par etienne lorant » jeu. 09 déc. 2010, 19:01
Dans son Journal, en 1969, Julien Green rapportait : "Hier un prêtre me parle des catholiques contestataires qui se figurent que le christianisme, c'est eux. Le Christ, a été, disent-ils, l'allumette qui a tout fait flamber, mais il n'est qu'un personnage historique. Reste non pas une morale, mais une philosophie politique agressive qu'on veut faire passer pour de la religion". Je me suis dit que depuis longtemps, beaucoup de chrétiens se sont fait une religion à eux, en même temps simple et pratique, qui permet de vivre un maximum des plaisirs de ce monde... en évitant de franchir les lignes d'interdiction du catéchisme. Le catholique, issu d'une famille catholique, dont les membres sont catholiques, se retrouvera aussi isolé que s'il n'avait jamais cru en rien. Tout cela est arrivé car personne n'a vraiment entretenu sa foi. J'ai entendu l'autre jour une catholique de vingt-sept ans me dire: "Tu sais, on peut considérer la vie de nos parents comme achevée". J'ai répondu, un peu ironiquement (car je les sais en bonne santé) : "Ils vont mal à ce point-là ?" Mais voici donc : la vie des autres, c'est la leur, et la mienne c'est la mienne. Je sais bien que les prêtres n'ont pas osé parler clair très souvent dans leurs homélies, mais les fidèles s'en sont vraiment bien arrangés !
Dans son Journal, en 1969, Julien Green rapportait : "Hier un prêtre me parle des catholiques contestataires qui se figurent que le christianisme, c'est eux. Le Christ, a été, disent-ils, l'allumette qui a tout fait flamber, mais il n'est qu'un personnage historique. Reste non pas une morale, mais une philosophie politique agressive qu'on veut faire passer pour de la religion". Je me suis dit que depuis longtemps, beaucoup de chrétiens se sont fait une religion à eux, en même temps simple et pratique, qui permet de vivre un maximum des plaisirs de ce monde... en évitant de franchir les lignes d'interdiction du catéchisme. Le catholique, issu d'une famille catholique, dont les membres sont catholiques, se retrouvera aussi isolé que s'il n'avait jamais cru en rien. Tout cela est arrivé car personne n'a vraiment entretenu sa foi. J'ai entendu l'autre jour une catholique de vingt-sept ans me dire: "Tu sais, on peut considérer la vie de nos parents comme achevée". J'ai répondu, un peu ironiquement (car je les sais en bonne santé) : "Ils vont mal à ce point-là ?" Mais voici donc : la vie des autres, c'est la leur, et la mienne c'est la mienne. Je sais bien que les prêtres n'ont pas osé parler clair très souvent dans leurs homélies, mais les fidèles s'en sont vraiment bien arrangés !