Le "feu sacré" pour les catholiques.

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Re: Le "feu sacré" pour les catholiques.

par Surcouf » lun. 20 sept. 2010, 22:20

Ahah j'ai ma réponse encore grâce à Raistlin ;)
Cela étant, comme l'a dit le gyrovague, les orthodoxes sont très proches de la pleine religion chrétienne et il me semble que leur liturgie est conforme à la Tradition. Il ne serait donc pas impossible que Dieu approuve par un authentique miracle leur liturgie pascale.
Et pour citer les propos du cardinal Ratzinger sur l'Orthodoxie -cela concernait l'intercommunion- : "Pour l'intercommunion avec les Orthodoxes, l'Église catholique ne doit pas insister nécessairement sur l'acceptation des dogmes du second millénaire. On présumerait que les Églises orientales sont demeurées dans la forme de la Tradition du premier millénaire qui, en elle-même, est légitime et, si elle est bien comprise, ne contient pas de contradiction avec les développements ultérieurs. Ces derniers n'ont fait qu'expliciter ce qui était déjà là en principe au temps de l'Église indivise.".

Ceci pour compléter votre précédente réponse et celle du gyrovague.

Re: Le "feu sacré" pour les catholiques.

par Raistlin » lun. 20 sept. 2010, 12:46

Surcouf a écrit :Cependant j'aimerai grandement savoir si cette descente a été opérée sur des Papes, dans le cas contraire..pourquoi est-ce un "traitement de faveur" envers le Patriarche Orthodoxe de Jérusalem ?
Hé bien, je ne crois pas qu'un pape ait jamais célébré ce genre de cérémonie au Saint Sépulcre. Quoiqu'il en soit, et si le prodige est avéré, il peut sans doute s'expliquer par le fait que ce lieu a une importance toute particulière pour Dieu qui confirme la grandeur de ce qui s'y est passé un certain dimanche matin par la descente de ce feu sacré.

Je trouve ça très beau.

Re: Le "feu sacré" pour les catholiques.

par Surcouf » sam. 18 sept. 2010, 11:25

Certes nous sommes en Septembre, mais je m'intéresse à cette descente du Feu depuis quelques mois maintenant.

Voici une vidéo que je vous invite à regarder :

http://www.gloria.tv/?media=66139

L'Église Orthodoxe étant le "deuxième poumon" de l'Église universelle, il est vrai qu'il n'y a rien de grandement surprenant, malgré la beauté du miracle :)
Cependant j'aimerai grandement savoir si cette descente a été opérée sur des Papes, dans le cas contraire..pourquoi est-ce un "traitement de faveur" envers le Patriarche Orthodoxe de Jérusalem ?

Re: Le "feu sacré" pour les catholiques.

par l'orrtodoxe errant » jeu. 06 mai 2010, 15:04

chers frère et sœur en christ.

voila un très bon site catholique avec des videos http://leraton-laveuretl-aigle.blogspir ... t-feu.html

de plus voila la version orthodoxes avec des ecrits qui remontent pour certain au moyen age.
[+] Texte masqué
Άγιο Φως / Saint Feu de Jérusalem, le grand miracle de la sainte Orthodoxie, pour le Salut du monde


Le Saint Feu de Jérusalem et la Semaine Sainte, le grand miracle de la sainte Orthodoxie
http://www.serfes.org/spiritual/april2007.htm



par l'archimandrite Nektarios Serfes
Boise, Idaho, USA
Avril 2007


Le Saint Feu sortant de la Tombe de notre Seigneur Jésus-Christ, église du Saint Sépulcre, Jérusalem (photo de 2001)

La Paix soit avec vous!
Daigne le Seigneur Dieu de miséricorde être avec vous en ce jour et toujours!
Dans la vraie Orthodoxe, nous avons la merveilleuse révélation de l'étendue de l'amour de notre Seigneur Jésus-Christ pour nous, quand Il nous accorde Sa Lumière Sacrée, connue et appelée le Saint Feu, le grand miracle de la sainte Orthodoxie, du Christianisme, en la nuit de Sa sainte et glorieuse Résurrection, et cette Lumière nous est offerte chaque année au Saint Sépulcre à Jérusalem. Cette Fête des fêtes est célébrée cette année dans l'Église Orthodoxe le 26 avril à minuit.
Le lendemain, nous entrerons dans la période de la Semaine Sainte, qui commence en fait la nuit du Dimanche des Rameaux, entrant dans ce pèlerinage spirituel par la prière, et vivant cela par les saints Évangiles au fur et à mesure que la semaine s'avance vers la Passion de notre Seigneur, Sa Crucifixion, et Sa sainte et glorieuse et lumineuse Résurrection. Quelle semaine spirituelle cela peut devenir pour nous tous quand nous participons pleinement à ses Offices en prière en famille, priant ensemble à notre église paroissiale locale! Il en est de même si nous voulons aussi envisager d'y amener nous amis, pour aussi témoigner de la sainteté de cette semaine particulière, qui apporte la joie à la fin de la Semaine Sainte, nous récompensant réellement tous spirituellement.
Ainsi, ce qui est important pour nous, c'est que chacun d'entre nous soit à l'église, priant pendant la Semaine Sainte, et nous devrions vraiment nous presser à l'église et prier, et accompagner notre Seigneur au Golgotha! En même temps, assister à Son lavement des pieds des disciples, et aussi recevoir comme une rafraîchissante onction spirituelle la grâce de la sainte Onction qui est célébrée le Mercredi Saint. Ensuite, quelle grande bénédiction ce serait pour nous que de nous préparer nous-mêmes à la sainte Confession, et de recevoir le saint Mystère de la sainte Communion à la Cène Mystique, au matin du Jeudi Saint.
Comment pouvons-nous avoir aussi oublié que notre Seigneur Jésus-Christ pleure pour nous, car dans nos coeurs, la Foi s'affaiblit parfois, et parfois ne nous réalisons pas Qui Il est et ce qu'Il nous offre toujours : Sa Résurrection et la vie éternelle, pour nous tous! Rappelons-nous que Jésus pleura à la tombe de saint Lazare; n'oublions donc pas d'assister annuellement à la Divine Liturgie du Samedi de Lazare.
Une Foi profonde en notre Seigneur Jésus-Christ est requise quotidiennement pour chacun d'entre nous, et nous devrions vraiment nous efforcer d'avoir les yeux de nos coeurs et de nos âmes grands ouverts pour contempler le grand nombre de récompenses spirituelles qui nous sont offertes durant cette période de la Semaine Sainte, en particulier quand nous anticipons dans l'espérance et l'amour la Fête des fêtes du véritable Christianisme, Sa sainte et glorieuse et radieuse Résurrection. C'est en effet une Fête sainte et glorieuse, le point central de notre sainte Foi, car nous avons au coeur d'elle la sublime vérité que le Christ notre Seigneur est ressuscité et continue d'être avec nous et nous aime tous!
Peut-être qu'en cette même période de la Semaine Sainte, nous pourrions aussi penser à offrir les prières suivantes : prier pour tous ceux qui sont malades en ce moment, et prier pour ceux qui nous haïssent, et pour ceux qui nous aiment. Prier pour les récents défunts partis près du Seigneur, et prier pour ceux qui n'ont nul abri et sont sans logis, et pour ceux qui souffrent de la faim et de la soif, et pour ceux qui n'ont pas de source de réconfort.
Nous pouvons aussi prier pour ceux qui aspirent après notre amour et compréhension. En même temps, nous devrions prier pour notre paroisse et ceux qui la desservent avec la Grâce du Saint Esprit. De plus, nous pourrions et devrions prier pour nos parents, pour tous les enfants, pour nos proches, de même que pour nos amis ainsi que pour ceux qui vivent dans notre voisinage.
Prier pour la paix dans le monde entier, et pour les soldats qui défendent chaque jour leur pays. Et nous pourrions aussi offrir notre humble prière pour ceux qui sont à l'hôpital, et ceux qui sont souffrants, de même que ceux qui sont dans les senioreries, et ceux en prison. Par dessus tout, prions que notre Seigneur Dieu de miséricorde nous accorde de dignement recevoir le Saint Feu au Saint Sépulcre, et à notre paroisse locale. C'est en effet un temps pour nous tous, individuellement et en famille, de prier ensemble comme une grande famille Chrétienne unie et priante.
Aimez prier, et allons plein d'amour à l'église, où la prière est partagée et où nous goûtons le Royaume céleste, car il est très important pour nous d'entrer dans la Nouvelle Jérusalem, et de prier, de même que d'offrir notre amour à notre Seigneur Dieu, Qui, en retour, nous bénira et nous accordera tant de récompenses spirituelles.
Durant la Semaine Sainte, nos pieuses prières sont requises, et rendant toute gloire et honneur à notre Seigneur Dieu, nous aussi nous nous retrouverons à pleurer et à partager Ses souffrances. Ensuite, nous nous retrouverons non plus à pleurer, car le Christ va Se relever d'entre les morts, et les portes du Paradis vont s'ouvrir de sorte que tous puissent passer de la mort à la vie en Christ notre Seigneur.
Que le Saint Feu de la Lumière du Christ que nous recevons à Sa glorieuse Résurrection brille en nos coeurs, et ainsi nous saurons que notre Seigneur Dieu est toujours avec nous!

