par NAINA » sam. 13 mars 2010, 12:17
Merci à vous tous, vos témoignages me touchent beaucoup. C'est vrai que l'expérience de l'autre est plus édifiant que de grandes études en matière de foi chrétienne.
A une époque, j'étais tellement amoureuse de Jésus que je voulais souffrir tout ce qu'Il veut pour partager son amour.
Mais ces dernières années, les épreuves sont si fréquentes et fortes que je n'arrêtais pas de lui dire non à la croix pour que ça s'arrête.
Maintenant que j'ai compris ce que "joug" veut dire, je ne Lui en veux plus.
Le témoignage de Griffon me rappelle une anecdote que j'aimerais vous partager, qui s'est passé dans les années 90, peu après ma conversion.
La future bergère de notre groupe de prière de l'époque (qui venait de se convertir comme moi) avait reçu lors d'une retraite un message qui disait que sa vocation était dans la prière du rosaire.
Quelques temps après, elle voyait et entendait des anges prier le chapelet avec elle, ce qui a renforcé notre passion pour cette prière.
Parfois, elle sanglotait fort parce qu'elle voyait Jésus souffrir pendant les mystères douloureux, et ressentait Ses souffrances dans son corps.
J'avais tellement envie de voir Jésus moi aussi, que j'ai pensé que ce serait possible si j'acceptais de souffrir pareil. Alors dans ma candeur j'ai demandé instamment à Jésus de souffrir les douleurs de sa passion.
Une fois, alors que c' était mon tour de commencer le 2ème mystère douloureux, j'ai reçu dans le dos comme un coup de cravache (je l'ai entendu claquer). Ça m'a tétanisé de douleur, mais j'essayais de continuer la récitation de l'Ave Maria.
Vint un deuxième coup, qui m'a fait transpirer instantanément à grosses gouttes. J'avais le nez qui coule (je n'arrivais pas à pleurer) sans que je puisse m'essuyer( les bras figés en croix), je tremblais comme une feuille (on était à genoux). J'avais les yeux exorbités et je n'arrêtais pas de péter tellement ça faisait mal.
Je n'ai pas vu Jésus pour autant, et la tête que je faisais a failli déclencher un fou rire général ! Cette expérience m'a fait comprendre ma vanité et mes limites, et j'ai arrêté de vouloir des grâces que notre Seigneur donnait aux autres.
De ce côté là, oui, je me suis résignée à ma situation de non mystique.
Avec le recul, je vois cet épisode comme un sens de l'humour de Jésus, qui nous montre à notre manière comment il faut l'approcher.
Merci à vous tous, vos témoignages me touchent beaucoup. C'est vrai que l'expérience de l'autre est plus édifiant que de grandes études en matière de foi chrétienne.
A une époque, j'étais tellement amoureuse de Jésus que je voulais souffrir tout ce qu'Il veut pour partager son amour.
Mais ces dernières années, les épreuves sont si fréquentes et fortes que je n'arrêtais pas de lui dire non à la croix pour que ça s'arrête.
Maintenant que j'ai compris ce que "joug" veut dire, je ne Lui en veux plus.
Le témoignage de Griffon me rappelle une anecdote que j'aimerais vous partager, qui s'est passé dans les années 90, peu après ma conversion.
La future bergère de notre groupe de prière de l'époque (qui venait de se convertir comme moi) avait reçu lors d'une retraite un message qui disait que sa vocation était dans la prière du rosaire.
Quelques temps après, elle voyait et entendait des anges prier le chapelet avec elle, ce qui a renforcé notre passion pour cette prière.
Parfois, elle sanglotait fort parce qu'elle voyait Jésus souffrir pendant les mystères douloureux, et ressentait Ses souffrances dans son corps.
J'avais tellement envie de voir Jésus moi aussi, que j'ai pensé que ce serait possible si j'acceptais de souffrir pareil. Alors dans ma candeur j'ai demandé instamment à Jésus de souffrir les douleurs de sa passion.
Une fois, alors que c' était mon tour de commencer le 2ème mystère douloureux, j'ai reçu dans le dos comme un coup de cravache (je l'ai entendu claquer). Ça m'a tétanisé de douleur, mais j'essayais de continuer la récitation de l'Ave Maria.
Vint un deuxième coup, qui m'a fait transpirer instantanément à grosses gouttes. J'avais le nez qui coule (je n'arrivais pas à pleurer) sans que je puisse m'essuyer( les bras figés en croix), je tremblais comme une feuille (on était à genoux). J'avais les yeux exorbités et je n'arrêtais pas de péter tellement ça faisait mal.
Je n'ai pas vu Jésus pour autant, et la tête que je faisais a failli déclencher un fou rire général ! Cette expérience m'a fait comprendre ma vanité et mes limites, et j'ai arrêté de vouloir des grâces que notre Seigneur donnait aux autres.
De ce côté là, oui, je me suis résignée à ma situation de non mystique.
Avec le recul, je vois cet épisode comme un sens de l'humour de Jésus, qui nous montre à notre manière comment il faut l'approcher.