par bajulans » sam. 22 oct. 2005, 16:30
Votre post est très éclairant sur ce principe de philosophie sociale qu'est le principe de subsidiarité.
Il est bien évident que si les consciences ne sont pas formées, tous les principes sociaux possibles et imaginables, même énoncés dans les lois, resteront lettres mortes. Bien que la loi ait aussi une vertu pédagogique.
Effectivement le premier péché s'est fait par désobéissance à Dieu et le deuxième s'est fait contre le prochain.
Est-ce que tu as mangé de l'arbre dont je t'avais défendu de manger? "
12 L'homme répondit : " La femme que vous avez mise avec moi m'a donné du fruit de l'arbre, et j'en ai mangé. "
Gen. III, 11 et 12
C'est bien ce que vous décrivez :
Serge Bonnefoi a écrit :qu’aujourd’hui l’homme refuse très souvent le risque ; l’homme ne veut plus prendre de risques dans sa vie - y compris la plus intime -, et il attend tout de l’autre à qui il reproche toujours de ne rien faire, que cet autre soit l’élu " toujours corrompu ", le fonctionnaire " toujours fainéant ", l’enseignant " toujours en vacances ", le policier " toujours méchant ", … On veut une petite vie " pépère ", bien repliée sur son seul ego, sans risques surtout, bien aseptisé (…) ". Les liens avec la gouvernance sont ici évidents…
Et ce deuxième péché était une accusation, une médisance. Au lieu de confesser sa faute, Adam accuse Eve... Celle qu'il chérissait par dessus tout quelques versets plus haut en l'appelant
Et l'homme dit: " Celle-ci cette fois est os de mes os et chair de ma chair !
Gen. II, 23
Adam et Eve se repentiront et deviendront les saints, mais cela est une autre histoire.
A mon avis le problème que vous soulevez de l'absence de confiance dans les autorités vient, au moins en partie, d'un mauvais usage des mass media, qui vendent du scandale alors qu'on ne peut vendre "aujourd'hui, les tribunaux ont rendu des jugements conformes à la loi, des policiers ont protégé, au péril de leurs vies la tranquillité publique, des politiciens se sont dévoués au bien commun."
Ce principe de subsidiarité est un des deux bouts de la chaîne, à l'autre bout est le principe de totalité, qui s'étend, je pense jusqu'à la communauté que constitue l'entière famille humaine (d'où la nécessité, entre autres, d'accords internationaux)
Le contre-poids, ou le complément du principe de subsidiarité, est donc le principe de totalité et vice versa. Ils sont les deux principes de la gouvernance, c'est-à-dire de la gestion rigoureuse d'un Etat, d'une entreprise selon la définition du dictionnaire.
Subsidiarité, totalité, bien commun sont les trois notions autour desquelles se développe la philosophie sociale. Totalité est un fil qui manque au forum. La définition du bien commun souffre encore d'imprécision.
Votre post est très éclairant sur ce principe de philosophie sociale qu'est le principe de subsidiarité.
Il est bien évident que si les consciences ne sont pas formées, tous les principes sociaux possibles et imaginables, même énoncés dans les lois, resteront lettres mortes. Bien que la loi ait aussi une vertu pédagogique.
Effectivement le premier péché s'est fait par désobéissance à Dieu et le deuxième s'est fait contre le prochain.
[quote] Est-ce que tu as mangé de l'arbre dont je t'avais défendu de manger? "
12 L'homme répondit : " La femme que vous avez mise avec moi m'a donné du fruit de l'arbre, et j'en ai mangé. "[/quote]
Gen. III, 11 et 12
C'est bien ce que vous décrivez :
[quote="Serge Bonnefoi"]qu’aujourd’hui l’homme refuse très souvent le risque ; l’homme ne veut plus prendre de risques dans sa vie - y compris la plus intime -, et il attend tout de l’autre à qui il reproche toujours de ne rien faire, que cet autre soit l’élu " toujours corrompu ", le fonctionnaire " toujours fainéant ", l’enseignant " toujours en vacances ", le policier " toujours méchant ", … On veut une petite vie " pépère ", bien repliée sur son seul ego, sans risques surtout, bien aseptisé (…) ". Les liens avec la gouvernance sont ici évidents… [/quote]
Et ce deuxième péché était une accusation, une médisance. Au lieu de confesser sa faute, Adam accuse Eve... Celle qu'il chérissait par dessus tout quelques versets plus haut en l'appelant
[quote]Et l'homme dit: " Celle-ci cette fois est os de mes os et chair de ma chair ! [/quote]
Gen. II, 23
Adam et Eve se repentiront et deviendront les saints, mais cela est une autre histoire.
A mon avis le problème que vous soulevez de l'absence de confiance dans les autorités vient, au moins en partie, d'un mauvais usage des mass media, qui vendent du scandale alors qu'on ne peut vendre "aujourd'hui, les tribunaux ont rendu des jugements conformes à la loi, des policiers ont protégé, au péril de leurs vies la tranquillité publique, des politiciens se sont dévoués au bien commun."
Ce principe de subsidiarité est un des deux bouts de la chaîne, à l'autre bout est le principe de totalité, qui s'étend, je pense jusqu'à la communauté que constitue l'entière famille humaine (d'où la nécessité, entre autres, d'accords internationaux)
Le contre-poids, ou le complément du principe de subsidiarité, est donc le principe de totalité et vice versa. Ils sont les deux principes de la gouvernance, c'est-à-dire de la gestion rigoureuse d'un Etat, d'une entreprise selon la définition du dictionnaire.
Subsidiarité, totalité, bien commun sont les trois notions autour desquelles se développe la philosophie sociale. Totalité est un fil qui manque au forum. La définition du bien commun souffre encore d'imprécision.