Le Christ est Ressuscité! Il est vraiment Ressuscité!

Humblement, dans l'amour de la sainte Résurrection de notre Seigneur
+ archimandrite Nektarios (Serfes)

(la plupart des photos proviennent du site "Holy Fire" - copyright leur appartenant)

Vidéo du Feu Sacré en 2007 :
http://www.moinillon.net/post/2008/04/26/le-Feu-Sacre

Une vidéo plus ancienne : film complet (en roumain) du miracle, tout à fait éblouissant :
http://stmaterne.blogspot.com/2006/04/v ... pques.html

Quantité d'autres petites vidéos :
http://www.holyfire.org/eng/video.htm

Article sur l'étude scientifique russe sur le feu sacré (2006)
http://stmaterne.blogspot.com/2006/06/j ... de-de.html

Historique de l'apparition annuelle et pluri-millénaire de la Lumière Sainte à Jérusalem (1903)
http://www.holyfire.org/file/French_LaLumiereSainte.htm



Les pèlerins voyageant à Jérusalem, depuis les temps anciens et jusqu'à maintenant, affirment unanimement que le jour du Samedi Saint, le Feu sacré apparaît sur le Tombeau de notre Seigneur Dieu et Sauveur Jésus-Christ. Des milliers de pèlerins pieux, affluant chaque année des pays du monde entier, de tous peuples et confessions chrétiennes, et de beaucoup d'autres, même non chrétiennes, s'empressent, depuis des temps reculés et jusqu'à maintenant, vers Jérusalem, pour y vénérer le Tombeau du Seigneur, tout particulièrement le jour du Samedi Saint. Ce jour-là, selon le témoignage de tous les voyageurs, depuis des temps anciens, chaque année et jusqu'à maintenant, le Feu incréé apparaît sur le Tombeau de notre Seigneur Dieu et Sauveur Jésus Christ, à 8 heures ou, selon notre heure, à deux heures de l'après-midi.
Dès le vendredi, les Turcs, sous la domination desquels se trouvent Jérusalem et l'Église du Tombeau du Christ, éteignent les lumières dans toute l'Église (et dans les temps anciens, aussi dans Jérusalem et même chez les Turcs). Ils bouclent les portes du Tombeau du Seigneur et y apposent le sceau turc; quant au patriarche, le jour même où le Feu s'allume, il est soumis publiquement à une fouille devant tout le peuple par les officiels turcs, en présence d'une garde turque importante, et ensuite seulement, accompagné de cette même garde et des officiels, en présence des chrétiens de toutes confessions et des infidèles, ayant été publiquement revêtu de ses vêtements sacerdotaux et publiquement fouillé, il pénètre dans la grotte du Tombeau du Seigneur (kouvouklia), d'où les Turcs retirent alors le sceau.
Les plus anciennes informations sur le Feu sacré, selon l'affirmation de l'archimandrite Léonide, proviennent de l'antiquité la plus profonde (1).
Les écrivains Grecs, rappelant cet événement, se reportent, en témoignage de cette ancienneté, aux écrits des Pères de l'Église : Grégoire de Nysse et Jean Damascène qui, comme on le sait, sont allés eux-mêmes à Jérusalem; le premier, dans sa seconde homélie sur la Résurrection, écrit : " Pierre, ayant vu de ses propres yeux, mais aussi par hauteur d'esprit apostolique que le Tombeau était illuminé, alors que c'était la nuit, le vit par les sens et spirituellement." Le second, dans ses chants liturgiques, fait souvent mémoire de la lumière brillant miraculeusement sur le Saint Tombeau. Ainsi par exemple: "Pierre, s'étant rapidement approché du Tombeau, et ayant vu la Lumière dans le Sépulcre, s'effraya." (2)
Parmi les écrivains occidentaux, favorables à la profonde antiquité de l'apparition du feu sacré, A.S. Narov mentionne le moine latin Bernard, au IXème siècle, et Baronius : "Le Samedi Saint, écrit Bernard, la veille de Pâques, au moment du service matinal à l'église dans le Temple du Tombeau du Seigneur, le Patriarche transmet le feu à l'évêque et enfin à tout le peuple, afin que chacun puisse allumer ce feu dans sa maison. Le Patriarche actuel est Théodose (853-879); il a été élevé à cette dignité pour sa piété".
Le pape Urbain II, lors du concile des Croisés à Clermont, dans son discours à la foule immense rassemblée devant lui, proclama, entre autres, ceci : "En vérité, dans ce Temple (le Tombeau du Seigneur), Dieu repose; jusqu'à présent, Il ne cesse d'y manifester des miracles car, aux jours de Sa Passion, alors que toutes les lumières sont éteintes au-dessus de Sa tombe et dans l'église, soudain, les lampadas éteintes se rallument. Quel coeur, si endurci soit-il, ne s'attendrirait pas devant une telle manifestation! " (Baldricus, in Gesta Dei per Francos. p. 87). Le chroniqueur de l'Église romaine Baronius témoigne : "Les chrétiens occidentaux, ayant repris Jérusalem aux Sarrasins, virent un miracle lorsque, le Samedi Saint, les bougies s'allumèrent d'elles-mêmes auprès du Tombeau du Seigneur. Ce miracle se produit là-bas habituellement."(3)
Parmi les écrivains Orthodoxes Grecs, le Patriarche Nectaire a noté son témoignage sur le feu sacré, et ce témoignage a été utilisé par Arsène Soukhanov dans son "Proskinitarié "(cahier 17). Quant aux témoignages de nos pèlerins-écrivains russes, ils sont exposés ici; le plus ancien est celui de l'higoumène Daniel, qui se trouvait à Jérusalem (1093-1112) sous le règne de Sviatopolk Ysiaslavitch. En ce temps-là, peu après les Croisades, régnait à Jérusalem le roi Baudoin 1er, un catholique. Par le récit de Daniel, nous apprenons que Baudoin 1er était présent à l'apparition de la Lumière Sainte et reçut de l'évêque une bougie, l'évêque étant Orthodoxe, et non catholique, malgré le fait que Baudoin lui-même fût catholique et Jérusalem pris par les Croisés-catholiques, et sous obédience du pape. Il y eut sans doute des expériences, où le Feu ne descendit pas sur les évêques catholiques, et c'est pourquoi ce droit a été donné aux Orthodoxes. Et maintenant encore nous voyons, par les dires du métropolite Mélétios, vicaire du Trône Patriarcal de Jérusalem, qu'entrant dans le Sépulcre, il ne vit pas le Feu durant un long moment (Voyage de Barbara Brune de Saint Hippolyte). Depuis des temps lointains, Arméniens et Coptes prennent part à ce triomphe et croient en la miraculeuse manifestation de l'apparition du Feu...
