Sept paroles de Jésus en croix

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Re: Parole sur la croix

par Epsilon » sam. 30 mars 2013, 12:57

Johnny a écrit :car l'explication théologique la plus convaincante est celle de Raistlin
Il n'y a pas "d'explication théologique" à faire/donner ... mais de dire au regard du Ps (22) à quoi correspond le "cri" de la délivrance (après celui de l'abandon) concernant ces versets de Mt ... et c'est Epsilon qui a raison ;)

Et vous me rejoignez puisque vous terminez en disant : "Donc, sur la croix, Il nous a dit : le Psaume 22 est accompli." ... je dirais même mieux qu'en disant "Tout est accompli" il ne s'agit pas uniquement du Ps (22) mais bien de toute l’Écriture.


Cordialement, Epsilon

Re: Parole sur la croix

par spk » sam. 30 mars 2013, 12:56

L'interprétation de Matthew a aussi ses mérites. Son point faible, c'est d'imaginer que Jésus sur la croix sollicite une aide, même humblement. Mais il est intéressant de retenir l'idée d'abandon. L'abandon total est l'accomplissement de la volonté du Père. Ainsi, la rédemption passerait par l'expérience de l'abandon, en laquelle il n'y aurait plus invective ni sollicitation, mais un simple "pourquoi?" reconnaissant la transcendance du mystère. Le don de soi est dépouillement, le dépouillement absolu crie vers Dieu :"Mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?".

Re: Parole sur la croix

par Johnny » sam. 30 mars 2013, 12:01

Matthew a écrit :C'est pour accentuer le sentiment d'abandon. Relisez la fin, vous verrez que petit à petit le Christ est isolé (trahison de Judas, reniement de Saint-Pierre, la foule demande barabbas, Pons Pilate se lave les mains et laisse tomber le Christ, les soldats romains humilient et battent le Christ, etc...) Jusqu'à la scène du croix où Jesus lève les yeux vers Dieu avec la peur au ventre d'être aussi abandonné par son Père même si par la suite on apprend que ce n'est pas le cas ça permet aussi de montrer que Dieu est le dernier mais aussi le meilleur refuge. Lorsqu'il lève les yeux vers Dieu, le Christ voit ce que nous voyons avec nos télescopes : l'immense univers noir, glacé et silencieux. C'est sûr qu'il y a de quoi foutre la chaire de poule. Dans la forme c'est une question mais dans le fond, c'est un appel à l'aide déchirant. Un exemple de ce type de question, lorsque pour gronder votre enfant parce qu'il joue avec ses crottes de nez vous lui criez dessus "Tu n'as pas honte ?!" vous ne lui posez évidemment pas un question mais vous l'appelez à adopter un autre comportement. Dans cette scène Jesus fait de même avec son Père (sans le gronder bien sûr, plutôt pour l'appeler à intervenir) il crie "Pourquoi m'as tu abandonné?!" sous entendu : il serait temps que tu interviennes, ce qui est écrit est accomplit. C'est une invective en quelque sorte mais sans insolence bien sûr.

Enfin c'est comme ça que je vois cette scène, je peux me tromper.
Je m'étais posé la même question, qui me déroutait également. Après quelques recherches, je pense qu' il est probable que vous fassiez une erreur d'interprétation... :) car l'explication théologique la plus convaincante est celle de Raistlin :

Jésus enseignait dans les synagogues, il connaissait parfaitement la Torah et les Psaumes.
Donc quand il cite un verset biblique, la parole doit être comprise comme ce verset, et pas seulement littéralement, comme un propos ordinaire.
Donc, sur la croix, Il nous a dit : le Psaume 22 est accompli.
Il faut donc lire ce Psaume 22, que le Christ ne pouvait pas réciter entièrement sur la Croix.

On peut également raisonner par l'absurde: avec une lecture littérale, cette Parole n'est pas "chrétienne" : le Père n'abandonne pas Le Fils, mais le Père nous donne son Fils.

Re: Parole sur la croix

par Epsilon » sam. 30 mars 2013, 9:27

Matthew a écrit :Enfin c'est comme ça que je vois cette scène, je peux me tromper.
Tt à fait c'est exactement cela ... mais le "problème" (disons l'interprétation) porte sur le deuxième "cri" et non le premier.


