par coeurderoy » mar. 17 juil. 2012, 8:38
Bonjour,
ce que j'ai pu voir depuis une trentaine d'années (spectacles et manifestations diverses en certains lieux historiques programmés par la défunte CNMHS, devenue "Monum") m'incline à penser que les deux logiques évoquées par Isabelle et Théophile - rentabilité et parasitage/brouillage des pistes - se conjuguent.
Le Ministère de la Culture étant loin d'être neutre, il y a toujours des "p'tits" malins pour installer "Supports-Surfaces", avec empilage de pneus,devant l'escalier de Chambord, des crucifix renversés au château d'Oiron, programmer Dracula à l'abbaye de la Sauve-Majeure, une expo de Cordebar sur le sperme dans la chapelle palatine du Palais du Tau à Reims ou un film à séquences pornographiques (Ursulines de Loudun) au cloître de la Psalette à Tours : ce n'est évidemment nullement innocent.
Côté rentabilité et perte de repères culturels: disparition progressive de bons ouvrages (bon marché) sur l'architecture ou l'histoire des édifices -les "petites notes" sur l'architecture par ex. - au profit d'ouvrages chic et choc, prétentieux, pleins de photos couleurs et hors de prix, extension des comptoirs de vente au détriment d'espaces ou de salles historiques (chapelle basse de la Sainte-Chapelle), location des salles ou des cloîtres - dans des conditions de sécurité et de préservation souvent affligeantes - pour colloques, concerts, tournages de film, pubs, etc...
Par le biais de la promotion effrenée d'un certain art contemporain (nihiliste, agressif et profondément mercantile), on détourne le sens et le message des édifices parasités et on encourage la confusion mentale, la dérision, l'amnésie et le "tout se vaut" : Jack Lang n'avait-il pas dit autrefois que la culture des supermarchés valait celle des cathédrales ?
Manque de bol le public aime les abbayes et les cathédrales, eh bien, même si cela ne lui plaît pas, on lui refourguera de force les croûtes et le bric-à-brac du FRAC local, histoire de lui gâcher sa visite (payée plein pot) et surtout de susciter les réactions attendues des organisateurs et des artistes, évidemment incompris et géniaux puisqu' "avant-gardistes"...
En fait ces gens-là, bien subventionnés, ne prennent aucun risque et profitent à fond d'un système qui leur déroule le tapis rouge...
Bonjour,
ce que j'ai pu voir depuis une trentaine d'années (spectacles et manifestations diverses en certains lieux historiques programmés par la défunte CNMHS, devenue "Monum") m'incline à penser que les deux logiques évoquées par Isabelle et Théophile - rentabilité et parasitage/brouillage des pistes - se conjuguent.
Le Ministère de la Culture étant loin d'être neutre, il y a toujours des "p'tits" malins pour installer "Supports-Surfaces", avec empilage de pneus,devant l'escalier de Chambord, des crucifix renversés au château d'Oiron, programmer Dracula à l'abbaye de la Sauve-Majeure, une expo de Cordebar sur le sperme dans la chapelle palatine du Palais du Tau à Reims ou un film à séquences pornographiques (Ursulines de Loudun) au cloître de la Psalette à Tours : ce n'est [b]évidemment[/b] nullement innocent.
Côté rentabilité et perte de repères culturels: disparition progressive de bons ouvrages (bon marché) sur l'architecture ou l'histoire des édifices -les "petites notes" sur l'architecture par ex. - au profit d'ouvrages chic et choc, prétentieux, pleins de photos couleurs et hors de prix, extension des comptoirs de vente au détriment d'espaces ou de salles historiques (chapelle basse de la Sainte-Chapelle), location des salles ou des cloîtres - dans des conditions de sécurité et de préservation souvent affligeantes - pour colloques, concerts, tournages de film, pubs, etc...
Par le biais de la promotion effrenée d'un certain art contemporain (nihiliste, agressif et profondément mercantile), on détourne le sens et le message des édifices parasités et on encourage la confusion mentale, la dérision, l'amnésie et le "tout se vaut" : Jack Lang n'avait-il pas dit autrefois que la culture des supermarchés valait celle des cathédrales ?
Manque de bol le public aime les abbayes et les cathédrales, eh bien, même si cela ne lui plaît pas, on lui refourguera de force les croûtes et le bric-à-brac du FRAC local, histoire de lui gâcher sa visite (payée plein pot) et surtout de susciter les réactions attendues des organisateurs et des artistes, évidemment incompris et géniaux puisqu' "avant-gardistes"...
En fait ces gens-là, bien subventionnés, ne prennent aucun risque et profitent à fond d'un système qui leur déroule le tapis rouge...