Dialogue judeo-catholique

Règles du forum
Forum de discussions entre chrétiens sur les questions ecclésiales

Répondre


Cette question vous permet de vous prémunir contre les soumissions automatisées et intensives effectuées par des robots indésirables.
Émoticônes
:?: :!: :arrow: :nule: :coeur: :) ;) :( :mal: :D :-D :oops: :cool: :/ :oui: :> :diable: <: :s :hypocrite: :p :amoureux: :clown: :rire: :-[ :sonne: :ciao: :zut: :siffle: :saint: :roule: :incertain: :clap: :fleur: :-@ :non: :cry: :bomb: :exclamation: :dormir: :wow: :boxe: :furieux: :toast: :dance: :flash:
Plus d’émoticônes

Le BBCode est activé
La balise [img] est activée
La balise [url] est activée
Les émoticônes sont activées

Relecture du sujet
   

Agrandir Relecture du sujet : Dialogue judeo-catholique

Re: Dialogue judeo-catholique

par Ren' » ven. 08 avr. 2011, 10:39

"Comment le peuple tout entier aurait-il pu être présent en un tel moment pour demander la mort de Jésus ? La réalité historique apparaît d’une manière certainement correcte en Jean et en Marc. Le vrai groupe des accusateurs est celui des cercles existant dans le Temple et, dans le contexte de l’amnistie pascale, la « masse » des partisans de Barabbas se joint à eux"
...La réaction de ma collaboratrice juive sur ces propos de Benoît XVI : http://dialogueabraham.wordpress.com/20 ... sponsable/

Re: Dialogue judeo-catholique

par ti-coz » sam. 12 mars 2011, 18:15

"...la question de vérité ultime qui sépare les juifs et les chrétiens ?».....".
Seule l'existence même de Jésus sépare les juifs des chrétiens qui, avant de l'être, était des juifs.

Les grands prêtres du Temple demandèrent "sa tête" aux romains qui ,après quelques hésitations, la leur donnèrent.

Plus tard, Rome devint le centre du christianisme et le lieu de résidence des papes.

On parle toujours de la civilisation judéo-chrétienne et on a raison. Bien peu de différence, au fond, quand on ne rentre pas dans le détail...

Re: Dialogue judeo-catholique

par Fée Violine » mar. 08 mars 2011, 18:24

roll a écrit :Voici les vraies paroles de Saint Thomas d'Aquin:
« En ce qui concerne les hérétiques, il y a deux choses à considérer, une de leur côté, une autre du côté de l’Église.
- De leur côté il y a péché. Celui par lequel ils ont mérité non seulement d’être séparés de l’Église par l’excommunication, mais aussi d’être retranchés de ce monde par la mort. En effet, il est beaucoup plus grave de corrompre la foi qui assure la vie de l’âme que de falsifier la monnaie qui sert à la vie temporelle. Par conséquent, si les faux-monayeurs ou autres malfaiteurs sont immédiatement mis à mort en bonne justice par les princes séculiers, bien d’avantage les hérétiques, aussitôt qu’ils sont convaincus d’hérésie, peuvent-ils être non seulement excommuniés mais très justement mis à mort.
- Du côté de l’Église, au contraire, il y a une miséricorde en vue de la conversion des égarés. C’est pourquoi elle ne condamne pas tout de suite, mais « après un premier et un second avertissement », comme l’enseigne l’Apôtre (Tt I 10-11). Après cela, en revanche, s’il se trouve que l’hérétique s’obstine encore, l’Église n’espérant plus qu’il se convertisse pourvoit au salut des autres en le séparant d’elle par une sentence d’excommunication ; et ultérieurement elle l’abandonne au jugement séculier pour qu’il soit retranché du monde par la mort. S. Jérôme (in Gal.) dit en effet ceci, qu’on trouve dans les Décrétales : “ Il faut couper les chairs pourries et chasser de la bergerie la brebis galeuse, de peur que tout le troupeau ne souffre, ne se corrompe, ne pourisse et périsse. Arius dans Alexandrie fut une étincelle ; mais parce qu’il n’a pas été aussitôt étouffé, son incendie a tout ravagé. ” »
Attention, je cherche pas à diabloliser qui que ce soit, simplement, avoir des propos très durs envers les hérétiques se voit dans pratiquement toute les religions, et c'est compréhensible d'une certaine manière. Lorsque l'on pense (à tord ou à raison) que l'on détient la vérité et que cette vérité est essentielle (i.e. que sa méconnaissance est au moins un danger pour le salut) alors celui qui la déforme est au minimum très mal vu.
Remarquons que st Thomas parle ici des hérétiques, et non des juifs.