Il est fort à propos de citer ici le témoignage du pèlerin hiéromoine Mélétios, et d'autres encore, sur la tentative des Arméniens de chasser les Chrétiens Orthodoxes du Temple de Jérusalem, pour recevoir par leurs propres hiérarques le Feu incréé de la "kouvouklia". Cette tentative se termina en miracle. Effectivement, les Grecs ne furent pas admis par le pacha turc, qui avait été acheté pour de l'argent, et ils se tenaient hors du temple devant les portes closes. "Lorsque approcha l'heure à laquelle avait habituellement lieu le miracle, soudain, un des piliers qui se trouvent dans le mur, devant les Portes Saintes, se fendit et la Lumière s'en échappa. Voyant cela, le Patriarche (Orthodoxe) s'avança avec précaution et alluma les bougies - les Arméniens, quant à eux, raconte plus loin le hiéromoine Mélétios, ignorant tout à fait que la Lumière sainte était descendue chez les Orthodoxes, l'attendaient pour eux à l'intérieur du Tombeau, clamant consciencieusement, d'une voix forte, comme des Baalatim. Mais les Turcs qui gardaient le Saint Portail, voyant un tel miracle, ouvrirent les portes aussitôt. Le Patriarche entra dans le Temple avec les Orthodoxes, proclamant : "Qui est le Dieu grand, sinon notre Dieu ? Tu es Dieu, qui fait des merveilles !" et la suite ... Les Turcs, présents lors du miracle, crurent. Y eut-il un signe, semblable ou non, avec les latins et autres chrétiens, nous l'ignorons.
Les Arabes, dans un enthousiasme religieux, courant autour de la kouvouklia, s'exclamaient : "Vola dinn, Illa dinn, l'-Messia !", ce qui veut dire : " Il n'y a pas de foi véritable, hors la Foi Orthodoxe."
Un écrivain russe connu, qui fut plus tard ministre de la Culture, A.S. Norov, assistant en 1835 à Jérusalem à la descente du Feu sacré, de même que le pieux André Nicolaïevitch Mouraviev ont décrit avec art l'apparition du Feu sacré ainsi que leur voyage.
L'apparition du Feu sacré même est rapportée par les différents voyageurs, de diverses façons. Certains le décrivent précédé de l'apparition d'un nuage, d'autres, ne parlant pas de cela, le disent provenant directement du Tombeau du Seigneur; certains pèlerins le voient bleu, devenant ensuite très clair et brillant et d'autres, le figuraient comme étant rouge. Parmi les derniers pèlerins, André Nicolaïevitch Mouraviev, de bienheureuse mémoire, écrit : " Sur le Tombeau du Seigneur, on dépose auparavant du coton, avec lequel on ramasse le Feu sacré, qui apparaît, dit-on, par petites étincelles sur la plaque de marbre sur le Tombeau du Seigneur."
A.S. Norov le décrit ainsi : "J'ai vu comment le métropolite, âgé, s'étant penché pour pénétrer par l'entrée basse, arrivé dans la grotte, se jeta à genoux devant le Saint Tombeau, sur lequel rien n'était déposé, qui était complètement nu. Une minute ne s'était pas écoulée, que l'obscurité s'inonda de Lumière, et le métropolite sortit vers nous avec un bouquet de bougies flamboyantes."
Le hiéromoine Mélétios, pieux staretz de Sarov affirme que l'apparition de Feu sacré ne provient pas, semble-t-il, d'ailleurs que précisément du Tombeau lui-même, qui aurait été sanctifié par le Corps du Christ, qui le fait sourdre chaque année en signe de vérité et de rectitude de Foi. N'ayant pu être personnellement témoin de l'apparition du Feu, le hiéromoine Mélétios rapporte les paroles de l'archevêque Missaïl, dont c'était alors le service : " Étant entré, lui dit l'archevêque Missaïl, à l'intérieur du Saint Tombeau, nous voyons sur tout le couvercle de la tombe une Lumière scintillante, comme si y étaient répandues de minuscules perles de verre, d'apparence blanche, bleue, écarlate, et d'autres couleurs, qui ensuite, se fondant les unes avec les autres, rougeoyaient et se transformaient en Feu; mais ce Feu, durant le temps nécessaire à lire sans hâte 40 Kyrie Eleison, ne produit pas de brûlure et ne consume pas, et les candélabres et bougies préparés s'y allument : mais par ailleurs, ajoute l'archevêque, comment et d'où cela provient, je ne saurais le dire".
Une telle diversité dans les récits sur la couleur de la Lumière Sainte et la façon dont elle apparaît, démontre la véracité et la sincérité de ceux qui les ont écrits. Et tous les récits des témoins oculaires se rejoignent dans la même constatation : le Feu incréé apparaît chaque année le Samedi Saint, et ce jusqu'à présent.
Contre les fausses allégations des vieux-croyants, prétendant que, dès le temps du patriarche Nikon, il n'y eut plus d'apparition du Feu sacré, il suffit de dire que dans le "Livre sur la Foi", imprimé à Moscou en 1648 et respecté par eux, au temps du patriarche Joseph, il est indiqué, au chapitre premier, sur l'Église de Sion, que chaque année, le Samedi Saint, on peut voir sur le Tombeau du Seigneur la Lumière Sainte, et un peu plus bas, il y est démontré que cette Lumière apparaîtra sur le Tombeau du Christ jusqu'à la fin des temps.
"C'est une joie de voir, écrit le moine Parféni, qu'à présent, bien qu'à contre-coeur, les autres chrétiens respectent la foi Orthodoxe, et jettent leurs regards sur les Orthodoxes comme sur un soleil très clair, car ils espèrent tous recevoir par eux, la grâce de la Lumière Sainte."(2)
Concernant les infidèles, ou ceux qui auraient été contaminés par les faux enseignements actuels, nous demandons, ainsi qu'à tous les lecteurs de lire les récits qui suivent, de les comparer et vérifier, et qu'ils ne soient pas incrédules, mais qu'ils croient.
Philippe M. Abdoulovsky.
Le jour du Samedi Saint à Jérusalem d'après les récits de pèlerins anciens et actuels. Centre d'entr'aide chrétienne, Tambov, 1903
Traduit du russe par N.M.Tikhomirova.

Notes:

1) L'archimandrite Léonide avait publié ses notes dans le "Douchepoliesnoié Tchenié" en 1863, n°2, 3 et 4, sous le nom de "Moine pèlerin"
2) Voici ce qu'écrit encore le moine Parféni à propos de Jérusalem:
"Et encore, voici le plus magnifique et le plus merveilleux : chaque année, le soir du Samedi Saint, sur le Tombeau apparaît un Feu, mieux, une Lumière sainte, qui l'emplit et toutes les lampadas suspendues autour s'allument à ce Feu et brillent plus clair. Mais apprends comment cela se passe, écoute : cette grâce arrive et le miracle apparaît par les prières du saint et Orthodoxe patriarche de Jérusalem, lorsqu'avec la foule il fait 3 fois le tour du Tombeau en chantant : "Ta Résurrection, ô Christ Sauveur, les Anges la chantent dans les Cieux, et nous sur la terre, rends-nous dignes de Te glorifier d'un coeur pur !" Ayant accompli cela, le patriarche entre à l'intérieur du Sépulcre et les très belles bougies de cire blanche sont allumées par lui à cette Lumière. Puis il en sort, s'assied à l'endroit qui lui a été préparé, et toutes les personnes rassemblées s'approchent et de même allument leurs bougies à celles que tient dans ses mains le patriarche."



photo prise par les opérateurs de la chaîne russe de télévision NTV, en 2003: des fumerolles et des éclairs surgissent un peu partout juste avant que ne s'allume le Saint Feu!



