par steph » jeu. 01 juil. 2010, 0:01
Je n'ai pas les rituels à côté de moi donc ma réponse ne sera pas ultra-précise, mais précise quand même^^
Je parle principalement du rite byzantin.
- Quelle est la langue utilisée ? Quelle est la place des langues vulgaires ?
La langue utilisée est ordinairement la langue locale ou un état figé de cette langue: grec, slavon, serbe, roumain, etc.
Il n'y a pas une seule langue pour tout le rite byzantin, et chaque autre rite utilise sa propre langue... La tradition est de dire l'office dans la langue du lieu, mais, par attachement au patrimoine liturgique, il me semble que le grec est ancien et le russe aussi (c'est ce qu'on appelle le slavon). En pays de diaspora, il y a deux types de communautés: celles qui gardent leurs usages linguistiques et celles qui s'adaptent progressivement (jusqu'à traduire le kyrie!): il faut se rendre compte que la vitalité est du côté des deuxièmes!
- Le prêtre est-il tourné vers les fidèles ou vers l'Orient ?
Toujours vers l'Orient et jamais vers les fidèles (contrairement à St Pierre de Rome)... L'église est toujours axée vers un "espace de gloire" comme dit Paul De Clerck...
- Les fidèles présent peuvent-ils voir ce qui se passe à l'autel, ou le sacrifice est-il célébré dans un lieu qui n'est pas directement visible ? (je pense par exemple à l'iconostase)
L'usage traditionnel est qu'il y ait une iconostase... Cette pratique limite la visibilité de ce qui se fait à l'autel, mais les fidèles ne sont pas totalement privés de voir les actions du clergé.
Il faut savoir que normalement, l'iconostase comporte aussi un rideau (c'est là que je suis moins précis) qui n'est pas fermé pour l'anaphore, mais bien pour la communion du clergé...
On peut considérer comme un "abus" (pas au sens juridique que nous donnons à ce mot, bien sûr!), ces iconostases qui ne permettent de rien voir, même quand le rideau est ouvert... Je pense à l'iconostase de la crypte du monastère de Chevetogne, par rapport à celle de l'église elle-même qui est particulièrement réussie.
Une partie de la liturgie, notamment bon nombres d'interventions diaconales, a lieu devant l'iconostase.
En cela, l'iconostase se distingue du jubé puisque dans le cas de ce dernier tout se fait derrière sauf la proclamation de l'Evangile qui se fait dessus (si je ne me trompe).
J'ai vu récemment une photographie où l'iconostase était réduite à deux pupitres supportant les icônes despotiques (celles du Christ Pantocrator et de la Mère de Dieu) (fait tout à fait acceptable et pas du tout abusif), sans rideau (fatalement; ce qui est peut-être moins "juste") avec une parfaite visibilité pour les fidèles qui se trouvait non seulement à l'ouest, mais aussi au Nord et au Sud (je fus le premier surpris) entourant littéralement le sanctuaire.
On ne parle pas de choeur, évidemment, puisque le choeur est le lieu où l'on chante et le sanctuaire le lieu saint, avec l'autel... Comme chez nous, en fait, malgré les abus de langage...
Je n'ai pas les rituels à côté de moi donc ma réponse ne sera pas ultra-précise, mais précise quand même^^
Je parle principalement du rite byzantin.
- Quelle est la langue utilisée ? Quelle est la place des langues vulgaires ?
La langue utilisée est ordinairement la langue locale ou un état figé de cette langue: grec, slavon, serbe, roumain, etc.
Il n'y a pas une seule langue pour tout le rite byzantin, et chaque autre rite utilise sa propre langue... La tradition est de dire l'office dans la langue du lieu, mais, par attachement au patrimoine liturgique, il me semble que le grec est ancien et le russe aussi (c'est ce qu'on appelle le slavon). En pays de diaspora, il y a deux types de communautés: celles qui gardent leurs usages linguistiques et celles qui s'adaptent progressivement (jusqu'à traduire le kyrie!): il faut se rendre compte que la vitalité est du côté des deuxièmes!
- Le prêtre est-il tourné vers les fidèles ou vers l'Orient ?
Toujours vers l'Orient et jamais vers les fidèles (contrairement à St Pierre de Rome)... L'église est toujours axée vers un "espace de gloire" comme dit Paul De Clerck...
- Les fidèles présent peuvent-ils voir ce qui se passe à l'autel, ou le sacrifice est-il célébré dans un lieu qui n'est pas directement visible ? (je pense par exemple à l'iconostase)
L'usage traditionnel est qu'il y ait une iconostase... Cette pratique limite la visibilité de ce qui se fait à l'autel, mais les fidèles ne sont pas totalement privés de voir les actions du clergé.
Il faut savoir que normalement, l'iconostase comporte aussi un rideau (c'est là que je suis moins précis) qui n'est pas fermé pour l'anaphore, mais bien pour la communion du clergé...
On peut considérer comme un "abus" (pas au sens juridique que nous donnons à ce mot, bien sûr!), ces iconostases qui ne permettent de rien voir, même quand le rideau est ouvert... Je pense à l'iconostase de la crypte du monastère de Chevetogne, par rapport à celle de l'église elle-même qui est particulièrement réussie.
Une partie de la liturgie, notamment bon nombres d'interventions diaconales, a lieu devant l'iconostase.
En cela, l'iconostase se distingue du jubé puisque dans le cas de ce dernier tout se fait derrière sauf la proclamation de l'Evangile qui se fait dessus (si je ne me trompe).
J'ai vu récemment une photographie où l'iconostase était réduite à deux pupitres supportant les icônes despotiques (celles du Christ Pantocrator et de la Mère de Dieu) (fait tout à fait acceptable et pas du tout abusif), sans rideau (fatalement; ce qui est peut-être moins "juste") avec une parfaite visibilité pour les fidèles qui se trouvait non seulement à l'ouest, mais aussi au Nord et au Sud (je fus le premier surpris) entourant littéralement le sanctuaire.
On ne parle pas de choeur, évidemment, puisque le choeur est le lieu où l'on chante et le sanctuaire le lieu saint, avec l'autel... Comme chez nous, en fait, malgré les abus de langage...