Re: Dialogue judeo-catholique

par Ren' » dim. 06 mars 2011, 10:54

roll a écrit :Encore une victime de la propagande antisémite des Pranaitis et confrères
En parlant de Pranaitis, ma collaboratrice juive vient de republier ceci :
http://dialogueabraham.wordpress.com/2011/03/05/314/
...Le blog où elle avait initialement posté cet article ayant disparu, mais l'article demeurant utile (il a déjà commencé à circuler sur le net), elle a donc jugé nécessaire de le republier sous son nom.

Re: Dialogue judeo-catholique

par roll » sam. 05 mars 2011, 16:14

lmx a écrit :On dirait que pour vous l'affaire est entendue de sorte que le chrétien n'a qu'une chose à faire face à ce type de questions, c'est s'expliquer comme un accusé.
Je ne sais pas pour vous mais pour moi dans un dialogue les parties sont sur un pied d'égalité.
Non, pas du tout, c'est juste pour montrer que ce n'est pas si choquant que cela, c'est plus ou moins compréhensible.

Je suis d'accord qu'il ne faut pas s'expliquer comme un accusé. Après tout, même si des chrétiens ont parfois versé dans l'antisémitisme, nous ne sommes pas responsables de leurs comportement !

Re: Dialogue judeo-catholique

par espoir1001 » sam. 05 mars 2011, 15:38

Selon moi, mais je fais peut être erreur, il est possible que les Rabbins et bon nombre de juifs pensent que les Évangiles soient anti-juifs car ils en font une lecture de 1er degré si je peux m'exprimer ainsi. En fait selon moi le terme de juif désignait les croyants en opposition aux païens et lorsque Jésus invectivait certains juifs, il s'agissait peut-être des aristocrates. Peu de juifs savent qu'il y a le peuple juif avec un grand J et la religion juive qui est le judaïsme ; ce qui fait qu'une personne peut tout à fait être Juif et catholique.
En ce qui concerne la "Birkat aminim" il me semble qu'elle a été supprimée, du moins je l'espère, Ce qui me fait sourire malgré moi dans ce terme c'est le paradoxe entre cette prière qui est une malédiction et le terme employé de Birkat qui signifie bénédiction.

D'accord avec vous Roll pour dire que ce jeu de batailles de "Prières" est ridicule, et à la défense de Fée Violine qui lors de son premier message disait que le Rabbin avait posé de bonnes questions, il est fort possible que Bernheim a posé ces questions parce qu'il commence à avoir des doutes sur le terme de juif, ou que sachant que Jésus, Marie et les apôtres étaient juifs, il s'est dit que quelque chose n'allait pas. Je sais, mon interprétation semble puérile mais c'est la seule que j'ai en tête actuellement. Je vais essayer d'en trouver une qui le soit moins mais je ne promets rien :)


Nadine

Re: Dialogue judeo-catholique

par lmx » sam. 05 mars 2011, 14:35

Je ne vois pas le problème qu'il y a à parler de cette prière visant à chasser les premiers chrétiens de synagogues , et qui donc peut répondre à la question du rabbin sur le processus de séparation dans les premiers siècles.
Il ne s'agit pas de pointer du doigts mais d'analyser objectivement, d'autant plus que cette séparation est toujours mise sur le dos des chrétiens et de leurs évangiles "anti juif" comme cette question le laisse entendre.

On dirait que pour vous l'affaire est entendue de sorte que le chrétien n'a qu'une chose à faire face à ce type de questions, c'est s'expliquer comme un accusé.
Je ne sais pas pour vous mais pour moi dans un dialogue les parties sont sur un pied d'égalité.