Cordialement, Epsilon

Re: Parole sur la croix

par Raistlin » lun. 25 mars 2013, 12:01

Epsilon a écrit :C’est pas tout à fait cela …

Car s’il y a bien un rapprochement avec le Ps (22,1) au niveau de ce qu’éprouve Jésus à cet instant qui est un sentiment de « l’abandon » de Dieu … mais après ce « cri » d’épouvante vient le « cri » de la délivrance … et pour ce qui concerne Jésus ce dernier « cri » n’est pas, ici, sa Résurrection à venir mais bien le verset (27,50) … dont le contenu se trouve en Jn (19,30) voire en Lc (23,46) à savoir : « Tout est accompli ».
Vous pouvez le voir comme ça mais ce n'est pas ce que dit le Psaume qui parle bien d'une victoire de Dieu sur les ennemis du persécuté :
Sauve-moi de la gueule du lion, tire-moi des cornes du buffle!
Alors j'annoncerai ton nom à mes frères; au milieu de l'assemblée je te louerai:
" Vous qui craignez Yahweh, louez-le! Vous tous, postérité de Jacob, glorifiez-le! Révérez-le, vous tous, postérité d'Israel!
Car il n'a pas méprisé, il n'a pas rejeté la souffrance de l'affligé, il n'a pas caché sa face devant lui, et quand l'affligé a crié vers lui, il a entendu. "
Grâce à toi, mon hymne retentira dans la grande assemblée, j'acquitterai mes voeux en présence de ceux qui te craignent.


Ce passage sonne bien comme une "résurrection", comme une victoire de Dieu. Cette victoire sera accomplie à la Résurrection du Seigneur.

Cordialement

Re: Parole sur la croix

par Epsilon » sam. 23 mars 2013, 15:55

Bonjour à tous

C’est pas tout à fait cela …

Car s’il y a bien un rapprochement avec le Ps (22,1) au niveau de ce qu’éprouve Jésus à cet instant qui est un sentiment de « l’abandon » de Dieu … mais après ce « cri » d’épouvante vient le « cri » de la délivrance … et pour ce qui concerne Jésus ce dernier « cri » n’est pas, ici, sa Résurrection à venir mais bien le verset (27,50) … dont le contenu se trouve en Jn (19,30) voire en Lc (23,46) à savoir : « Tout est accompli ».


Cordialement, Epsilon

Re: Parole sur la croix

par seba15 » sam. 23 mars 2013, 14:48

Merci, c'est plus clair maintenant. :)

Re: Parole sur la croix

par Raistlin » sam. 23 mars 2013, 14:28

Plusieurs explications existent pour expliquer ces paroles.

Un d'entre elles nécessite la connaissance des psaumes de David. En effet, Jésus reprend les premiers mots du psaume 22 (21)... psaume qui est la prière du juste persécuté et qui se termine par un cri de louange et de confiance envers Dieu pour la victoire qu'il donnera. Ainsi, en citant ces paroles, Jésus s'identifie au juste persécuté, et annonce la victoire de Dieu sur ses persécuteurs, ce qui arrivera effectivement à la Résurrection.

Cordialement,

Parole sur la croix

par seba15 » ven. 22 mars 2013, 22:16

Bonjour

Je me pose des questions sur une parole de jésus sur la croix.
Dans matthieu
"chap27: verset 46
Et vers la neuvième heure, Jésus s'écria d'une voix forte : Éli, Éli, lama sabachthani ? c'est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?"
Version de louis segond
Pourquoi jésus dit ça ? alors que dans le reste des chapitres qu'il précèdent il dit lui même que c'est une mission et qu'il doit être sacrifié pour être ressucité ensuite.
Ou alors ma version de la bible est très mauvaise ?
Si c'est le cas laquelle devrai-je utiliser ?
Comment interpréter ses paroles ?

merci

Re: Semaine Sainte : Les 7 paroles de Jésus en Croix

par ami de la Miséricorde » dim. 24 avr. 2011, 13:58

Dimanche de Pâques avec Saint Bonaventure

Septième Parole

Mon Père, je remets mon lime entre vos mains (Luc, 23)

