par Benoit Douville » dim. 03 sept. 2006, 23:05
Philosophe allemand (1788-1860). Fondateur du pessimisme, il considère que de tous les mondes possibles, «notre monde est le pire qui soit». L'Idée fait place à la Volonté dans cette philosophie pragmatique: la Volonté est le principe fondamental de l'univers, elle est source de vie, source de progrès. C'est cette Volonté universelle, dont la conscience individuelle n'est qu'un moment fugitif, qui pousse l'être à se nourrir du désir de bonheur, bonheur inatteignable qui engendre la souffrance et la douleur, l'état naturel de l'homme selon Schopenhauer.
Pour Schopenhauer, vivre est une souffrance. L'existence n'est qu'une suite de peines et de tourments. Il n'y a point de désir qui ne soit suivi de déception, de plaisir qui n'ait pour contrepartie la lassitude, de jouissance qui n'amène le dégoût. Et combien misérable est en lui-même le cours de la vie! Le passé ne nous appartient plus; le présent n'est qu'un moment qui fuit sans cesse, qu'on ne perçoit qu'alors qu'il s'évanouit; l'avenir est une page fermée et indéchiffrable. L'homme mûr, désenchanté, se fatigue pour maintenir une existence dont il connaît la trame fragile, et voit déjà le terme prochain; le vieillard assiste à sa destruction, torturé par la maladie et miné par le chagrin. Tout est vain, et en particulier rien n'est plus vain que l'amour qui d'abord embrase l'être humain d'un transport qui semble l'élever au-dessus de lui-même. L'amour n'est que la manifestation de la volonté, du will, qui cherche à produire la vie, dans son appétit insatiable à se manifester, et tout ce qui fait prendre aux actes de l'amour un charme souverain, n'est que la tromperie de la volonté qui nous dupe et nous enivre, afin de nous amener à entretenir la vie.
Heureusement qu'il y a Dieu qui existe parce que ce philosophe est assez déprimant...
Philosophe allemand (1788-1860). Fondateur du pessimisme, il considère que de tous les mondes possibles, «notre monde est le pire qui soit». L'Idée fait place à la Volonté dans cette philosophie pragmatique: la Volonté est le principe fondamental de l'univers, elle est source de vie, source de progrès. C'est cette Volonté universelle, dont la conscience individuelle n'est qu'un moment fugitif, qui pousse l'être à se nourrir du désir de bonheur, bonheur inatteignable qui engendre la souffrance et la douleur, l'état naturel de l'homme selon Schopenhauer.
Pour Schopenhauer, vivre est une souffrance. L'existence n'est qu'une suite de peines et de tourments. Il n'y a point de désir qui ne soit suivi de déception, de plaisir qui n'ait pour contrepartie la lassitude, de jouissance qui n'amène le dégoût. Et combien misérable est en lui-même le cours de la vie! Le passé ne nous appartient plus; le présent n'est qu'un moment qui fuit sans cesse, qu'on ne perçoit qu'alors qu'il s'évanouit; l'avenir est une page fermée et indéchiffrable. L'homme mûr, désenchanté, se fatigue pour maintenir une existence dont il connaît la trame fragile, et voit déjà le terme prochain; le vieillard assiste à sa destruction, torturé par la maladie et miné par le chagrin. Tout est vain, et en particulier rien n'est plus vain que l'amour qui d'abord embrase l'être humain d'un transport qui semble l'élever au-dessus de lui-même. L'amour n'est que la manifestation de la volonté, du will, qui cherche à produire la vie, dans son appétit insatiable à se manifester, et tout ce qui fait prendre aux actes de l'amour un charme souverain, n'est que la tromperie de la volonté qui nous dupe et nous enivre, afin de nous amener à entretenir la vie.
Heureusement qu'il y a Dieu qui existe parce que ce philosophe est assez déprimant...