Marie mère de l'Eglise

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Re: Marie mère de l'Eglise

par Olivier C » mer. 08 sept. 2010, 21:50

Salut,

On ne c'est pas un peu éloigné de la question de départ là ?

Je prends le sujet au vol, je viens donc de lire tous les posts...

Pour un individu qui entame lui même les hostilités je vous trouve bien suffisant comme donneur de leçon :
Shinran dans son message n°4 a écrit :Hé bien on dirait que je suis tombé sur le Coluche du forum
Il n'y a rien dans les propos laissés ici qui n'est déjà été dit par ailleurs. Pour répondre à un interlocuteur protestant j'avais écrit un article, sans prétention mais résumant brièvement la problématique du titre, il est ici : Θεοτόκος, à propos de Marie « Mère de Dieu »

Mais avant d'aller plus loin faudrait-il préciser ici que le terme Θεοτόκος se dit plus littéralement "accoucheuse de Dieu" ? (τόκος : action d'enfanter)

Re: Marie mère de l'Eglise

par Shinran » sam. 04 sept. 2010, 19:01

Oui malheureusement, je crois que ce sont plutôt les traditionalistes et les fondamentalistes qui sont haineux vis-à-vis des autres.

Re: Marie mère de l'Eglise

par rodrigue » sam. 04 sept. 2010, 18:36

Moi je dirai plutot que ce sont les protestants qui sont allergiques aux catholique et leurs dogmes
il faut juste faire un tour dans une église protestante ou surtout evangelique , on se demande si on adore Dieu ou si on est à la "chasse des catholiques" :(
te fache pas Shinran c'est juste un forum, même si c'est vrai que la verité fait mal parfois

Re: Marie mère de l'Eglise

par Shinran » sam. 04 sept. 2010, 1:41

Vous savez que vous êtes mignon... :clown:

En faite je comprends mieux maintenant, vous êtes tout simplement anti-protestant et vous voyez rouge dés qu'on met en doute ce que l'Eglise Catholique a pu dire au sujet d'un dogme par exemple.

Ecoutez c'est pas grave si vous n'avez pas appris à réfléchir du moment que vous vivez votre foi du mieux que vous pouvez, mais je vais peut être vous demander d'arrêter de répondre à mes remarques.
D'une part j'ai pas trop envie de rentrer dans votre jeu du plus désagréable (pourtant j'aime bien les joutes oratoires), de plus c'est pas ça qui va nous faire avancer sur la question.

Laisse donc la place à des gens ouvert au dialogue, ça vous évitera un ulcère...

Re: Marie mère de l'Eglise

par Raistlin » ven. 03 sept. 2010, 9:16

Shinran a écrit :Mais à cette question ça fait longtemps que je me casse plus la tête, je pense que le problème c'est qu'on essaie de mettre des mots sur un mystère, l'idée est très clair dans notre tête, mais en donner une définition ça c'est une autre paire de manche.
Ben oui, l'idée est tellement claire dans notre tête qu'il n'y a jamais eu aucun hérétique pour dire des âneries sur le sujet. A croire que les évêques, s'ennuyant dans leurs évêchés, n'arrêtent de se demander ce qu'ils pourraient inventer pour se divertir. :/

Franchement Shinran, vous devriez réfléchir à deux fois avant d'écrire de telles bêtises. Si l'Église a du préciser sa foi, l'expliquer, mettre des mots dessus, c'est D'ABORD parce que des hérétiques - de la même veine que les Luther, Calvin et Zwingli - ont justement commencé à dire et enseigner n'importe quoi.

Les hérésies empoisonnent l'Église depuis ses débuts, peu importe qu'elles s'appellent arianisme, monophysisme, montanisme, marcionisme, protestantisme ou sédévacantisme. Et les définitions doctrinales sont le remède adapté.