Jésus, voie de toute droiture et porte du salut; Jésus, refuge inébranlable et protecteur de tous les hommes ; Jésus, vérité salutaire et lumière brillante des âmes ; Jésus, félicité de la vie et douceur enivrante des cœurs: alors que vous livriez les derniers combats, afin de détacher votre âme de votre corps sacré, et que vous abandonniez cette terre pour descendre aux enfers, voulant nous montrer la voie que nous devions parcourir, instruire les hommes formés d'une vile poussière, et nous faire reconnaître le défenseur en qui doivent se confier ceux que la mort environne, vous avez recommandé votre âme vénérable à votre Père très-saint et vous lui avez dit en gémissant dans un langage d'amour : Mon Père, je remets mon lime entre vos mains. Et ensuite, inclinant la tête, toujours attaché au gibet de la Croix, couvert de plaies cruelles, honteuses et injustes, vous avez rendu l'esprit. Mais en même temps vous imprimâtes à l'univers un tel frémissement que tous ceux qui furent témoins de vos tourments versèrent des larmes abondantes ; que les éléments se troublèrent, les rochers se fendirent, les sépulcres laissèrent aller leurs morts, la terre trembla,, le voile du temple se déchira, la lotie recula en arrière, le soleil se couvrit de ténèbres, le monde gémit, et la nature désolée s'écria : Hélas ! voici mon dernier jour, ou bien le Dieu qui m'a créée est à cette heure en proie aux souffrances.

Prière

O mort digne de larmes, que toute créature a pleurée !
O mort lamentable, sur laquelle les êtres insensibles se sont désolés !
Mort admirable, où les morts ont puisé la vie ;
Mort toute aimable, qui as exalté le courage des forts ;
Mort sacrée, mort glorieuse, qui as été la ruine des crimes ;
Mort pieuse, mort profitable, en qui nous avons trouvé des récompenses,
Fais que ton souvenir ne nous abandonne jamais ;
Qu'il excite notre âme et transperce en tout temps notre coeur;
Qu'il verse la lumière en nos pensées et nous dirige en toutes nos démarches ;
Qu'il nous délivre de nos fautes et nous accorde le bienfait de la vie céleste. Ainsi soit-il.


Homélie de Saint Bonaventure

LE SEIGNEUR APPARAÎT AUX TROIS MARIE

CHAPITRE LXXXVIII. Le Seigneur apparaît aux trois Marie.


Or, les trois,Marie demeurèrent là, et, regardant dans le tombeau, elles virent deux Anges qui se tenaient debout et vêtus de blanc, lesquels leur dirent :
« Pourquoi chercher parmi les morts celui qui est vivant ? » Mais elles ne firent aucune attention à ces paroles et ne reçurent, pour le moment, aucune consolation de la vue des Anges, car ce n'étaient point les Anges, mais le Seigneur des Anges qu'elles cherchaient. Deux d'entre elles, effrayées et comme hors d'elles-mêmes, se retirèrent un peu et s'assirent, accablées de douleur, à quelque distance de là. Quant à Madeleine, elle ne savait trop que faire : elle ne pouvait vivre sans son Maître, elle ne le trouvait point en ce lieu et elle ignorait où elle devait le chercher. Elle resta donc auprès du tombeau, versant des larmes. Regardant de nouveau dans le Sépulcre, car elle espérait toujours le rencontrer là où il avait été placé, elle vit les deux mêmes Anges assis qui lui dirent : « Femme, pourquoi pleurez-vous ? Qui cherchez-vous? » Et elle répondit : « Ils ont enlevé mon Seigneur, et je ne sais où ils l'ont mis. »

Voyez l'action admirable de l'amour. Il n'y a que peu de temps, elle avait entendu un des Anges lui annoncer que Jésus était ressuscité, et tous les deux lui dire qu'il était vivant, et elle ne se le rappelle plus, mais elle s'écrie : « Je ne sais où on l'a mis. » C'est l'amour qui opérait ainsi, car, comme dit Origène , son âme n'était point en elle-même, mais elle habitait où résidait son Maître. Elle ne savait penser, dire et entendre autre chose que lui. Mais pendant qu'elle pleurait de la sorte, sans s'inquiéter de ce que les Anges lui disaient, son Maître ne pouvait lui-même se refuser plus longtemps à son amour. Jésus rapporte donc à sa Mère ce qui se passe, et lui dit qu'il veut aller consoler Madeleine; ce que sa Mère agrée de tout son coeur en lui disant: Mon Fils béni, allez en paix et consolez-la, car elle vous aime beaucoup et elle a été profondément attristée de votre mort ; mais souvenez-vous de revenir vers moi. » Et l'embrassant, elle le laissa partir.