Le Lucernarium d'Egeria (4ème siècle)
http://www.holyfire.org/eng/doc_PaschalFireJ2.htm
Le plus antique témoignage que nous ayons encore provient d'un fragment d'un journal de voyage que la plupart des érudits attribuent à une religieuse Espagnole nommée Egeria (Égérie, Etheria). Elle témoignait et rapportait les événements de la Semaine Sainte à Jérusalem en 384. Parlant de la Vigile de Pâques en elle-même, elle ne trouvait qu'un seul événement méritant mention :
"Il n'y a pas d'office liturgique, cependant, à None, le Samedi Saint, on prépare la Vigile de Pâques dans l'église principale, le Martyrium. La Vigile de Pâques se déroule exactement comme nous la vivons chez nous. Une seule chose est plus élaborée que chez nous. Après que les néophytes aient été baptisés et habillés, à peine sortis des fonts baptismaux, ils sont tout d'abord menés à l'Anastasis (église ronde entourant le Saint Sépulcre) avec l'évêque. Pendant que l'évêque entre derrière les grilles de l'Anastasis (donc dans l'édifice), on chante une hymne, et il prie pour eux. Ensuite, il revient avec eux dans l'église principale, où tout le peuple est assemblé pour la Vigile comme de coutume."

Voici ce qu'Égérie dit du Lucernarium :
"A la 10ème heure, qui est appelée ici Licinicon, ou comme nous disons, Vêpres, une grande multitude est assemblée dans l'Anastasis. Toutes les torches et cierges sont allumés, et ça donne une lumière incroyable. Le feu, cependant, n'est pas amenée du dehors, mais est pris de dedans la grotte (Saint Sépulcre), à savoir de derrière les grilles sur lesquelles nuit et jour brûle toujours une lampe."

texte complet des Voyages d'Égérie, pèlerine espagnole du 4ème siècle :
http://www.ccel.org/m/mcclure/etheria/etheria.htm




Le miracle du Saint Feu, église du Saint Sépulcre, à Jérusalem
huile sur toile, William Holman Hunt 1892-1905 (ou 1893-1899 selon d'autres informations), Fogg Art Museum, Cambridge, MA, USA

Depuis quand ce prodige a-t'il lieu?
http://www.holyfire.org/eng/
Le premier récit écrit du Saint Feu encore existant date du 4ème siècle, mais des auteurs parlent d'événements ayant eu lieu au 1er siècle. Ainsi saint Jean Damascène et saint Grégoire de Nysse parlent de l'Apôtre Pierre, et comment il vit la Sainte Lumière au Saint Sépulcre après la Résurrection du Christ. "On peut retracer le miracle au long des siècles de nombre de récits de voyages vers la Terre Sainte." L'higoumène russe Daniel, dans son récit de son voyage des années 1106-1107, présente d'une manière très détaillée le "miracle de la Sainte Lumière" et les célébrations qui l'encadraient. Il explique comment le patriarche entre dans la chapelle du Sépulcre (l'Anastasis) avec 2 cierges. Le patriarche s'agenouille en face de la pierre sur laquelle le Christ fut déposé après Sa mort, et prononce certaines prières, après quoi a lieu le miracle. La Lumière surgit du coeur de la pierre – une lumière bleue, indéfinissable, qui après quelques instants allume les lampes à huile et les 2 cierges du patriarche. C'est la Lumière du "Feu Sacré," et elle se répand parmi tous les gens présents dans l'église. La célébration entourant le "miracle du Saint Feu" est peut-être bien la plus ancienne célébration Chrétienne au monde, ininterrompue depuis ses origines. Depuis le 4ème siècle jusqu'à nos jours, des sources écrites rappellent cet événement impressionnant. De ces sources, il paraît clairement que le miracle a été célébré au même endroit, le même jour, et dans le même cadre liturgique tout au long de ces siècles.

Miracle de Dieu.
Le patriarche Orthodoxe se tenait.. près de la colonne gauche, lorsque la Sainte Lumière fendit cette colonne verticalement, et éclata près du patriarche Orthodoxe. Chaque fois que des hétérodoxes [= non-Orthodoxes; ndt] tentèrent d'obtenir le Saint Feu, ils ont échoué. On connaît encore 3 de ces tentatives. Deux ont eu lieu au 12ème siècle, quand des prêtres catholiques-romains ont tenté d'en chasser l'Église Orthodoxe, mais par de leur propre aveu, tout cela s'acheva dans la punition divine (3, 4). Mais l'événement le plus miraculeux eu lieu en 1579, l'année où Dieu manifesta clairement à qui seul Il donnait Son miracle. "Un jour, les Arméniens [monophysites; ndt] payèrent les Turcs, qui occupaient militairement la Terre Sainte, afin d'obtenir leur permission pour leur patriarche d'entrer le Saint Sépulcre. Le patriarche Orthodoxe se tenait, affligé, avec son troupeau, à la sortie de l'église, près de la colonne gauche. C'est là que la Lumière Sainte fendit cette colonne verticalement, et éclata près du patriarche Orthodoxe.
Tounom, muezzin musulman, vit les événements miraculeux depuis la mosquée adjacente, il abandonna aussitôt la religion musulmane et devint Chrétien Orthodoxe. Ces événements eurent lieu en 1579, sous le sultan Mourad IV, le patriarche de Jérusalem était Sophrony IV. (La colonne en question existe toujours; elle date du 12ème siècle. Les pèlerins Orthodoxes l'embrassent au "lieu de la fracture" quand ils entrent dans l'église) Des soldats Turcs se tenaient au mur d'un bâtiment près de la porte et de la colonne frappée par cette foudre intérieure. Un d'entre eux, qui avait vu ce qui s'était passé, s'écria que le Christ était vraiment Dieu et il tomba d'une hauteur de quelque 10 mètres. Mais il ne fut pas tué – les pierres devinrent douces comme la cire, et ses empreintes de pieds y furent imprimées. Les Turcs tentèrent de les effacer, mais ils ne réussirent pas à le faire et elles sont encore là, comme témoin permanent (5).
Il fut brûlé par les Turcs près de l'église. Ses restes, rassemblés par les Grecs, se trouvèrent au monastère de la Panagia jusqu'au 19ème siècle.
Les musulmans, qui nient la Passion, la Crucifixion et la Résurrection du Christ, tentèrent de poser des obstacles sur le chemin du miracle. Al Biruni, le célèbre historien musulman, écrivait : ".. un gouverneur (musulman) acheta du fil de cuivre au lieu de mèche (pour les lampes à huile), afin que ça ne s'allume pas, et que tout échoue. Mais quand le Feu descendit, le cuivre s'enflamma" (6).
Ce ne fut pas la seule tentative. Le rapport écrit par Gautier Vinisauf, chroniqueur Anglais, décrit ce qui se passa en 1192:
"En 1187, dirigés par le sultan Salah ad-Din, les Sarrasins s'emparèrent de Jérusalem. Cette année-là, le sultan désira être présent à la célébration, quand bien même il n'était pas Chrétien. Gautier Vinisauf nous explique ce qui se passa : "A son arrivée, le Feu céleste descendit soudainement, et les assistants furent bouleversés... les Sarrasins. dirent que le Feu qu'ils avaient vu descendre était produit par une supercherie. Salah ad-Din, souhaitant exposer l'imposture, fit éteindre le cierge qui venait de s'allumer avec le Feu venu du Ciel, mais le cierge se ralluma aussitôt tout seul. Il le fit éteindre une seconde fois, puis une troisième fois, mais il se ralluma à chaque fois tout seul. Aussitôt le sultan, confondu, s'écria prophétiquement : "Oui, bientôt je mourrai, ou je perdrai Jérusalem" (7).

