peux vous faire avoir à bon marché les principaux livres du major Douglas dont les expérimentations sont sans appel quant à l'élaboration des prix. S'il y a des théories relatives aux travaux de Douglas, celle-ci sont entièrement issues des expérimentations.
Puisque les produits sont faits pour le consommateur, il est clair que, pour atteindre leur fin, les produits doivent être offerts au consommateur à un prix qui permette au consommateur de les acquerir.
Autrement dit, en tout temps, il doit y avoir équilibre entre les prix, dans leur ensemble, et le pouvoir d'achat des consommateurs, dans son ensemble.
Pour compter le prix de vente, les producteurs, ou les marchands, calculent ce que la fabrication du produit à couté, et ajoutent les frais de manipulation, de transport, d'emmagasinage, de vente et les profits nécessaires aux différents intermédiaires. Mais rien n'assure que ce prix marqué correspond avec le pouvoir d'achat du consommateur
.
Le prix marqué doit être exigé par le marchand pour ne mettre personne en faillite entre le producteur et le marchand détaillant; mais d'autre part le prix à payer par l'acheteur doit être tel qu'il corresponde au pouvoir d'achat entre les mains des consommateurs. Sinon, les produits restent invendus en face des besoins réels.
D'où un ajustement nécessaire des prix.
La technique monétaire du Crédit-Social y pourvoit.
Dans le vocabulaire créditiste, on appelle juste prix le prix qui correspond exactement à la consommation. On le comprendra mieux tout à l'heure.
Lorsqu'on dit "juste prix", on ne veut donc pas du tout dire "pris honnête, prix équitable". Le prix marqué par le marchand peut être tout à fait honnête, tout à fait équitable, et cependant n'être pas du tout le prix exact.
Ainsi, pendant la crise (par ex. celle, très connue, qui dura de 1929 à 1939), les prix marqués pouvaient être honnêtes, équitables, mais ils n'étaient pas exacts, ils ne correspondaient pas à la consommation. Quand la production totale des choses demandées dépasse la consommation totale, ces prix ne sont certainement pas exacts, puisque la consommation sur une période quelconque marque, en définitive, les véritables dépenses faites pour la production pendant cette même période.
Le prix honnête est une question de morale; le prix exact est une question de mathématiques.
Le prix exact, le "juste prix", du système créditiste est obtenu par une règle d'arithmétique. Il n'est donc question ni de fixation arbitraire des prix, ni de plafonnement, ni de restrictions, ni de récompenses, ni de châtiments - mais simplement d'arithmétique.
La technique créditiste prend deux nombres qui sont faits par des gens du pays eux-mêmes, et non pas arbitrairement fixés par des hommes qui ont la manie d'imposer leur volonté aux autres. Deux nombres: 1° le nombre exprimant la somme des prix (c'est le fait des producteurs eux-mêmes); 2° le nombre exprimant le pouvoir d'achat des consomateurs (c'est le fait de la volonté des consommateurs jointe à l'argent dont ils disposent). Puis, pour pouvoir mettre le signe égal (=) entre ces deux nombres, le crédit social abaisse le premier au niveau du second.
Expliquons, en présentant d'abord quelques notions peu familières et pourtant de grande portée.
- Le véritable prix de la production -
Le prix exact d'une chose est la somme des dépenses encourues pour la production de cette chose. Et cela est vrai, que l'on compte en piastres, en euros, en ergs, en heures-homme, ou en ce qu'on voudra.
Tel ouvrage réclame quatre heures de temps, dix onces de sueurs, un repas de travailleur, une usure d'outil. Si l'énumération est complète, le prix exact de cet ouvrage, c'est quatre heures de temps, dix onces de sueurs, un repas de travailleur et une usure d'outil. Ni plus ni moins.
Comme on a coutume d'évaluer le prix en euros, dollars, etc, et comme on a aussi coutume d'évaluer dans ces mêmes monnaies, etc, le travail, l'usure et tous les autres éléments qui forment les dépenses, il est possible d'établir une relation entre les deux, en termes de monnaie.
Si, en tout et partout, les dépenses de matériel, de travail, d'énergie, d'usure, se chiffrent à 100 (la monnaie qu'on veut), le prix exact du produit est de 100 unités de cette monnaie.
Mais il y a le prix comptable. Au cours de la production d'un article dans une usine, compte est tenu de la matière première achetée, des frais de transformation, des salaires, des frais de capital, etc, etc. Tout cela constitue le coût financier de production de l'article.
Ce prix comptable et le prix exact sont-ils les mêmes? S'ils le sont accidentellement dans dertains cas, il est facile de constater que, dans l'ensemble, ils ne le sont certainement pas.
