par archi » sam. 27 août 2011, 20:45
Guy a écrit :archi a écrit : Ceux-là se contentent de l'office récité en privé, peut-être même qu'il n'est pas obligatoire chez certains (pas très clair).
Bonjour Archi,
Pas tout à fait. Les ordres religieux fondés après le Concile de Trente et qui vivaient dans le monde, étaient tenus à la récitation au choeur seulement pour les heures majeures (Laudes et Vêpres).
Les Jésuites, notamment, ont complètement éliminé l'office choral
obligatoire. D'après le liturgiste américain Robert Taft, lui-même jésuite, cette obligation, tout comme une pastorale permanente:
faisait obstacle à la mobilité et à la liberté qu'Ignace souhaitait pour les entreprises apostoliques qu'il envisageait en tant que vocation pour ses religieux (Constitutions 324, 586, 588, 589). Mais cela ne signifie pas que l'attachement à l'office public serait, en quelques manière, contraire à l'esprit ignacien, ainsi qu'on le suppose parfois. Les Constitutions établissent ue les Jésuites qui "en ressentent en eux la dévotion" (selon le vocabulaire de cette époque piétiste) auront toute liberté d'y assister (586).
Par contre, le petit office de la Sainte Vierge faisait partie de l'heure quotidienne de prière imposée pendant la formation - mais c'est une récitation privée.
Taft ajoute:
Mais contrairement à ce que l'on suppose généralement, l'abolition de l'office choral dans la vie religieuse ne fut pas le fait des Jésuites. Au XVIe Siècle, se fondèrent de nouveaux ordres de clercs réguliers, juste avant ou après les Jésuites: les Théatins (1524), les Barnabites (1533), les Somasques(1534), les Clercs réguliers de la Mère de Dieu (1574), les Camilliens (1582), les Clercs réguliers mineurs (1588). Seuls, les deux premiers conservèrent l'obligation canonique de l'office choral, bien qu'en réalité, une récitation chorale simplifiée de l'office fût généralement pratiquée soit par dévotion, soit en vertu d'une prescription dans les constitutions
(source: Robert Taft s.j., "la Liturgie des Heures en Orient et en Occident", chap 18).
archi a écrit :Le clergé diocésain a depuis le Moyen-Age (je crois) l'obligation de réciter l'Office en privé. C'est toujours le cas (heures de prime et de laude seulement pour les diacres permanents).
Les heures de Prime ont été abolies en 1965, car on disait, semble-t-il, que c'était un doublon avec les Laudes.
A vrai dire, je voulais dire laudes et vêpres, mon clavier a fourché...
In Xto,
archi.
[quote="Guy"][quote="archi"] Ceux-là se contentent de l'office récité en privé, peut-être même qu'il n'est pas obligatoire chez certains (pas très clair).[/quote]
Bonjour Archi,
Pas tout à fait. Les ordres religieux fondés après le Concile de Trente et qui vivaient dans le monde, étaient tenus à la récitation au choeur seulement pour les heures majeures (Laudes et Vêpres). [/quote]
Les Jésuites, notamment, ont complètement éliminé l'office choral [b]obligatoire[/b]. D'après le liturgiste américain Robert Taft, lui-même jésuite, cette obligation, tout comme une pastorale permanente:
[quote]faisait obstacle à la mobilité et à la liberté qu'Ignace souhaitait pour les entreprises apostoliques qu'il envisageait en tant que vocation pour ses religieux (Constitutions 324, 586, 588, 589). Mais cela ne signifie pas que l'attachement à l'office public serait, en quelques manière, contraire à l'esprit ignacien, ainsi qu'on le suppose parfois. Les Constitutions établissent ue les Jésuites qui "en ressentent en eux la dévotion" (selon le vocabulaire de cette époque piétiste) auront toute liberté d'y assister (586).[/quote]
Par contre, le petit office de la Sainte Vierge faisait partie de l'heure quotidienne de prière imposée pendant la formation - mais c'est une récitation privée.
Taft ajoute:
[quote]Mais contrairement à ce que l'on suppose généralement, l'abolition de l'office choral dans la vie religieuse ne fut pas le fait des Jésuites. Au XVIe Siècle, se fondèrent de nouveaux ordres de clercs réguliers, juste avant ou après les Jésuites: les Théatins (1524), les Barnabites (1533), les Somasques(1534), les Clercs réguliers de la Mère de Dieu (1574), les Camilliens (1582), les Clercs réguliers mineurs (1588). Seuls, les deux premiers conservèrent l'obligation canonique de l'office choral, bien qu'en réalité, une récitation chorale simplifiée de l'office fût généralement pratiquée soit par dévotion, soit en vertu d'une prescription dans les constitutions[/quote]
(source: Robert Taft s.j., "la Liturgie des Heures en Orient et en Occident", chap 18).
[quote][quote="archi"]Le clergé diocésain a depuis le Moyen-Age (je crois) l'obligation de réciter l'Office en privé. C'est toujours le cas (heures de prime et de laude seulement pour les diacres permanents).[/quote]
Les heures de Prime ont été abolies en 1965, car on disait, semble-t-il, que c'était un doublon avec les Laudes. [/quote]
A vrai dire, je voulais dire laudes et vêpres, mon clavier a fourché...
In Xto,
archi.