(A reclasser dans le bon sous-forum, je ne m'y retrouve pas !

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Monsieur le Député,
Vous avez eu la courtoisie de répondre par deux fois à mes courriers électroniques, par courriers postaux datés du 1er juin et du 8 septembre, et je vous en remercie vivement. Je vous remercie et vous félicite également pour votre courage politique qui a permis de contribuer à maintenir le principe général d’interdiction de la recherche sur l’embryon humain. Je vous remercie enfin pour votre engagement contre les nouveaux manuels de SVT de Première emprunts de la théorie du Genre et vous apporte tout mon soutien.
Concernant les questions de bioéthique, je suis soulagée que la recherche sur l’embryon humain ainsi que sur les lignées cellulaires qui en sont dérivées demeure interdits dans son principe en France, et que le droit à l’objection de conscience soit affirmé.
Cependant, des dérogations à ce principe sont possibles, ce qui me semble un premier pas inquiétant vers la légalisation ultérieure de cette recherche. Les dérogations sont en effet élargies, sans limite de temps et dans un cadre plus large de « recherches susceptibles de permettre des progrès médicaux majeurs ». Voilà qui fait passer le progrès médical, censé se faire au service de l’être humain, avant le respect de « l’être humain dès le commencement de sa vie » (article 16 du Code civil).
Et voilà en outre que désormais la technique du « bébé-médicament », jusque-là autorisée à titre expérimental, est confirmée (sous réserve d’avoir épuisé les voies alternatives) !
Tout cela est d’autant plus inquiétant que les embryons pouvant faire l’objet d’études sont les embryons ne faisant plus l’objet d’un projet parental. Je suis effarée quand j’entends qu’un embryon n’accède à la dignité humaine que si le regard porté sur lui le permet. Peut-être un jour un enfant n’aura-t-il droit à la vie que s’il fait l’objet d’un projet parental…
Les dérogations ne seront accordées que s’il est « impossible de parvenir au résultat escompté par le biais d’une recherche ne recourant pas à des embryons humains ». De plus, il est affirmé que les « recherches alternatives et conformes à l’éthique doivent être favorisées. »
Or, d’un point de vue purement médical, on sait maintenant que la recherche sur l’embryon est une impasse, et que les cordons ombilicaux des nouveau-nés contiennent eux-mêmes des cellules-souches, rendant l’utilisation d’embryons humains inutile.
En outre, comme vous le savez peut-être, des chercheurs japonais appartenant à l’équipe de M. Yamanaka, ont découvert que l’on peut reprogrammer n’importe quelle cellule du corps humain (voir les recherches sur les cellules IPS). Ils ont par exemple annoncé avoir réussi à créer, à partir d’une dent arrachée, des cellules souches proches de cellules embryonnaires, et donc susceptibles de participer à la reconstruction de divers organes humains endommagés par une maladie.
De nombreux travaux, donc, permettent d’affirmer qu’il est inutile pour la recherche d’instrumentaliser la vie humaine.
Je trouve donc qu’il n’y a rien de bien rassurant dans les décisions récentes concernant la bioéthique, d’autant plus que le caractère systématique de la proposition des examens prénataux est renforcé par la loi.
Vous m’assurez de votre détermination à défendre la personne humaine, son respect et sa dignité. J’espère pouvoir compter sur vous pour faire entendre votre voix lors des débats futurs et ne pas baisser les bras.
Je profite de cette lettre et du bruit qu’àafait l’affaire récente du scandale du Médiator pour vous apprendre que, suite au vaccin anti-hépatite B pratiqué sur ma personne en 1994, je souffre d’une grave affection auto-immune, la sclérodermie. Je m’étonne que le dossier d’indemnisation de toutes les victimes de ce vaccin avance si lentement.
Je sais que le grand projet de loi sur le Médicament de M. Xavier Bertrand doit être débattu dès l’automne lors de la rentrée parlementaire. Le REVAHB travaille pour que les effets secondaires graves du vaccin anti-hépatite B soient reconnus officiellement et que toutes les victimes puissent être indemnisées facilement en quelques mois sans avoir recours aux méandres très onéreux et aléatoires de la justice française.
Je me permets de vous soumettre, en pièce jointe, le type de questions le REVBAHB que souhaiterait voir poser à M. Xavier Bertrand par nos députés.
En vous remerciant de l’attention que vous avez bien voulu porter à ce courrier, je vous prie de croire, Monsieur le Député, à l'expression de ma considération distinguée.