Prenez un petit pays qui fournit, en une année, tant de biens de capital qu'en biens de consommation, une production totale évaluée à 100 millions. Si, dans le même temps, les dépenses totales des habitants du pays sont évaluées à 80 millions, il faudra bien admettre que la production du pays cette année-là a coûté exactement 80 millions, puisqu'il a été consommé en tout 80 millions par la population auteur de la production. La production a été évaluée, par la comptabilité des prix de revient, à 100 millions, mais elle n'a coûté que 80 millions de dépenses réelles (total de toutes les factures et tickets de caisse, etc). C'est un fait inéluctable: les deux totaux sont là.
digression
Lorsqu'on travaille, c'est, en principe, pour avoir quelque chose de plus qu'auparavant. Il y a un but d'enrichissement évident. C'est pour obtenir un bien, toujours un bien plus perfectionné que le précédent, donc c'est un enrichissement sur tous les plans y compris financier. Car celui qui m'achetera le bien perfectionné que j'ai fait, parce qu'il ne peut pas le fabriquer lui-même, m'en offrira une contrepartie financière. Et personne d'autre que le (ou les) producteur ne doit grever le prix de cette échange. C'est à ce point précis que les intérêts bancaires multiples viennent s'accumuler dans le prix et ruinent littéralement l'équilibre économique et social.
fin de la digression.
Donc, le prix exact de la production des 100 millions, aura été de 80 millions.
Autrement dit, dans le même temps où la richesse produite a été de 100 millions, la richesse consommée a été de 80 millions. La consommation de 80 millions est le véritable prix de la production de 100 millions.
Le véritable prix de la production, c'est la consomation.
Par ailleurs, comme on l'a dit plus haut, si la production (faite par la société) existe pour la consommation, il faut que la consommation (qui est celle de la même société) puisse payer la production.
Dans l'exemple précédent, le pays mérite sa production. Si, en dépendant 80 millions, il produit 100 millions, il devrait pouvoir obtenir ces 100 millions, en dépensant les 80 millions. Autrement dit en payant 80 millions, les consomateurs devraient obtenir les 100 millions. Sinon, il restera 20 millions pour la contemplation, en attendant que ce soit pour le sacrifice, pour la destruction devant un peuple privé et exaspéré.
- Augmentation et diminution de richesse -
Un pays s'enrichit de biens lorsqu'il développe ses moyens de production: ses machines, ses usines, ses voies de transport, etc. Ce qu'on appelle biens et capital.
Un pays s'enrichit de biens, aussi, lorsqu'il produit des choses pour la consommation: blé, viande, meubles, habits, etc. Ce qu'on apele biens de consommation.
Un pays s'enrichit de biens encore, lorsqu'il reçoit de la richesse de l'extérieur. Ainsi, par exemple, notre pays s'enrichit de fruits lorsqu'il reçoit des bananes, des ananas, des mangues. Ce qu'on appelle importations.
D'autre part, les biens d'un pays diminuent lorsqu'il y a destruction ou usure de moyens de production: usines brûlées, machines usées, etc. C'est ce qu'on appelle dépréciation.
Les biens d'un paus diminuent aussi, lorsqu'ils sont consommés. Les aliments mangés, les habits usés, etc., ne sont plus disponibles. C'est la destruction par consommation
.
Les biens d'un pays diminuent encore, lorsqu'ils sortent de ce pays: les pommes, le beurre, le jambon envoyé en Angleterre, ne sont plus dans le pays qui les envoie. C'est ce qu'on appelle exportations.
- Calcul du juste prix -
Suposons maintenant que les relevés d'une année donnent:
Production de biens de capital........... 3.000 millions
Production de biens consomables........7.000 millions
Importations.............................. .....2.000 millions
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Acquisitions totales..........................12.000 millions
D'autre part:
Dépréciation de biens de capital..........1.800 millions
Consommation..................................5.200 millions
Exportations.....................................2.000 millions
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Diminution totale...............................9.000 millions
On va conclure:
Pendant que le pays s'enrichissait de 12.000 millions, il usait, ou consommait, ou devait céder 9.000 millions.
Le coût réel de la production des 12.000 millions, c'est 9.000 millions. S'il en a réellement coûté au pays 9.000 millions pour produire 12.000 millions, le pays doit pouvoir jouir de ses 12.000 millions tout en ne dépensant que 9.000 millions.
Avec 9.000 millions, il faut pouvoir en payer 12.000. Payer 12 avec 9. Cela demande un ajustement du prix: abaisser le prix comptable 12 au niveau du prix réel 9. Et le faire sans violenter personne, sans buire à personne.