Re: Dialogue judeo-catholique

par roll » sam. 05 mars 2011, 13:54

Voici les vraies paroles de Saint Thomas d'Aquin:
« En ce qui concerne les hérétiques, il y a deux choses à considérer, une de leur côté, une autre du côté de l’Église.
- De leur côté il y a péché. Celui par lequel ils ont mérité non seulement d’être séparés de l’Église par l’excommunication, mais aussi d’être retranchés de ce monde par la mort. En effet, il est beaucoup plus grave de corrompre la foi qui assure la vie de l’âme que de falsifier la monnaie qui sert à la vie temporelle. Par conséquent, si les faux-monayeurs ou autres malfaiteurs sont immédiatement mis à mort en bonne justice par les princes séculiers, bien d’avantage les hérétiques, aussitôt qu’ils sont convaincus d’hérésie, peuvent-ils être non seulement excommuniés mais très justement mis à mort.
- Du côté de l’Église, au contraire, il y a une miséricorde en vue de la conversion des égarés. C’est pourquoi elle ne condamne pas tout de suite, mais « après un premier et un second avertissement », comme l’enseigne l’Apôtre (Tt I 10-11). Après cela, en revanche, s’il se trouve que l’hérétique s’obstine encore, l’Église n’espérant plus qu’il se convertisse pourvoit au salut des autres en le séparant d’elle par une sentence d’excommunication ; et ultérieurement elle l’abandonne au jugement séculier pour qu’il soit retranché du monde par la mort. S. Jérôme (in Gal.) dit en effet ceci, qu’on trouve dans les Décrétales : “ Il faut couper les chairs pourries et chasser de la bergerie la brebis galeuse, de peur que tout le troupeau ne souffre, ne se corrompe, ne pourisse et périsse. Arius dans Alexandrie fut une étincelle ; mais parce qu’il n’a pas été aussitôt étouffé, son incendie a tout ravagé. ” »
Attention, je cherche pas à diabloliser qui que ce soit, simplement, avoir des propos très durs envers les hérétiques se voit dans pratiquement toute les religions, et c'est compréhensible d'une certaine manière. Lorsque l'on pense (à tord ou à raison) que l'on détient la vérité et que cette vérité est essentielle (i.e. que sa méconnaissance est au moins un danger pour le salut) alors celui qui la déforme est au minimum très mal vu.

Re: Dialogue judeo-catholique

par roll » sam. 05 mars 2011, 13:45

Sofia a écrit :
roll a écrit :Ou les paroles fort sympathiques de Saint Thomas d'Aquin:
Comment Thomas d'Aquin peut-il avoir écrit cela, alors qu'il était mort depuis plusieurs siècles lorsque Voltaire et Diderot sont nés ?
au temps pour moi, il s'agit d'un commentaire d'une parole de Saint Thomas :zut: Vous avez raison, j'aurais du tilter :s

Re: Dialogue judeo-catholique

par Eriluc » sam. 05 mars 2011, 13:31

Fée Violine a écrit :Mais depuis 2000 ans les juifs et les chrétiens ignorent presque tout les uns des autres, je me réjouis des efforts réciproques pour nous connaître mieux, et je ne pense pas que "la poutre" soit dans leur camp...
Bonjour,

Il y a eu des époques ou les érudits de chacune des trois religions monothéistes avait une connaissance poussée de la langue et des écrits des 2 autres et pour les juifs : Maïmonide à Cordoue par exemple.

Je croix qu'il y a aujourd'hui une fracture effectivement mais elle est plus moderne et je la situerais pour ma part à l'époque des lumières. Ce phénomène d' "ignorance inter-religieuse" me semble plutôt cyclique que constante dans l'histoire, n'étant pas historien je ne voudrais pas avancer de théorie sulfureuse, mais j'y vois plus une causalité communautariste et politique, plutôt que lié au faits religieux ou dogmatiques.

La où je vous rejoins totalement est que cette méconnaissance n'est pas unilatérale et les effort non plus.

Fraternellement

Eric

Re: Dialogue judeo-catholique

par lmx » sam. 05 mars 2011, 12:42

En plus, le vocabulaire est moderne : "génocidaire", "post-chrétien".

Re: Dialogue judeo-catholique

par Sofia » sam. 05 mars 2011, 12:16

roll a écrit :Ou les paroles fort sympathiques de Saint Thomas d'Aquin:
Pour n’avoir pas brulé vifs Voltaire, Diderot et quelques autres, l’Occident est devenu post-chrétien, impie, génocidaire : une masse de damnation ! Aimer son prochain de charité théologale, c’est avant tout vouloir son salut, nullement se rendre complice de ses fautes par faiblesse, négligence, indifférence. Quant la faute vise à l ’apostasie du peuple, il faut frapper brutalement, pour la gloire de Dieu et le salut des âmes.
Comment Thomas d'Aquin peut-il avoir écrit cela, alors qu'il était mort depuis plusieurs siècles lorsque Voltaire et Diderot sont nés ?

Re: Dialogue judeo-catholique

par roll » sam. 05 mars 2011, 11:52

Avec ce petit jeu ridicule, on peux aussi compter les innombrables fois, où l'église (ou au moins des hommes d'église), a promis l'enfer aux hérétiques...

Ou les paroles fort sympathiques de Saint Thomas d'Aquin:
Pour n’avoir pas brulé vifs Voltaire, Diderot et quelques autres, l’Occident est devenu post-chrétien, impie, génocidaire : une masse de damnation ! Aimer son prochain de charité théologale, c’est avant tout vouloir son salut, nullement se rendre complice de ses fautes par faiblesse, négligence, indifférence. Quant la faute vise à l ’apostasie du peuple, il faut frapper brutalement, pour la gloire de Dieu et le salut des âmes.