Re: Marie mère de l'Eglise

par Shinran » jeu. 02 sept. 2010, 23:52

Fée Violine a écrit :Je parlais simplement du sens du mot, pas de théologie.
Tout à fait et comme je l'ai dit vous m'avez convaincu, mais c'est parce qu'avec cela on revient à un autre problème:
Jésus est Dieu ou fils de Dieu, c'est comme si les deux étaient inconciliables.
Mais à cette question ça fait longtemps que je me casse plus la tête, je pense que le problème c'est qu'on essaie de mettre des mots sur un mystère, l'idée est très clair dans notre tête, mais en donner une définition ça c'est une autre paire de manche.

Re: Marie mère de l'Eglise

par Fée Violine » jeu. 02 sept. 2010, 23:01

Je n'ai pas dit ça! Je parlais simplement du sens du mot, pas de théologie. Dans la Bible (dans les psaumes par exemple), le mot "messie" est parfois employé pour un roi, un homme ordinaire donc. Par la suite, ce titre a été donné à Jésus, mais, comment dire, c'est pas pour ça qu'il est Dieu.
Bien sûr qu'on pourrait dire "Marie mère de Dieu le fils", mais est-ce vraiment nécessaire? Personne n'irait supposer qu'elle puisse être la mère du Père ou du Saint Esprit!
A l'époque, la formule "Marie mère de Dieu" a été mise au point dans un contexte où certains pensaient que Jésus n'était pas Dieu, il fallait donc insister sur sa divinité.
Mais (pour répondre à DA95) bien sûr qu'il est homme aussi!

Re: Marie mère de l'Eglise

par Shinran » jeu. 02 sept. 2010, 20:37

Fée Violine a écrit :C'est précisément ce que nous disons ! Sauf que vous faites erreur quand vous supposez que Messie = Dieu. Je parle uniquement du sens du mot, bien entendu. Dans la tradition juive, le Messie est un envoyé de Dieu, mais il n'est pas Dieu.
Dire "mère de Dieu" est donc plus clair que de dire seulement "mère du Christ". Car dans cette polémique, il s'agissait de réfléchir sur Jésus, pas tellement sur Marie. Il était important d'affirmer clairement que Jésus = Dieu.
Comme dirais De niro à son psy dans Maffia Blues:

"Toi...toi...toi tu es bon" :>

C'est une argumentation très convaincante, et donc je suis convaincu.

Mais, sans vouloir chercher la petite bête, on pourrait pas dire: Marie, mère de Dieu le fils? :)

Ceci dit en y repensant...vous n'êtes pas d'accord pour qu'on dise que Jésus est le messie? <:

Re: Marie mère de l'Eglise

par DA95 » jeu. 02 sept. 2010, 13:37

Bonjour Fée violine,

Faisons attention
Il ne s'agit pas seulement d'affirmer que Jésus = Dieu

Mais

D'affirmer que :
Jésus = Dieu = homme. En Jésus les deux natures existent.

Bien cordialement

Re: Marie mère de l'Eglise

par Fée Violine » mer. 01 sept. 2010, 20:36

Shinran a écrit:
De tout d'abord je ne vois pas ce qu'il y a de dégradant à dire Marie mère du Christ. Je suppose que vous avez appris au catéchisme que le terme Christ signifie l'oint, le messie. En d'autres terme le Christ est à la fois vrai homme et vrai Dieu. Reconnaitre Marie mère du Christ c'est reconnaitre qu'elle est à la fois la maman de Jésus qui est Dieu et homme à la fois.
C'est précisément ce que nous disons ! Sauf que vous faites erreur quand vous supposez que Messie = Dieu. Je parle uniquement du sens du mot, bien entendu. Dans la tradition juive, le Messie est un envoyé de Dieu, mais il n'est pas Dieu.
Dire "mère de Dieu" est donc plus clair que de dire seulement "mère du Christ". Car dans cette polémique, il s'agissait de réfléchir sur Jésus, pas tellement sur Marie. Il était important d'affirmer clairement que Jésus = Dieu.

