par omicron » mer. 17 févr. 2010, 20:29
Bonjour à tous,
en tant que "recommençant", j'ai du mal à saisir toutes les subtilités liturgiques qui font débat entre vous (... mais je ne me moque pas !) et je voudrais simplement donner ici mon témoignage.
Je reviens à la messe, occasionnellement, et j'ai délibérément choisi d'ignorer l'office célébré dans ma paroisse (?) à laquelle je ne me sens pas rattaché, grande ville oblige, au profit de celui célébré tous les dimanches au couvent des frères dominicains de Toulouse.
http://toulouse.dominicains.com/
Pourquoi ?
La liturgie y est belle, vivante, colorée, abondamment chantée, copieusement servie par frères, prêtres, enfants de choeur en nombre, et cependant propice au recueillement dont j'ai besoin au milieu de la foule assemblée et qui fait plaisir à voir. Je suis bien conscient d'être dans un milieu privilégié, peu représentatif de la paroisse ordinaire, mais j'ai besoin de cette expérience du nombre qui n'empêche pas le rapprochement vers Dieu dont j'ai besoin en ce moment.
J'ajoute que le cadre de l'église, grand blockhaus de béton froid imaginé dans les années 50 se révèle d'une étonnante chaleur malgré son dénuement.
Contre-expérience : Je me suis rendu une paire de fois dans une paroisse du centre-ville qui se consacre aux étudiants de Toulouse et si je tiens à en parler, c'est parce que c'est à ce moment-là que j'ai expérimenté la différence de liturgie dont il est question ici : beaucoup plus de génuflexions, peu de chants, du latin (!!!) et, à mes yeux, une forme de "dolorisme" amplifié par le cadre.
Cette église a certainement connu son heure de gloire dans le courant du XIXè siècle, ce qui fait qu'elle porte le témoignage d'un catholicisme triomphant (dans la douleur ?) : du faux marbre, du stuc, des moulures, des ex-voto, des croix de processions et pèlerinages divers, une chaire qui écrase l'assemblée cacochyme perdue dans un océan de chaises vides, abruptes pour le dos.
Bref, tout un lot de "bondieuseries" qui flattent une forme de dévotion dans laquelle je ne me reconnais pas du tout...
Et, cerise sur le gâteau, une prière à la vierge Marie à la fin de chaque office qui ranime mon passage critique chez les protestants !
Cependant, je reconnais que les étudiants présents sont acteurs de leur paroisse et organisent des "maraudes" et une banque alimentaire pour étudiants nécessiteux, et qu'ils m'ont autorisé à reprendre contact avec une action caritative.
Comme quoi...
Bonjour à tous,
en tant que "recommençant", j'ai du mal à saisir toutes les subtilités liturgiques qui font débat entre vous (... mais je ne me moque pas !) et je voudrais simplement donner ici mon témoignage.
Je reviens à la messe, occasionnellement, et j'ai délibérément choisi d'ignorer l'office célébré dans ma paroisse (?) à laquelle je ne me sens pas rattaché, grande ville oblige, au profit de celui célébré tous les dimanches au couvent des frères dominicains de Toulouse.
http://toulouse.dominicains.com/
Pourquoi ?
La liturgie y est belle, vivante, colorée, abondamment chantée, copieusement servie par frères, prêtres, enfants de choeur en nombre, et cependant propice au recueillement dont j'ai besoin au milieu de la foule assemblée et qui fait plaisir à voir. Je suis bien conscient d'être dans un milieu privilégié, peu représentatif de la paroisse ordinaire, mais j'ai besoin de cette expérience du nombre qui n'empêche pas le rapprochement vers Dieu dont j'ai besoin en ce moment.
J'ajoute que le cadre de l'église, grand blockhaus de béton froid imaginé dans les années 50 se révèle d'une étonnante chaleur malgré son dénuement.
Contre-expérience : Je me suis rendu une paire de fois dans une paroisse du centre-ville qui se consacre aux étudiants de Toulouse et si je tiens à en parler, c'est parce que c'est à ce moment-là que j'ai expérimenté la différence de liturgie dont il est question ici : beaucoup plus de génuflexions, peu de chants, du latin (!!!) et, à mes yeux, une forme de "dolorisme" amplifié par le cadre.
Cette église a certainement connu son heure de gloire dans le courant du XIXè siècle, ce qui fait qu'elle porte le témoignage d'un catholicisme triomphant (dans la douleur ?) : du faux marbre, du stuc, des moulures, des ex-voto, des croix de processions et pèlerinages divers, une chaire qui écrase l'assemblée cacochyme perdue dans un océan de chaises vides, abruptes pour le dos.
Bref, tout un lot de "bondieuseries" qui flattent une forme de dévotion dans laquelle je ne me reconnais pas du tout...
Et, cerise sur le gâteau, une prière à la vierge Marie à la fin de chaque office qui ranime mon passage critique chez les protestants !
Cependant, je reconnais que les étudiants présents sont acteurs de leur paroisse et organisent des "maraudes" et une banque alimentaire pour étudiants nécessiteux, et qu'ils m'ont autorisé à reprendre contact avec une action caritative.
Comme quoi...