par etienne lorant » mar. 31 août 2010, 18:48
Je suis désolé pour tous ceux qui ont cru à l'écologie comme en une science du salut de l'humanité. Je m'y suis intéressé... qui se souvient qu'à l'époque de Mittérand un bateau de Greenpeace avait été coulé par des commandos au large du Mururoa ?
Mais depuis ce temps-là, les pays riches du nord de la planète ont montré de nombreuses fois - en fait quasi systématiquement, que ni l'augmentation des risques, ni les catastrophes, ni la médiatisation du message n'étaient capables de mobiliser les gouvernements pour une telle "juste cause". Pour moi, le sommet de la non-solidarité des humains a été atteint lors du sommet de Copenhague. J'ai considéré comme une ironie de la nature, le fait que le petit volcan islandais Eyjafjöll ait réussi à lui tout seul a coller au sol des flottes aériennes du monde entier. Je me suis dit en cette occasion: "Jamais les Etats du monde entier n'auraient réussi à se mettre d'accord pour diminuer la fréquence des décollages... ne serait-ce que pour une opération symbolique". L'irruption seule a permis cela.
Ensuite, je me suis rendu compte que les plus gros pollueurs de la planète n'arriveraient jamais à se mettre d'accord, en tout cas pas à temps: qui va convaincre les Chinois de fermer leurs usines et de diminuer la taille de leurs autoroutes ? Enfin, je sais depuis 'perpet' que jamais aucun gouvernement n'a pris une seule décision ferme et définitive concernant la fermeture des centrales nucléaires... le fait est qu'on ne sait toujours pas quoi faire des déchêts les plus dangereux... alors on continue...
Mon idée, c'est que nos problèmes écologiques surviennent à un moment de l'Histoire où tous les autres problèmes de l'humanité atteignent des leurs "seuils critiques": pollution, mais aussi surpopulation, faillites des systèmes économiques, terrorisme, etc.
Bref, on l'a dans l'os. Mais je ne parviens pas à me faire à l'idée d'une fin du monde comme on l'imagine toujours pour le cinéma. C'est forcément ma foi qui parle ici: je crois en Dieu et ma foi m'empêche de croire à l'anéantissement complet de la vie - ou bien, c'est la Parousie et la Parousie n'est pas à mes yeux un événement à redouter. A chaque jour suffit sa peine, je dirais même : à chaque grâce reçue, je vois le monde finir en moi...
Je suis désolé pour tous ceux qui ont cru à l'écologie comme en une science du salut de l'humanité. Je m'y suis intéressé... qui se souvient qu'à l'époque de Mittérand un bateau de Greenpeace avait été coulé par des commandos au large du Mururoa ?
Mais depuis ce temps-là, les pays riches du nord de la planète ont montré de nombreuses fois - en fait quasi systématiquement, que ni l'augmentation des risques, ni les catastrophes, ni la médiatisation du message n'étaient capables de mobiliser les gouvernements pour une telle "juste cause". Pour moi, le sommet de la non-solidarité des humains a été atteint lors du sommet de Copenhague. J'ai considéré comme une ironie de la nature, le fait que le petit volcan islandais Eyjafjöll ait réussi à lui tout seul a coller au sol des flottes aériennes du monde entier. Je me suis dit en cette occasion: "Jamais les Etats du monde entier n'auraient réussi à se mettre d'accord pour diminuer la fréquence des décollages... ne serait-ce que pour une opération symbolique". L'irruption seule a permis cela.
Ensuite, je me suis rendu compte que les plus gros pollueurs de la planète n'arriveraient jamais à se mettre d'accord, en tout cas pas à temps: qui va convaincre les Chinois de fermer leurs usines et de diminuer la taille de leurs autoroutes ? Enfin, je sais depuis 'perpet' que jamais aucun gouvernement n'a pris une seule décision ferme et définitive concernant la fermeture des centrales nucléaires... le fait est qu'on ne sait toujours pas quoi faire des déchêts les plus dangereux... alors on continue...
Mon idée, c'est que nos problèmes écologiques surviennent à un moment de l'Histoire où tous les autres problèmes de l'humanité atteignent des leurs "seuils critiques": pollution, mais aussi surpopulation, faillites des systèmes économiques, terrorisme, etc.
Bref, on l'a dans l'os. Mais je ne parviens pas à me faire à l'idée d'une fin du monde comme on l'imagine toujours pour le cinéma. C'est forcément ma foi qui parle ici: je crois en Dieu et ma foi m'empêche de croire à l'anéantissement complet de la vie - ou bien, c'est la Parousie et la Parousie n'est pas à mes yeux un événement à redouter. A chaque jour suffit sa peine, je dirais même : à chaque grâce reçue, je vois le monde finir en moi...