par papillon » jeu. 03 juin 2010, 22:43
boisvert a écrit :A mon avis, ceux qui sont sans famille, eux auront droit à l'internement et au suivi quotidien en milieu adapté. Mais s'ils ont une famille... Je connais le cas de cette dame qui s'était occupée de son père jusqu'à ce que la maladie d'Alzheimer ait atteint le stade à partir duquel il n'a plus reconnu personne. En quelques occasions, il s'est enfui et par trois fois, on a entrepris de sonder le fleuve... Si Laurette s'imagine qu'elle va réaliser des économies sur un secteur comme celui-là !... C'est qu'elle est bonne à faire enfermer !

En dehors de ces cas particuliers, qui nécessitent une surveillance 24h/24, et qui peuvent occasionner des coûts élevés en interventions en cas de pépin, il s'en réalise pourtant beaucoup d'économies sur le dos des "aidants naturels" qui s'épuisent souvent physiquement et psychologiquement (et épuisent aussi leurs économies) à s'occuper seuls d'un parent, d'un conjoint, d'un enfant, handicapé ou gravement malade. J'en connais personnellement quelques-uns.
Que dire des parents qui ont charge sans aide d'un enfant, d'un ado gravement atteint (autisme, schizophrénie ou autre..)!
Il y a chez nous un cas bien connu d'aidant naturel, celui de Chloé Ste-Marie, qui s'est occupée pendant 18ans de son mari cinéaste atteint de la maladie de Parkinson. Son état n'a cessé de s'aggraver, de mois en années. Il est décédé l'année dernière alors qu'il n'était plus l'ombre de lui-même depuis de nombreuses années.
Elle a été très courageuse, refusant de l'abandonner en CHSLD (soins hospitaliers de longue durée), mais n'a cessé de militer pour que le travail des aidants naturels soit reconnu et que l'Etat leur apporte une aide quelconque. Oui, on leur en demande énormément aux aidants naturels. C'est un travail sans fin, souvent sans espoir (dans les cas de maladies dégénératives), et c'est épuisant.
Il serait dommage que chez vous, les gens ne voient pas venir le piège qu'on leur tend et laissent l'Etat se libérer sans frais de ces cas sur leurs épaules.
(Chloé Ste-Marie et Gilles Carle)
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[quote="boisvert"]A mon avis, ceux qui sont sans famille, eux auront droit à l'internement et au suivi quotidien en milieu adapté. Mais s'ils ont une famille... Je connais le cas de cette dame qui s'était occupée de son père jusqu'à ce que la maladie d'Alzheimer ait atteint le stade à partir duquel il n'a plus reconnu personne. En quelques occasions, il s'est enfui et par trois fois, on a entrepris de sonder le fleuve... Si Laurette s'imagine qu'elle va réaliser des économies sur un secteur comme celui-là !... C'est qu'elle est bonne à faire enfermer ! :saint:[/quote]
En dehors de ces cas particuliers, qui nécessitent une surveillance 24h/24, et qui peuvent occasionner des coûts élevés en interventions en cas de pépin, il s'en réalise pourtant beaucoup d'économies sur le dos des "aidants naturels" qui s'épuisent souvent physiquement et psychologiquement (et épuisent aussi leurs économies) à s'occuper seuls d'un parent, d'un conjoint, d'un enfant, handicapé ou gravement malade. J'en connais personnellement quelques-uns.
Que dire des parents qui ont charge sans aide d'un enfant, d'un ado gravement atteint (autisme, schizophrénie ou autre..)!
Il y a chez nous un cas bien connu d'aidant naturel, celui de Chloé Ste-Marie, qui s'est occupée pendant 18ans de son mari cinéaste atteint de la maladie de Parkinson. Son état n'a cessé de s'aggraver, de mois en années. Il est décédé l'année dernière alors qu'il n'était plus l'ombre de lui-même depuis de nombreuses années.
Elle a été très courageuse, refusant de l'abandonner en CHSLD (soins hospitaliers de longue durée), mais n'a cessé de militer pour que le travail des aidants naturels soit reconnu et que l'Etat leur apporte une aide quelconque. Oui, on leur en demande énormément aux aidants naturels. C'est un travail sans fin, souvent sans espoir (dans les cas de maladies dégénératives), et c'est épuisant.
Il serait dommage que chez vous, les gens ne voient pas venir le piège qu'on leur tend et laissent l'Etat se libérer sans frais de ces cas sur leurs épaules.
(Chloé Ste-Marie et Gilles Carle)