Un miracle inconnu en Occident
D'aucun pourrait se demander pourquoi le miracle du Feu Sacré est presqu'inconnu en Europe occidentale. Dans les zones protestantes, cela pourrait s'expliquer jusqu'à un certain point, vu qu'ils n'y ont pas de tradition de miracles, les gens ne savent pas comment envisager le miracle, et ils sont rarement mentionnés dans les médias. Mais dans la tradition catholique-romaine, il y a un grand intérêt pour les miracles. Pourquoi alors est-ce si peu connu? A cela, une seule réponse possible : politique d'église. Seules les Églises Orthodoxes participent à la célébration au centre de laquelle surgit le miracle. Cela n'a lieu QUE lors de la date Orthodoxe de Pâques et sans la présence des autorités catholiques-romaines (2).



Les foules de pèlerins face à l'apparition du Saint Feu - 1905

Les foules de pèlerins et les soldats Turcs attendent l'apparition du Saint Feu, sur la place, en face de l'entrée de l'église du Saint Sépulcre.

témoignages des musulmans et catholiques-romains
http://www.holyfire.org/eng/history.htm
* Al-Djahi (+ 869), Arabe et musulman, dans son ouvrage "Le livre des animaux," cite de manière critique le Saint Feu. Krachkovsky I. "Holy Fire" according narration of al-Biruni and other muslim writers of X-XIII cc. - Christian East. V.3. Edition 3. 1915, p.231. (en russe)
* Ahmed ibn al-Kassa (+ 936), juriste arabe bien connu, dans son livre "Signes de Quibla", écrivait : "Les gens sortent du lieu du sépulcre qui est sur un roc, le Grand Samedi, par les galeries qui l'entourent. S'y tenant, ils regardent vers l'emplacement du Sépulcre, prient et s'agenouillent devant le Dieu très Haut, priant de l'aube jusqu'au crépuscule. L'émir et l'imam de la mosquée les saluent. Le gouverneur ferme la porte du sépulcre et s'assied à côté. Ils ont tous à rester ainsi jusqu'à ce que la lumière, qui est comme un feu blanc, apparaisse hors du sépulcre. Alors le gouverneur ouvre la porte et entre. Il tient un cierge, l'allume à ce feu, dans sa main.. Il le donne à l'imam, qui porte le cierge et allume les lampes à huile de la mosquée.. Le rapport est rédigé pour le souverain, l'informant que le feu est apparu en tel jour et telle heure. S'il est apparu à la prière du matin, c'est considéré comme signe qu'il ni trop propice, ni trop sèche; si c'est à midi, cela indique que l'année sans récolte." Cité: Krachkovskij I. JU. "Blagodatnyj ogon'" po rasskazu al-Biruni i drugikh musul'manskikh pisatelej X-XIII vekov // Khristianskij Vostok. Spb., 1915, T. 111. Vyp. 3. S. 231-232.
* Abu l-'Abbas Ahmad (+ 947) – comme un polémiste Grec contemporain, au 10ème siècle – rapporte que le gouverneur musulman de Jérusalem faisait fermer la porte de la Tombe avant l'apparition du Feu, et, lorsque la lumière blanche du feu devint visible du dedans de la Tombe, il ouvrait la porte, entrait dans la Tombe, et allumait un cierge au feu. Cité : Zsolt (EDT) Hunyadi, Jozsef (EDT) Laszlovszky, The Crusades and the Military Orders: Expanding the Frontiers of Medieval Latin Christianity - History - 2002 - 606 p. P. 90.
* L'historien arabe Masudi (+ 957) mentionnait le Saint Feu. Krachkovsky I. Y. "Holy Fire" according narration of al-Biruni and other muslim writers of X-XIII c. - Christian East. V. 3. Ed. 3. 1915, p. 223-224. (en russe)
* Un clerc de la court impériale de Constantin VII Porphyrogénète, Niketas, en 947... envoya une lettre à l'empereur, rapportant la tentative d'un émir enragé de faire cesser le rite du Saint Feu... "(l'émir).. demanda au patriarche, sous menace de faire interdire la fête populaire de la Résurrection du Christ, une rançon de 7.000 pièces d'or. Ce paiement ne devait pas être versé sur le champ intégralement, mais un acompte de 2000 pièces avec une garantie pour les 5000 restantes. Pendant que le patriarche était retenu prisonnier dans le Prétoire, le Dieu des miracles remplit 2 des lampes du lampadaire de 3 lampes suspendu au lieu où il est dit que le Corps du Christ avait été descendu de la Croix pour être lavé. Quand les nouvelles du prodige parvinrent au Prétoire, Chrétiens et musulmans coururent pèle-mêle à l'église. Mais les musulmans y allèrent avec des pensées sanguinaires et des projets meurtriers, armés et prêts à massacrer tout Chrétien portant un cierge allumé. Le patriarche arriva, suivit du clergé, et ayant déterminé que l'illumination du Feu sacré n'avait pas encore eu lieu, avec l'aide des musulmans, il fit fermer le Saint Sépulcre et commença à prier avec les Chrétiens. Vers la 6ème heure, fixant son regard sur le Saint Sépulcre, il vit l'apparition surnaturelle de la Lumière. Il entra dans le Saint Sépulcre par l'entrée qu'un Ange lui montra. Au moment où il prit un cierge pour donner du feu divin à tous ceux dans l'église qui avaient des torches, à peine était-il sorti de l'église que tout l'édifice se remplit soudain de Lumière divine. Les fidèles se tenaient à droite et à gauche, certains près de la porte, d'autres au Calvaire, et d'autres près de la chaîne cruciforme représentant le centre du monde, et qui était là comme un signe, de sorte que tous les hommes furent émerveillés par l'apparition du divin Feu. Les musulmans eux-mêmes furent remplis de surprise car à ce moment de l'apparition annuelle de la lumière, cela n'avait lieu qu'à une des lampes à l'intérieur du Saint Sépulcre, alors que ce jour-là, c'était l'église entière qui était remplie de lumière. L'émir, qui regardait d'en haut d'une des tribunes, fut témoin d'un miracle encore plus grand. La plus grande des lampes suspendue en face de lui laissa échapper l'huile et l'eau qu'elle contenait, et soudain s'emplit d'elle-même du Feu divin, alors qu'elle n'avait pas de mèche Cité : évêque Auxentios de Photiki. The Paschal Fire in Jerusalem: A Study of the Rite of the Holy Fire in the Church of the Holy Sepulchre.
* le musulman Al-Farag ibn Salih, de Bagdad, vers le 10ème siècle, cité par al-Biruni.
* L'historien musulman al-Biruni, vers 1000. "Les Chrétiens ont éteint leurs lampes et torches avant ceci, et ils attendent, jusqu'à ce qu'ils voient un pur feu blanc, qui fait s'allumer une lampe. De ce feu, les lampes dans les mosquées et les églises sont allumées. Ensuite un rapport est établi pour le calife, mentionnant le moment où le feu est descendu. Si cela a eu lieu après midi, on attend une année fertile, mais si c'est plus tard le soir, ou encore plus tard dans la nuit, on s'attend à une année infertile." La même source rapporte aussi "qu'un gouverneur acheta un fil de cuivre au lieu de mèche à lampe, afin que cela ne s'allume pas et que tout échoue. Mais quand le Feu descendit, le cuivre brûla. La descente de ce Feu d'en haut en un jour, qui a lieu après un délai spécifié, nous donne l'occasion d'être émerveillés.." Krachkovsky I. Y. "Holy Fire" according narration of al-Biruni and other muslim writers of X-XIII c. - Christian East. V. 3. Ed. 3. 1915 (in Russian). Chronology of the Muslim scholar Al-Biruni (973 - 1048). Al Biruni / In the Garden of Science / Reklam - Leipzig 1991. traduction anglaise.
* Fulcres de Chartre – chapelain du premier roi Baudouin de Jérusalem (11-12ème siècles) écrit à propos d'un incident, dans le Saint Feu n'apparut pas tant que les moines catholiques-romains et leur clergé n'avaient pas quitté l'église du Saint Sépulcre. Avdulovsky F.M. Holy Fire Coming From Holy Sepulchre of Our God and Savior Jesus Christ on The Great Saturday in Jerusalem. Moscow, 1887, P. 37-41. (en russe)
* Le même Fulcres de Chartres rapporte une croyance populaire : les musulmans auraient menacé d'exterminer les Chrétiens de Palestine si le saint Feu n'apparaissait pas. Dmitrievsky A.A. The grace of Holy Fire on Holy Sepulchre on the Great Saturday. S.-Petersburg, 1908, p. 96 (en russe)
* L'historien arménien Mathieu d'Edesse, 12ème siècle, nous rapporte qu'en 1103, le Saint Feu refusa de descendre après que les Francs aient retiré le contrôle des Lieux Saints aux prêtres locaux [Orthodoxes; ndt] et chassés les Grecs hors de leurs monastères. Les nouveaux arrivants comprirent et restituèrent les propriétés; le feu apparut le lendemain.


