par coeurderoy » sam. 31 juil. 2010, 7:14
Hier, allant chercher un fiston qui arrivait en gare de Montparnasse, je suis tranquillement descendu jusqu'à la Seine depuis la gare du Nord - j'essaie toujours d'emprunter de nouveaux itinéraires et de découvrir des quartiers jusqu'alors inconnus. Messe à Notre-Dame des Victoires, galerie Vivienne, jardin du Palais-Royal, Tuileries où j'ai traversé la Seine par le Pont Royal : le panorama sur la pointe de la Cité avec les monuments emblématiques du Vieux Paris m'émeut toujours : on distingue la tour Saint-Jacques, Saint Gervais derrière l'Hôtel-de-Ville, la Conciergerie, la flèche de la Sainte-Chapelle, les tours de Notre-Dame, la Coupole, le tout dans une lumière blonde qui est comme l'action de grâce de la Seine à la ville de sainte Geneviève...
J'avais du temps pour découvrir une partie de la rive gauche entre rue des Saints-Pères et quartier du Cherche-Midi...Rue de Verneuil, près du quartier des antiquaires, les beaux hôtels impriment leur noblesse à la rue, presque provinciale. Certaines dames dames croisées appartiennent de toute évidence à la gentry des ambassades...
Tout-à-coup je tombe sur un mur entièrement taggé-graffé : bigre c'est le genre de décor urbain qui couvre entièrement les zones de non droit aux alentours du Stade de France, dans le 9-3 (comme on y dit, histoire d'éviter de prononcer "Saint Denis"...).
Bref, partout un Paris nettoyé, soigné, ravalé, fléché et embourgeoisé pour les touristes : alors pourquoi cette affreuse verrue dans une rue calme et douillette comme un salon Louis XV ?
Eh bien j'ai deviné (tout-de-même, catho mais pas si c..) en apercevant "l'icône" incontournable offerte à la vénération du passant : Serge Gainsbourg : mais oui, suis-je bête, c'est vrai que comme tous ceux qui crachent dans la soupe et se piquent

de dénigrement sociétal, ce Grand Bourgeois vivait dans le noble faubourg... tout près des hôtels aristocratiques - devenus ministères - où "les Lumières" s'assemblaient vers 1770 pour refaire le monde... Montand et Signoret, dans l'attente du Grand Soir, n'habitaient-ils pas eux-mêmes place Dauphine ? Paris mondain tient dans un mouchoir de poche mon Gilles !
Passé le mur hideux à la gloire du héros amateur de Gitanes, j'étais en terrain
germanopratin et, franchi le boulevard saint Germain, je suis tranquillement remonté vers Montparnasse par les rues du Dragon et Notre-Dame-des-Champs.
Une balade reposante dans les allées du cimetière Montparnasse m'a permis quelques méditations sur la fugacité des gloires mondaines et la brièveté de nos jours...Que de tombeaux pompeux où s'affichent décorations militaires, titres officiels et autres marottes qu'on tente d'arracher à l'oubli et d'offrir à l'admiration du badaud... Pas beaucoup de signes chrétiens sur les tombes récentes, mais aussi de bonnes vieilles tombes, simples et émouvantes, où se devine l'amour de Dieu dans l'histoire d'une famille : "Aimez vous les uns les autres comme je vous ai aimés"...
Oui Paris reste très beau, riche, excitant par le nombre de souvenirs d'art, d'histoire et de culture qu'il offre au promeneur mais, Seigneur, que de quartiers populaires à jamais évanouis...
J'avais 18 ans lorsqu'à l'été 75 je découvrais la capitale pour la première fois et toute une ambiance bon enfant, légère, joyeuse a déserté depuis pas mal d'arrondissements encore "accessibles" au simple mortel au profit de rues mornes et glaciales envahies de magasins d'art, de téléphonie, de fringues ou de mal-bouffe...
http://www.google.fr/imgres?imgurl=http ... CBkQ9QEwAA
http://dictionnaire.reverso.net/francai ... manopratin
Notre culture éblouit le monde
http://video.mail.ru/mail/mersimv/1545/1546.html
Hier, allant chercher un fiston qui arrivait en gare de Montparnasse, je suis tranquillement descendu jusqu'à la Seine depuis la gare du Nord - j'essaie toujours d'emprunter de nouveaux itinéraires et de découvrir des quartiers jusqu'alors inconnus. Messe à Notre-Dame des Victoires, galerie Vivienne, jardin du Palais-Royal, Tuileries où j'ai traversé la Seine par le Pont Royal : le panorama sur la pointe de la Cité avec les monuments emblématiques du Vieux Paris m'émeut toujours : on distingue la tour Saint-Jacques, Saint Gervais derrière l'Hôtel-de-Ville, la Conciergerie, la flèche de la Sainte-Chapelle, les tours de Notre-Dame, la Coupole, le tout dans une lumière blonde qui est comme l'action de grâce de la Seine à la ville de sainte Geneviève...