Re: Marie mère de l'Eglise

par Cinci » mer. 01 sept. 2010, 18:11

.

Dans le feuillet paroissial : deux indulgences pour Coluche si l'auteur original de la phrase ci-dessous se reconnaît et se manifeste pour s'excuser un peu

... je vous pris d'éviter les jugements à 5 sous, cela ne vous grandit guère.

Re: Marie mère de l'Eglise

par Cinci » lun. 30 août 2010, 21:23

(suite)
C'est d'une évidence , d'ailleurs c'est pour ça que l'évêque Nestorius est rentré dans une grande discussion que cela a généré un grand concile (Ephèse au cas où l'ignorance...)
Il me semble que vous n'êtes pas dans le bonne perspective par rapport à ce qui peut bien provoquer le concile à Éphèse. Le motif de la réunion ne survint pas historiquement du fait qu'une partie de l'Église accusait l'autre de prendre Marie pour la source de la Trinité. Il n'y avait pas certains évêques dans tout leurs émois parce que des prêtres enseignaient tout à coup que Marie serait une divinité.

Nestorius avait un souci qui lui était propre et qui découlait de ses considérations sur le Verbe en lien à la nature humaine. Mais la réflexions de Nestorius s'inscrivait dans un contexte plus large de débats théologiques du temps, dans un moment un peu flottant où tout n'était pas encore réglé dogmatiquement sur cette question de la nature du Christ. Au temps de Nestorius, l'Église cotôyait encore des individus fort capables de nier, de diminuer, de contourner idéologiquement aussi bien l'incarnation du Verbe que la divinité en plein sens du mot pour Jésus lui-même. En fait, c'est le scandale de l'incarnation sur le plan de la raison : c'était ça le problème. On est dans un contexte alors où la crise de l'arianisme est encore chaude.

La solution dogmatique portant alors sur la naissance de Jésus vise alors à verrouiller toute tentative ultérieure à vouloir nier la divinité réelle de Jésus, et puis de l'homme-Jésus. Globalement, l'Église n'est pas intéressée à s'enferrer dans des problèmes de double-Jésus, d'apparence, d'illusion ou de semblance. Ce que l'on ne veut pas : c'est l'histoire de l'homme qui devint Dieu. L'idée que Jésus serait au départ étranger à la nature divine. On refuse ça. Donc, appuyer sur la maternité divine de Marie vise à contrer une avenue de négation touchant la personne même du Christ. Et, par le fait même, il en fait révérer davantage sa mère; c'est sûr. Mais l'objectif premier et principal reste tout de même de sauvegarder correctement l'appréhension du mystère de la personne de Jésus. C'est que l'idée de Nestorius n'apparaît pas pour être une barrière ou une défense suffisamment efficace contre les fameuses hérésies voisines.

[...]

Le comportement d'un Cyrille peut sembler a posteriori avoir été assez vicieux, peut même l'avoir été en fait. Possible. Il n'en veut pas dire pour autant que c'est lui qui aurait dû avoir tort sur le fond. Le comportement des évêques de l'époque pourrait sembler avoir été inélégant pour vrai, drastique, pour un Nestorius et qui aura vu sa ligne d'orientation être rejetée. Mais faut voir aussi que «la question de Dieu» était vu comme une chose assez vitale à l'époque.

Est-ce Nestorius , Cyrille et bien d'autre n'ont pas le défaut de vouloir mettre des mots sur l'inexplicable?
Un défaut ?

C'est que si les «Nestorius, Cyrille et bien d'autres» ne mettent pas de mots sur l'inexplicable, d'autres vont le faire pour eux. L'Église n'a pas le plein contrôle sur ce qu'elle pourrait ou ne pourrait pas faire. Elle est insérée dans une société et dans laquelle la parole existe, les mots être charriés comme idées ou concepts. Il vient toujours un temps où les évêques sont forcés ou pressés comme de sorte qu'il leur faille bien s'exprimer.

