par Raistlin » mar. 04 janv. 2011, 10:58
Bonjour Césarine,
C'est bien joli de citer des passages d'un livre, mais ça ne fait pas non plus de mal d'avoir une réflexion personnelle et critique dessus. Balancer des citations comme on envoie des torpilles, c'est un peu facile.
Bref, pour répondre à vos "interrogations", l'Amour de Dieu est effectivement inconditionnel : il nous aime même si nous ne l'aimons pas. Mais le véritable Amour est exigeant car il veut le bien de l'autre. Si Dieu disait m'aimer mais ne voulait pas mon bien - ce qui implique de me corriger lorsque je m'égare -, il serait un menteur. On peut faire une comparaison avec l'amour d'un père ou d'une mère pour son enfant : plus ils l'aimeront, plus ils voudront son bien et plus ils essaieront de lui faire éviter les pièges de ce monde (sans l'infantiliser).
Bien sûr, Dieu se retirera de nos vies si on le rejette mais si on cherche à le connaître et à vivre avec Lui, il nous "façonnera" pour que nous soyons semblables à Lui. Imaginer l'amour comme une espèce de laxisme béat et niaisest tout sauf chrétien.
Maintenant, que dire du commandement du Christ d'aimer Dieu et son prochain. Peut-on commander d'aimer ? Bien entendu car commander n'est pas forcer. En fait, le Christ n'a jamais dit aux Hommes : vous êtes obligé d'aimer. Il leur a dit : si vous voulez me suivre et trouver le bonheur éternel, vous devez apprendre à aimer. Mais la réponse est libre, et personne n'est obligé de suivre le Christ.
Mais pourquoi le Christ fait-il de l'amour un commandement ? Hé bien tout simplement parce que Dieu est Amour et qu'il n'est pas possible de vivre en Lui sans aimer. De même, l'Homme blessé par le péché est incapable de trouver la paix et le bonheur (car originellement, l'Homme est fait par Amour et pour l'Amour), et l’amour est sa seule chance d’y arriver. C’est donc un commandement positif, non pas qui contraint mais qui libère.
Enfin, pour terminer, il est bon de rappeler que l’amour dont nous parle le Christ est tout sauf un sentiment vécu passivement, c’est un acte engageant notre liberté. Si donc aimer peut-être un choix de notre part (et ma propre expérience m’a prouvé que l’amour vrai est effectivement de l’ordre du choix libre et conscient, sans nier le sentiment mais sans l’y réduire), il est tout à fait possible de l’exiger. Mais encore une fois, nul n’est forcé de suivre le Christ…
Pour conclure, Lytta Basset ne sait pas ce qu’est l’amour chrétien. Elle parle donc de ce qu’elle ne connaît pas.
Cordialement,
Bonjour Césarine,
C'est bien joli de citer des passages d'un livre, mais ça ne fait pas non plus de mal d'avoir une réflexion personnelle et critique dessus. Balancer des citations comme on envoie des torpilles, c'est un peu facile.
Bref, pour répondre à vos "interrogations", l'Amour de Dieu est effectivement inconditionnel : il nous aime même si nous ne l'aimons pas. [b]Mais le véritable Amour est exigeant car il veut le bien de l'autre.[/b] Si Dieu disait m'aimer mais ne voulait pas mon bien - ce qui implique de me corriger lorsque je m'égare -, il serait un menteur. On peut faire une comparaison avec l'amour d'un père ou d'une mère pour son enfant : plus ils l'aimeront, plus ils voudront son bien et plus ils essaieront de lui faire éviter les pièges de ce monde (sans l'infantiliser).
Bien sûr, Dieu se retirera de nos vies si on le rejette mais si on cherche à le connaître et à vivre avec Lui, il nous "façonnera" pour que nous soyons semblables à Lui. Imaginer l'amour comme une espèce de laxisme béat et niaisest tout sauf chrétien.
Maintenant, que dire du commandement du Christ d'aimer Dieu et son prochain. Peut-on commander d'aimer ? Bien entendu car commander n'est pas forcer. En fait, le Christ n'a jamais dit aux Hommes : [i]vous êtes obligé d'aimer[/i]. Il leur a dit : [i]si vous voulez me suivre et trouver le bonheur éternel, vous devez apprendre à aimer[/i]. Mais la réponse est libre, et personne n'est obligé de suivre le Christ.
Mais pourquoi le Christ fait-il de l'amour un commandement ? Hé bien tout simplement parce que Dieu est Amour et qu'il n'est pas possible de vivre en Lui sans aimer. De même, l'Homme blessé par le péché est incapable de trouver la paix et le bonheur (car originellement, l'Homme est fait par Amour et pour l'Amour), et l’amour est sa seule chance d’y arriver. C’est donc un commandement [u]positif[/u], non pas qui contraint mais qui libère.
Enfin, pour terminer, il est bon de rappeler que l’amour dont nous parle le Christ est tout sauf un sentiment vécu passivement, c’est un acte engageant notre liberté. Si donc aimer peut-être un choix de notre part (et ma propre expérience m’a prouvé que l’amour vrai est effectivement de l’ordre du choix libre et conscient, sans nier le sentiment mais sans l’y réduire), il est tout à fait possible de l’exiger. Mais encore une fois, nul n’est forcé de suivre le Christ…
Pour conclure, Lytta Basset ne sait pas ce qu’est l’amour chrétien. Elle parle donc de ce qu’elle ne connaît pas.
Cordialement,