par Raistlin » mar. 17 août 2010, 9:10
touriste a écrit :Vive les négociations entre Etats !
Heureusement que le Vatican est toujours un Etat souverain ... (et donc à ménager)
Non, ce n'est pas seulement ça. S'il s'agit de l'affaire à laquelle je pense, c'est que l'avocat des plaignants s'est rendu compte qu'on ne pouvait rendre le Vatican responsable.
Un article sur le sujet :
http://www.koztoujours.fr/?p=8373
koztoujours a écrit :Cela n’a pas été l’opinion de l’avocat des plaignants. Les plaignants ont abandonné les poursuites, considérant que ce refus de la Cour Suprême de se prononcer confirmait un état du droit qui ne leur permettait pas de poursuivre le Vatican. En six ans de procédure, donc, et malgré les facilités ouvertes en droit américain, malgré la bonne volonté des medias et du New York Times en particulier, ils n’ont pu trouver les éléments de fait leur permettant de confirmer l’a priori qui servait de base à leur action. Malgré même le renfort d’Hans Küng, odieusement appliqué à citer à charge cette lettre De Delictis Gravioribus qui venait à décharge : puisque le Vatican décidait par cette lettre de centraliser la gestion de ces cas, c’est qu’a contrario elle était décentralisée avant.
Non, ils n’ont pas d’éléments pour démontrer une prétendue politique concertée depuis le Vatican pour imposer le silence sur les cas d’abus.
Ils ont abandonné aussi devant l’ancienneté des faits. C’est qu’à l’image de la quasi-totalité des affaires qui ont fait la brûlante actualité des derniers mois, celle-ci est vieille de plusieurs dizaines d’années. McMurry, l’avocat des plaignants l’a lui-même déclaré : « comment donc allez-vous prouver qu’en 1928, un évêque savait que le prêtre qui a abusé d’un plaignant était un pédophile ? ». En effet, en effet. Que voilà une sage observation, mais qui souligne aussi chemin faisant qu’ils agissaient sans preuve. Voilà une question qu’il fallait se poser avant : avant de vouloir impliquer le Vatican, étaient-ils seulement en mesure de prouver qu’il y a près d’un siècle, avant la seconde guerre mondiale, avant la Grande Dépression, le Vatican était informé d’un cas intervenu dans le Kentucky ? C’est que la perspective d’impliquer le Vatican était trop belle. Trop conforme à leurs préjugés.
[quote="touriste"]Vive les négociations entre Etats !
Heureusement que le Vatican est toujours un Etat souverain ... (et donc à ménager)[/quote]
Non, ce n'est pas seulement ça. S'il s'agit de l'affaire à laquelle je pense, c'est que l'avocat des plaignants s'est rendu compte qu'on ne pouvait rendre le Vatican responsable.
Un article sur le sujet : http://www.koztoujours.fr/?p=8373
[quote="koztoujours"]Cela n’a pas été l’opinion de l’avocat des plaignants. [b]Les plaignants ont abandonné les poursuites[/b], considérant que ce refus de la Cour Suprême de se prononcer confirmait un état du droit qui [b]ne leur permettait pas de poursuivre le Vatican[/b]. En six ans de procédure, donc, et malgré les facilités ouvertes en droit américain, malgré la bonne volonté des medias et du New York Times en particulier, ils [b]n’ont pu trouver les éléments de fait leur permettant de confirmer l’a priori qui servait de base à leur action[/b]. Malgré même le renfort d’Hans Küng, odieusement appliqué à citer à charge cette lettre De Delictis Gravioribus qui venait à décharge : puisque le Vatican décidait par cette lettre de centraliser la gestion de ces cas, c’est qu’a contrario elle était décentralisée avant.
[b]Non, ils n’ont pas d’éléments pour démontrer une prétendue politique concertée depuis le Vatican pour imposer le silence sur les cas d’abus.[/b]
Ils ont abandonné aussi devant l’ancienneté des faits. C’est qu’à l’image de la quasi-totalité des affaires qui ont fait la brûlante actualité des derniers mois, celle-ci est vieille de plusieurs dizaines d’années. McMurry, l’avocat des plaignants l’a lui-même déclaré : « comment donc allez-vous prouver qu’en 1928, un évêque savait que le prêtre qui a abusé d’un plaignant était un pédophile ? ». En effet, en effet. Que voilà une sage observation, mais qui souligne aussi chemin faisant qu’ils agissaient sans preuve. Voilà une question qu’il fallait se poser avant : avant de vouloir impliquer le Vatican, étaient-ils seulement en mesure de prouver qu’il y a près d’un siècle, avant la seconde guerre mondiale, avant la Grande Dépression, le Vatican était informé d’un cas intervenu dans le Kentucky ? C’est que la perspective d’impliquer le Vatican était trop belle. Trop conforme à leurs préjugés.[/quote]