par Théophane » lun. 08 nov. 2010, 14:26
Il est vrai que j'aurais dû citer la phrase dans son contexte, qui est le suivant :
Ce n'est pas en menant cette vie de désordre qu'ils en sont pour autant plus hommes ou plus femmes. Pour qui raisonne de la sorte, on voit bien que les personnes idéales, ce sont les prostituées, les invertis, les dégénérés..., ceux dont le coeur reste pourri et qui ne pourront entrer dans le Royaume des Cieux. (Sillon, n° 848).
Je me suis sans doute mal exprimé, et je suis bien entendu d'accord avec vous sur ce point : nous devons aimer sincèrement et profondément chaque personne humaine, qui est créée à l'image de Dieu. En revanche, nous ne pouvons pas toujours aimer leurs actions. Certaines sont mauvaises et doivent être désapprouvées.
Saint Paul lui-même n'hésite pas à parler clairement : "Ne savez-vous pas que ceux qui commettent l'injustice ne recevront pas le royaume de Dieu en héritage ? Ne vous y trompez pas : les débauchés, les idolâtres, les adultères, les dépravés et les pédérastes, les voleurs et les profiteurs, les ivrognes, les diffamateurs et les escrocs, ne recevront pas le royaume de Dieu en héritage." (1 Corinthiens 6, 9). Par conséquent, saint Josémaría ne fait que citer l'Écriture Sainte, qui faisait d'ailleurs partie intégrante de sa vie. Il médita sur chaque verset du Nouveau Testament et ses écrits sont toujours émaillés de références bibliques. C'est lui qui encouragea un travail universitaire qui aboutit à une édition commentée des Évangiles. C'est lui qui établit que les membres de l'Opus Dei liraient le Nouveau Testament cinq minutes chaque jour.
Je n'ai pas l'habitude de parler en des termes violents, mais je ne crois pas que ce soit un manque de charité d'appeler les personnes par les noms qui désignent ce qu'elles font : les homosexuels sont des homosexuels, les adultères sont des adultères, les assassins sont des assassins... Il ne tient qu'à eux de ne plus l'être, par une lutte constante et avec l'aide de Dieu sur laquelle nous pouvons toujours compter.
Nous, qui essayons d'aimer Dieu malgré nos imperfections et qui sommes souvent infidèles, nous n'avons le droit de juger personne ; mais constater objectivement une situation ne signifie aucunement que l'on méprise les personnes qui, par leur faute, s'y trouvent.
Je tiens aussi à préciser que cette citation n'est guère représentative de la pensée de saint Josémaría. Il a écrit plusieurs livres et prononcé de nombreuses homélies, et il est sans aucun doute bien plus intéressant de les lire en entier. Pour ma part, je me sers presque tous les jours de Chemin pour ma prière personnelle.
Il est vrai que j'aurais dû citer la phrase dans son contexte, qui est le suivant :
[i]Ce n'est pas en menant cette vie de désordre qu'ils en sont pour autant plus hommes ou plus femmes. Pour qui raisonne de la sorte, on voit bien que les personnes idéales, ce sont les prostituées, les invertis, les dégénérés..., ceux dont le coeur reste pourri et qui ne pourront entrer dans le Royaume des Cieux. ([u]Sillon[/u], n° 848).[/i]
Je me suis sans doute mal exprimé, et je suis bien entendu d'accord avec vous sur ce point : nous devons aimer sincèrement et profondément chaque personne humaine, qui est créée à l'image de Dieu. En revanche, nous ne pouvons pas toujours aimer leurs actions. Certaines sont mauvaises et doivent être désapprouvées.
Saint Paul lui-même n'hésite pas à parler clairement : "Ne savez-vous pas que ceux qui commettent l'injustice ne recevront pas le royaume de Dieu en héritage ? Ne vous y trompez pas : les débauchés, les idolâtres, les adultères, les dépravés et les pédérastes, les voleurs et les profiteurs, les ivrognes, les diffamateurs et les escrocs, ne recevront pas le royaume de Dieu en héritage." (1 Corinthiens 6, 9). Par conséquent, saint Josémaría ne fait que citer l'Écriture Sainte, qui faisait d'ailleurs partie intégrante de sa vie. Il médita sur chaque verset du Nouveau Testament et ses écrits sont toujours émaillés de références bibliques. C'est lui qui encouragea un travail universitaire qui aboutit à une édition commentée des Évangiles. C'est lui qui établit que les membres de l'Opus Dei liraient le Nouveau Testament cinq minutes chaque jour.
Je n'ai pas l'habitude de parler en des termes violents, mais je ne crois pas que ce soit un manque de charité d'appeler les personnes par les noms qui désignent ce qu'elles font : les homosexuels sont des homosexuels, les adultères sont des adultères, les assassins sont des assassins... Il ne tient qu'à eux de ne plus l'être, par une lutte constante et avec l'aide de Dieu sur laquelle nous pouvons toujours compter.
Nous, qui essayons d'aimer Dieu malgré nos imperfections et qui sommes souvent infidèles, nous n'avons le droit de juger personne ; mais constater objectivement une situation ne signifie aucunement que l'on méprise les personnes qui, par leur faute, s'y trouvent.
Je tiens aussi à préciser que cette citation n'est guère représentative de la pensée de saint Josémaría. Il a écrit plusieurs livres et prononcé de nombreuses homélies, et il est sans aucun doute bien plus intéressant de les lire en entier. Pour ma part, je me sers presque tous les jours de [i]Chemin[/i] pour ma prière personnelle.