par Romanus » jeu. 24 mai 2012, 16:22
Dans sa
revue de presse et d'internet du 22 mai, le Catholic Herald signale l'article de Christopher Vogt intitulé
Discernement fidèle ou obéissance d'emblée acquise ? La conscience et l'évaluation doctrinale de la LCWR (conférence des supérieures des religieuses des États-Unis).
Avec Linda Hogan, Vogt évoque Gaudium et Spes 16 : « Au fond de sa conscience, l’homme découvre la présence d’une loi qu’il ne s’est pas donnée lui-même, mais à laquelle il est tenu d’obéir. (...) Par fidélité à la conscience, les chrétiens, unis aux autres hommes, doivent chercher ensemble la vérité et la solution juste de tant de problèmes moraux que soulèvent aussi bien la vie privée que la vie sociale ». Pour lui, l'origine du conflit entre les supérieures et la congrégation pour la doctrine de la foi se trouverait dans le face à face entre deux visions concurrentes du rôle de la conscience : rôle obéissance et rôle de discernement. Et Vogt de dénoncer une ecclésiologie qui accorde le monopole du charisme de prophétie aux évêques et « dans laquelle il est impossible aux évêques d'apprendre quoi que ce soit des laïques ». « Les évêques n'ont jamais tort. Ils n'ont jamais besoin d'aide. » caricature-t-il. Pour Vogt, les documents du concile articulent un équilibre « entre l'importance et la légitimité de l'autorité magistérielle, et la reconnaissance que parfois l'esprit saint parle authentiquement aux fidèles sans passer par Rome, au fond de leurs coeurs ».
Dans sa [url=http://www.catholicherald.co.uk/commentandblogs/2012/05/22/morning-catholic-must-reads-220512/]revue de presse et d'internet du 22 mai[/url], le Catholic Herald signale l'article de Christopher Vogt intitulé [url=http://catholicmoraltheology.com/faithful-discernment-or-ready-obedience-conscience-and-the-doctrinal-assessment-of-the-lcwr/]Discernement fidèle ou obéissance d'emblée acquise ? La conscience et l'évaluation doctrinale de la LCWR (conférence des supérieures des religieuses des États-Unis)[/url].
Avec Linda Hogan, Vogt évoque Gaudium et Spes 16 : « Au fond de sa conscience, l’homme découvre la présence d’une loi qu’il ne s’est pas donnée lui-même, mais à laquelle il est tenu d’obéir. (...) Par fidélité à la conscience, les chrétiens, unis aux autres hommes, doivent chercher ensemble la vérité et la solution juste de tant de problèmes moraux que soulèvent aussi bien la vie privée que la vie sociale ». Pour lui, l'origine du conflit entre les supérieures et la congrégation pour la doctrine de la foi se trouverait dans le face à face entre deux visions concurrentes du rôle de la conscience : rôle obéissance et rôle de discernement. Et Vogt de dénoncer une ecclésiologie qui accorde le monopole du charisme de prophétie aux évêques et « dans laquelle il est impossible aux évêques d'apprendre quoi que ce soit des laïques ». « Les évêques n'ont jamais tort. Ils n'ont jamais besoin d'aide. » caricature-t-il. Pour Vogt, les documents du concile articulent un équilibre « entre l'importance et la légitimité de l'autorité magistérielle, et la reconnaissance que parfois l'esprit saint parle authentiquement aux fidèles sans passer par Rome, au fond de leurs coeurs ».