par La Chartreuse » jeu. 19 août 2010, 16:14
Pierre-Antoine a écrit :J R a écrit :Bonjour,
Je vois qu'effectivement il y a eu une autoproclamation immédiate de Saint Concile.
Les conciles antèrieurs avaient-ils aussi ce qualificatif ?
Ceci est il normal dans l'Eglise ou c'est un qualificatif récent ?
Pour la collégialité, avez vous une réponse ?
Merci
J R
Il est probable que tous les conciles d'églises locales n'ont peut-être pas été proclamés comme de saints conciles. En revanche, pour ce qui concerne ceux de l'Eglise universelle, je ne vois pas comment il peuvent ne pas être saints :
l'Eglise universelle réunie au travers de ces évêques en concile sous la direction de l'esprit saint, devrait quand même être saints.
Par ailleurs les conciles qui on résolu le schisme d'occident se sont appuyés sur la collégialité des évêques contre le Pape et l'anti-pape pour s'imposer. Alors peut-être que l'énonciation de la collégialité des évêques est une production du concile Vatican II, mais c'est une pratique présente dans l'Eglise bien avant ce concile. (d'ailleurs le principe de concile repose sur la collégialité... le premier étant celui de Nicée..., sans parlé de la collégialité au sein des apôtres que l'on peu voir dans les actes des apôtres).
Bonjour,
Pour qu'un concile soit "saint" il faut la présence du Pontife ou de son légat, de plus le Pontife doit ratifier les décisions.
Pour le schisme d'occident, je crois qu'il n'est pas tout à fait juste de dire que la "collégialité des évêques" s'est imposée contre le Pape.
Cette assemblée de Pise ne pouvait pas avoir l'autorité d'un concile général, et n'est ordinairement considérée que comme un effort de la chrétienté, pour rétablir dans l'Église l'unité de fait, comme on la reconnaissait de droit. Le but qu'on s'y proposait était certainement noble et pur ;
malheureusement la convocation n'avait pas été faite par l'autorité compétente, par le Pape ; il n'y avait pas de légats pontificaux, et beaucoup d'évêques refusèrent, pour cette raison, d'y assister. C'était une assemblée acéphale, irrégulière, et dont les actes ne reçurent d'autre sanction que celle d'Alexandre V. Or l'autorité de ce troisième Pape était pour le moins aussi douteuse que celle de l'assemblée qui l'avait élu.
Donc, bien que le concile de Pise fût la réunion d'efforts généreux pour le plus grand bien de l'Église, il n'eut pas pourtant le pouvoir de réprimer le terrible incendie, qui exerçait tant de ravages, depuis trente ans, et il n'a jamais joui d'une autorité incontestable dans l'Église.
Dans la XIVe session, Grégoire XII, ( pape légitime) par l'entremise de son légat, commença par convoquer le concile, qu'il ne regardait pas auparavant comme légitime, et
abdiqua librement entre les mains de l'empereur Sigismond.
Le Siège Apostolique ne pouvant être jugé par personne, en aucun cas les évêques n'avaient autorité sur le Pontife légitime.
Pour la collégialité, le pape Grégoire XVI dans "Cum in Ecclesia" enseigne et confirme la doctrine de la Sainte Église.
(...) Ce n'est pas en cachette ou secrètement, ni avec des périphrases, mais de la manière la plus ouverte, oralement, par écrit et même en chaire , qu'ils affirment à maintes reprises et prétendent audacieusement que
"tous les évêques, en tant que successeurs des Apôtres, ont reçu du Christ un pouvoir égal de gouverner l'Église, et qu'il ne réside pas seulement dans le Pontife romain, mais dans l'épiscopat entier; bien plus, le Christ aurait voulu que l'Église soit administrée à la manière d'une république, (...)
[quote="Pierre-Antoine"][quote="J R"]Bonjour,
Je vois qu'effectivement il y a eu une autoproclamation immédiate de Saint Concile.
Les conciles antèrieurs avaient-ils aussi ce qualificatif ?
Ceci est il normal dans l'Eglise ou c'est un qualificatif récent ?
Pour la collégialité, avez vous une réponse ?
Merci
J R[/quote]
Il est probable que tous les conciles d'églises locales n'ont peut-être pas été proclamés comme de saints conciles. En revanche, pour ce qui concerne ceux de l'Eglise universelle, je ne vois pas comment il peuvent ne pas être saints : [b]l'Eglise universelle réunie au travers de ces évêques en concile sous la direction de l'esprit saint, devrait quand même être saints[/b].
[b]Par ailleurs les conciles qui on résolu le schisme d'occident se sont appuyés sur la collégialité des évêques contre le Pape et l'anti-pape pour s'imposer[/b]. Alors peut-être que l'énonciation de la collégialité des évêques est une production du concile Vatican II, mais c'est une pratique présente dans l'Eglise bien avant ce concile. (d'ailleurs le principe de concile repose sur la collégialité... le premier étant celui de Nicée..., sans parlé de la collégialité au sein des apôtres que l'on peu voir dans les actes des apôtres).[/quote]
Bonjour, ;)
Pour qu'un concile soit "saint" il faut la présence du Pontife ou de son légat, de plus le Pontife doit ratifier les décisions.
Pour le schisme d'occident, je crois qu'il n'est pas tout à fait juste de dire que la "collégialité des évêques" s'est imposée contre le Pape.
[b]Cette assemblée de Pise ne pouvait pas avoir l'autorité d'un concile général, et n'est ordinairement considérée que comme un effort de la chrétienté, pour rétablir dans l'Église l'unité de fait, comme on la reconnaissait de droit.[/b] Le but qu'on s'y proposait était certainement noble et pur ; [b]malheureusement la convocation n'avait pas été faite par l'autorité compétente, par le Pape ; il n'y avait pas de légats pontificaux, et beaucoup d'évêques refusèrent, pour cette raison, d'y assister[/b]. C'était une assemblée acéphale, irrégulière, et dont les actes ne reçurent d'autre sanction que celle d'Alexandre V. Or l'autorité de ce troisième Pape était pour le moins aussi douteuse que celle de l'assemblée qui l'avait élu. [b]Donc, bien que le concile de Pise fût la réunion d'efforts généreux pour le plus grand bien de l'Église, il n'eut pas pourtant le pouvoir de réprimer le terrible incendie, qui exerçait tant de ravages, depuis trente ans, et il n'a jamais joui d'une autorité incontestable dans l'Église[/b].
Dans la XIVe session, Grégoire XII, ( pape légitime) par l'entremise de son légat, commença par convoquer le concile, qu'il ne regardait pas auparavant comme légitime, et [b]abdiqua librement [/b]entre les mains de l'empereur Sigismond.
Le Siège Apostolique ne pouvant être jugé par personne, en aucun cas les évêques n'avaient autorité sur le Pontife légitime.
Pour la collégialité, le pape Grégoire XVI dans "Cum in Ecclesia" enseigne et confirme la doctrine de la Sainte Église.
(...) Ce n'est pas en cachette ou secrètement, ni avec des périphrases, mais de la manière la plus ouverte, oralement, par écrit et même en chaire , qu'ils affirment à maintes reprises et prétendent audacieusement que [b]"tous les évêques, en tant que successeurs des Apôtres, ont reçu du Christ un pouvoir égal de gouverner l'Église, et qu'il ne réside pas seulement dans le Pontife romain, mais dans l'épiscopat entier; bien plus, le Christ aurait voulu que l'Église soit administrée à la manière d'une république[/b], (...)