Il vint donc au tombeau, dans le jardin où était Madeleine, et lui dit : « Femme, qui cherchez-vous? Pourquoi pleurez-vous? » Mais elle, ne le reconnaissant pas encore, lui répondit comme une personne ivre : « Seigneur, si c'est vous qui l'avez enlevé, dites-moi où vous l'avez mis, et je l'emporterai. »

Considérez bien comme elle prie avec supplication et ardeur, le visage baigné de larmes, afin qu'on lui dise où est celui qu'elle cherche, car elle espérait toujours apprendre quelque chose de nouveau sur son Bien-aimé. Alors le Seigneur lui dit : « Marie ! » Et soudain, comme si elle eût recouvré la vie, le reconnaissant à la voix, elle s'écria : « Maître, vous êtes le Seigneur que je cherchais. » Pourquoi vous êtes-vous si longtemps caché à moi? » Et s'élançant à ses pieds, elle voulait les embrasser. Mais le Seigneur, afin d'élever son âme aux choses célestes, afin de lui apprendre à ne plus le chercher sur cette terre, lui dit : « Ne me touchez point, car je ne suis point encore monté à mon Père ; mais dites à mes frères de ma part : Je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » Et il ajouta : « Ne vous ai-je pas prédit que je ressusciterais le troisième jour ? Comment donc me cherchez-vous dans le sépulcre ? » Mais elle lui répondit: « Je vous assure, Maître vénéré, que la violence de votre Passion et de votre mort avait rempli mon âme d'une telle douleur que ais tout oublié, excepté votre corps inanimé et le lieu oit je l'avais enseveli. voilà pourquoi j'avais, ce matin, apporté des parfums. Bénie soit votre Magnificence qui a daigné ressusciter et revenir à nous.»

Ces deux bien-aimés demeuraient donc ensemble enivrés d'allégresse et de bonheur. Madeleine considère le Seigneur avec l'attention la plus vive, et en reçoit des réponses qui la remplissent de félicité. Maintenant, ici encore il y a une grande Pâque. Et quoique au commencement le Seigneur lui eût répondu comme nous avons vu, je ne saurais croire sans peine qu'elle n'ait satisfait son amour avant de se retirer, en baisant ses pieds et ses mains. S'il a agi ainsi d'abord, ce fut par une disposition particulière : soit que véritablement il manifestât, en cette circonstance, la volonté actuelle de son coeur, selon le sentiment commun; soit, comme je l'ai dit, qu'il voulût élever son âme aux choses célestes, selon que saint Bernard semble le penser. Au reste , on peut croire pieusement que dans cette visite si pleine d'amour et si privilégiée qu'il lui faisait, avant tous ceux dont il est parlé dans la suite, il se proposait de remplir son âme de joie et non d'y répandre le trouble. Il y a donc là un mystère et non mi refus obstiné, car le très-miséricordieux Seigneur n'est ni sévère à l'excès, ni dur, surtout envers ceux qui l'aiment.

Quelques instants après , le Seigneur se sépara d'elle en lui disant qu'il fallait aussi qu'il allât visiter les autres. Madeleine, comme altérée et comme si elle n'eût plus voulu jamais s'éloigner de lui, s'écria : « Seigneur, je le vois bien; désormais votre vie ne sera plus avec nous comme par le passé ; mais, je vous en prie, ne m'oubliez pas. Souvenez-vous, Seigneur, de quels nombreux bienfaits vous m'avez comblée, et combien vous en avez usé à mon égard avec intimité et amour. Conservez-en le souvenir, je vous en supplie, Seigneur mon Dieu. » Et Jésus lui répondit : « Ne craignez rien, ayez confiance et prenez courage : je serai toujours avec vous. » Alors, ayant reçu sa bénédiction, et Jésus-Christ se retirant, elle vient vers ses compagnes et leur raconte ce qui lui est arrivé.

Celles-ci , pleines de joie de la résurrection du Seigneur, mais attristées de ne l'avoir point vu, s'en retournèrent avec Madeleine. Mais, tandis qu'elles revenaient , avant qu'elles n'arrivassent à la porte de la ville, Jésus leur apparut en leur disant : « Je vous salue. » Et elles, heureuses au-delà de tout ce qu'on pourrait exprimer, se prosternant, embrassèrent ses pieds. Ensuite elles l'interrogent et le considèrent comme Madeleine avait fait ; et elles reçoivent des réponses qui les pénètrent de joie. Ainsi elles font une grande Pâque. Or, le Seigneur leur dit : « Allez, dites à mes frères qu'ils aillent en Galilée : c'est là qu'ils me verront, ainsi que je le leur ai prédit. »

Vous voyez que le Maître de l'humilité appelle ses Disciples ses frères. A-t-il maintenant abandonné cette vertu? Pour vous, si vous voulez avoir l'intelligence de toutes ces choses et y trouver de la consolation, rappelez-vous ce que je vous ai dit plus haut; c'est-à-dire ayez soin d'être présente d'âme comme si vous l'étiez de corps, aux lieux dont nous parlons et aux actions qui s'y accomplissent; et agissez de même pour ce que nous avons encore à dire.