J'avais du temps pour découvrir une partie de la rive gauche entre rue des Saints-Pères et quartier du Cherche-Midi...Rue de Verneuil, près du quartier des antiquaires, les beaux hôtels impriment leur noblesse à la rue, presque provinciale. Certaines dames dames croisées appartiennent de toute évidence à la gentry des ambassades...
Tout-à-coup je tombe sur un mur entièrement taggé-graffé : bigre c'est le genre de décor urbain qui couvre entièrement les zones de non droit aux alentours du Stade de France, dans le 9-3 (comme on y dit, histoire d'éviter de prononcer "Saint Denis"...).
Bref, partout un Paris nettoyé, soigné, ravalé, fléché et embourgeoisé pour les touristes : alors pourquoi cette affreuse verrue dans une rue calme et douillette comme un salon Louis XV ?
Eh bien j'ai deviné (tout-de-même, catho mais pas si c..) en apercevant "l'icône" incontournable offerte à la vénération du passant : Serge Gainsbourg : mais oui, suis-je bête, c'est vrai que comme tous ceux qui crachent dans la soupe et se piquent ;) de dénigrement sociétal, ce Grand Bourgeois vivait dans le noble faubourg... tout près des hôtels aristocratiques - devenus ministères - où "les Lumières" s'assemblaient vers 1770 pour refaire le monde... Montand et Signoret, dans l'attente du Grand Soir, n'habitaient-ils pas eux-mêmes place Dauphine ? Paris mondain tient dans un mouchoir de poche mon Gilles !
Passé le mur hideux à la gloire du héros amateur de Gitanes, j'étais en terrain [i]germanopratin[/i] et, franchi le boulevard saint Germain, je suis tranquillement remonté vers Montparnasse par les rues du Dragon et Notre-Dame-des-Champs.
Une balade reposante dans les allées du cimetière Montparnasse m'a permis quelques méditations sur la fugacité des gloires mondaines et la brièveté de nos jours...Que de tombeaux pompeux où s'affichent décorations militaires, titres officiels et autres marottes qu'on tente d'arracher à l'oubli et d'offrir à l'admiration du badaud... Pas beaucoup de signes chrétiens sur les tombes récentes, mais aussi de bonnes vieilles tombes, simples et émouvantes, où se devine l'amour de Dieu dans l'histoire d'une famille : "Aimez vous les uns les autres comme je vous ai aimés"...
Oui Paris reste très beau, riche, excitant par le nombre de souvenirs d'art, d'histoire et de culture qu'il offre au promeneur mais, Seigneur, que de quartiers populaires à jamais évanouis...
J'avais 18 ans lorsqu'à l'été 75 je découvrais la capitale pour la première fois et toute une ambiance bon enfant, légère, joyeuse a déserté depuis pas mal d'arrondissements encore "accessibles" au simple mortel au profit de rues mornes et glaciales envahies de magasins d'art, de téléphonie, de fringues ou de mal-bouffe...
http://www.google.fr/imgres?imgurl=http://www.routard.com/images_contenu/communaute/photos/publi/004/pt3596.jpg&imgrefurl=http://www.routard.com/photos/paris/3597-la_maison_de_serge_gainsbourg.htm&h=339&w=450&sz=96&tbnid=HM2CThJwE9yeLM:&tbnh=96&tbnw=127&prev=/images%3Fq%3Dgainsbourg%2Bverneuil&hl=fr&usg=__mDtma4vXwyfTj_uCFNKH0OJBiSg=&sa=X&ei=jKtTTPG5JY6M0gSDpKT0Ag&ved=0CBkQ9QEwAA
http://dictionnaire.reverso.net/francais-definition/germanopratin
Notre culture éblouit le monde :-D :-D :-D http://video.mail.ru/mail/mersimv/1545/1546.html