par Zélie » sam. 23 juin 2012, 11:15
Bonjour Charlouis,
autant vous le dire clairement: il y a de l'orgueil dans votre préoccupation, bien que ce ne soit pas volontaire, bien que ce soit complètement inconscient de votre part.
Dieu nous veut chacun à notre place, remplissant notre devoir d'état (de père dans le privé par exemple, de plaquiste dans le professionnel par exemple) sans penser à faire autre chose ou être insatisfait de ce devoir d'état simple, quotidien, parfois modeste, parfois compliqué, parfois heureux. C'est dans notre devoir d'état réalisé chaque jour et en toute simplicité, détaché de tout fantasme de faire autre chose de plus significatif, que Dieu nous apprend à vivre une vie en Lui.
C'est normal que vous vous posiez des questions au stade où vous en êtes. Ce n'est pas normal que ces questions vous prennent la tête : abandonnez-vous à Dieu, et ne vous en inquiétez nullement plus que ça. Prenez le métier qui vous plaît le plus et qui vous arrange le mieux, et peut importe le détour, vous verrez à posteriori que Dieu vous y rattrapera sans souci pour lui.
A une époque de ma vie, j'ai eu moi aussi un choix de carrière magnifique, bien payé, etc... Mais il incluait de participer à des actes m'éloignant de Dieu; j'ai décliné l'offre, la peur au ventre pour la suite, et je me suis abandonnée à Dieu, sous la réprobation générale: ce n'était en rien facile, mais c'était évident, et pour rien au monde je n'ai regretté mon choix. Ensuite... j'ai galéré, mais toujours soulagée d'avoir fait le bon choix. Et aujourd'hui 10 ans plus tard, j'ai un métier intéressant, mais moins payé, et avec 70 heures par semaine de boulot. Et pourtant toujours aucun regret, mais alors aucun de chez aucun.
Je ne serai jamais riche, jamais à l'aise, et mes économies sont nulles. Je subis la fragilité des personnes qui sont comme un oiseau sur la branche, je me pose des questions sur ma retraite future. Et pourtant aucun regret.
Il arrive que je ne sache pas si mes choix sont les bons; mais le fait est que je suis là où je suis, et que si je suis là, c'est que Dieu m'y a voulu. Je le prie chaque matin de m'aider à passer la journée qui commence, et chaque jour j'avance d'un pas sans savoir à quelle sauce je serai mangée le lendemain; il se peut que face à quelqu'un comme moi Dieu m'ait voulu dans cet effort et cet abandon pour m'apprendre à être à Lui à chaque instant; et de fait, je vis tous les jours selon la phrase de mère Térésa ;" si un jour faisait 25 heures, 25 heures par jour je recourrais à Dieu". De fait, je ne me sens tenir à ma place qu'en suppliant Dieu de m'y aider, tout le temps. Pour une orgueilleuse que je suis, c'est un vrai effort; des fois je me demande pourquoi Dieu se sent autant obligé d'autant m'entrainer à l'abandon à Lui qu'Il n'oublie pas un seul jour de m'y rappeler! Un vrai coach !
Quand j'ai dû choisir lequel des métiers pour lesquels j'étais diplômée j'allais continuer à faire (j'ai exploré 4 univers professionnels dans ma vie), malgré le risque, j'ai pensé d'abord aux dix commandements, aux recommandations religieuses en fait; puis à mes enfants, au temps qu'il me fallait pour les élever seule, puis à ma famille, à mes parents âgés, puis à la situation géographique du travail, et ainsi de suite...
Vous aussi vous avez sans le savoir vos ordres de priorité. Puisque vous avez le choix, prenez ce qui est conforme à votre principe ultime, puis ce qui va vous arranger le plus dans votre vie quotidienne. Dieu vous y rattrapera.
Et si un jour il vous veut ailleurs, un jour vous vous retrouverez ailleurs, sans même vous en rendre compte.
Bonne route, et dites-vous, comme les pilotes, que de toutes les expériences il faut savoir en tirer une leçon; alors tentez plein de choses, n'hésitez pas !