Source : Abbaye Saint-Benoît

Sainte Fête de Pâques
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

Re: Semaine Sainte : Les 7 paroles de Jésus en Croix

par ami de la Miséricorde » sam. 23 avr. 2011, 2:56

Samedi Saint avec Saint Bonaventure

Sixième Parole
Tout est consommé ! (Jean, 19)

Jésus, notre rédempteur, sauveur de tous les hommes ; Jésus, noir amour, salut de ceux qui croient: alors que vous accomplissiez avec un zèle ardent par le mystère de la Croix l'oeuvre de notre rachat, afin d'être ainsi notre libérateur ; alors que vous vous soumettiez au supplice pour nous en arracher, consommant le sacrifice de votre chair et de votre sang, en même temps que le combat terrible qui devait mettre le sceau à notre paix ; terminant la course passagère de cette vie fugitive et achevant le grand acte de notre rédemption, au moment où l'heure de la mort approchait, où la vie vous abandonnait, où vous touchiez au terme de vos souffrances, et où tout allait se trouver conduit à sa fin, pour exprimer toutes choses en un mot vous vous écriâtes : Tout est consommé ! En effet, Jésus est crucifié, l'Agneau est immolé, son sang est répandu , le prix du salut est payé, le démon est vaincu, la guerre est terminée , la sentence de condamnation est détruite et l'homme est racheté.

Prière

O bon Jésus ! bonté suprême qui êtes notre justice ;
Ô vrai Jésus ! vérité souveraine qui êtes notre science;
Ô notre Jésus! charité ineffable et notre rédemption;
Ô saint Jésus ! sainteté sans tache et notre sanctification ;
Consommez en nous la grâce, consommez la justice,
Consommez notre conscience, consommez notre joie.

Saint Bonaventure
Source : Abbaye Saint-Benoît

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

Re: Semaine Sainte : Les 7 paroles de Jésus en Croix

par ami de la Miséricorde » jeu. 21 avr. 2011, 21:58

Vendredi Saint avec Saint Bonaventure

Cinquième parole
"J'ai soif" (Jean, 19)

Cinquième Parole

Jésus, dont le souvenir est si doux et dont l'amour pénètre d'ardeur; Jésus, ma tendre confiance, vous qui êtes la nourriture qui réjouit mon âme : alors qu'étendu sur l'autel de la croix, vous accomplissiez, en vous immolant, la rédemption des hommes, le monde vous contemplait nu et dépouillé comme un objet de spectacle; la terre faisait entendre contre vous un cri de mort; vos ennemis vous lançaient leurs injures; vos proches vous fuyaient ; les clous perçaient vos membres; vos nerfs se contractaient sous l'excès de la douleur; vos plaies se gonflaient ; votre sang coulait à grands flots; votre chair devenait palpitante; vos forces s'épuisaient. Alors, Seigneur, vous avez
été embrasé d'une soif dévorante, d'une soif qui languissait d'amour, d'une soif désireuse des vertus et avide de notre salut. Vous avez dit avec tendresse : J'ai soif : je désire la foi chez tous les hommes, je soupire après leur salut, et je m'offre encore à de nouveaux tourments, afin de l'obtenir.


Prière

O soif vraiment salutaire qui ne demandez que notre amour!
Ô soif intime du coeur qui brisez nos ardeurs perverses!
Faites, ô mon Dieu, que j'aie soif de vous,
Que je brûle de cette soif,
Qque je fuie la soif du mal,
Jusqu'à ce que j'arrive à la fontaine de vie,
Que je m'y désaltère,
Que j'y sois heureux pour toujours,
Et, qu'entré dans la sainte patrie,
j'y contemple mon Dieu à jamais.

