par etienne lorant » mar. 15 mai 2012, 9:23
Théophane a écrit :Vous en avez de la chance...
Cher Théophane,
Pendant dix années auparavant, j'avais fait un essai chaque année, avec un résultat nul. Mais cette année-là, en avril, j'avais reçu mes premiers documents de formation de la Congrégation Faustinum. Dont une règle de vie à adopter qui comprenait: de vivre chaque jour dans la confiance en Jésus, d'accepter pour l'amour de Dieu toutes les peines physiques et morales qui surviendraient... et de
combattre chaque jour mes mauvais penchants. C'est ainsi que j'ai commencé de tenir un carnet où je notais, dans un langage compréhensible de moi seul, les chutes, les victoires, les relèvements... et le nombre de cigarettes fumée (car comme mauvais penchant, c'était assez évident !).
Bref, j'ai de la chance, c'est vrai d'avoir cessé de fumer; mais pour le reste, le jour où j'ai effectivement arrêté de fumer, il y a trois éléments qui sont à retenir: d'abord, en prenant note de ma consommation de cigarettes, j'avais remarqué les moments de crise où je fumais. Je fumais plus de cigarettes: après un contact difficile avec une autorité quelconque, les contrariétés imprévues, les objets égarés un moment. C'était mon tiercé tabac dans l'ordre ! J'avais donc appris sur moi-même et cela a joué sans doute - avec le désir de respecter ma règle et la prière quotidienne. J'étais donc plus préparé que les autres années. Mais sans l'intervention de Jésus, aurais-je réussi ?
Je ne le pense pas. J'ai écrit que j'avais non pas seulement été délivré, mais comme "recréé non fumeur". Car dans les mois qui ont suivi, j'ai été très étonné de constater que tout le monde pouvait fumer devant moi sans que j'ai la moindre envie d'une cigarette, bref, exactement comme si je n'avais jamais fumé de ma vie. Étonnant, non ? J'ai su dès le premier jour sans tabac que je ne fumerais plus jamais. Mais je n'ai rien dit à personne pendant trois semaines; seulement deux personnes étaient au courant : un prêtre et une de mes tantes.
J'ajoute qu'au cours de cette mémorable journée, j'ai tant éprouvé de Joie au milieu de ma souffrance... que lorsque le soir est venu, j'aurais voulu souffrir encore pour garder la Joie. Ce qui m'a fait songer par la suite qu'au purgatoire, les âmes "purifiées comme à travers le feu" vont peut-être d'elles-mêmes vers ce feu purificateur, car la force de la Joie est telle que l'on voudrait la garder, en dépit même des douleurs. Cependant, les théologiens comme les mystiques, ne s'accordent pas sur ce sujet, d'après ce que j'ai pu lire.
(Aujourd'hui et depuis quelques semaines, j'ai mal à cause d'une tendinite rebelle, mais j'ai en plus quelques douleurs morales - mais peu de joie...)
Si vous fumez, essayez de changer de point de vue: ne dites plus: "Je vais exercer ma volonté et vaincre !", mais dites: "Je m'en remets à vous, Seigneur, délivrez-moi de cette mauvaise habitude, qui me nuit beaucoup"... Bref, demandez-le. Jésus a promis que si l'on demande au Père quelque chose en son nom, il l'accordera !
Bonne fête de l'Ascension !
[quote="Théophane"]Vous en avez de la chance...[/quote]
Cher Théophane,
Pendant dix années auparavant, j'avais fait un essai chaque année, avec un résultat nul. Mais cette année-là, en avril, j'avais reçu mes premiers documents de formation de la Congrégation Faustinum. Dont une règle de vie à adopter qui comprenait: de vivre chaque jour dans la confiance en Jésus, d'accepter pour l'amour de Dieu toutes les peines physiques et morales qui surviendraient... et de [u]combattre chaque jour mes mauvais penchants[/u]. C'est ainsi que j'ai commencé de tenir un carnet où je notais, dans un langage compréhensible de moi seul, les chutes, les victoires, les relèvements... et le nombre de cigarettes fumée (car comme mauvais penchant, c'était assez évident !).
Bref, j'ai de la chance, c'est vrai d'avoir cessé de fumer; mais pour le reste, le jour où j'ai effectivement arrêté de fumer, il y a trois éléments qui sont à retenir: d'abord, en prenant note de ma consommation de cigarettes, j'avais remarqué les moments de crise où je fumais. Je fumais plus de cigarettes: après un contact difficile avec une autorité quelconque, les contrariétés imprévues, les objets égarés un moment. C'était mon tiercé tabac dans l'ordre ! J'avais donc appris sur moi-même et cela a joué sans doute - avec le désir de respecter ma règle et la prière quotidienne. J'étais donc plus préparé que les autres années. Mais sans l'intervention de Jésus, aurais-je réussi ?
Je ne le pense pas. J'ai écrit que j'avais non pas seulement été délivré, mais comme "recréé non fumeur". Car dans les mois qui ont suivi, j'ai été très étonné de constater que tout le monde pouvait fumer devant moi sans que j'ai la moindre envie d'une cigarette, bref, exactement comme si je n'avais jamais fumé de ma vie. Étonnant, non ? J'ai su dès le premier jour sans tabac que je ne fumerais plus jamais. Mais je n'ai rien dit à personne pendant trois semaines; seulement deux personnes étaient au courant : un prêtre et une de mes tantes.
J'ajoute qu'au cours de cette mémorable journée, j'ai tant éprouvé de Joie au milieu de ma souffrance... que lorsque le soir est venu, j'aurais voulu souffrir encore pour garder la Joie. Ce qui m'a fait songer par la suite qu'au purgatoire, les âmes "purifiées comme à travers le feu" vont peut-être d'elles-mêmes vers ce feu purificateur, car la force de la Joie est telle que l'on voudrait la garder, en dépit même des douleurs. Cependant, les théologiens comme les mystiques, ne s'accordent pas sur ce sujet, d'après ce que j'ai pu lire.
(Aujourd'hui et depuis quelques semaines, j'ai mal à cause d'une tendinite rebelle, mais j'ai en plus quelques douleurs morales - mais peu de joie...)
Si vous fumez, essayez de changer de point de vue: ne dites plus: "Je vais exercer ma volonté et vaincre !", mais dites: "Je m'en remets à vous, Seigneur, délivrez-moi de cette mauvaise habitude, qui me nuit beaucoup"... Bref, demandez-le. Jésus a promis que si l'on demande au Père quelque chose en son nom, il l'accordera !
Bonne fête de l'Ascension !