Auparavant :
... je pense que c'est une question impossible pour l'homme, comment pourrions-nous le savoir. De plus, je pense pas que cela soit un élément essentiel pour la foi.
La formulation dogmatique est sortie elle-même comme d'un long processus historique d'équarissage. Il y a de l'humanité en elle, du négatif et de l'empirique. Elle ne sera jamais parfaite non plus, et n'ambitionne jamais de connaître en totalité le ''comment ça marche ?'' Elle se contente d'orienter dans la bonne direction. C'est comme pour la Trinité. Personne n'a jamais prétendu savoir comme d'expérience le comment et la façon par laquelle Dieu peut être un et comme trois en même temps. Oui, ce n'est certainement pas comme l'horloger suisse va savoir comment fonctionne le coucou régulier.

La formulation dogmatique aussi imparfaite soit-elle fini par être nécéssaire, à cause des difficultés pour la paix de l'Église qui surgissent en son absence. Et la notion de paix est une chose assez essentielle pour l'Ekklesia. Comprendre : dans le sens où l'apôtre le disait.

Quand il manquerait un dogme nécéssaire entre Paul de Tarse, Timothée et Alexandre le forgeron : il en crée de ''beaux'' problèmes dans le sein même de l'Église. Cette nécéssité provient à la fois des Écritures et des opposants (agitateurs, trubliones, obstinés pour l'être dans l'erreur, etc). On pourrait rajouter peut-être : des défis nouveaux pouvant toujours apparaître suite à l'état de la culture dans le monde et qui, par suite, poserait un sérieux problème ou une difficulté importante pour la réception correcte de la même foi de toujours. Quand la moitié de l'Église en viendrait à être déboussolée ...

Re: Marie mère de l'Eglise

par Raistlin » lun. 30 août 2010, 18:50

Shinran a écrit :Oui j'ai reconnu que ce raisonnement tient tout à fait la route, mais le problème c'est que l'appellation risque parfois à mener à des dérives.
Vous m'excuserez mais ça ne conduit à des dérives que chez ceux qui sont insuffisamment formés mais pourtant suffisamment orgueilleux pour se mettre à parler de ce qu'ils ne comprennent pas. Faut-il édulcorer la Vérité sous prétexte qu'un minimum de formation intellectuelle est nécessaire pour la comprendre ? Mais alors nous voilà contraints de renoncer à toute Science !

Prenons un exemple : la Trinité. Voilà sans aucun doute le la vérité le plus sublime, la plus inspirante... et la plus complexe ! Hé bien, je suis heureux que l'Église n'y ait jamais renoncé sous couvert d'une simplification aussi douteuse qu'illégitime.

Cordialement,

Re: Marie mère de l'Eglise

par Shinran » lun. 30 août 2010, 18:37

DA95 a écrit :il refuse que l’on dise de Marie qu’elle est « mère de Dieu » (Theotokos), puisque la nature divine ne peut pas naître d’une femme.
Quelque part je me demande s'il a vraiment tord, mais surtout je pense que c'est une question impossible pour l'homme, comment pourrions-nous le savoir. De plus, je pense pas que cela soit un élément essentiel pour la foi.

Est-ce Nestorius , Cyrille et bien d'autre n'ont pas le défaut de vouloir mettre des mots sur l'inexplicable?
Raistlin a écrit :Ainsi, Jésus est Dieu, Marie est le mère de Jésus, donc Marie est la mère de Dieu.
Oui j'ai reconnu que ce raisonnement tient tout à fait la route, mais le problème c'est que l'appellation risque parfois à mener à des dérives.

Re: Marie mère de l'Eglise

par DA95 » lun. 30 août 2010, 14:59

Bonjour Shinran,

Il me semble en vous lisant que quelques précisions sur le Nestorisme sont nécessaires.