Zélie
Bonjour Charlouis,
autant vous le dire clairement: il y a de l'orgueil dans votre préoccupation, bien que ce ne soit pas volontaire, bien que ce soit complètement inconscient de votre part.
Dieu nous veut chacun à notre place, remplissant notre devoir d'état (de père dans le privé par exemple, de plaquiste dans le professionnel par exemple) sans penser à faire autre chose ou être insatisfait de ce devoir d'état simple, quotidien, parfois modeste, parfois compliqué, parfois heureux. C'est dans notre devoir d'état réalisé chaque jour et en toute simplicité, détaché de tout fantasme de faire autre chose de plus significatif, que Dieu nous apprend à vivre une vie en Lui.
C'est normal que vous vous posiez des questions au stade où vous en êtes. Ce n'est pas normal que ces questions vous prennent la tête : abandonnez-vous à Dieu, et ne vous en inquiétez nullement plus que ça. Prenez le métier qui vous plaît le plus et qui vous arrange le mieux, et peut importe le détour, vous verrez à posteriori que Dieu vous y rattrapera sans souci pour lui.
A une époque de ma vie, j'ai eu moi aussi un choix de carrière magnifique, bien payé, etc... Mais il incluait de participer à des actes m'éloignant de Dieu; j'ai décliné l'offre, la peur au ventre pour la suite, et je me suis abandonnée à Dieu, sous la réprobation générale: ce n'était en rien facile, mais c'était évident, et pour rien au monde je n'ai regretté mon choix. Ensuite... j'ai galéré, mais toujours soulagée d'avoir fait le bon choix. Et aujourd'hui 10 ans plus tard, j'ai un métier intéressant, mais moins payé, et avec 70 heures par semaine de boulot. Et pourtant toujours aucun regret, mais alors aucun de chez aucun.
Je ne serai jamais riche, jamais à l'aise, et mes économies sont nulles. Je subis la fragilité des personnes qui sont comme un oiseau sur la branche, je me pose des questions sur ma retraite future. Et pourtant aucun regret.
Il arrive que je ne sache pas si mes choix sont les bons; mais le fait est que je suis là où je suis, et que si je suis là, c'est que Dieu m'y a voulu. Je le prie chaque matin de m'aider à passer la journée qui commence, et chaque jour j'avance d'un pas sans savoir à quelle sauce je serai mangée le lendemain; il se peut que face à quelqu'un comme moi Dieu m'ait voulu dans cet effort et cet abandon pour m'apprendre à être à Lui à chaque instant; et de fait, je vis tous les jours selon la phrase de mère Térésa ;" si un jour faisait 25 heures, 25 heures par jour je recourrais à Dieu". De fait, je ne me sens tenir à ma place qu'en suppliant Dieu de m'y aider, tout le temps. Pour une orgueilleuse que je suis, c'est un vrai effort; des fois je me demande pourquoi Dieu se sent autant obligé d'autant m'entrainer à l'abandon à Lui qu'Il n'oublie pas un seul jour de m'y rappeler! Un vrai coach !
Quand j'ai dû choisir lequel des métiers pour lesquels j'étais diplômée j'allais continuer à faire (j'ai exploré 4 univers professionnels dans ma vie), malgré le risque, j'ai pensé d'abord aux dix commandements, aux recommandations religieuses en fait; puis à mes enfants, au temps qu'il me fallait pour les élever seule, puis à ma famille, à mes parents âgés, puis à la situation géographique du travail, et ainsi de suite...
Vous aussi vous avez sans le savoir vos ordres de priorité. Puisque vous avez le choix, prenez ce qui est conforme à votre principe ultime, puis ce qui va vous arranger le plus dans votre vie quotidienne. Dieu vous y rattrapera.
Et si un jour il vous veut ailleurs, un jour vous vous retrouverez ailleurs, sans même vous en rendre compte.
Bonne route, et dites-vous, comme les pilotes, que de toutes les expériences il faut savoir en tirer une leçon; alors tentez plein de choses, n'hésitez pas !
Zélie