par Amour&Responsabilité » lun. 13 févr. 2012, 17:57
ave-maris-stella a écrit :Bonjour
J'aimerais quelques conseils, si certains ont connu une situation semblable ou auraient des idées sur comment en sortir...
Voilà, depuis que j'ai commencé à croire vraiment (lu la Bible et "découvert" Jésus) ma vie oscille entre moments de paix profonde, élans de charité (rares) et désespoir extrême (souvent). J'étais déjà plutôt de nature mélancolique avant, mais j'ai l'impression que plus j'essaie de lutter contre le désespoir, plus il devient violent. C'est plus fort que moi, il me tombe dessus sans aucune raison, par exemple je commence la journée, tout va bien, et tout à coup c'est comme si une grande lassitude s'abattait sur moi, à tel point que je ne désire plus rien d'autre que le néant, n'avoir jamais été. Qui plus est, j'agrave mon péché en me plaignant, je fais comme des reproches à Dieu parce qu'il m'a donné de vivre (!) L'agitation grandit en moi, j'ai l'impression que je vais devenir folle, je pleure, je crie intérieurement, et peu de temps après voilà que je suis redevenu calme et je ne comprends même plus pourquoi j'étais dans cet état.
J'aimerais savoir comment y remédier car cela arrive très fréquemment (tous les deux jours, voire tous les jours; je crois qu'il est très rare que je passe une semaine sans que cela me "tombe dessus").
Désolé de déranger pour quelque chose qui n'est peut-être pas très important mais très pesant en tout cas et merci d'avance pour vos réponses.
Bonjour Ave-maris-stella,
Comme je comprends bien ce que vous décrivez ! J'ai moi-même éprouvé tous ces sentiments, et toutes les fois où je me souviens de cette époque si douloureuse, cela me pousse à rendre grâce à Dieu pour Sa bonté envers moi et Sa toute-puissance !
Moi aussi, pendant des années, j'en ai voulu à Dieu de m'avoir créée, et je culpabilisais beaucoup de ce sentiment.
Un jour, j'ai fait une retraite (pas la première ni la dernière) dans un Foyer de Charité. À un moment de la retraite, le prédicateur a dit : "Il ne faut pas que vous preniez note de ce que je vous dis, mais de ce que Dieu vous dit quand vous entendez mon enseignement". Suite à cette parole, j'ai noté dans mon carnet ce qui est venu dans mon cœur : "Je n'ai toujours pas pardonné à Dieu de m'avoir créée".
Le lendemain, dans un autre enseignement, le prédicateur dit soudain, alors que cela n'avait aucun rapport avec le sujet : "Mais Dieu vous demande pardon de vous avoir créée !"
Je n'ai pas eu de doute que cette parole, sans lien avec le reste de l'enseignement, s'adressait à moi.
J'en ai été bouleversée : jusque là, à la fois je me sentais coupable vis-à-vis de Dieu, et à la fois je continuais malgré moi à lui en vouloir. Et finalement, c'était Lui qui me demandait pardon ! Je ne savais pas qu'on pouvait demander pardon quand on n'avait rien fait de mal. Or je pardonnais toujours à ceux qui me demandaient pardon après m'avoir offensée, il était bien plus facile de pardonner à Dieu quand Il me demandait pardon alors que c'était moi qui était en tort !
À partir de ce moment, je ne lui en ai plus jamais voulu, et j'ai commencé à être heureuse de vivre.
C'était il y a presque 20 ans !
Tout ça pour dire que devant votre souffrance, Dieu ne se dit pas "Quelle pécheresse !" Mais Il est bouleversé de compassion, et Il est aussi bouleversé par votre désir de l'aimer et de Lui être fidèle !
Dieu n'est pas un juge mais un père plein d'amour.
Par ailleurs, je pense aussi qu'il est indispensable que vous alliez voir un psychiatre. Mais quelqu'un que l'on vous aura recommandé, un mauvais psychiatre peut faire des dégâts.
Vous présentez les symptômes soit d'une dépression, soit de cyclothymie.
