par Laurent L. » sam. 20 févr. 2010, 3:14
Philémon a écrit :je propose une alternance entre un pape oriental et un pape occidental, avec un changement de capitale et de rite à chaque alternance.
Je trouve votre idée farfelue, cher Philémon... Qu'entendez-vous par "changement de rite", vous parlez du rite du pape ou du rite de l'Église entière ? Il y a toujours eu, et il y a encore une multitude de rites vénérables dans l'Église catholique ; les chartreux, les milanais et les uniates ne sont pas des catholiques de seconde zone. Les rites sont liés à l'histoire et la culture des Églises locales et le Rite Romain n'est pas supérieur aux autres.
D'autre part, si toutes les Églises, au premier millénaire, reconnaissaient la primauté de l'Évêque de Rome sur les autres Églises, c'était aussi parce que Rome est le lieu du martyre des deux colonnes de l'Église, Saint Pierre et Saint Paul. (Le Roc a tout de même été crucifié sur la colline du Vatican !) Les orthodoxes sont très attachés à la Tradition, pas sûr qu'ils apprécieraient votre idée.
En revanche, on étendrait certainement le cardinalat aux orthodoxes (même en appelant ça autrement que "cardinalat" pour ne pas froisser les sensibilités), si d'aventure l'Unité était rétablie. Il y a des cardinaux uniates au Conclave, d'ailleurs.
Philémon a écrit :
C'est complètement mon avis. Un tel événement ne pourrait aller sans un grand concile pour annuler 1000 ans de schisme (la moitié de la vie de l'Eglise, tout de même), s'accorder un pardon mutuel, annuler les anathèmes et excommunications diverses, et bien sûr définir un dogme commun.
Euh... Ça fait 45 ans que
les anathèmes mutuels ont été levés ("communion imparfaite", Paul VI et Athénagoras, ça ne vous dit rien ?

).
Quant au Dogme, vous m'effrayez quelque peu. Sous-entendriez-vous que les DOGMES du Purgatoire, de l'Immaculée Conception, de l'Infaillibilité Pontificale ou de l'Assomption seraient NÉGOCIABLES ? Explicités, certes. Négociables,

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CEC a écrit :890 La mission du Magistère est liée au caractère définitif de l’alliance instaurée par Dieu dans le Christ avec son Peuple ; il doit le protéger des déviations et des défaillances, et lui garantir la possibilité objective de professer sans erreur la foi authentique. La charge pastorale du Magistère est ainsi ordonnée à veiller à ce que le Peuple de Dieu demeure dans la vérité qui libère. Pour accomplir ce service, le Christ a doté les pasteurs du charisme d’infaillibilité en matière de foi et de mœurs. L’exercice de ce charisme peut revêtir plusieurs modalités :
891 " De cette infaillibilité, le Pontife romain, chef du collège des évêques, jouit du fait même de sa charge quand, en tant que pasteur et docteur suprême de tous les fidèles, et chargé de confirmer ses frères dans la foi, il proclame, par un acte définitif, un point de doctrine touchant la foi et les mœurs (...). L’infaillibilité promise à l’Église réside aussi dans le corps des évêques quand il exerce son Magistère suprême en union avec le successeur de Pierre ", surtout dans un Concile Œcuménique (LG 25 ; cf. Vatican I : DS 3074). Lorsque par son Magistère suprême, l’Église propose quelque chose " à croire comme étant révélé par Dieu " (DV 10) et comme enseignement du Christ, " il faut adhérer dans l’obéissance de la foi à de telles définitions " (LG 25). Cette infaillibilité s’étend aussi loin que le dépôt lui-même de la Révélation divine (cf. LG 25).
Quant à l'Ecclésiologie, la manière de penser la foi, elle diffère en Orient, même chez les Uniates. Je pense comme vous que c'est sans doute une vraie richesse bien plus qu'une contrainte, même si cela est déroutant...