19ème siècle : célébration du Saint Feu, lors du Samedi Saint, à l'église du Saint Sépulcre
Remarquez les nombreux guerriers Turcs contrôlant les passeports au Kuvuklia.
In : Avdulovskij F.M. Svjatyj ogon', iskhodjashchij ot Groba Gospoda Boga i Spasa nashego Iisusa Khrista, v den' Velikoj Subboty v Ierusalime. Po skazanijam drevnikh i novykh puteshestvennikov. M., 1887 g.


Le hiéromoine Daniel en Terre Sainte, 1106
http://www.holyfire.org/eng/doc_Paschal ... htm#Hagios
Le témoignage significatif suivant du Saint Feu, c'est Daniel, l'higoumène Russe qui visita la Terre Sainte en 1106-1107. Il décrivit la descente du Saint Feu telle qu'elle était célébrée au cours de la première décennie de l'hégémonie des Croisés sur la Terre Sainte. L'autorité séculière en charge était alors le monarque latin, le roi Baudouin.
Voici une description de la Sainte Lumière qui descend sur le Saint Sépulcre... Nombre de pèlerins rapportent de manière incorrecte les détails à propos de la Sainte Lumière. Certains disent que l'Esprit Saint descend sur le Saint Sépulcre sous la forme d'une colombe; d'autre que c'est un éclair venant du Ciel qui allume les lampes au dessus du Sépulcre du Seigneur. Tout ceci est faux, il n'y a ni colombe ni éclair d'en haut à voir à ce moment-là; mais la Grâce divine vient invisiblement du Ciel et allume les lampes dans le Sépulcre de notre Seigneur. Je me contenterai de décrire en toute vérité ce que j'ai vu.
Le Vendredi Saint, après les Vêpres, ils nettoient le Saint Sépulcre et y lavent toutes les lampes, et les emplissent d'huile pure, non mêlée d'eau, et ayant placé des mèches dedans, ils ne les allument pas. Des sceaux sont placés sur la Tombe à 2 heures du matin, et en même temps toutes les lampes et cierges sont éteints dans toutes les églises de Jérusalem...
Je partit tout joyeux pour acheter une grande lampe en verre, et.. je l'amenai dans le Saint Sépulcre vers le soir.. Le garde m'ouvrit la porte, me dit d'enlever mes chaussures, et pieds nus, rien qu'avec la lampe que je portais, il me laissa entrer dans le Saint Sépulcre et me pria de déposer la lampe au Tombeau du Seigneur. C'est ce que je fis.. La lampe des Grecs était placée près de la tête, et celle de Saint-Savas et des autres monastères près de la poitrine, selon une coutume annuelle. Par la Grâce de Dieu, les 2 lampes s'allumèrent simultanément, alors qu'aucune des lampes des Francs, qui étaient suspendues au dessus de la Tombe, ne s'alluma.
Après avoir placé ma lampe sur la sainte Tombe et vénéré ce saint lieu de baisers de componction et de larmes de piété, je quitta la sainte Tombe dans une grande excitation, et rentrai à ma cellule. Le lendemain, la 6ème heure du Samedi Saint, tout le monde se rassemble à l'église de la Résurrection, des gens de partout.. une foule difficile à estimer. La foule remplit l'espace autour de l'église, (et) ... seuls les prêtres étaient à l'intérieur, et tout le monde, clergé et laïcs, attendaient l'arrivée du prince et de sa cour.
A leur arrivée, les portes furent ouvertes et la foule se pressa à l'intérieur, bousculant et se poussant les uns les autres des coudes, dans un spectacle incroyable, et ils remplirent l'église entière et ses galeries.. Un grand nombre était forcé à rester dehors.. Les gens venaient de partout, et tout ce que tous parvenaient à crier, c'était "Kyrie eleison" et le cri était si puissant que tout le bâtiment en tremblait. Les fidèles versaient des torrents de larmes... Même le roi Baudouin avait une expression contrite et humble. Des rivières de larmes coulaient de ses yeux, et ses courtisans, qui l'entouraient, restaient très réservés près de l'Autel principal, devant la Tombe.
Plus tôt, vers la 7ème heure du Samedi, le roi Baudouin avait quitté sa résidence.. je l'avais accompagné.. Nous avons atteint la porte occidentale de l'église de la Résurrection, mais la foule était si dense que nous n'avons pas su entrer. Alors Baudouin ordonna à ses soldats de disperser la foule et d'ouvrir un passage. Ainsi firent-ils et ils ouvrirent une voie vers la Tombe, et c'est ainsi que nous avons pu traverser la foule.
Nous avons atteint l'entrée Est du Saint Sépulcre du Seigneur, et le roi, nous suivant, prit sa place.. Ensuite le roi ordonna.. que j'aille.. au dessus des portes du Saint Sépulcre, en face du grand Autel, de sorte que je puisse voir par delà les portes de la Tombe, les 3 portes, toutes scellées du sceau royal. Quand au clergé latin [= catholique-romain; ndt], il resta au grand Autel. A la 8ème heure, le clergé Orthodoxe, qui se trouvait au dessus du Saint Sépulcre, commença à chanter les Vêpres, en même temps que les autres clercs, moines et ermites. De leur côté, le clergé latin grommelait selon son étrange habitude. Alors que ce chant était occupé, je pris ma place et fixai mon regard sur les portes de la Tombe. Quand on passa du chant aux lectures du Samedi Saint, l'évêque latin, suivit du diacre, quitta le grand Autel pendant la première lecture et s'approcha des portes, regarda à travers la grille vers l'intérieur, et comme il ne vit pas de lumière, il retourna à sa place. Il retourna voir après la 6ème lecture et ne vit rien. Ensuite tout le monde commença à s'exclamer "Kyrie eleison," ce qui signifie "Seigneur, miséricorde." A la fin de la 9ème heure, quand ils commencèrent à chanter le passage "Cantabo Domino" (je chante le Seigneur), un petit nuage venant de l'orient vint soudain flotter au dessus du dôme ouvert de l'église, et une fine pluie tomba sur le Saint Sépulcre, et sur nous qui étaient au dessus de la Tombe. Ce fut alors que la Sainte Lumière illumina soudain le Saint Sépulcre, époustouflante de clarté et de splendeur. L'évêque, suivit de 4 diacres, ouvrit alors les portes du Saint Sépulcre, et y alla avec le cierge qu'il avait reçu du roi Baudouin, le premier à être allumé de ce Saint Feu... Ce fut avec le cierge du roi que nous avons allumé les nôtres, qui furent utilisés pour passer le Feu au reste du peuple dans l'église.
Ce Saint Feu n'est pas comme une flamme ordinaire mais brûle d'une manière plutôt extraordinaire, et avec une incroyable clarté et avec du rouge comme du de la cannelle. Alors tous les gens, avec leurs cierges allumés en main, criaient haut et dans l'enthousiasme "Kyrie eleison imas!" Quelqu'un qui n'a pas partagé l'excitation de ce jour ne peut pas vraiment croire que tout ce que j'ai vu est vrai. Seul celui qui est vraiment sage et croyant, qui, étant plein de confiance pour la vérité de ce récit, entendra avec joie les détails de cet événement. Même les tièdes seront quelque peu bouleversés, mais pour l'homme mauvais et celui qui doute, la vérité semble toujours déformée.
Mais revenons là où j'ai disgressé. A peine la Lumière avait-elle brillé dans le Saint Sépulcre que les chants cessèrent et que toute la foule, criant "Kyrie eleison" et agitant les cierges avec leurs mains en l'air, courut hors de l'église en état de grande excitation. Chacun rentra dans son propre lieu, et avec son cierge, alluma les lampes des églises et y acheva les Vêpres, pendant que seul le clergé restait sur place et achevait les Vêpres dans la grande église du Saint Sépulcre... (11).

