par ti'hamo » ven. 28 mai 2010, 20:37
@ gentil athée panthéiste
> D'un autre côté, vous n'êtes pas "instancié" dans votre rein, et vous n'êtes pas "LE" méta-organe qui les résume et les reprend tous. Vos organes, ce sont des parties de vous, qui concourrent au fonctionnement de votre corps (et, on précise au passage : si, votre corps, c'est vous). Vous êtes, pour une partie de vous en tout cas, composé d'organes. Mais ces organes en tant qu'ensemble d'organes sont bien vous.
Si donc nous sommes des parties de Dieu au même sens que votre rein est une partie de vous ou que la feuille est une partie de l'arbre, alors cela signifierait que nous serions des parties qui concourrent au "fonctionnement" de Dieu.
Sauf qu'on ne sache pas que Dieu "fonctionne" - il est. On ne voit toujours pas non plus, d'ailleurs, comment le découper en parties. Un acte pur, parfaitement et infiniment réalisé, ne "fonctionne" pas ; il n'est pas "composé" de parties qui concourrent à son fonctionnement.
Autrement dit : ce n'est pas que Dieu soit "plus que" la somme de ses émanations, c'est que Dieu ne peut pas être la somme de ses émanations. Ni même plus, de la même façon que vous êtes plus que la somme de vos organes, tout en étant effectivement, pour une part de vous, composé d'organes.
Il est, d'abord ; il est être par soi, existant par lui-même, et donne l'existence à ce qui existe : il ne peut donc même pas être composé de plus que la somme de ses émanations, vu que c'est lui qui leur donne l'existence ; donc il est, forcément, même sans elles. (sinon c'est le "plus que" en partie composé de la somme des émanations qui donne l'existence aux émanations : c'est un peu aberrant).
Ces émanations de peuvent ni retrancher ni ajouter quoi que ce soi à ce qu'il est.
> D'autre part, encore une fois : on a dit que Dieu est, il est l'être-par-soi ; il n'"a" pas l'existence : il est son propre acte d'existence. Or, sur le plan de l'existence, votre rein existe autant que vous. Votre rein existe au même degré que vous.
On devrait donc penser assez logiquement que des "parties" de Dieu, étant divines, existeront au même degré.
Or, exister au degré divin, cela signifie bien non pas "avoir l'existence" mais être son propre acte d'existence.
À moins que les "parties" de Dieu ne soient pas leur propre acte d'existence, mais "aient" en elles l'existence, comme vous et moi, comme votre rein. Auquel cas, elles ne sont pas "divines".
Mais dans ce cas, on ne voit pas comment Dieu pourrait être même en partie un composé d'éléments non-divins : comment ce qui a l'existence peut-il se composer dans l'être qui EST sa propre existence, et être réellement une partie de cet être ?
C'est un peu comme si vous étiez composé de choses réelles et de choses imaginaires, comme si par exemple votre rein était une partie de vous, qui soit réellement une partie de votre être, qui participe réellement de votre être, qui concourre réellement au fonctionnement de votre corps, mais tout en étant quelque chose que vous imaginez, et qui cesserait d'exister si vous cessiez de l'imaginer.
@ gentil athée panthéiste
> D'un autre côté, vous n'êtes pas "instancié" dans votre rein, et vous n'êtes pas "LE" méta-organe qui les résume et les reprend tous. Vos organes, ce sont des parties de vous, qui concourrent au fonctionnement de votre corps (et, on précise au passage : si, votre corps, c'est vous). Vous êtes, pour une partie de vous en tout cas, composé d'organes. Mais ces organes en tant qu'ensemble d'organes sont bien vous.
Si donc nous sommes des parties de Dieu au même sens que votre rein est une partie de vous ou que la feuille est une partie de l'arbre, alors cela signifierait que nous serions des parties qui concourrent au "fonctionnement" de Dieu.
Sauf qu'on ne sache pas que Dieu "fonctionne" - il est. On ne voit toujours pas non plus, d'ailleurs, comment le découper en parties. Un acte pur, parfaitement et infiniment réalisé, ne "fonctionne" pas ; il n'est pas "composé" de parties qui concourrent à son fonctionnement.
Autrement dit : ce n'est pas que Dieu soit "plus que" la somme de ses émanations, c'est que Dieu ne peut pas être la somme de ses émanations. Ni même plus, de la même façon que vous êtes plus que la somme de vos organes, tout en étant effectivement, pour une part de vous, composé d'organes.
Il [b]est[/b], d'abord ; il est être par soi, existant par lui-même, et donne l'existence à ce qui existe : il ne peut donc même pas être composé de plus que la somme de ses émanations, vu que c'est lui qui leur donne l'existence ; donc il est, forcément, même sans elles. (sinon c'est le "plus que" en partie composé de la somme des émanations qui donne l'existence aux émanations : c'est un peu aberrant).
Ces émanations de peuvent ni retrancher ni ajouter quoi que ce soi à ce qu'il est.
> D'autre part, encore une fois : on a dit que Dieu est, il est l'être-par-soi ; il n'"a" pas l'existence : il est son propre acte d'existence. Or, sur le plan de l'existence, votre rein existe autant que vous. Votre rein existe au même degré que vous.
On devrait donc penser assez logiquement que des "parties" de Dieu, étant divines, existeront au même degré.
Or, exister au degré divin, cela signifie bien non pas "avoir l'existence" mais être son propre acte d'existence.
À moins que les "parties" de Dieu ne soient pas leur propre acte d'existence, mais "aient" en elles l'existence, comme vous et moi, comme votre rein. Auquel cas, elles ne sont pas "divines".
Mais dans ce cas, on ne voit pas comment Dieu pourrait être même en partie un composé d'éléments non-divins : comment ce qui a l'existence peut-il se composer dans l'être qui EST sa propre existence, et être réellement une partie de cet être ?
C'est un peu comme si vous étiez composé de choses réelles et de choses imaginaires, comme si par exemple votre rein était une partie de vous, qui soit réellement une partie de votre être, qui participe réellement de votre être, qui concourre réellement au fonctionnement de votre corps, mais tout en étant quelque chose que vous imaginez, et qui cesserait d'exister si vous cessiez de l'imaginer.