par etienne lorant » sam. 07 avr. 2012, 17:18
Qu'il y soit favorable ou pas, il aurait dû garder son opinion pour lui devant les caméras. En tant qu’Évêque, allons donc, le discours doit être celui de l’Église ! Le problème, c'est qu'ils semblent tous vouloir "faire sympa", donner une image "moderne, et tout cela n'a aucun sens... à moins que l'on soit rebelle, bien sûr.
"L'obéissance dans l'Eglise est certainement fondamentale, mais cette obéissance doit être éclairée : c'est une obéissance filiale, une obéissance de la foi. L'obéissance [des fidèles] aux évêques, au Pape, au concile ne doit pas être passive mais véritablement illuminée par la foi, et le premier devoir de toute la hiérarchie est de la leur communiquer et de l'entretenir. Lorsqu'il y a des défaillances individuelles ou même collectives de la part de ceux qui dans l'Eglise sont responsables avant tout de la foi, ce n'est pas du tout une infidélité de la part des fidèles mais au contraire une marque de fidélité de critiquer et de ne pas accepter ce qu'enseigne tel prêtre ou même tel évêque ou un groupe d'évêques, lorsqu'il est clair que cela est en contradiction avec ce que le Pape, les conciles, et toute la tradition des évêques jusqu'à nous ont enseigné."
(Père Louis BOUYER, Le métier de théologien, Paris, 1979, pp. 141-142)
Qu'il y soit favorable ou pas, il aurait dû garder son opinion pour lui devant les caméras. En tant qu’Évêque, allons donc, le discours doit être celui de l’Église ! Le problème, c'est qu'ils semblent tous vouloir "faire sympa", donner une image "moderne, et tout cela n'a aucun sens... à moins que l'on soit rebelle, bien sûr.
"L'obéissance dans l'Eglise est certainement fondamentale, mais cette obéissance doit être éclairée : c'est une obéissance filiale, une obéissance de la foi. L'obéissance [des fidèles] aux évêques, au Pape, au concile ne doit pas être passive mais véritablement illuminée par la foi, et le premier devoir de toute la hiérarchie est de la leur communiquer et de l'entretenir. Lorsqu'il y a des défaillances individuelles ou même collectives de la part de ceux qui dans l'Eglise sont responsables avant tout de la foi, ce n'est pas du tout une infidélité de la part des fidèles mais au contraire une marque de fidélité de critiquer et de ne pas accepter ce qu'enseigne tel prêtre ou même tel évêque ou un groupe d'évêques, lorsqu'il est clair que cela est en contradiction avec ce que le Pape, les conciles, et toute la tradition des évêques jusqu'à nous ont enseigné."
(Père Louis BOUYER, Le métier de théologien, Paris, 1979, pp. 141-142)