par Théophile » dim. 23 mai 2010, 16:42
Il y a plus encore : le génome de la bactérie Mycoplasma mycoides a été injectée dans une autre
espèce de bactérie, Mycoplasma genitalium. Au final: une «bactérie qui automatiquement se met à lire ce nouveau «programme génétique», et qui se multiplie. Si bien que, petit à petit, toutes les caractéristiques de la bactérie originelle disparaissent, explique Craig Venter" (pris sur un article du journal le Temps
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/9e73317 ... aboratoire).
Un peu comme si une cellule infectée par le virus synthétisé devenait elle-même un virus.
Ou c'est comme si on avait reconstruit le cerveau d'un singe brique par brique à l'aide d'un pc, et qu'on avait injecté le tout dans le crâne d'un chien préalablement lobotomisé. Ce "chien" qui commence à penser en "singe" a son corps qui se transforme peu à peu en singe. Quand il a tout lu ce qu'il avait dans le cerveau, il est devenu entièrement un singe, et capable d'avoir des descendants singes.
Il faut tout de même que les deux espèces soient proches, sinon ça ne fonctionne pas.
Le lien du Temps est plus fourni (il y a trois pages de lecture). Sur cette page il y a un lien pdf qui explique la manipulation.
http://www.letemps.ch/rw/Le_Temps/Quoti ... P3_ADN.pdf
L'article dit aussi que :
1) "ce généticien s’est contenté de recopier le génome d’une bactérie existante», tempère Sven Panke. ... «Craig Venter montre pourtant, en jouant à une large échelle et plus à celle, restreinte, d’un ou plusieurs gènes comme on sait le faire aujourd’hui, qu’il n’est pas inimaginable de construire des génomes ayant des fonctions révolutionnaires, inédits dans la Nature. Voire de faire mieux qu’elle, même si je doute que cela soit possible…», reprend Sven Panke. Concernant la production accélérée de vaccins, par exemple, le chercheur qualifie poliment le défi d’«intéressant»…
2) "Pour Craig Venter, le champ d’exploration qui s’ouvre est incommensurable. «Nous avons là un outil très puissant pour tenter de créer ce qu’on veut en biologie. Nous avons diverses applications en tête»: fabriquer des micro-organismes produisant des biocarburants, des substances médicinales, ou des ingrédients alimentaires, ou purifiant l’eau. «Et avec Novartis, nous tentons d’accélérer la production de vaccins, jusqu’à 99% avec celui de la grippe annuelle.»
3) Prochaine étape : faire de même avec des espèces plus complexes = les eucaryotes. "(cellules ayant un noyau contenant l’ADN, les bactéries en étant dépourvues, et s’avérant donc plus «simples»)".
J'ai été attristé pendant un jour en apprenant cette nouvelle.
Il y a plus encore : le génome de la bactérie Mycoplasma mycoides a été injectée dans une autre [u]espèce[/u] de bactérie, Mycoplasma genitalium. Au final: une «bactérie qui automatiquement se met à lire ce nouveau «programme génétique», et qui se multiplie. Si bien que, petit à petit, toutes les caractéristiques de la bactérie originelle disparaissent, explique Craig Venter" (pris sur un article du journal le Temps
[url]http://www.letemps.ch/Page/Uuid/9e733172-643c-11df-a653-334272f75aa5/La_vie_programmée_dans_un_laboratoire[/url]).
Un peu comme si une cellule infectée par le virus synthétisé devenait elle-même un virus.
Ou c'est comme si on avait reconstruit le cerveau d'un singe brique par brique à l'aide d'un pc, et qu'on avait injecté le tout dans le crâne d'un chien préalablement lobotomisé. Ce "chien" qui commence à penser en "singe" a son corps qui se transforme peu à peu en singe. Quand il a tout lu ce qu'il avait dans le cerveau, il est devenu entièrement un singe, et capable d'avoir des descendants singes.
Il faut tout de même que les deux espèces soient proches, sinon ça ne fonctionne pas.
Le lien du Temps est plus fourni (il y a trois pages de lecture). Sur cette page il y a un lien pdf qui explique la manipulation.
[url]http://www.letemps.ch/rw/Le_Temps/Quotidien/2010/05/21/Une/ImagesWeb/P3_ADN.pdf[/url]
L'article dit aussi que :
1) "ce généticien s’est contenté de recopier le génome d’une bactérie existante», tempère Sven Panke. ... «Craig Venter montre pourtant, en jouant à une large échelle et plus à celle, restreinte, d’un ou plusieurs gènes comme on sait le faire aujourd’hui, qu’il n’est pas inimaginable de construire des génomes ayant des fonctions révolutionnaires, inédits dans la Nature. Voire de faire mieux qu’elle, même si je doute que cela soit possible…», reprend Sven Panke. Concernant la production accélérée de vaccins, par exemple, le chercheur qualifie poliment le défi d’«intéressant»…
2) "Pour Craig Venter, le champ d’exploration qui s’ouvre est incommensurable. «Nous avons là un outil très puissant pour tenter de créer ce qu’on veut en biologie. Nous avons diverses applications en tête»: fabriquer des micro-organismes produisant des biocarburants, des substances médicinales, ou des ingrédients alimentaires, ou purifiant l’eau. «Et avec Novartis, nous tentons d’accélérer la production de vaccins, jusqu’à 99% avec celui de la grippe annuelle.»
3) Prochaine étape : faire de même avec des espèces plus complexes = les eucaryotes. "(cellules ayant un noyau contenant l’ADN, les bactéries en étant dépourvues, et s’avérant donc plus «simples»)".
J'ai été attristé pendant un jour en apprenant cette nouvelle.