Re: Dialogue judeo-catholique

par Et.H » sam. 05 mars 2011, 10:19

lmx a écrit :L'introduction d'une prière contre les chrétiens (la "Birkat haMinim") qui fréquentaient encore les synagogues a certainement joué un rôle.
Voilà un texte qui parle de ces prières, pleines d'amour :saint: , dirigées contre nous. La conclusion me semble tout à fait judicieuse.
Plusieurs cercles juifs et des organes de presse ont réagi vivement à l’occasion de la promulgation du "Motu Proprio Summorum Pontificum" de Benoît XVI sur la Messe ancienne, en appréhendant la réintroduction de la prière pour les Juifs, celle dont le Pape Jean XXIII avait enlevé l’adjectif « perfidis ».

Certainement, peu de gens savent que les Oraisons solennelles du Vendredi Saint ont une correspondance dans la « birkat ha-minim » (bénédiction contre les hérétiques) de la liturgie juive, qui est la suivante :

« Qu’il n’y ait pas d’espérance pour les apostats ; déracine rapidement de nos jours le royaume de l’orgueil ; et périssent en un instant les nazaréniens (ndlr : les judéo-chrétiens - Nazarénisme) et les hérétiques : qu’ils soient effacés du livre des vivants, et qu’ils ne soient pas inscrits avec les justes. Béni sois-tu Yahvé qui plie les orgueilleux ».

C’est ce que récite la XII° bénédiction de la liturgie de la synagogue dans la forme primitive. Dans le Talmud babylonien plus répandu aujourd’hui, on trouve ceci :

« Afin qu’il n’y ait pas d’espérance pour les calomniateurs et les hérétiques, et que tous périssent en un instant ; que tous Tes ennemis soient détruits en un instant, et Toi, humilie-les rapidement de nos jours. Bénis es-tu Seigneur, qui brise les ennemis et humilie les orgueilleux ».

L’Oraison du Vendredi Saint dans sa version de 1962, déclare : « Nous prions aussi pour les Juifs, afin que le Seigneur notre Dieu enlève le voile de leur cœur, de manière à ce que, eux aussi, ils reconnaissent avec nous Jésus-Christ Notre Seigneur. Prions : Ô Dieu tout puissant et éternel, ne rejette pas non plus les Juifs de ta miséricorde, exauce les prières que nous t’adressons pour ce peuple aveuglé, afin qu’il admette que le Christ est la lumière de ta vérité, et sorte ainsi des ténèbres !».

La version du Missel de 1970 a été ainsi modifiée : « Prions pour les Juifs : que le Seigneur notre Dieu qui les a choisis comme premiers parmi tous les peuples pour accueillir sa Parole, les aide à progresser toujours dans l’amour de son Nom et dans la fidélité à son Alliance ». (¨Prière en silence) : « Dieu tout puissant et éternel, qui a fait tes promesses à Abraham et à sa descendance, écoute avec bienveillance la prière de ton Église, pour que le peuple aîné de ton Alliance, puisse parvenir à la plénitude de ta Rédemption ».


En comparant les formules, on note que la formule juive se sert des invectives propres à certains psaumes et textes prophétiques (par exemple le psaume 58), qui ne sont pas étrangères non plus au Nouveau Testament. La formule chrétienne de l’ancien Missel rappelle l’invitation de Saint Paul à la communauté chrétienne à prier pour tous les hommes (cf 1 Timothée 2, 1), puis pour les Juifs, et lui rappelle le caractère irrévocable de l’élection divine d’Israël (cf Romains 11, 25-26). D’après De Clerck, cette prière pourrait être « d’une grande antiquité des ‘orationes sollemnes’, ou pourrait remonter à une période où les Juifs étaient nombreux à Rome. Quand à l’oraison du nouveau Missel, le thème est le peuple d’Abraham, dépositaire des promesses divines « irrévocables », et appelé de toute façon « à la plénitude de la rédemption ». Cela a toujours été la conscience de l’Église qui, dans l’oraison, demande à Dieu de hâter la réalisation de cette promesse.

Ce n’est donc pas le cas pour nos ‘frères aînés’ de continuer à se scandaliser de la prière que les chrétiens élèvent à Dieu pour eux, quand ils devraient veiller à modifier leur prière, étant donné que, dans la première forme, et dans celle du Talmud Babylonien, la malédiction de Dieu qui ne se concilie pas avec son amour universel, n’a été enlevée
source : http://eucharistiemisericor.free.fr/ind ... 807072_bux

Re: Dialogue judeo-catholique

par Ren' » sam. 05 mars 2011, 8:58

Mersi braz !

Haut