par philémon.siclone » dim. 07 mars 2010, 18:38
Je sais reconnaître un nom d'origine flamande, et voir qu'il n'y a aucune particule dans "De Boer". De toute façon, là n'est pas du tout le problème.
Il y a un courant "chrétien-démocrate", qui existe depuis la Libération dans différents pays, notamment en Italie, en Allemagne et en Belgique, mais aussi un peu en France. Les chrétiens-démocrates français se sont d'ailleurs souvent plaints de ne pas disposer en France d'un parti bien représenté comme le sont ses camarades allemands et italiens. Mais c'est parce que le créneau était également occupé par De Gaulle (encore un nom flamand, en passant), qui à la base était également un chrétien-démocrate. On raconte partout que De Gaulle était maurassien, mais c'est complètement faux. Il a eu très jeune des contacts avec le Sillon de Marc Sangnier, qui est l'ancêtre de la mouvance démocrate-chrétienne, et s'est rattaché dès le début au catholicisme de gauche. Rappelons que le Sillon a été condamné par l'Église, tout comme son pendant de droite, Action-Française, un peu comme formant deux extrêmes opposés.
Ce courant, qui est issu de la droite monarchiste et catholique sociale du 19e s.(de Mun), vient se situer au centre à la Libération, donnant naissance à de grands partis de masse en Allemagne et en Italie. Mais en France, il est gêné par le parti gaulliste, qui est de même inspiration. Les "Pères de l'Europe", des gens comme Robert Schuman, par exemple, sont de cette sensibilité. Et de fait, l'Europe, en raison du poids de l'Allemagne, a été construite essentiellement par des démocrates-chrétiens.
L'héritier actuel en France de cette tendance est le MoDem, de François Bayrou. Or François Bayrou est un extrême européïste. Son bras droit, Peyrelevade, chargé des questions économiques, est un affairiste notoire très lié aux banques. Il s'oppose par exemple avec énergie et force imprécations à ce que les salaires soient réindexés sur les prix, et ne voit donc pas d'inconvénients que les classes moyennes perdent graduellement du pouvoir d'achat pour que les spéculateurs puissent continuer à se remplir les poches à l'infini. En réalité, malgré les apparences "sociales" qu'ils se donnent, ces gens sont ultra libéraux, au même titre que le sont déjà l'UMP, le PS et les VERTS, voire aussi le FN (qui a pour intention, je le rappelle, de "privatiser tout ce qu'il est possible de privatiser", comme l'a déclaré Le Pen lui-même lors d'une de ses campagnes).
Or que me dites-vous ? M. De Boer vient du MoDem. Cette seule indication suffit à éveiller ma méfiance, même si, d'après ses dires, il n'a fait qu'y passer en coup de vent. Cela permet quand même de le situer.
Je sais reconnaître un nom d'origine flamande, et voir qu'il n'y a aucune particule dans "De Boer". De toute façon, là n'est pas du tout le problème.
Il y a un courant "chrétien-démocrate", qui existe depuis la Libération dans différents pays, notamment en Italie, en Allemagne et en Belgique, mais aussi un peu en France. Les chrétiens-démocrates français se sont d'ailleurs souvent plaints de ne pas disposer en France d'un parti bien représenté comme le sont ses camarades allemands et italiens. Mais c'est parce que le créneau était également occupé par De Gaulle (encore un nom flamand, en passant), qui à la base était également un chrétien-démocrate. On raconte partout que De Gaulle était maurassien, mais c'est complètement faux. Il a eu très jeune des contacts avec le Sillon de Marc Sangnier, qui est l'ancêtre de la mouvance démocrate-chrétienne, et s'est rattaché dès le début au catholicisme de gauche. Rappelons que le Sillon a été condamné par l'Église, tout comme son pendant de droite, Action-Française, un peu comme formant deux extrêmes opposés.
Ce courant, qui est issu de la droite monarchiste et catholique sociale du 19e s.(de Mun), vient se situer au centre à la Libération, donnant naissance à de grands partis de masse en Allemagne et en Italie. Mais en France, il est gêné par le parti gaulliste, qui est de même inspiration. Les "Pères de l'Europe", des gens comme Robert Schuman, par exemple, sont de cette sensibilité. Et de fait, l'Europe, en raison du poids de l'Allemagne, a été construite essentiellement par des démocrates-chrétiens.
L'héritier actuel en France de cette tendance est le MoDem, de François Bayrou. Or François Bayrou est un extrême européïste. Son bras droit, Peyrelevade, chargé des questions économiques, est un affairiste notoire très lié aux banques. Il s'oppose par exemple avec énergie et force imprécations à ce que les salaires soient réindexés sur les prix, et ne voit donc pas d'inconvénients que les classes moyennes perdent graduellement du pouvoir d'achat pour que les spéculateurs puissent continuer à se remplir les poches à l'infini. En réalité, malgré les apparences "sociales" qu'ils se donnent, ces gens sont ultra libéraux, au même titre que le sont déjà l'UMP, le PS et les VERTS, voire aussi le FN (qui a pour intention, je le rappelle, de "privatiser tout ce qu'il est possible de privatiser", comme l'a déclaré Le Pen lui-même lors d'une de ses campagnes).
Or que me dites-vous ? M. De Boer vient du MoDem. Cette seule indication suffit à éveiller ma méfiance, même si, d'après ses dires, il n'a fait qu'y passer en coup de vent. Cela permet quand même de le situer.