En face de ce relevé, la conclusion suivante est logique, dans une économie où la production exite pour la consommation:
Puisque la consommation de 9 milliards, usure des machines y comprise, a permis la production de 12 milliards, améliorations y comprises, 9 milliards est le vrai prix de la production. Pour que le pays puisse utiliser cette production, en autant qu'elle est désirée, il doit pouvoir l'obtenir à son véritable prix, 9 milliards; ce qui n'empêche pas les marchands d'être obligés d'en exiger 12 milliards.
D'un côté, les consomateurs du pays doivent pouvoir acheter 12 avec 9 Ils doivent pouvoir tirer sur la production de leur pays en la payant aux 9/12 du prix marqué.
D'autre part, le marchand doit retirer le plein montant: 12; sinon in ne peut faire face à ses charges et le profit qui est le salaire de ses services.
- Escompte compensé ou boni d'achat -
L'acheteur ne paiera que 9/12 du prix marqué, si on lui accorde un escompte de 3 sur 12, ou 25 %.
Une table coûte 120: elle sera laissée à l'acheteur pour 90. Une paire de bas coûte 4; elle sera laissée à l'aacheteur pour 3.
De même pour tous les articles du pays, parce que ce sera un escompte national décrété par l'Office National, pour atteindre le but pour lequel l'Office National a été institué.
Si tous les articles de production du pays sont payés ainsi au 75% de keur prix marqué, les consommateurs du pays pourront obtenir toute leur production de 12 milliards avec les 9 milliards qu'ils dépensent pour leur consommation.
Si les produits ne leur conviennent pas, ils ne les achèteront pas, et les producteurs cesseront simplement d'en faire parce que ce n'est pas une richesse réelle, ces produits ne répondent pas à des besoins des consommateurs.
Les marchands ne recoivent ainsi des acheteurs que les 75% de leurs prix. Ils ne pourront tenir, à moins de recevoir d'une autre source le 25% que l'acheteur ne paie pas.
Cette autre source ne peut être que l'Office de Crédit National, qui est chargé de mettre l'argent en rapport avec les faits. Sur présentation de papiers appropriés (doubles, etc) attestant la vente et l'escompte national accordé, le marchand recevra de l'Office National le crédit-argent représentant les 25% qui mannquent.
Le but sera atteint. L'ensemble des consommateurs du pays aura pu obtenir le total de la production du pays répondant à des besoins. Les marchands, et par eux les producteurs, auront reçu le montant qui couvre les frais de la production et de la distribution.
Il n'y aura pas d'inflatioon, puisqu'il n'y a pas absence de produits en face de la demande. Cet argent nouveau, en effet, n'est créé que moyennant la présence d'un produit désiré et acheté.
Ctte émission n'entre d'ailleurs pas dans la facture du prix, puisqu'elle n'est ni un salaire, ni un placement; elle vient après que le produit est fabriqué, coté et vendu.
Une manière d'arriver au même résultat serait de faire payer à l'acheteur le plein prix. Le marchand livrerait à l'acheteur un récépissé attestant le montant de l'achat. Sur présentation de ce récépissé à la succursale de l'Office National du Crédit, l'acheteur recevrait un crédit-argent égal aux 25% du montant de l'achat.
La première méthode est un escompte compensé. Escompte accordé par le marchand et compensé au marchand par l'Office National du Crédit
.
La deuxième méthode est un boni d'achat, ou ristourne faite à l'acheteur. Le résultat est exactement le même.
Dans tous les cas, le prix payé par le consommateur doit être la fraction du prix marqué exprimée par le rapport de la consommation totale à la production totale. Autrement, la production n'est que partiellement accessible aux consommateurs pour lesquels elle est pourtant faite.
Juste prix = Prix marqué (multiplié) par consommation/production
Voici les grandes lignes, fondamentales et intangibles dans leur principe, qui déterminent les prix dans un système créditiste.
Le résumé fondamental des expérimentations de Douglas c'est:
la production, c'est la consommation
Par ailleurs, dans l'émission de monnaie nouvelle basée sur la production nouvelle, de richesses nouvelles, donc, qui se détachent par le progrès qu'elles constituent, l'on peut très bien envisager le versement d'un dividende (calcul fait statistiquement sur une durée antérieure, l'inflation s'y s'auto-bloquerait), à chacun, salarié ou non, du premier au dernier jour de la vie; certaines projections le situeraient autour de 900 à 1000 dollars canadiens, soit environ 750 à 800 euros. Ce dividende serait tout à fait sain, comme une sorte d'impôt inversé, plus simple, et marginalisant, sinon éliminant cette fraction économique (certains la chiffre à 50% de l'économie contemporaine) délétère qui consiste à trouver coûte que coûte (c'est le mot!) des débouchés, quitte à imposer des besoins totalement artificiels, comme c'est la cas entre mille autres, par exemple, de l'électro-ménager prévu pour un petit potentiel d'usage afin de, très vite, le remplacer, et faire "tourner" la "machine économique" - merci pour l'environnement et la santé d'innombrables personnes-. Les progrès de la médecine ne sont quand-même pas faits pour faire "tourner" l'économie? Quand allons-nous cesser de marcher sur la tête?