Courage à vous,
[quote="ave-maris-stella"]Bonjour
J'aimerais quelques conseils, si certains ont connu une situation semblable ou auraient des idées sur comment en sortir...
Voilà, depuis que j'ai commencé à croire vraiment (lu la Bible et "découvert" Jésus) ma vie oscille entre moments de paix profonde, élans de charité (rares) et désespoir extrême (souvent). J'étais déjà plutôt de nature mélancolique avant, mais j'ai l'impression que plus j'essaie de lutter contre le désespoir, plus il devient violent. C'est plus fort que moi, il me tombe dessus sans aucune raison, par exemple je commence la journée, tout va bien, et tout à coup c'est comme si une grande lassitude s'abattait sur moi, à tel point que je ne désire plus rien d'autre que le néant, n'avoir jamais été. Qui plus est, j'agrave mon péché en me plaignant, je fais comme des reproches à Dieu parce qu'il m'a donné de vivre (!) L'agitation grandit en moi, j'ai l'impression que je vais devenir folle, je pleure, je crie intérieurement, et peu de temps après voilà que je suis redevenu calme et je ne comprends même plus pourquoi j'étais dans cet état.
J'aimerais savoir comment y remédier car cela arrive très fréquemment (tous les deux jours, voire tous les jours; je crois qu'il est très rare que je passe une semaine sans que cela me "tombe dessus").
Désolé de déranger pour quelque chose qui n'est peut-être pas très important mais très pesant en tout cas et merci d'avance pour vos réponses.[/quote]
Bonjour Ave-maris-stella,
Comme je comprends bien ce que vous décrivez ! J'ai moi-même éprouvé tous ces sentiments, et toutes les fois où je me souviens de cette époque si douloureuse, cela me pousse à rendre grâce à Dieu pour Sa bonté envers moi et Sa toute-puissance !
Moi aussi, pendant des années, j'en ai voulu à Dieu de m'avoir créée, et je culpabilisais beaucoup de ce sentiment.
Un jour, j'ai fait une retraite (pas la première ni la dernière) dans un Foyer de Charité. À un moment de la retraite, le prédicateur a dit : "Il ne faut pas que vous preniez note de ce que je vous dis, mais de ce que Dieu vous dit quand vous entendez mon enseignement". Suite à cette parole, j'ai noté dans mon carnet ce qui est venu dans mon cœur : "Je n'ai toujours pas pardonné à Dieu de m'avoir créée".
Le lendemain, dans un autre enseignement, le prédicateur dit soudain, alors que cela n'avait aucun rapport avec le sujet : "Mais Dieu vous demande pardon de vous avoir créée !"
Je n'ai pas eu de doute que cette parole, sans lien avec le reste de l'enseignement, s'adressait à moi.
J'en ai été bouleversée : jusque là, à la fois je me sentais coupable vis-à-vis de Dieu, et à la fois je continuais malgré moi à lui en vouloir. Et finalement, c'était Lui qui me demandait pardon ! Je ne savais pas qu'on pouvait demander pardon quand on n'avait rien fait de mal. Or je pardonnais toujours à ceux qui me demandaient pardon après m'avoir offensée, il était bien plus facile de pardonner à Dieu quand Il me demandait pardon alors que c'était moi qui était en tort !
À partir de ce moment, je ne lui en ai plus jamais voulu, et j'ai commencé à être heureuse de vivre.
C'était il y a presque 20 ans !
Tout ça pour dire que devant votre souffrance, Dieu ne se dit pas "Quelle pécheresse !" Mais Il est bouleversé de compassion, et Il est aussi bouleversé par votre désir de l'aimer et de Lui être fidèle !
Dieu n'est pas un juge mais un père plein d'amour.
Par ailleurs, je pense aussi qu'il est indispensable que vous alliez voir un psychiatre. Mais quelqu'un que l'on vous aura recommandé, un mauvais psychiatre peut faire des dégâts.
Vous présentez les symptômes soit d'une dépression, soit de cyclothymie.
Courage à vous,