par archi » sam. 27 août 2011, 14:05
Les problèmes soulevés ici semblent quelque peu confus.
Je ne connais pas le statut exact de l'AELF par rapport à la Conférence des Evêques de France mais il me semblait que les textes liturgiques qu'ils proposent correspondent aux traductions officielles pour la liturgie.
Sur ce il me semble utile de rappeller quelques principes de base:
- pour les célébrations en public, donc liturgiques (dans un cadre diocésain) on est censé faire usage des traductions officielles pour la liturgie.
- les communautés monastiques peuvent avoir leurs propres livres, avec leurs propres variantes quant aux rites et coutumes, et leurs propres traductions approuvées.
- pour la prière privée des laïcs qui ne sont pas tenus à la récitation de l'Office (seulement encouragés), on fait ce qu'on veut. On peut utiliser les traductions officielles, on peut utiliser des traductions officieuses, on peut utiliser des livres liturgiques anciens, on peut utiliser des offices monastiques... dans tous ces cas on prie selon la prière de l'Eglise.
On peut aussi faire un pot-pourri avec tout ça, choisir ses psaumes, enlever certains psaumes/hymnes/réponses/antiennes et en ajouter d'autres... Par contre, ça veut dire qu'on commence à faire rentrer de l'arbitraire individuel dans les choix au lieu de recevoir la prière de l'Eglise (dans une de ses multiples formes possibles), dont les choix ne sont pas parfaits non plus mais qui ont l'avantage de représenter, au minimum, une oeuvre collective de tous ceux qui ont prié avant nous. Ceci dit, il ne faut pas y voir une catastrophe non plus.
Maintenant, est-ce-que choisir une traduction non officielle est de l'"arbitraire individuel"? Il n'y a d'arbitraire que le choix. Normalement, l'approbation épiscopale devrait être une garantie. Ceci dit:
- il est également certain que les traductions officielles actuelles (celles en usage dans les diocèses) sont de si mauvaise qualité (c'est un doux euphémisme), qu'il est depuis longtemps question de les réviser - ça a même été exigé par le Vatican (mais c'est long à venir)... Quand on voit ce qui a été "approuvé" (parfois des formules depuis longtemps anathèmes, comme le "de même nature que le Père" dans le Credo de Nicée, ce qui est tout bonnement ahurissant), ça élimine totalement l'intérêt de la garantie donné par l'approbation dans les traductions qui ont été faites dans les années 60/70 et qui sont, sauf erreur, toujours en vigueur. Bref, je ne pense pas qu'on puisse dire qu'il faille nécessairement utiliser les traductions officielles pour recevoir la prière selon la mens de l'Eglise... au contraire, je dirais qu'elles peuvent nous en éloigner et qu'il vaut peut-être mieux en utiliser d'autres (fiables) là où on n'est pas canoniquement tenu d'utiliser les traductions standard.
Bref si vous préférez la traduction du psautier en usage dans les communautés de Jérusalem par exemple (qui sont certainement approuvées), ne vous gênez pas.
Si vous voulez les présenter sur un site, il est peut-être possible de présenter plusieurs traductions alternatives. Simplement, si vous choisissez de ne présenter qu'une traduction alternative, en utilisant un psautier différent par exemple, n'omettez pas de le préciser.
In Xto,
archi.
Les problèmes soulevés ici semblent quelque peu confus.
Je ne connais pas le statut exact de l'AELF par rapport à la Conférence des Evêques de France mais il me semblait que les textes liturgiques qu'ils proposent correspondent aux traductions officielles pour la liturgie.
Sur ce il me semble utile de rappeller quelques principes de base:
- pour les célébrations en public, donc liturgiques (dans un cadre diocésain) on est censé faire usage des traductions officielles [u]pour la liturgie[/u].
- les communautés monastiques peuvent avoir leurs propres livres, avec leurs propres variantes quant aux rites et coutumes, et leurs propres traductions approuvées.
- pour la prière privée des laïcs qui ne sont pas tenus à la récitation de l'Office (seulement encouragés), on fait [u]ce qu'on veut[/u]. On peut utiliser les traductions officielles, on peut utiliser des traductions officieuses, on peut utiliser des livres liturgiques anciens, on peut utiliser des offices monastiques... dans tous ces cas on prie selon la prière de l'Eglise.
On peut aussi faire un pot-pourri avec tout ça, choisir ses psaumes, enlever certains psaumes/hymnes/réponses/antiennes et en ajouter d'autres... Par contre, ça veut dire qu'on commence à faire rentrer de l'arbitraire individuel dans les choix au lieu de recevoir la prière de l'Eglise (dans une de ses multiples formes possibles), dont les choix ne sont pas parfaits non plus mais qui ont l'avantage de représenter, au minimum, une oeuvre collective de tous ceux qui ont prié avant nous. Ceci dit, il ne faut pas y voir une catastrophe non plus.
Maintenant, est-ce-que choisir une traduction non officielle est de l'"arbitraire individuel"? Il n'y a d'arbitraire que le choix. Normalement, l'approbation épiscopale devrait être une garantie. Ceci dit:
- il est également certain que les traductions officielles actuelles (celles en usage dans les diocèses) sont de si mauvaise qualité (c'est un doux euphémisme), qu'il est depuis longtemps question de les réviser - ça a même été exigé par le Vatican (mais c'est long à venir)... Quand on voit ce qui a été "approuvé" (parfois des formules depuis longtemps anathèmes, comme le "de même nature que le Père" dans le Credo de Nicée, ce qui est tout bonnement ahurissant), ça élimine totalement l'intérêt de la garantie donné par l'approbation dans les traductions qui ont été faites dans les années 60/70 et qui sont, sauf erreur, toujours en vigueur. Bref, je ne pense pas qu'on puisse dire qu'il faille nécessairement utiliser les traductions officielles pour recevoir la prière selon la [i]mens[/i] de l'Eglise... au contraire, je dirais qu'elles peuvent nous en éloigner et qu'il vaut peut-être mieux en utiliser d'autres (fiables) là où on n'est pas canoniquement tenu d'utiliser les traductions standard.
Bref si vous préférez la traduction du psautier en usage dans les communautés de Jérusalem par exemple (qui sont certainement approuvées), ne vous gênez pas.
Si vous voulez les présenter sur un site, il est peut-être possible de présenter plusieurs traductions alternatives. Simplement, si vous choisissez de ne présenter qu'une traduction alternative, en utilisant un psautier différent par exemple, n'omettez pas de le préciser.
In Xto,
archi.