[Dans le n° 1 de la revue théologique "La Voile," vous trouverez une autre intéressante partie du récit du pèlerinage du hiéromoine Daniel en Terre Sainte, et la description de ses bonnes relations avec le souverain Belge local, Baudouin]



La Descente du Saint Feu pendant la période du joug Turc. Des foules de pèlerins et de guerriers Turcs attendent l'apparition du Saint Feu, sur la place en face de la Kuvulia



La question de l'authenticité du miracle
http://www.holyfire.org/eng/

Comme pour tout miracle, il y a toujours des gens qui croient que c'est une supercherie, et rien d'autre qu'un chef d'oeuvre de la propagande Orthodoxe. Ils croient que le patriarche a un briquet à l'intérieur de la Tombe. Cependant, ces critiques sont confrontés à un certain nombre de problèmes.
Les allumettes et autres moyens d'allumage sont des inventions récentes. Il y a quelques siècles d'ici, allumer un feu était une entreprise qui durant bien plus que les petites minutes pendant lesquelles le patriarche se trouve dans la Tombe. D'aucun objectera qu'il a peut-être une lampe à huile brûlant à l'intérieur, d'où il allumerait les cierges, mais les autorités locales ont confirmé qu'elles avaient inspecté la Tombe et n'y avait trouvé nulle source de feu.
Cependant, les meilleurs arguments contre une supercherie ne sont pas les témoignages de patriarches se succédant. Le plus gros défi auquel les critiques doivent faire face, ce sont les milliers de témoignages directs et indépendants, apportés par les pèlerins dont les cierges s'allument spontanément en face de leurs yeux, sans aucune explication possible. Selon nos enquêtes, il n'a jamais été possible de fixer par la caméra la moindre des lampes ou le moindre des cierges s'enflammant de lui-même.
Cependant, je suis en possession d'une vidéo filmée par un jeune ingénieur de Bethléem, Souhel Nabdiel. M. Nabdiel avait été présent à la célébration du Saint Feu depuis sa plus tendre enfance. En 1996, il lui fut demandé de filmer la cérémonie depuis le balcon du dôme de l'église. Se trouvaient aussi sur le balcon : une moniale et 4 autres fidèles. La moniale se tenait à droite de Nabdiel. Sur la vidéo, nous pouvons voir comment il filme les foules en bas. A un moment donné, toutes les lumières furent éteintes – c'était le moment où le patriarche devait entrer dans la Tombe et recevoir le Saint Feu. Alors qu'il était encore dans la Tombe, on entendit soudain un cri de surprise et de stupeur de la part de la moniale à côté de Nabdiel. La caméra commence à bouger, pendant qu'on entend les cris des autres personnes présentes sur le balcon. La caméra tourne vers la droite, où il est possible de contempler la cause de ce tumulte. Un grand cierge, tenu par la moniale Russe, s'enflamme en face de tous ceux qui sont présent, avant même que le patriarche ne soit sorti de la Tombe. Elle tient le cierge en tremblant, tout en se signant de la Croix encore et encore, dans la peur du miracle auquel elle vient d'assister. Cette vidéo est ce qu'on a de plus proche d'un film direct du miracle.



Le miracle du Saint Feu à Jérusalem en 2008
http://arabwritersgroup.wordpress.com/2 ... l-26-2008/

Par Maria C. Khoury, Ed. D. - 26avril 2008 – Des pèlerins du monde entier [plus de 10.000 à l'Anastasis! Ndt] se sont rassemblés aujourd'hui à Jérusalem pour assister au plus grand de tous les miracles – le Miracle du Saint Feu. Ce miracle est devenu une magnifique grande fête culturelle, mais beaucoup ne parviennent tout simplement pas à approcher du Saint Sépulcre. Les soldats, la police, les grandes foules, le brouhaha, les tambours des Scouts et des Guides qui attendent anxieusement de recevoir le Saint Feu de la Tombe Vivifiante du Christ, c'est une aventure longue comme la journée. C'était déjà un miracle en lui-même que Sam et Janet, de notre paroisse-soeur de l'Annonciation, à Little Rock (USA), aient pu venir participer.
C'était une célébration enthousiasmante, avec le son de tant de langues en même temps, avec les représentants de tant d'églises de toute la Terre Sainte venant recevoir le Saint Feu pour aller le rapporter dans de petites lanternes à leurs églises particulières pour l'Office de la Résurrection à minuit. Des passeports spéciaux avaient été émis pour les Chrétiens de Gaza, afin d'entrer dans Jérusalem, mais les énormes foules ne permettaient pas d'entrer dans le Saint Sépulcre.
C'est en ce Grand et Saint Samedi que le Saint Feu fut reçu par le patriarche Grec-Orthodoxe, sa béatitude Theophilos, comme cela a eu lieu chaque année, le même jour, de la même manière, au même moment, en ce même saint lieu de la Vivifiante Tombe du Christ. C'est ce miracle qui nous permet de croire que le Christ est vivant et offre la vie éternelle. C'est ce miracle qui nous dit que le Christ est vraiment parmi nous. Ce puissant miracle est une autre manière par laquelle Dieu communique. Comme nous le chantons dans notre Office de la Résurrection à minuit : "Venez, et recevez la lumière de la Lumière qui jamais ne s'éteint, et glorifiez le Christ, Qui S'est relevé de la mort."
Un défilé spectaculaire a aussi eu lieu pour recevoir le Saint Feu en rentrant dans notre village de Taybeh, vers 17h. Les prêtres des 3 églises, p. Daoud, p. Raed et p. Jack, avec le maire du village, mon époux, David, menaient les fidèles, avec le choeur chantant pour aller à la rencontre de notre cousin Ibrahim avec son fils Philip, 6 ans, qui vont traditionnellement à Ramallah afin de recevoir la Lumière d'un représentant du patriarche qui l'amène de Jérusalem à Ramallah pour toutes les communautés Chrétiennes qui ne peuvent pas se rendre dans la Ville Sainte. Philip avait fait placer un signe sur la voiture blanche de son père, cette année, mentionnant "Lumière du Christ," et il voulait s'asseoir sur le toit pendant qu'elle roulait, mais il fut forcé à rester assis avec la flamme jusqu'à ce qu'il ai dit "Le Christ est Ressuscité!" et donna la Lumière aux adultes.
Huit années de violence en Terre Sainte, de tous côtés, assurément nous avons vécu dans les ténèbres de tous les maux, où les enfants n'ont pas pu avoir une vraie enfance. "Et la Lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont pas saisie" (Jn 1,5). Le puissant message Chrétien de ce saint jour, c'est que notre espérance se trouve en Christ, et les rues étaient simplement remplies des fidèles venant témoigner dans l'amour du Christ.
Ainsi, aujourd'hui nous avons reçu la Lumière qui provient du coeur de la pierre qui recouvre la Vivifiante Tombe du Christ, et à nouveau nous avons célébré la plus ancienne cérémonie Chrétienne au monde, qui existe de manière ininterrompue.
En Luc 16,15, nous lisons que Jésus a dit : "Allez de par le monde, et prêchez l'Évangile à toute créature. Ceux qui croient et sont baptisés seront sauvés." Nous témoignons de la vérité et recevons le Saint Feu ce jour, de sorte que tous ceux qui ne sont pas bénis pour vivre en la terre de la Sainte Résurrection du Christ puissent croire que le Christ est la vraie Lumière, qui éclaire tout homme venant dans le monde (Jn 1,9).
"Et vous prêcherez parmi toutes les nations la repentance et la rémission des péchés en Son Nom, en commençant par Jérusalem. Et vous êtes témoins de tout cela" (Lc 24,47).
Notre communauté Chrétienne est petite et se réduit, mais avec l'aide de Dieu, elle parvient à survivre aux épreuves quotidiennes qui rendent la vie insupportable. En vérité, le Seigneur est Ressuscité!
Marie Khoury est militante Orthodoxe Palestinienne et éducatrice, elle vit à Jérusalem. On peut la contacter à khourymaria@hotmail.com
Publié par "the Arab American Writers Syndicate", http://www.ArabWritersGroup.com