Nestorius est de l’école d’Antioche. Cette école développe une christologie dite « d’en bas » en s’appuyant sur la fin du verset de Jn1,14 : « et il habita parmi nous ». L’union du divin et de l’humain en Jésus est alors décrite comme l’habitation du Verbe dans un homme qu’il a assumé. En opposition du couple Logos-sarx (Verbe – chair) qui est utilisé dans l’école d’Alexandrie, l'école d'Antioche utilise le couple Logos-anthropos (Verbe – homme). La force de ce schéma Logos-anthropos est de distinguer très nettement les natures divine et humaine. Puisque les natures sont bien distinguées, cette approche permet à la fois de mettre en relief les actes humains du Christ, y compris dans l’accomplissement du salut, et à la fois de préserver l’impassibilité divine.

A cause de l’impassibilité divine, Nestorius refuse le principe de la communication des idiomes de l’école d’Alexandrie. Attribuer au Verbe ce qu’endure le Christ dans sa nature humaine (souffrance, faim, passion…) lui semble mettre en péril l’impassibilité de la nature divine (c’est-à-dire le fait que la nature divine n’est pas sujette au changement). Par exemple, il refuse que l’on dise de Marie qu’elle est « mère de Dieu » (Theotokos), puisque la nature divine ne peut pas naître d’une femme. Pour lui, on peut seulement dire qu’elle est « mère du Christ ». Il est si soucieux de distinguer les deux natures dans le Christ qu’il radicalise l’approche de l’école d’Antioche. Il pose en effet 2 hypostases (ou personnes) dans le Christ qui coïncident uniquement dans leur apparence, en un prosopon commun . Cela conduit à un vis-à-vis dans le Christ d’un sujet divin qui apparaît en un sujet humain, tel un autre dans un autre, comme si la Personne divine du Verbe se portait à la rencontre d’une personne humaine déjà pleinement constituée et subsistante. L’hérésie de Nestorius s’appelle le nestorianisme.

C'est pour cela que Nestorius est formellement condamné au Concile d’Ephèse (431), qui commence par réaffirmer l’autorité du Concile de Nicée (325) et montre comment le Credo de Nicée ne classe pas les caractéristiques ou les actes du Christ selon ses deux natures, mais les attribue au seul Seigneur Jésus-Christ : « je crois en un seul Seigneur Jésus-Christ… ».
Ensuite, le Concile consacre la formule « d’union selon l’hypostase » de saint Cyrille d’Alexandrie : « nous affirmons que le Verbe, en s’unissant selon l’hypostase à une chair animée par une âme rationnelle , est devenu homme d’une manière inexprimable et incompréhensible et qu’il a été appelé Fils de l’homme ; cette union n’est due ni à la volonté ni au bon plaisir seulement ; elle ne s’est pas faite en assumant un prosopon seulement . Et bien que les natures, réunies par une véritable unité, soient différentes, d’elles deux résulte un Christ et un Fils ; non que l’union ait supprimé la différence des natures, mais parce que la divinité et l’humanité ont constitué pour nous, par cette rencontre inexprimable et mystérieuse en l’unité, un seul Seigneur, Christ et Fils » (cf. Concile d’Ephèse, Dumeige n°294, p.185.)
Enfin, en réponse à Nestorius et grâce à la théorie de l’union hypostatique dont découle la communication des idiomes qui permet d’attribuer au Verbe divin les propriétés de la nature humaine du Christ, Marie est déclarée « mère de Dieu » : « Ce n’est pas que d’abord un homme ordinaire soit né de la Sainte Vierge et que sur lui, ensuite, le Verbe soit descendu, mais nous disons que, sorti du sein maternel uni à la chair, il a accepté une naissance charnelle comme la sienne propre… Ainsi les saints pères n’hésitèrent pas à appeler la Sainte Vierge : mère de Dieu » (cf. ibid).

Le concile de d'Ephèse affirme fortement l’unité du Christ, l’union dans le Christ des deux natures. Cette union se fait selon la Personne divine du Verbe.

Bien à vous

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