C'est tout un travail de réappropriation à faire, d'autant plus difficile que Saint Thomas n'est gère à la mode en ce moment. Sauf dans les séminaires : mais chez les séminaristes c'est souvent plus un sentiment d'appartenance qui prévaux qu'une réelle connaissance de Saint Thomas.
C'est vrai, mais je suis un peu plus un tout petit plus optimiste
Trois points me semblent important :
1) Thomas d'Aquin dure, sa théologie est solide, extrêmement solide, à tel point que quoique l'on fasse il est toujours là, toujours très étudié, malgré qu'il n'y a pas une période après sa mort qui ne fut pas dure à son égard.
2) Il y a un renouveau des études thomistes depuis le milieu du XXe siècle qui est tout à fait réjouissant car à la fois extrêmement honnête (loin de la "rigidité" des études "traditionnelles" du XIXe, ou des libertés foncièrement malhonnête prises à la même époque par les "progressistes"), et dévoilant plein de choses "nouvelles" dont vous êtes vous-mêmes le porte parole (et sans doute Étienne Gilson est-il un peu le maître de tout ce renouveau).
3) Sa pensée intéresse à nouveau les philosophes, et ça ça n'est pas rien ! Thomas d'Aquin à l'agrégation de philosophie c'est un événement !
Un quatrième :
Le mouvement "oecuménique "Radical Orthodoxy" est, à mon avis, l'un des mouvements intellectuel les plus important du siècle, et peut-être de toute la modernité (dans la continuité des Lubac, Balthazar etc.). Qu'il soit franchement thomiste est hautement significatif.
Qu'il soit très occupé par la liturgie l'est tout autant.
Et c'est là que nous retrouvons... Joseph Ratzinger !
J'ai le sentiment que nous sommes en train de connaître un renouveau de la théologie et de la liturgie, les prémisses d'une réponse franche et puissante à la modernité qu'aucune autre religion n'est aujourd'hui franchement capable.
Soyons clair, le monde musulman est tiraillé entre un traditionalisme de plus en plus sclérosé, et une sécularisation mortifère.
Le monde juif se contente de ses traditions et de sa théologie classique.
Idem pour le bouddhisme, qui en plus de se contenter de se reposer sur ses acquis ne crains pas de se présenter comme une religion "bisounours" au monde occidental au risque de perdre son âme.
Le monde protestant n'arrive à sortir de l'impasse que vit le monde musulman que par le mouvement évangélique qui ne s'appuie sur rien, fait table rase de tout, et fait bien souvent preuve d'une connaissance au mieux médiocre au pire inexistante de la théologie.
Le monde orthodoxe me semble globalement être dans la même situation que les juifs, bien que quelqu'un comme Cyril de Smolensk soit porteur d'espoir sur le point qui nous occupe.
Mais bien évidemment, tout cela n'est qu'un sentiment et je suis persuadé que les connaisseurs de toutes ces religions peuvent me reprendre

[quote]C'est tout un travail de réappropriation à faire, d'autant plus difficile que Saint Thomas n'est gère à la mode en ce moment. Sauf dans les séminaires : mais chez les séminaristes c'est souvent plus un sentiment d'appartenance qui prévaux qu'une réelle connaissance de Saint Thomas.[/quote]
C'est vrai, mais je suis un peu plus un tout petit plus optimiste ;)
Trois points me semblent important :
1) Thomas d'Aquin dure, sa théologie est solide, extrêmement solide, à tel point que quoique l'on fasse il est toujours là, toujours très étudié, malgré qu'il n'y a pas une période après sa mort qui ne fut pas dure à son égard.
2) Il y a un renouveau des études thomistes depuis le milieu du XXe siècle qui est tout à fait réjouissant car à la fois extrêmement honnête (loin de la "rigidité" des études "traditionnelles" du XIXe, ou des libertés foncièrement malhonnête prises à la même époque par les "progressistes"), et dévoilant plein de choses "nouvelles" dont vous êtes vous-mêmes le porte parole (et sans doute Étienne Gilson est-il un peu le maître de tout ce renouveau).
3) Sa pensée intéresse à nouveau les philosophes, et ça ça n'est pas rien ! Thomas d'Aquin à l'agrégation de philosophie c'est un événement !
Un quatrième :
Le mouvement "oecuménique "Radical Orthodoxy" est, à mon avis, l'un des mouvements intellectuel les plus important du siècle, et peut-être de toute la modernité (dans la continuité des Lubac, Balthazar etc.). Qu'il soit franchement thomiste est hautement significatif.
Qu'il soit très occupé par la liturgie l'est tout autant.
Et c'est là que nous retrouvons... Joseph Ratzinger !
J'ai le sentiment que nous sommes en train de connaître un renouveau de la théologie et de la liturgie, les prémisses d'une réponse franche et puissante à la modernité qu'aucune autre religion n'est aujourd'hui franchement capable.
Soyons clair, le monde musulman est tiraillé entre un traditionalisme de plus en plus sclérosé, et une sécularisation mortifère.
Le monde juif se contente de ses traditions et de sa théologie classique.
Idem pour le bouddhisme, qui en plus de se contenter de se reposer sur ses acquis ne crains pas de se présenter comme une religion "bisounours" au monde occidental au risque de perdre son âme.
Le monde protestant n'arrive à sortir de l'impasse que vit le monde musulman que par le mouvement évangélique qui ne s'appuie sur rien, fait table rase de tout, et fait bien souvent preuve d'une connaissance au mieux médiocre au pire inexistante de la théologie.
Le monde orthodoxe me semble globalement être dans la même situation que les juifs, bien que quelqu'un comme Cyril de Smolensk soit porteur d'espoir sur le point qui nous occupe.
Mais bien évidemment, tout cela n'est qu'un sentiment et je suis persuadé que les connaisseurs de toutes ces religions peuvent me reprendre :)