À noter que dans le système créditiste, la couverture bancaire est de 100% monnaie, que les banques, entreprises libres (commes toutes les autres entreprises dans la société civile) faisant des bénéfices et facturant des frais, ici bancaires de fonctionnement, fonctionnent comme auparavant, mais uniquement avec l'argent de leurs déposants et ne prêtant jamais plus de leur capital, obligation légale.
Les frais qu'elles sont amenées à demander n'ont rien à voir avec les intérêts (c'est un tout autre débat, non pris en compte ici, car il s'agit d'argent déjà existant. Car l'acte contre nature des mécanismes bancaires et financiers actuellement depuis que le modèle de la Banque d'Angleterre commencé à la fin du XVIIème siècle s'est mondialisé vend ce qui n'est point! Et ce n'est pas acceptable!!).
La véritable source d'argent, c'est à dire la création monétaire (alias: politique du crédit sous sa forme actuelle) dont le rôle est si crucial, n'est effectué dans le système créditiste que par un Office National (ou de tel espace économique considéré) du Crédit (appelons-le comme on veut) est basée sur un étalon, ou un patron (au sens de la couture) qui est donc la production nouvelle sur un exercice donné.
La création monétaire, donc, ne doit plus être effectuée par les banques commerciales comme à présent sur une création monétaire ex-nihilo, ou à partir de rien, du néant... et compter des intérêts...
Cette production de biens et de services est donc la seule qui autorise une émission nouvelle de monnaie s'agissant de la consommation des ménages (disons ainsi pour faire court). Dans le cas de fabrications de biens publics, donc collectifs: environnement, écoles, hopitaux, ponts-et-chaussées, sécurité civile, voire militaire, etc, l'Office nationale du Crédit est seul habilité à les financer. Les coûts de fabrication des biens publics s'ajouteront au -coût de la consommation- expliqué plus haut et rapprocheront un peu plus les rapports: consommation/production. En cas d'investissements très important, nous pourrions dire que ce rapport ne sera plus de 75%, comme dans l'exemple cité plus haut, mais de 80% ou 85%, mais dans ce dernier cas, qui est très exagéré, il restera tout de même 20% assuré qui garantiront tout le pouvoir d'achat de l'exercice en question.
Les investissements publics représentent, par analogie, le pain que mange le boulanger (qui représente ici la société productrice dans son ensemble) pour sa consommation personnelle et qu'il ne vend pas et donc ne lui coûte que son propre travail à lui plus les produits au prix de gros de ses fournisseurs (coût des produits qui sont d'ailleurs ici noyés dans la masse des produits qu'il utilise journellement et il ne perçoit ainsi presque pas ce coût de son pain personnel).
Quelle leçon pour les "impôts"!!
Quant à la détermination des salaires avec le système créditiste, ils restent, comme à présent
ce qu'ils sont, le rapport et devrait progressivement augmenter en faveur des dividendes et diminuer les salaires dans un bilan de plus en plus favorable aux revenus.
Avec le système créditiste ceux qui auraient par exemple 25 000 de revenus par ans auraient un dividende de 5 000 par ans, ce qui ferait un total de 30 000 par ans. Ceux qui auraient un revenus de 50 000 par ans auraient un revenu total de 50 000 + 5 000 = 55 000 de revenus par ans. Si le rapport s'inverse progressivement en faveur du dividende, comme cela, logiquement devrait évoluer, les plus favorisés seront ceux qui n'ont ni capital, ni patrimoine. D'ailleurs, actuellement, celui qui n'aurait ni travail salarié, ni capital, ni patrimoine, aurait de toutes façon, sans enquête, 5 000 par ans pris dans l'exemple. C'est encore bien peu, mais tellement différent! Et la pente n'est plus descendante, comme toujours! Mais ascendante ce qui est normal sous la Loi de Dieu. Celle que notre économie foule du pied, abîmée qu'elle est dans l'adoration à Mammon.
Dans un pareil système, nous sommes loins, très loin, du système d'argent-dette des mécanismes bancaires tueurs et son alter-égo le système tueurs des impôts.
Or, l'Evangile est clair: "Vous ne pouvez servir deux maîtres, Dieu et Mammon"
C'est très clair, très simple, qu'est-ce que nous attendons?
Enfin, j'ai des témoignages sur d'autres continents que l'Europe, (qui, décidemment, file du très mauvais coton,) que les principes du Crédits Social sont en marche.
- avec l'aide de Louis Even et Clifford Hugh Douglas -
Renaud