[quote="Philémon"]je propose une alternance entre un pape oriental et un pape occidental, avec un changement de capitale et de rite à chaque alternance.[/quote]
Je trouve votre idée farfelue, cher Philémon... Qu'entendez-vous par "changement de rite", vous parlez du rite du pape ou du rite de l'Église entière ? Il y a toujours eu, et il y a encore une multitude de rites vénérables dans l'Église catholique ; les chartreux, les milanais et les uniates ne sont pas des catholiques de seconde zone. Les rites sont liés à l'histoire et la culture des Églises locales et le Rite Romain n'est pas supérieur aux autres.
D'autre part, si toutes les Églises, au premier millénaire, reconnaissaient la primauté de l'Évêque de Rome sur les autres Églises, c'était aussi parce que Rome est le lieu du martyre des deux colonnes de l'Église, Saint Pierre et Saint Paul. (Le Roc a tout de même été crucifié sur la colline du Vatican !) Les orthodoxes sont très attachés à la Tradition, pas sûr qu'ils apprécieraient votre idée.
En revanche, on étendrait certainement le cardinalat aux orthodoxes (même en appelant ça autrement que "cardinalat" pour ne pas froisser les sensibilités), si d'aventure l'Unité était rétablie. Il y a des cardinaux uniates au Conclave, d'ailleurs.
[quote="Philémon"]
C'est complètement mon avis. Un tel événement ne pourrait aller sans un grand concile pour annuler 1000 ans de schisme (la moitié de la vie de l'Eglise, tout de même), s'accorder un pardon mutuel, annuler les anathèmes et excommunications diverses, et bien sûr définir un dogme commun.[/quote]
Euh... Ça fait 45 ans que [url=http://www.vatican.va/roman_curia/pontifical_councils/chrstuni/ch_orthodox_docs/rc_pc_chrstuni_doc_19650107_athenagoras-i-paul-vi_fr.html]les anathèmes mutuels ont été levés[/url] ("communion imparfaite", Paul VI et Athénagoras, ça ne vous dit rien ? ;) ).
Quant au Dogme, vous m'effrayez quelque peu. Sous-entendriez-vous que les DOGMES du Purgatoire, de l'Immaculée Conception, de l'Infaillibilité Pontificale ou de l'Assomption seraient NÉGOCIABLES ? Explicités, certes. Négociables, :non: .
[spoiler][quote="CEC"]890 La mission du Magistère est liée au caractère [color=#FF0000]définitif[/color] de l’alliance instaurée par Dieu dans le Christ avec son Peuple ; il doit le protéger des déviations et des défaillances, et lui garantir la possibilité objective de professer sans erreur la foi authentique. La charge pastorale du Magistère est ainsi ordonnée à veiller à ce que le Peuple de Dieu demeure dans la vérité qui libère. Pour accomplir ce service, le Christ a doté les pasteurs du charisme d’infaillibilité en matière de foi et de mœurs. L’exercice de ce charisme peut revêtir plusieurs modalités :
891 " De cette infaillibilité, le Pontife romain, chef du collège des évêques, jouit du fait même de sa charge quand, en tant que pasteur et docteur suprême de tous les fidèles, et chargé de confirmer ses frères dans la foi, il proclame, par un acte [color=#FF0000]définitif[/color], un point de doctrine touchant la foi et les mœurs (...). L’infaillibilité promise à l’Église réside aussi dans le corps des évêques quand il exerce son Magistère suprême en union avec le successeur de Pierre ", surtout dans un Concile Œcuménique (LG 25 ; cf. Vatican I : DS 3074). Lorsque par son Magistère suprême, l’Église propose quelque chose " à croire comme étant révélé par Dieu " (DV 10) et comme enseignement du Christ, " il faut adhérer dans l’obéissance de la foi à de telles définitions " (LG 25). [b][color=#FF0000]Cette infaillibilité s’étend aussi loin que le dépôt lui-même de la Révélation divine[/color] [/b](cf. LG 25).[/quote][/spoiler]
Quant à l'Ecclésiologie, la manière de penser la foi, elle diffère en Orient, même chez les Uniates. Je pense comme vous que c'est sans doute une vraie richesse bien plus qu'une contrainte, même si cela est déroutant...