Saint Bonaventure
Source : Abbaye Saint-Benoît

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

Re: Semaine Sainte : Les 7 paroles de Jésus en Croix

par ami de la Miséricorde » jeu. 21 avr. 2011, 11:57

Jeudi Saint avec Saint Bonaventure

Quatrième Parole
Eli, Eli, lamina sabachtani, c'est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'avez-vous abandonné ? (Mat, 27)

Jésus, vertu, sagesse du Père incréé ; Jésus, force et soutien de toute créature : par votre puissance admirable vous aviez multiplié les pains; avec une force non moins grande, faible enfant, vous aviez conduit l'étoile qui guidait les Mages; vous aviez rappelé les morts à la vie, vous aviez opéré des
merveilles sans nombre, vous aviez guéri les malades, vous aviez tiré le monde du néant, vous aviez chassé les démons par la terreur de votre parole, vous aviez, au jardin des Olives, renversé vos ennemis par la force de cette même parole ; et voilà que vous êtes attaché à la croix pour obéir à votre Père; voilà que vous êtes, par sa volonté, en proie aux angoisses; voilà que, pour accomplir ses ordres, vous êtes enchaîné et vous souffrez comme un Criminel, et qu'il ne vous permet point de faire usage de votre puissance pour vous soustraire aux tourments. Alors, vous inclinant sous le poids des douleurs qui vous oppressent, vous faites entendre un cri, et vous dites, en pleurant, d'une voix lamentable : Eli, Eli, lamina sabachtani, c'est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'avez-vous abandonné ?

Prière

O cri miraculeux, qui opère le salut du monde!
O coeur innocent et humble!
Vous pleurez les peines méritées par nos crimes;
La compassion m'entraîne vers vous;
Je sens que vous souffrez pour moi;
Je me prosterne devant vous,
Je mêle mes pleurs aux vôtres;
Et ces pleurs me sont avantageux :
Ils me consolent, car ils seront pour moi
Une source de récompense et de joie éternelle.
Saint Bonaventure

Source : Abbaye Saint-Benoît

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

Re: Semaine Sainte : Les 7 paroles de Jésus en Croix

par ami de la Miséricorde » mer. 20 avr. 2011, 11:38

Mercredi Saint avec Saint Bonaventure

Troisième Parole
" Femme voilà votre Fils" ; et ensuite au Disciple : " Voilà votre Mère" .

Jésus , lumière éclatante, Roi de gloire, Fils de Dieu et Fils de l'homme; Jésus, fleur de la pureté virginale, Fils de la Vierge Marie; cette Vierge très-sainte, cette Vierge accablée d'amertumes, cette Mère pleine d'amour et brisée par tant de douleurs, votre Mère bien-aimée, qui entoura votre enfance de soins si diligents, se tenait inondée de ses larmes et anéantie par ses sanglots au pied de votre croix, vous y voyait suspendu, contemplait vos tourments, et, dans l'excès de son affliction, elle semblait prête à défaillir. Mais vous, Seigneur, vous avez abaissé un regard sur cette Mère dans les pleurs, en proie à l'amertume, votre Mère vénérable, digne de la suprême béatitude; vous avez considéré votre Disciple bien-aimé, ce Disciple si digne de votre amour, Jean, le serviteur fidèle de Dieu, l'homme dont la vie est demeurée sans tache, et votre parole s'est adressée, pleine de douceur et avec un accent prophétique, à Marie et à Jean; vous avez recommandé tendrement votre Mère au Disciple, et vous avec dit :
" Femme voilà votre Fils" ; et ensuite au Disciple : " Voilà votre Mère" .

Prière

Oh ! quel changement ! quel partage inégal l quelle désolation!
Quelle tristesse profonde pour une mère,
alors que pour soutien c'est le Disciple qui lui est donné à la place du Maître,
Alors qu'au lieu de Dieu c'est un homme qui devient son appui ;
Qu'au lieu du loi, c'est un simple serviteur qui demeure à Marie !
Et moi aussi, ô Jésus ! je me recommande humblement à votre grâce,
Et je m'abandonne pour toujours à votre providence,
Afin qu'aidé des prières que la Vierge vous adressera pour moi avec amour,
Je puisse être en tout temps à l'abri des orages du péché.

Saint Bonaventure

Source : Abbaye Saint-Benoît

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

Re: Semaine Sainte : Les 7 paroles de Jésus en Croix

par Anne » mar. 19 avr. 2011, 20:38

Merci pour cette belle série de méditations, ami de la Miséricorde !

Quelle belle idée !

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