par etienne lorant » mer. 10 juin 2009, 17:23
C'est une constante encore, chez les auteurs spirituels et dans les ouvrages des mystiques: il faut supporter avec patience ses peines et ses douleurs, et lutter chaque jour contre ses penchants qui sont dans la chair. Après mon "coup de bambou" de cet après-midi, j'ai consulté au hasard l'Imitation, et j'ai trouvé ceci:
Chapitre 12
Qu’il faut s’exercer à la patience, et lutter contre ses passions
Voix du fidèle:
1. Seigneur mon Dieu, je vois combien la patience m’est nécessaire; car cette vie est pleine de contradictions. Elle ne peut jamais être exempte de douleur et de guerre, quoi que je fasse pour avoir la paix.
Voix de Jésus-Christ:
2. Oui, mon fils; mais je ne veux pas que vous cherchiez une paix telle que vous n’ayez ni tentations à vaincre, ni contrariétés à souffrir. Croyez au contraire avoir trouvé la paix lorsque vous serez exercé par beaucoup de tribulations et éprouvé par beaucoup de traverses. Si vous dites que vous ne pouvez supporter tant de souffrances, comment supporterez-vous le feu du purgatoire? De deux maux il faut choisir le moindre; afin donc d’éviter des supplices éternels, efforcez-vous d’endurer pour Dieu, avec patience, les maux présents.
(Je saute les paragraphes qui suivent, qui parlent de la brièveté des plaisirs par lesquels ceux qui vivent du monde et dans le monde se plongent et vont de l'un à l'autre sans se soucier de l'état de leur âme)
mais je veux rajouter la finale, car elle m'apporte un regain d'espérance, à cause de la promesse que j'y trouve:
5. Si vous voulez goûter une véritable joie et des consolations plus abondantes, méprisez toutes les choses du monde, repoussez toutes les joies terrestres; et je vous bénirai, je verserai sur vous mes inépuisables consolations. Plus vous renoncerez à celles que donnent les créatures, plus les miennes seront douces et puissantes. Mais vous ne les goûterez point sans avoir auparavant ressenti quelque tristesse, sans avoir travaillé, combattu. Une mauvaise habitude vous arrêtera; mais vous la vaincrez par une meilleure. La chair murmurera; mais elle sera contenue par la ferveur de l’esprit. L’antique serpent vous sollicitera, vous exercera; mais vous le mettrez en fuite par la prière; et en vous occupant surtout d’un travail utile, vous lui fermerez l’entrée de votre âme.
Paix à cette maison ! (Lc 10:5) Cette Paix n'a décidément rien à voir avec la tranquillité de se croire établi pour toujours, ni avec les ronflements des noceurs assouvis !
C'est une constante encore, chez les auteurs spirituels et dans les ouvrages des mystiques: il faut supporter avec patience ses peines et ses douleurs, et lutter chaque jour contre ses penchants qui sont dans la chair. Après mon "coup de bambou" de cet après-midi, j'ai consulté au hasard l'Imitation, et j'ai trouvé ceci:
Chapitre 12
Qu’il faut s’exercer à la patience, et lutter contre ses passions
Voix du fidèle:
1. Seigneur mon Dieu, je vois combien la patience m’est nécessaire; car cette vie est pleine de contradictions. Elle ne peut jamais être exempte de douleur et de guerre, quoi que je fasse pour avoir la paix.
Voix de Jésus-Christ:
2. Oui, mon fils; mais je ne veux pas que vous cherchiez une paix telle que vous n’ayez ni tentations à vaincre, ni contrariétés à souffrir. Croyez au contraire avoir trouvé la paix lorsque vous serez exercé par beaucoup de tribulations et éprouvé par beaucoup de traverses. Si vous dites que vous ne pouvez supporter tant de souffrances, comment supporterez-vous le feu du purgatoire? De deux maux il faut choisir le moindre; afin donc d’éviter des supplices éternels, efforcez-vous d’endurer pour Dieu, avec patience, les maux présents.
(Je saute les paragraphes qui suivent, qui parlent de la brièveté des plaisirs par lesquels ceux qui vivent du monde et dans le monde se plongent et vont de l'un à l'autre sans se soucier de l'état de leur âme)
mais je veux rajouter la finale, car elle m'apporte un regain d'espérance, à cause de la promesse que j'y trouve:
5. Si vous voulez goûter une véritable joie et des consolations plus abondantes, méprisez toutes les choses du monde, repoussez toutes les joies terrestres; et je vous bénirai, je verserai sur vous mes inépuisables consolations. Plus vous renoncerez à celles que donnent les créatures, plus les miennes seront douces et puissantes. Mais vous ne les goûterez point sans avoir auparavant ressenti quelque tristesse, sans avoir travaillé, combattu. Une mauvaise habitude vous arrêtera; mais vous la vaincrez par une meilleure. La chair murmurera; mais elle sera contenue par la ferveur de l’esprit. L’antique serpent vous sollicitera, vous exercera; mais vous le mettrez en fuite par la prière; et en vous occupant surtout d’un travail utile, vous lui fermerez l’entrée de votre âme.
Paix à cette maison ! (Lc 10:5) Cette Paix n'a décidément rien à voir avec la tranquillité de se croire établi pour toujours, ni avec les ronflements des noceurs assouvis !