par jean_droit » mar. 04 sept. 2007, 7:01
De Zenit,
Suite à la visite ad limina des évêques du Laos.
Cette description me semble bien édulcorée .. mais enfin ....
..................
L’Eglise catholique au Laos
Rappelons, que, selon « Eglises d’Asie », l’agence des Missions étrangères de Paris (
http://eglasie.mepasie.org), la liberté religieuse reste limitée au Laos, un pays majoritairement bouddhiste et animiste, enclavé au cœur des montagnes. Près de 40.000 catholiques connaissent toujours un grand isolement dans ce pays peu connue du Sud-Est asiatique, même si l'Eglise catholique y est légale. Les catholiques doivent s’enregistrer et toute activité est sujette à permission.
Le Laos compte quatre vicariats apostoliques: Paksé, Savannakhet, Vientiane et Luang Prabang, ville inscrite au patrimoine mondial par l’UNESCO, et où la croix ne doit pas se voir.
Le préfet apostolique, Mgr Tito Banchong, ne peut avoir de maison sur place, mais il s'y rend deux ou trois fois par mois pour y dire la messe, dans des maisons appartenant à des laïcs. Les fidèles rassemblés sont toujours prêts à partir si la police vient. Il reste après la messe, parfois pour une nuit. Il doit ensuite rentrer à Vientiane, où il réside, à quatre ou cinq heures de voiture.
Une permission du gouvernement est nécessaire à chaque fois qu'il souhaite se déplacer dans l'une ou l'autre des six provinces de son territoire pastoral.
Au Laos, tous les prélats sont Laotiens, sinon, le gouvernement ne les autoriserait pas. La religion chrétienne est perçue comme celle des anciens missionnaires français et des colons. Les autorités considèrent qu'il s'agit là d'une religion étrangère, ennemie des communistes. Un moment donné, il était même interdit pour cette raison de parler français.
Appelé officiellement République démocratique populaire lao (RDPL), le Laos et ses six millions d'habitants vivent, rappelons-le, sous un régime communiste à parti unique depuis la « libération » de 1975. Gouverné par le Parti révolutionnaire du peuple lao (PRPL) depuis trois décennies, c’est seulement depuis 1992 que le pays a entamé un processus de modernisation et d’ouverture à l’économie de marché et au monde extérieur.
La Constitution de 1991 accorde la liberté religieuse dans le « Royaume du million d'éléphants », peuplé d'une multitude d'ethnies. Mais ce qui domine encore dans ce pays, le plus pauvre de sa région, c'est l'interprétation restrictive de certains fonctionnaires, qui privilégient les religions traditionnelles, le bouddhisme et l’animisme.
Le bouddhisme est la religion la plus répandue et la plus acceptée par le gouvernement.
Au Laos, l'Eglise est aux mains des laïcs, et ce sont eux qui prennent en charge la communauté et son développement.
Avant la « libération » de 1975, l'Eglise s'occupait d'hôpitaux et d'écoles qui lui ont été supprimés.
De Zenit,
Suite à la visite ad limina des évêques du Laos.
Cette description me semble bien édulcorée .. mais enfin ....
..................
L’Eglise catholique au Laos
Rappelons, que, selon « Eglises d’Asie », l’agence des Missions étrangères de Paris (http://eglasie.mepasie.org), la liberté religieuse reste limitée au Laos, un pays majoritairement bouddhiste et animiste, enclavé au cœur des montagnes. Près de 40.000 catholiques connaissent toujours un grand isolement dans ce pays peu connue du Sud-Est asiatique, même si l'Eglise catholique y est légale. Les catholiques doivent s’enregistrer et toute activité est sujette à permission.
Le Laos compte quatre vicariats apostoliques: Paksé, Savannakhet, Vientiane et Luang Prabang, ville inscrite au patrimoine mondial par l’UNESCO, et où la croix ne doit pas se voir.
Le préfet apostolique, Mgr Tito Banchong, ne peut avoir de maison sur place, mais il s'y rend deux ou trois fois par mois pour y dire la messe, dans des maisons appartenant à des laïcs. Les fidèles rassemblés sont toujours prêts à partir si la police vient. Il reste après la messe, parfois pour une nuit. Il doit ensuite rentrer à Vientiane, où il réside, à quatre ou cinq heures de voiture.
[b]Une permission du gouvernement est nécessaire à chaque fois qu'il souhaite se déplacer dans l'une ou l'autre des six provinces de son territoire pastoral. [/b]
Au Laos, tous les prélats sont Laotiens, sinon, le gouvernement ne les autoriserait pas. La religion chrétienne est perçue comme celle des anciens missionnaires français et des colons. Les autorités considèrent qu'il s'agit là d'une religion étrangère, ennemie des communistes. Un moment donné, il était même interdit pour cette raison de parler français.
Appelé officiellement République démocratique populaire lao (RDPL), le Laos et ses six millions d'habitants vivent, rappelons-le, sous un régime communiste à parti unique depuis la « libération » de 1975. Gouverné par le Parti révolutionnaire du peuple lao (PRPL) depuis trois décennies, c’est seulement depuis 1992 que le pays a entamé un processus de modernisation et d’ouverture à l’économie de marché et au monde extérieur.
La Constitution de 1991 accorde la liberté religieuse dans le « Royaume du million d'éléphants », peuplé d'une multitude d'ethnies. Mais ce qui domine encore dans ce pays, le plus pauvre de sa région, c'est l'interprétation restrictive de certains fonctionnaires, qui privilégient les religions traditionnelles, le bouddhisme et l’animisme.
Le bouddhisme est la religion la plus répandue et la plus acceptée par le gouvernement.
Au Laos, l'Eglise est aux mains des laïcs, et ce sont eux qui prennent en charge la communauté et son développement.
Avant la « libération » de 1975, l'Eglise s'occupait d'hôpitaux et d'écoles qui lui ont été supprimés.