A propos de l'auteur

http://www.saintgeorgetaybeh.org/maria_ ... raphy.html
Maria (Kouremenou) Khoury est l'auteur de livres Chrétiens Orthodoxes pour enfants, en anglais, dont "Christina Goes to the Holy Land walking the footsteps of Christ." Elle est diplômée du Hellenic Collège (1982), des universités de Harvard (1985) et Boston (1992), avec un doctorat en éducation. Née à Tripoli, Grèce, elle a grandit à Denver, Colorado.
Maria est aussi l'auteur de "Witness in the Holy Land" (distribué par http://www.HolyCrossBookstore.com), un ouvrage d'expériences personnelles de la vie sous occupation militaire, avec son mari David C. Khoury et leurs 3 enfants, Elena, Canaan et Constantine. Ses articles ont été publiés dans le monde entier dans nombre de quotidiens et magazines, et ont été traduits dans plusieurs langues, afin de conscientiser à la présence Chrétienne en Terre Sainte.
Mme. Khoury est actuellement servante à l'église Saint-George Greek-Orthodox à Taybeh, Palestine, collectant des fonds pour la construction d'une maison afin d'aider à soutenir la petite communauté Chrétienne.

Les Khourys sont rentrés en Terre Sainte en 1995, suite aux accords de paix d'Oslo, aidant à l'économie locale avec un investissement dans une petite brasserie produisant l'unique bière palestinienne, "Taybeh Beer", et ont diversifié les investissements en 2001 afin d'aider les fermiers par le commerce équitable, embouteillant l'huile d'olive de Taybeh, ville dont David Khoury est devenu le maire. La série de livres pour enfants "Christina books," publiée à Jérusalem pour promouvoir les valeurs Chrétiennes Orthodoxes, les traditions bi-millénaires et la croissance spirituelle, reprend :

Christina Goes to Church (1992)
You Are Special: An Alphabet Book for Children (1993)
My Orthodox Counting Book (1999)
Christina Learns the Sacraments (2001)
Christina's Favorite Saints (2002)
Christina Goes to the Holy Land (2003)
Christina's True Heroes (2005)



photos pour "à propos de l'auteur": fr. Nathanael
http://sbn-nathanael.livejournal.com/84167.html

Vidéos 2008 : une ambiance incroyable, la Pentecôte de Jérusalem n'a pas dû se dérouler bien différement!

Re: Le "feu sacré" pour les catholiques.

par Raistlin » jeu. 08 avr. 2010, 15:50

touriste a écrit :Bonne question ..

Je suis curieux de savoir comment des catholiques expliquent un "miracle" uniquement orthodoxe ... :saint:

(Donc pas un "miracle musulman", ni un "miracle démoniaque" ...) :hypocrite:
Encore faudrait-il établir qu'il y a effectivement miracle.

Cela étant, comme l'a dit le gyrovague, les orthodoxes sont très proches de la pleine religion chrétienne et il me semble que leur liturgie est conforme à la Tradition. Il ne serait donc pas impossible que Dieu approuve par un authentique miracle leur liturgie pascale.

Cordialement,

Re: Le "feu sacré" pour les catholiques.

par Invité » jeu. 08 avr. 2010, 11:58

touriste a écrit :Bonne question ..

Je suis curieux de savoir comment des catholiques expliquent un "miracle" uniquement orthodoxe ... :saint:

(Donc pas un "miracle musulman", ni un "miracle démoniaque" ...) :hypocrite:
C'est en parti pour cela que j'en viens à poser ces questions, car ce sont des chrétiens.
Et cela me fait douter, et j'aimerai trouver des réponses, mais je ne trouve absolument rien sur ce sujet. Ni livre, ni site catholique.

Je me demande également pourquoi les catholiques ne prennent-ils pas part à cela au Saint Sépulcre ?
Car pour celles ci les arméniens s'y joignent, ou ont la même je n'ai pas trop bien comprit ce qu'il en était.

Re: Le "feu sacré" pour les catholiques.

par chevy » mer. 07 avr. 2010, 21:40

Bonne question ..

Je suis curieux de savoir comment des catholiques expliquent un "miracle" uniquement orthodoxe ... :saint:

(Donc pas un "miracle musulman", ni un "miracle démoniaque" ...) :hypocrite:

Re: Le "feu sacré" pour les catholiques.

par Théophane » mer. 07 avr. 2010, 21:28

J'en avais entendu parler grâce à un ami orthodoxe. C'est quand même curieux que ça ne brûle pas ceux qui s'en approchent !

Re: Le "feu sacré" pour les catholiques.

par coeurderoy » mer. 07 avr. 2010, 18:40

Le symbolisme de la lumière brillant dans les ténèbres est évident non ? Dans la tradition catholique la flamme du cierge a toujours symbolisé l'âme (la cire qui fond représentant le corps) et la foi aussi, qui se transmet, se multiplie et s'accroit dans le Corps mystique... La bénédiction du feu, dans la nuit pascale rappelle ce symbolisme, la vive flamme étant associée à l'ardeur de l'Esprit Saint embrasant le monde ("Je suis venu allumer un feu..."), flammes de l'amour divin tombant sur les disciples le jour de la Pentecôte...

Re: Le "feu sacré" pour les catholiques.

par Invité » mer. 07 avr. 2010, 14:02

Merci pour votre réponse.

Dans ce cas présent ça me semble différent que ce que vous évoquez, ce feu sacré aurait lieu au Saint Sépulcre, à Pâques, chaque année. Le feu ne brûlerait pas tellement, et viendrait sans qu'un homme ne l'allume. Il est célébré par de nombreux chrétiens en cette période.

Je ne sais pas quoi penser de cette histoire que je ne connaissais pas non plus avant cette dépêche.
C'est d'ailleurs pour cela que l'avis catholique sur ce sujet m'intéresse.

Re: Le "feu sacré" pour les catholiques.

par Raistlin » mer. 07 avr. 2010, 12:05

touriste a écrit :Bonjour tout le monde, en lisant une dépêche de presse que je joins ci-dessous une question m'est venue, car cela m'a interpellé, est-ce que d'un point de vue catholique ce qu'on nomme "le feu sacré" et qui a lieu à chaque Pâques est un miracle ?

http://www.google.com/hostednews/afp/ar ... feqIipjLAA
http://www.leparisien.fr/flash-actualit ... 873496.php

Merci de vos éclaircissements.
Le "feu sacré" ? Jamais entendu parler avant aujourd'hui. Dans la liturgie catholique, le cierge Pascal est bien allumé à un feu béni par le prêtre, puis transmis aux fidèles, en symbole de la victoire de la Lumière sur les Ténèbres (ce que signifie la Résurrection du Christ), mais pas de trace d'un feu "miraculeux".

Le "feu sacré" pour les catholiques.

par Invité » mer. 07 avr. 2010, 11:55

Bonjour tout le monde, en lisant une dépêche de presse que je joins ci-dessous une question m'est venue, car cela m'a interpellé, est-ce que d'un point de vue catholique ce qu'on nomme "le feu sacré" et qui a lieu à chaque Pâques est un miracle ?

http://www.google.com/hostednews/afp/ar ... feqIipjLAA
http://www.leparisien.fr/flash-actualit ... 873496.php

Merci de vos éclaircissements.

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